HYZAAR

Mis à jour : Jeudi 22 Août 2019
Famille du médicament :

Association d'antihypertenseurs

Dans quel cas le médicament HYZAAR est-il prescrit ?

Ce médicament associe deux antihypertenseurs :
  • le losartan, de la famille des inhibiteurs de l'angiotensine II. Il bloque l'action de l'angiotensine II, substance naturellement présente dans l'organisme. Celle-ci est responsable d'une contraction des artères qui augmente la pression artérielle et fatigue le cœur ;

  • l'hydrochlorothiazide, un diurétique dont la structure chimique est proche de celles des sulfamides. Son action renforce celle du losartan.

Il est utilisé dans le traitement de l'hypertension artérielle, lorsque celle-ci n'est pas contrôlée par le losartan ou l'hydrochlorothazide seuls.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament HYZAAR

HYZAAR 50 mg/12,5 mg cp pellic
HYZAAR : comprimé (jaune) ; boîte de 28
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 5,09 €.
HYZAAR 50 mg/12,5 mg cp pellic
HYZAAR : comprimé (jaune) ; boîte de 90
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 16,16 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament HYZAAR

p cp
Losartan potassique50 mg
Hydrochlorothiazide12,5 mg
Lactose+
Excipients : Amidon de maïs modifié, Cellulose microcristalline, Cire de carnauba, Hyprolose, Hypromellose, Jaune de quinoléine laque aluminique, Lactose monohydrate, Magnésium stéarate, Titane dioxyde

Contre-indications du médicament HYZAAR

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Si vous suiviez auparavant un traitement par diurétique ou un régime sans sel, la baisse de la tension artérielle peut être importante lors des premières prises du médicament : risque de malaise ou d'étourdissement pouvant entraîner une chute. Il est donc recommandé de prendre un régime normalement salé ou d'interrompre le traitement diurétique au moins 3 jours avant la première prise de ce médicament. Votre médecin vous donnera toutes les informations utiles à ce sujet.

Chez les personnes atteintes d'une insuffisance hépatique, l'apparition de troubles de la conscience peut annoncer une complication. Ne poursuivez pas le traitement sans l'avis de votre médecin.

Des précautions sont nécessaires chez les personnes souffrant d'insuffisance coronarienne ou de troubles de la circulation cérébrale.

Faites pratiquer régulièrement les analyses de sang prescrites par votre médecin ; elles sont notamment destinées à vérifier le bon fonctionnement de vos reins (dosage de la créatinine) et les taux de potassium et de sodium sanguins.

Le diurétique contenu dans ce médicament peut faire baisser la kaliémie : évitez d'utiliser des laxatifs stimulants dont l'usage régulier contribue à la baisse du taux de potassium dans le sang. Il peut par ailleurs augmenter le taux sanguin d'acide urique (possibilité de crise de goutte).

Attention : sportifSportif : ce médicament contient une substance susceptible de rendre positifs certains tests antidopage.

Attention : conducteurConducteur : les antihypertenseurs peuvent parfois provoquer des étourdissements ou une somnolence, en particulier en début de traitement.

Interactions du médicament HYZAAR avec d'autres substances

Ce médicament peut interagir avec les médicaments susceptibles de provoquer une hyperkaliémie (diurétique, sel de potassium...), avec les médicaments donnant des torsades de pointes et avec les médicaments contenant du lithium.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez un digitalique, un laxatif stimulant, un AINS, un neuroleptique, un antidépresseur imipraminique, un antidiabétique ou un médicament contenant de la metformine, de la carbamazépine, de la ciclosporine, du baclofène ou un sel de calcium.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

L'effet de ce médicament sur l'enfant à naître pendant les 3 premiers mois de la grossesse est mal connu. Par prudence, son usage est déconseillé. Au cours des 6 derniers mois de la grossesse, une prise prolongée de ce médicament peut altérer les reins du fœtus. Son utilisation est contre-indiquée à partir du 4e mois de la grossesse.

En conséquence, un désir de grossesse nécessite le remplacement de ce médicament par un autre antihypertenseur. Si une grossesse survient alors que vous prenez ce médicament, consultez rapidement votre médecin pour qu'il modifie votre traitement.

Allaitement :

En l'absence de données suffisantes, l'utilisation de ce médicament est déconseillée chez la femme qui allaite. Si il est utilisé pendant l'allaitement, les doses doivent être aussi faibles que possible.

Mode d'emploi et posologie du médicament HYZAAR

Les comprimés doivent être avalés avec un verre d'eau. Ils peuvent être pris indifféremment au cours ou en dehors des repas.

Posologie usuelle :

  • Adulte : 1 comprimé par jour.

Conseils

Votre tension artérielle doit être contrôlée régulièrement. Les appareils permettant une mesure automatique de la tension à domicile utilisent souvent un procédé de mesure différent de celui qu'emploie votre médecin. Si vous avez un tel appareil, apportez-le en consultation pour vous assurer que la mesure obtenue est bien conforme à celle du tensiomètre de votre médecin.

Le traitement médicamenteux ne dispense pas de mesures pouvant faire baisser la tension artérielle : activité physique régulière, modération de la consommation de boissons alcoolisées et de sel, lutte contre l'excès de poids, arrêt du tabac.

Les diurétiques exposent au risque de déshydratation : les personnes âgées devront boire abondamment, notamment pendant les fortes chaleurs.

Effets indésirables possibles du médicament HYZAAR

Étourdissements dus à une hypotension orthostatique, fatigue, réaction allergique.

Aggravation réversible d'une insuffisance rénale.

Augmentation du taux d'acide urique ou de glucose dans le sang et exceptionnellement du calcium.

Baisse du taux de potassium, associée ou non à des crampes.

Rarement :

Exceptionnellement : pancréatite.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

acide urique

Déchet du métabolisme, normalement éliminé par les reins. Son accumulation peut provoquer une crise de goutte. L'acide urique peut également former des calculs dans les voies urinaires.

AINS

Abréviation d'anti-inflammatoire non stéroïdien. Famille de médicaments anti-inflammatoires qui ne sont pas dérivés de la cortisone (stéroïdes), et dont le plus connu est l'aspirine.

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

antidépresseur imipraminique

Antidépresseur apparenté à l'imipramine (Tofranil). Bien que parmi les premiers découverts, ces antidépresseurs restent souvent les plus efficaces dans le traitement de la dépression. Leurs effets indésirables (sécheresse de la bouche, baisse de tension, constipation, sueurs, etc.) limitent malheureusement leur emploi.

antidiabétique

Médicament destiné à lutter contre le diabète. Il en existe deux catégories : les antidiabétiques oraux (sulfamides hypoglycémiants et biguanides, essentiellement) et l'insuline, qui ne s'utilise qu'en injection.

antihypertenseur

Médicament qui lutte contre l'excès de tension artérielle. Les principaux sont les bêtabloquants, les diurétiques, les inhibiteurs calciques, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les inhibiteurs de l'angiotensine II et les vasodilatateurs.

créatinine

Substance dosable dans le sang, dont l'élévation anormale traduit une insuffisance rénale.

diarrhée

Le sens médical strict de diarrhée est « émission de selles trop fréquentes et trop abondantes ». En fait, le sens commun assimile la diarrhée à la notion de selles liquides et fréquentes. Normalement, les selles sont pâteuses, mais l'émission de selles liquides ou à peine formées, sans douleur ou trouble particulier associé, n'est pas pathologique. On peut parler de diarrhée lorsque les émissions de selles liquides se répètent dans la journée, et que les besoins sont impérieux ou douloureux.

Beaucoup de médicaments peuvent accélérer le transit intestinal et rendre les selles plus liquides, sans que cet effet indésirable soit réellement préoccupant.

Les antibiotiques peuvent altérer la flore digestive, indispensable à la digestion, et provoquer des diarrhées plus ou moins gênantes mais bénignes. L'effet apparaît immédiatement ou après quelques jours de traitement. Une forme de diarrhée grave et exceptionnelle, la colite pseudomembraneuse, peut être observée après un traitement antibiotique ; cette affection se traduit par l'émission de glaires et de fausses membranes (ressemblant à des lambeaux de peau) associées à des douleurs abdominales ; une constipation peut remplacer la diarrhée initiale. La colite pseudomembraneuse peut survenir plusieurs jours après l'arrêt du traitement antibiotique et nécessite un avis médical urgent.

digitalique

Famille de médicaments apparentés à la digitaline, substance issue de la digitale pourpre (plante commune). Les digitaliques, utilisés en cardiologie, ralentissent le cœur et renforcent ses contractions.

diurétique

Médicament permettant une élimination accrue d'eau par les reins. Le plus souvent, cette perte d'eau fait suite à la perte de sels provoquée par le médicament (salidiurétique).

Les diurétiques sont surtout utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle, alors que leur mécanisme d'action dans cette maladie est mal connu. Ils sont également prescrits dans l'insuffisance cardiaque aiguë ou chronique, les œdèmes et d'autres affections plus rares.

Ces médicaments provoquent une perte de sodium et de potassium (sauf pour certains d'entre eux appelés « épargneurs de potassium »). Leur prise prolongée nécessite donc un contrôle régulier du potassium sanguin, pour éviter les troubles cardiaques qui pourraient résulter d'une hypokaliémie (manque de potassium dans le sang). Le manque de sodium est une autre conséquence possible, mais plus rare aux posologies habituelles, de l'usage prolongé des diurétiques ; il se détecte également par une prise de sang.

goutte

Maladie se manifestant par une rougeur et une douleur vive touchant une articulation (celle du gros orteil le plus souvent), due à une accumulation de cristaux d'acide urique.

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

hyperkaliémie

Élévation anormale de la kaliémie (taux de potassium dans le sang) pouvant provoquer des troubles cardiaques.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

hypotension orthostatique

Baisse de la tension artérielle survenant lors du passage de la position allongée à la position debout. Due le plus souvent à des médicaments, l'hypotension orthostatique se traduit par des étourdissements avec risque de chute, notamment chez les personnes âgées. On peut prévenir ces troubles en évitant les changements de position brutaux : rester assis quelques instants au bord du lit avant de se mettre debout, se lever lentement d'un siège en gardant un appui avant de se déplacer.

Le port de bas de contention, qui empêche le sang de refluer vers les jambes en position debout, est également utilisé pour traiter l'hypotension orthostatique.

inhibiteur de l'angiotensine II

Ces médicaments sont parfois appelés sartans, car les noms des molécules appartenant à cette famille se terminent par sartan (losartan, candésartan, etc.).

Cette famille de médicaments bloque l'action de l'angiotensine II, substance qui augmente la tension artérielle et fatigue le cœur.

Les inhibiteurs de l'angiotensine II sont utilisés pour traiter l'hypertension artérielle.

insuffisance coronarienne

Incapacité partielle des artères du cœur (artères coronaires) à irriguer le muscle cardiaque. Des crises d'angine de poitrine peuvent survenir, le plus souvent lors d'un effort.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

kaliémie

Taux de potassium dans le sang. La baisse anormale de la kaliémie, surtout en dessous de 3 mEq/l, expose à des complications cardiaques.

Voir aussi : hypokaliémie, hyperkaliémie.

laxatif stimulant

Laxatif puissant mais irritant pour le tube digestif, responsable d'une perte de sels minéraux (potassium, etc.) par l'organisme. Son usage prolongé provoque une dépendance : il n'est plus possible d'aller à la selle sans médicament. À long terme, des lésions définitives de la paroi interne de l'intestin peuvent apparaître (maladie des laxatifs).

neuroleptique

Famille de médicaments utilisés dans le traitement de certains troubles nerveux ou de symptômes divers : troubles digestifs, troubles de la ménopause, etc.

numération formule sanguine

La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

Abréviation : NFS.

pancréatite

Inflammation ou infection du pancréas. Cette glande située derrière l'estomac sécrète des enzymes digestives ainsi que l'insuline, indispensable au métabolisme des sucres.

Une pancréatite aiguë se traduit par des douleurs abdominales ou dorsales extrêmement violentes. Elle est confirmée par une prise de sang spécifique.

potassium

Élément minéral présent en grande quantité dans l'organisme.

Voir aussi : kaliémie.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

sel

Substance chimique dont la plus connue est le chlorure de sodium, ou sel de table. Le sel de régime ne contient pas de sodium ; celui-ci est remplacé généralement par du potassium.

sodium

Substance minérale qui peut former des sels, notamment avec le chlore (chlorure de sodium, ou sel de table).

sulfamides

Famille chimique représentée dans plusieurs classes de médicaments : antibiotiques, antidiabétiques, diurétiques, etc. Les sulfamides peuvent être à l'origine d'allergies.

test antidopage

Les sportifs peuvent être soumis à des tests destinés à détecter la présence dans leurs urines de substances dopantes ou de leurs dérivés. Le Comité international olympique et le ministère de la Santé et des Sports tiennent à jour une liste des substances considérées comme dopantes. Ces substances sont très variées : hormones anabolisantes qui développent les muscles, excitants qui augmentent la vigilance, bêtabloquants qui ralentissent le cœur et, par exemple, permettent aux tireurs à l'arc de décocher leur flèche entre deux battements cardiaques, etc. Certains médicaments tels que les crèmes, les gouttes auriculaires, contiennent des substances considérées comme dopantes, mais la probabilité pour que ces substances passent dans le sang et soient retrouvées dans les urines est très faible. Dans le doute, l'éventualité d'une réaction positive est mentionnée pour chaque médicament lorsqu'une substance dopante est présente dans sa composition. Il appartient au sportif de décider avec son médecin s'il peut utiliser ou non un tel médicament.

torsades de pointes

Trouble du rythme cardiaque grave, favorisé par :

  • une hypokaliémie ou des situations la favorisant : diarrhées importantes et prolongées, usage répété de laxatif stimulant, etc.,

  • un cœur trop lent,

  • une prédisposition visible sur l'électrocardiogramme,

  • la prise de certains médicaments.

Les principaux médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes sont les suivants : quinidine, hydroquinidine, disopyramide, amiodarone, sotalol, ibutilide, certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamemazine, dropéridol, flupentixol, fluphéenazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dompéridone, hydroxyzine, chloroquine, halofantrine, mizolastine, pentamidine, moxifloxacine, érythromycine (voie IV), spiramycine.

voies biliaires

Voies excrétrices conduisant la bile du foie au duodénum. Elles comprennent le canal cholédoque et la vésicule biliaire, réservoir qui stocke la bile en excès entre les repas.