ZOFORA injectable

Mis à jour : Jeudi 22 Août 2019
Famille du médicament :

Anti-inflammatoire non stéroïdien

Ce médicament est un générique de FELDÈNE injectable

Dans quel cas le médicament ZOFORA injectable est-il prescrit ?

Ce médicament est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). Il lutte contre l'inflammation et la douleur, fait baisser la fièvre et fluidifie le sang.

Il est utilisé dans le traitement symptomatique de l'arthrose, de la polyarthrite rhumatoïde et de la spondylarthrite ankylosante, lorsque d'autres AINS ne conviennent pas.

Présentations du médicament ZOFORA injectable

ZOFORA Gé 20 mg/ml : solution injectable IM ; boîte de 2 ampoules de 1 ml
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 15 % - Prix : 1,25 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament ZOFORA injectable

p amp inj
Piroxicam20 mg
Alcool benzylique+
Alcool+
Propylèneglycol+
Excipients : Alcool benzylique, Eau ppi, Éthanol, Nicotinamide, Phosphate monosodique dihydrate, Propylèneglycol, Sodium hydroxyde

Contre-indications du médicament ZOFORA injectable

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Tout traitement prolongé ou surdosage d'AINS expose à des effets indésirables graves.

Certaines situations doivent conduire à arrêter le traitement et prendre un avis médical urgent :
  • brûlures d'estomac importantes ou selles noires et nauséabondes pouvant traduire une irritation ou un saignement du tube digestif ;

  • éruption cutanée (rougeur de la peau, desquamation, cloques ou vésicules, lésions des muqueuses...) pouvant être le signe d'une allergie cutanée grave ;

  • crise d'asthme ;

  • fatigue inhabituelle et intense, ou baisse brutale et importante du volume des urines chez une personne souffrant d'insuffisance cardiaque, déshydratée ou traitée par diurétique.

Des précautions sont nécessaires chez la personne âgée et en cas d'asthme associé à une rhinite chronique, une sinusite chronique ou des polypes dans le nez

Des études cliniques suggèrent que l'utilisation de certains AINS, notamment lors de traitements prolongés à forte dose, peut s'accompagner d'une faible augmentation du risque d'accident cardiovasculaire (tel qu'un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral). Votre médecin peut être amené à prendre en compte certaines situations : problèmes cardiaques, antécédent d'accident vasculaire cérébral, hypertension artérielle, diabète, excès de cholestérol dans le sang ou tabagisme.

Les AINS ont un effet inhibiteur sur l'ovulation et sont susceptibles de diminuer la fertilité chez la femme. Cet effet est réversible à l'arrêt du traitement.

Certains médecins considèrent que les anti-inflammatoires peuvent diminuer l'efficacité des dispositifs intra-utérins (stérilets) et exposer à un risque de grossesse non désirée. Ce risque est très controversé.

Attention : conducteurConducteur : ce médicament peut provoquer des étourdissements ou une baisse de la vigilance.

Interactions du médicament ZOFORA injectable avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé avec :
  • l'aspirine et les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : risque d'accroissement des effets indésirables ;

  • les anticoagulants oraux (warfarine par exemple) : augmentation du risque hémorragique.

Il peut interagir avec les anticoagulants injectables ou les médicaments contenant du lithium ou du méthotrexate.

Informez par ailleurs votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez un diurétique, un bêtabloquant, un antihypertenseur, un antiagrégant plaquettaire, un antidépresseur de la famille des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ou un médicament contenant de la ciclosporine ou de la tacrolimus.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Des effets néfastes pour l'enfant à naître ont été mis en évidence lorsque les AINS sont utilisés au cours des 4 derniers mois de la grossesse ; le risque existe même avec une seule prise et même si la grossesse est à terme. L'usage de ce médicament est contre-indiqué pendant cette période.

Pendant les 5 premiers mois, l'effet de ce médicament est mal connu : seul votre médecin peut évaluer le risque éventuel de son utilisation dans votre cas.

Allaitement :

Les AINS passent dans le lait maternel. Leur utilisation chez la femme qui allaite est déconseillée sans avis médical.

Mode d'emploi et posologie du médicament ZOFORA injectable

Les injections doivent être faites exclusivement par la voie intramusculaire.

Posologie usuelle :

  • Adulte : 1 ampoule IM par jour, pendant 2 ou 3 jours.

    Au-delà, le traitement peut se poursuivre avec les comprimés ou les gélules.

Conseils

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ne sont pas des médicaments anodins. Du fait de la possibilité d'effets indésirables digestifs et cutanés graves, le piroxicam est désormais réservé à certaines affections rhumatismales douloureuses. Ce médicament vous a été prescrit dans une situation précise : ne le conseillez pas à un proche et ne le réutilisez pas sans avis médical.

Les effets indésirables de ce médicament sur l'estomac peuvent survenir aussi bien avec la solution injectable qu'avec les comprimés ou les gélules.

Effets indésirables possibles du médicament ZOFORA injectable

Les effets indésirables les plus fréquents sont digestifs : nausées, vomissements, diarrhée, ballonnements, constipation, douleurs abdominales, gastrite, aggravation d'une maladie inflammatoire chronique des intestins (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique). Ulcère de l'estomac ou du duodénum, le plus souvent lors d'un traitement prolongé à des doses élevées. Exceptionnellement : hémorragie du tube digestif (vomissements sanglants, selles noires ou plus souvent pertes de sang imperceptibles, responsables de l'apparition d'une anémie). Le piroxicam présente un risque plus élevé d'effets digestifs graves, notamment d'hémorragie digestive, que les autres AINS.

Réaction allergique : crise d'asthme, urticaire, œdème de Quincke, choc anaphylactique.

Éruption cutanée, démangeaisons ; exceptionnellement, photosensibilisation, réaction cutanée potentiellement mortelle se caractérisant par une éruption cutanée d'évolution rapide, des cloques, un décollement de la peau et des lésions des muqueues (voir Attention).

Hypertension artérielle, œdèmes (notamment des jambes).

Rétention d'eau pouvant aggraver une insuffisance cardiaque.

Insuffisance rénale, en particulier en cas d'insuffisance cardiaque, de déshydratation ou de traitement par diurétique.

Maux de tête, somnolence, vertiges, bourdonnements d'oreille, baisse de l'audition (exceptionnelle).

Augmentation des transaminases, hépatite (exceptionnelle).

Anomalie de la numération formule sanguine (notamment baisse des plaquettes, des globules blancs ou des globules rouges).

Les AINS sont également susceptibles de diminuer la fertilité chez les femmes, notamment en cas de traitement chronique.

Effets liés à la voie d'administration : douleurs au point d'injection, sensation de brûlure.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

accident vasculaire cérébral

Lésion du cerveau due à une hémorragie ou à l'obstruction brutale d'une artère. En fonction de l'importance de la lésion, les conséquences sont plus ou moins graves : malaise passager, paralysie, coma.

Abréviation : AVC.

AINS

Abréviation d'anti-inflammatoire non stéroïdien. Famille de médicaments anti-inflammatoires qui ne sont pas dérivés de la cortisone (stéroïdes), et dont le plus connu est l'aspirine.

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

anémie

Baisse du taux d'hémoglobine dans le sang, qui se traduit le plus souvent par une baisse du nombre des globules rouges. Le fer est indispensable à la synthèse de l'hémoglobine. Une carence en fer lors d'une grossesse, d'un régime végétarien, d'hémorragies abondantes ou répétées (règles) est une cause fréquente d'anémie. D'autres causes, plus rares, sont liées à des carences en vitamines du groupe B.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

antiagrégant plaquettaire

Médicament qui empêche les plaquettes de s'agglutiner et donc les caillots de se former. L'antiagrégant plaquettaire le plus ancien est l'aspirine prise à petite dose.

Les antiagrégants ne doivent pas être confondus avec les anticoagulants dont le mécanisme d'action est différent.

anticoagulant

Médicament qui empêche le sang de coaguler et qui prévient donc la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

Les anticoagulants sont utilisés pour traiter ou prévenir les phlébites, les embolies pulmonaires, certains infarctus. Ils permettent aussi d'empêcher la formation de caillots dans le cœur lors de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire ou en cas de valve cardiaque artificielle.

Il existe deux grand types d'anticoagulants :
  • les anticoagulants oraux, qui bloquent l'action de la vitamine K (antivitamine K, ou AVK) et dont l'efficacité est contrôlée par un dosage sanguin : l'INR (anciennement TP) ;

  • les anticoagulants injectables, dérivés de l'héparine, dont l'efficacité peut être contrôlée par le dosage sanguin de l'activité anti-Xa, le Temps de Howell (TH) ou le Temps de Cephalin Kaolin (TCK) suivant les produits utilisés. Un dosage régulier des plaquettes sanguines est nécessaire pendant toute la durée d'utilisation d'un dérivé de l'héparine.

antidépresseur

Médicament qui agit contre la dépression. Certains antidépresseurs sont également utilisés pour combattre les troubles obsessionnels compulsifs, l'anxiété généralisée, certaines douleurs rebelles, l'énurésie, etc.

En fonction de leur mode d'action et de leurs effets indésirables, les antidépresseurs sont divisés en différentes familles : les antidépresseurs imipraminiques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, les IMAO (sélectifs ou non sélectifs). Enfin, d'autres antidépresseurs n'appartiennent à aucune de ces familles, car ils possèdent des propriétés originales.

Le mode d'action des antidépresseurs comporte deux aspects principaux : le soulagement de la souffrance morale et la lutte contre l'inhibition qui enlève toute volonté d'action au déprimé. Il arrive qu'un décalage survienne entre ces deux effets : la souffrance morale peut persister, alors que la capacité d'action réapparaît. Pendant cette courte période, le risque suicidaire présent chez certains déprimés peut être accru. Le médecin en tient compte dans sa prescription (association éventuelle à un tranquillisant) et celle-ci doit être impérativement respectée.

antihypertenseur

Médicament qui lutte contre l'excès de tension artérielle. Les principaux sont les bêtabloquants, les diurétiques, les inhibiteurs calciques, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les inhibiteurs de l'angiotensine II et les vasodilatateurs.

anti-inflammatoire

Médicament qui lutte contre l'inflammation. Il peut être soit dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire stéroïdien), soit non dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire non stéroïdien ou AINS).

arthrose

Usure du cartilage, responsable de douleurs articulaires et d'une limitation des mouvements.

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

bêtabloquant

Famille de médicaments utilisés essentiellement en cardiologie. Ils bloquent l'action de l'adrénaline (et d'autres hormones apparentées) sur le cœur, les vaisseaux et les bronches.

choc anaphylactique

Choc d'origine allergique se manifestant par une baisse brutale de la tension artérielle, due à une dilatation extrême des vaisseaux sanguins. Il survient après un contact avec une substance allergisante (aliment, piqûre d'insecte, injection ou absorption de médicament).

cholestérol

Principale graisse circulant dans le sang. Elle est utilisée dans l'organisme comme matière première, notamment pour l'enveloppe des cellules et pour la synthèse des hormones stéroïdes. En excès, le cholestérol est éliminé dans la bile, mais il peut également s'accumuler dans les artères et former des plaques d'athérome.

Crohn (maladie de)

Inflammation de l'intestin, qui peut causer des ulcères et des rétrécissements. Elle devient souvent chronique et peut s'accompagner de diarrhées tenaces et de dénutrition.

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

diurétique

Médicament permettant une élimination accrue d'eau par les reins. Le plus souvent, cette perte d'eau fait suite à la perte de sels provoquée par le médicament (salidiurétique).

Les diurétiques sont surtout utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle, alors que leur mécanisme d'action dans cette maladie est mal connu. Ils sont également prescrits dans l'insuffisance cardiaque aiguë ou chronique, les œdèmes et d'autres affections plus rares.

Ces médicaments provoquent une perte de sodium et de potassium (sauf pour certains d'entre eux appelés « épargneurs de potassium »). Leur prise prolongée nécessite donc un contrôle régulier du potassium sanguin, pour éviter les troubles cardiaques qui pourraient résulter d'une hypokaliémie (manque de potassium dans le sang). Le manque de sodium est une autre conséquence possible, mais plus rare aux posologies habituelles, de l'usage prolongé des diurétiques ; il se détecte également par une prise de sang.

duodénum

Partie de l'intestin dans laquelle pénètrent les aliments issus de l'estomac.

éruption cutanée

Apparition de boutons ou de plaques sur la peau. Ces lésions peuvent être dues à un aliment, à un médicament, et traduire une allergie ou un effet toxique. De nombreux virus peuvent également provoquer des éruptions de boutons : celles de la rubéole, de la roséole et de la rougeole sont les plus connues.

gastrite

Inflammation de l'estomac favorisée par le stress, le tabac, l'alcool et certains médicaments tels que l'aspirine ou les anti-inflammatoires.

hémorragie

Perte de sang à partir d'une artère ou d'une veine. Une hémorragie peut être externe, mais également interne et passer inaperçue.

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

IM

Abréviation d'intramusculaire. Voir ce terme.

infarctus du myocarde

Destruction d'une partie du muscle cardiaque (myocarde), privé de sang par obstruction de ses artères.

inflammation

Réaction naturelle de l'organisme contre un élément reconnu comme étranger. Elle se manifeste localement par une rougeur, une chaleur, une douleur ou un gonflement.

inhibiteur de la recapture de la sérotonine (IRS)

Antidépresseur augmentant la quantité de sérotonine présente dans le cerveau, en limitant sa recapture. Certains IRS sont également utilisés pour le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et de l'anxiété.

Voir aussi : antidépresseur sérotoninergique.

insuffisance cardiaque

Incapacité du cœur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

numération formule sanguine

La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

Abréviation : NFS.

œdème

Accumulation d'eau ou de lymphe provoquant un gonflement localisé.

photosensibilisation

Sensibilité anormale de la peau à la lumière ou aux rayons ultraviolets, due à un médicament ou à une substance naturelle ou chimique.

plaquettes

Petites cellules présentes dans le sang : elles participent à la formation des caillots.

polyarthrite rhumatoïde

Rhumatisme inflammatoire responsable de lésions articulaires, touchant notamment les mains.

polype

Excroissance sur une muqueuse.

Quincke (œdème de)

Réaction allergique touchant généralement le visage. L'œdème de Quincke se traduit par un gonflement parfois spectaculaire. Les paupières sont souvent les premières touchées. Dans les rares cas où l'œdème touche la gorge, des troubles respiratoires peuvent survenir et un traitement urgent est nécessaire.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

rectocolite hémorragique

Maladie inflammatoire du rectum et du côlon, qui évolue par poussées. Chaque poussée s'accompagne de fièvre, de selles glaireuses et sanglantes.

rhinite

Inflammation ou infection du nez et des fosses nasales. La rhinite peut avoir une origine infectieuse (bactérie ou virus) ou une origine allergique. Les rhinites allergiques regroupent les rhinites saisonnières (rhume des foins) et les rhinites appelées perannuelles, c'est-à-dire souvent persistantes en cours d'année (dues par exemple aux acariens, aux poils d'animaux ou à des agents chimiques).

sinusite

Inflammation ou infection des sinus.

spondylarthrite ankylosante

Rhumatisme inflammatoire responsable de lésions articulaires atteignant surtout la colonne vertébrale et le bassin.

surdosage

La prise en quantité excessive d'un médicament expose à une augmentation de l'intensité des effets indésirables, voire à l'apparition d'effets indésirables particuliers.

Ce surdosage peut résulter d'une intoxication accidentelle, ou volontaire dans un but de suicide : il convient alors de consulter le centre antipoison de votre région (liste en annexe de l'ouvrage). Mais le plus souvent, le surdosage est la conséquence d'une erreur dans la compréhension de l'ordonnance, ou de la recherche d'une augmentation de l'efficacité par un dépassement de la posologie préconisée. Enfin, une automédication intempestive peut conduire à l'absorption en quantité excessive d'une même substance contenue dans des médicaments différents. Certains médicaments exposent plus particulièrement à ce risque, car ils sont considérés (à tort) comme anodins : vitamines A et D, aspirine, etc. L'arrêt ou la diminution des prises médicamenteuses permettent de faire disparaître les troubles liés à un surdosage.

traitement symptomatique

Traitement qui supprime ou atténue les symptômes d'une maladie sans s'attaquer à sa cause.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

ulcère

Lésion en creux de la peau, des muqueuses ou de la cornée.

  • Ulcère de jambe : plaie chronique due à une mauvaise circulation du sang.

  • Ulcère gastroduodénal : plaie localisée de la muqueuse de l'estomac ou du duodénum, due à un excès d'acidité et très souvent à la présence d'une bactérie (Helicobacter pylori). L'ulcère est favorisé par le stress, l'alcool, le tabagisme et la prise de certains médicaments (aspirine, AINS, etc.).

voie
  • Chemin (voie d'administration) utilisé pour administrer les médicaments : voie orale, sublinguale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intradermique, transdermique.

  • Ensemble d'organes creux permettant le passage de l'air (voies respiratoires), des aliments (voies digestives), des urines (voies urinaires), de la bile (voies biliaires), etc.