VACCIN RABIQUE PASTEUR

Mis à jour : Mardi 16 Avril 2019
Famille du médicament :

Vaccin contre la rage

Dans quel cas le médicament VACCIN RABIQUE PASTEUR est-il prescrit ?

Ce vaccin contient des virus de la rage tués. Il ne contient aucun germe vivant.

Il est utilisé dans la prévention de la rage chez les professionnels exposés et en cas de voyage ou d'activité exposant à un risque de contamination, mais également dans son traitement, du fait de la longue période d'incubation de cette maladie.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament VACCIN RABIQUE PASTEUR

VACCIN RABIQUE PASTEUR : préparation pour suspension injectable ; flacon de poudre et seringue préremplie de solvant de 0,5 ml
Sur ordonnance (Liste I) - Non remboursé - Prix libre 

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament VACCIN RABIQUE PASTEUR

p dose
Virus de la rage inactivés≥ 2,5 U
Excipients : Acides aminés, Albumine humaine solution, Eau ppi, Glucose, Maltose, Milieu minimum essentiel Eagle, Néomycine, Phénylalanine, Polymyxine B, Sels minéraux, Sodium chlorure, Streptomycine, Vitamines

Contre-indications du médicament VACCIN RABIQUE PASTEUR

La rage est une maladie constamment mortelle dont le seul traitement curatif repose sur une vaccination précoce après la contamination, le vaccin n'a alors aucune contre-indication en cas de contamination prouvée ou suspectée.

Lorsque le vaccin est utilisé à titre préventif, il est préférable de différer la vaccination en cas de fièvre ou de maladie aiguë.

Attention

La vaccination préventive ne protège pas totalement contre la rage, elle permet uniquement de diminuer le nombre d'injections nécessaires en cas de contamination suspectée ou avérée.

En cas de risque permanent (contact professionnel avec des animaux potentiellement enragés), une surveillance régulière du taux d'anticorps est nécessaire après la vaccination.

L'animal suspect doit être l'objet d'une mise sous surveillance vétérinaire. Il doit donc être capturé (sans prise de risques inutile) ou tué (son cerveau sera analysé pour détecter le virus rabique). Cette capture a pour but d'interrompre le lourd programme vaccinal en cas d'animal non enragé et, bien sûr, d'empêcher un animal enragé de contaminer d'autres victimes.

Signalez au médecin du centre antirabique une éventuelle allergie à la polymyxine B, à la streptomycine, à la néomycine, antibiotiques qui peuvent être présents à l'état de traces dans le vaccin.

Comme pour tous les vaccins, des cas exceptionnels de réactions allergiques graves ont été constatés ; ce risque justifie la nécessité de réaliser la vaccination en milieu médical où un traitement d'urgence pourra être entrepris sans délai.

Conducteur : des vertiges ont été observés après la vaccination. La conduite ou l'utilisation de machines peut être temporairement affectée.

Interactions du médicament VACCIN RABIQUE PASTEUR avec d'autres substances

L'utilisation de cortisone ou d'autre traitement immunodépresseur doit être évitée dans les suites immédiates de la vaccination.

Ce vaccin peut être injecté le même jour que des immunoglobulines, mais en utilisant des sites d'injection séparés.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce vaccin n'est pas connu pour être dangereux pendant la grossesse. Néanmoins, la décision de vacciner préventivement sera prise en fonction du risque attendu de contamination.

La vaccination curative peut être pratiquée chez la femme enceinte dans tous les cas.

Allaitement :

L'utilisation de ce vaccin est possible au cours de l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament VACCIN RABIQUE PASTEUR

L'injection du vaccin est pratiquée par voie intramusculaire, dans l'épaule chez l'adulte et l'enfant et dans la cuisse chez l'enfant en bas âge. Il ne doit pas être injecté dans la fesse.

Posologie usuelle :

  • Vaccination préventive : 3 injections à J0, J7 puis J28 ; rappels à 1 an puis tous les 5 ans.

  • Vaccination curative :

    • Sujets non vaccinés ou n'ayant pas leurs rappels à jour : 5 injections à J0, J3, J7, J14, J28.

    • Sujets vaccinés et à jour de leurs rappels : 2 injections à J0 et J3.

En cas de contamination grave, l'administration conjointe d'immunoglobulines spécifiques est nécessaire ; elles ne doivent pas être injectées à l'aide de la même seringue ni au même endroit.

Conseils

La maladie peut se transmettre par morsure, mais également par mordillage, griffure, ou léchage sur une peau lésée. Le traitement après contamination comprend un traitement local antiseptique de la blessure, la vaccination et l'immunisation passive par les immunoglobulines rabiques. C'est le centre anti-rabique qui adapte le traitement en fonction des éléments qu'il recueillera : nature du contact, animal suspect ou non, patient vacciné préalablement.

Effets indésirables possibles du médicament VACCIN RABIQUE PASTEUR

Très fréquents : ganglions, douleur au point d'injection, fièvre modérée, malaise.

Fréquents : frissons, fatigue, maux de tête, vertiges, somnolence, douleurs des mucles ou des articulations, nausées, douleurs abdominales, rougeur cutanée, démangeaisons ; rougeur, hématome, induration au site d'injection..

Peu fréquents : diarrhées, urticaire, réaction allergique.

Ont également été observés depuis la commercialisation : vomissement, convulsions.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

anticorps

Protéine sécrétée par certains globules blancs, destinée à neutraliser spécifiquement une substance étrangère ou un agent infectieux. Certains anticorps d'origine animale (sérum) ou humaine (gammaglobuline) sont utilisés en injection pour lutter contre des agents toxiques ou infectieux.

cortisone

Hormone sécrétée par les glandes surrénales. Elle participe à la régulation des sucres, des graisses et des protéines de l'organisme, mais aussi à la réaction du corps lors d'un stress. Ses puissantes propriétés anti-inflammatoires sont utilisées en thérapeutique. La cortisone naturelle porte le nom de cortisol (dosable par des analyses de sang). L'hydrocortisone est la forme médicamenteuse la plus proche de la cortisone naturelle, elle est surtout utilisée dans le traitement substitutif des maladies dues à un déficit en cortisone. D'autres dérivés chimiques plus puissants sont employés lorsque l'on recherche un effet anti-inflammatoire : prednisone, prednisolone, bétaméthasone, dexaméthasone, etc.

immunodépresseur

Voir traitement immunodépresseur.

immunoglobuline

Anticorps sécrété par certains globules blancs, destiné à neutraliser spécifiquement une substance étrangère ou un agent infectieux. Les immunoglobulines d'origine humaine sont utilisées comme médicament ; elles sont alors purifiées et stérilisées.

Synonyme : gammaglobulines.

intramusculaire (voie ou injection)

Injection d'un médicament dans un muscle, généralement au niveau de la fesse. L'effet du médicament, qui ne passe que progressivement dans le sang, est retardé mais prolongé. Une bonne désinfection préalable de la peau est nécessaire, car cette injection profonde expose à un risque d'abcès. La douleur due à la piqûre dépend surtout de la nature du produit utilisé. Cette voie d'administration est contre-indiquée chez les hémophiles et chez les personnes qui suivent un traitement anticoagulant, car elle expose alors à un risque d'hématome de la fesse.

Abréviation : IM.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

vaccin

Solution injectable destinée à immuniser l'organisme contre un virus ou une bactérie.

Il existe plusieurs sortes de vaccins :
  • Les vaccins vivants atténués : le germe contenu dans le vaccin est vivant, mais incapable de provoquer la maladie (BCG, rougeole, rubéole, oreillons, etc.).

  • Les vaccins préparés à partir de fragments de germes tués : les parties les plus immunisantes du virus ou de la bactérie sont utilisées pour préparer le vaccin (vaccins contre la polio, contre les hépatites, etc.).

  • Les vaccins contenant des toxines neutralisées (inactivées) : dans le cas du tétanos, c'est une toxine sécrétée par le germe qui est responsable de la gravité de la maladie ; le vaccin permet l'immunisation contre cette toxine.

virus

Organisme microscopique qui pénètre dans les cellules de l'hôte, où il se reproduit. Beaucoup plus petits que les bactéries, les virus sont insensibles aux antibiotiques. Ils peuvent parfois être détruits par des substances antivirales.

voie
  • Chemin (voie d'administration) utilisé pour administrer les médicaments : voie orale, sublinguale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intradermique, transdermique.

  • Ensemble d'organes creux permettant le passage de l'air (voies respiratoires), des aliments (voies digestives), des urines (voies urinaires), de la bile (voies biliaires), etc.