GYDRELLE

Mis à jour : Mardi 18 Juin 2019
Famille du médicament :

Estrogène

Dans quel cas le médicament GYDRELLE est-il prescrit ?

Ce médicament permet l'apport local d'une hormone de la famille des estrogènes.

Il est utilisé pour corriger les symptômes vaginaux dus à une carence en estrogènes lors de la ménopause (atrophie vaginale, démangeaisons vulvaires...).

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament GYDRELLE

GYDRELLE : crème vaginale ; tube de 30 g avec applicateur doseur
Sur ordonnance (Liste II) - Remboursable à 30 % - Prix : 3,22 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament GYDRELLE

p 100 g
Estriol100 mg
Excipients : Acide sorbique, Cire émulsionnable non ionique au cétomacrogol 1000, Eau purifiée, Glycine, Paraffine liquide, Sodium hydroxyde solution concentré, Vaseline

Contre-indications du médicament GYDRELLE

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • cancer hormonodépendant (cancer du sein ou de l'utérus) ;

  • accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire) ancien ou survenant pendant le traitement ;

  • saignement génital intermittent (l'origine de ce saignement doit être déterminée par des examens avant la mise en route du traitement).

Attention

Un traitement prolongé par un estrogène impose une surveillance médicale régulière.

Fertilité, grossesse et allaitement

Il n'y a aucune raison d'utiliser ce médicament pendant la grossesse ou l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament GYDRELLE

La crème doit être introduite profondément dans le vagin grâce à l'applicateur.

Posologie usuelle :

1 application vaginale de 1 g de crème par jour (jusqu'au trait rouge) et une application en couche mince sur la vulve, pendant 1 semaine, puis 1 application tous les 2 jours jusqu'à la disparition des symptômes (en moyenne au bout de 3 semaines). Ce traitement peut être renouvelé si nécessaire.

Conseils

Laver l'applicateur après chaque utilisation.

Effets indésirables possibles du médicament GYDRELLE

Rarement, en début de traitement : irritation, démangeaisons locales.

Tension douloureuse des seins ou production excessive de glaire cervicale ; ces effets sont le signe d'une posologie trop élevée.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

accident thromboembolique

Accident qui résulte de l'obstruction (embolie) d'un vaisseau sanguin par un caillot (thrombus).

Le vaisseau peut être une artère : il s'agit alors d'une embolie artérielle, qui provoque une ischémie (privation de sang oxygéné) dans la région que cette artère irriguait. Une ischémie grave aboutit à la mort des tissus privés d'oxygène : l'infarctus. Heureusement, dans de nombreux cas, une artère voisine permet d'éviter l'infarctus en apportant du sang oxygéné dans la région victime de l'ischémie.

Le cœur est irrigué par les artères coronaires qui ont la propriété d'être peu reliées entre elles, ce qui explique la gravité d'un accident thromboembolique coronarien : une partie du muscle cardiaque, le myocarde, est détruite (infarctus du myocarde).

L'obstruction d'une veine est moins grave, car les veines assurent le retour du sang chargé de gaz carbonique vers le cœur. L'obstruction d'une veine est généralement appelée thrombophlébite. La gravité d'une thrombophlébite, ou phlébite, tient à la possibilité pour un caillot de se détacher de la veine et d'être emporté par le sang veineux jusqu'au cœur. Après avoir traversé l'oreillette droite et le ventricule droit, ce caillot va pénétrer dans une artère pulmonaire et obstruer un vaisseau sanguin, provoquant une embolie pulmonaire et un infarctus pulmonaire.

atrophie

Diminution du volume d'un organe ou d'un membre, due au vieillissement, à une maladie ou à un défaut d'irrigation sanguine.

cancer hormonodépendant

Cancer dont le développement est susceptible d'être stimulé par certaines hormones : cancer de la prostate, cancer du sein, cancer du corps de l'utérus. En revanche, le cancer du col de l'utérus n'est pas hormonodépendant et n'interdit pas l'usage des médicaments contenant des hormones.

carence

Déficit concernant habituellement des nutriments, des vitamines, des sels minéraux, etc. Une alimentation diversifiée est la meilleure prévention des carences.

embolie

Obstruction d'une artère par un caillot ou une plaque d'athérome apportés par le courant sanguin. L'embolie pulmonaire est généralement due à un caillot formé dans une veine qui remonte vers le cœur et vient obstruer une artère pulmonaire.

estrogène

Famille d'hormones stimulant les organes sexuels féminins (utérus et glandes mammaires essentiellement). On écrit aussi œstrogène.

hormone

Substance produite par le corps et transportée par le sang, destinée à réguler l'activité de certaines glandes ou de certains organes.

ménopause

Arrêt progressif des cycles menstruels, qui survient chez la femme vers l'âge de 50 ans. La ménopause est due à une forte diminution de la sécrétion d'hormones par les ovaires. Elle peut également être la conséquence de l'ablation chirurgicale des ovaires ou d'un traitement médicamenteux.

phlébite

Inflammation d'une veine profonde avec formation d'un caillot sanguin, touchant généralement les jambes. La gravité des phlébites est liée à la possibilité d'un déplacement du caillot qui peut migrer jusqu'au cœur et venir ensuite obstruer une artère des poumons (embolie pulmonaire). Une paraphlébite, ou phlébite superficielle, est l'inflammation d'une veine superficielle ; elle est beaucoup moins préoccupante.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

symptôme

Trouble ressenti par une personne atteinte d'une maladie. Un même symptôme peut traduire des maladies différentes et une même maladie ne donne pas forcément les mêmes symptômes chez tous les malades.