TOPALGIC

Mis à jour : Mardi 21 Mai 2019
Famille du médicament :

Antalgique opiacé

Dans quel cas le médicament TOPALGIC est-il prescrit ?

Ce médicament est un antalgique de la famille des opiacés. Il combat la douleur en agissant directement sur la perception de la douleur par le cerveau.

Il est utilisé dans le traitement de la douleur.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament TOPALGIC

TOPALGIC 50 mg : gélule (jaune) ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 3,48 €.
TOPALGIC 100 mg/ml : solution buvable (arôme anis) ; flacon de 10 ml (1 ml = 40 gouttes) avec compte-gouttes
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 4,72 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament TOPALGIC

p gél p goutte
Tramadol chlorhydrate50 mg2,5 mg
Huile de ricin+
Aucun excipient commun.

Contre-indications du médicament TOPALGIC

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Ce médicament ne convient pas comme produit de substitution aux opiacés chez le toxicomane.

Des cas de surdosage accidentel ont été rapportés avec la solution buvable chez l'enfant. Respectez la posologie prescrite par le médecin et, en cas de doute, n'hésitez pas à demander des précisions à votre médecin ou à votre pharmacien. En cas d'apparition de signes de surdosage (vomissements, rétrécissement de la pupille, troubles de la conscience, convulsions, difficultés respiratoires), consultez immédiatement un médecin ou un service médical d'urgences.

Cet antalgique contient un opiacé : un usage prolongé, surtout à doses élevées, peut provoquer une dépendance. Ce risque de dépendance est accru chez les personnes ayant déjà présenté une dépendance à d'autres médicaments ou à d'autres substances. Ne dépassez pas la dose ni la durée de traitement prescrites par votre médecin.

Des précautions sont nécessaires en cas d'insuffisance rénale, d'insuffisance respiratoire grave, de traumatisme crânien ou d'antécédent de convulsions..

Évitez les boissons alcoolisées : augmentation du risque de somnolence.

Attention : conducteurConducteur : ce médicament peut être responsable de vertiges ou d'une baisse de la vigilance.

Interactions du médicament TOPALGIC avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé aux IMAO : risque d'accident grave. Un délai de 15 jours doit séparer la prise d'IMAO de la mise en route de ce traitement.

Il peut interagir avec les médicaments contenant de la carbamazépine, de la nalbuphine, de la buprénorphine ou de la pentazocine.

Par ailleurs, informez votre médecin si vous prenez un anticoagulant oral, un médicament sédatif, un autre médicament opiacé (antalgique ou antitussif), un antidépresseur, un antimigraineux de la famille des triptans ou un médicament contenant de l'ondansétron ou du bupropion.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

L'effet de ce médicament pendant la grossesse est mal connu. Par mesure de prudence, son usage est déconseillé chez la femme enceinte.

Allaitement :

Ce médicament passe faiblement dans le lait maternel. Son utilisation est déconseillée pendant l'allaitement. Une prise unique ne pose pas de problème.

Mode d'emploi et posologie du médicament TOPALGIC

Les gélules doivent être avalées avec un verre d'eau, pendant ou en dehors des repas.

La solution buvable peut être diluée dans un peu d'eau, de jus de fruit ou de lait ou prise sur un morceau de sucre.

Posologie usuelle :

  • Adulte :

    • douleur aiguë : 2 gélules lors de la première prise puis 1 ou 2 gélules lors des prises suivantes, à renouveler si nécessaire toutes les 4 à 6 heures ;

    • douleur chronique : 1 ou 2 gélules, toutes les 4 à 6 heures.

    Dans tous les cas, il ne faut pas dépasser 8 gélules par jour.

    Chez la personne âgée ou en cas d'insuffisance hépatique ou rénale, le médecin peut prévoir un espacement des prises plus important.

  • Enfant de plus de 3 ans : 1 à 2 mg par kg, 3 ou 4 fois par jour. La dose la plus faible possible est toujours recherchée. A titre indicatif :

    • Enfant de 15 kg (environ 3 ans) : 6 à 12 gouttes de solution buvable par prise et 3 à 4 prises par jour.

    • Enfant de 20 kg (environ 6 ans) : 8 à 16 gouttes de solution buvable par prise et 3 à 4 prises par jour.

    • Enfant de 30 kg (environ 9 ans) : 12 à 24 gouttes de solution buvable par prise et 3 à 4 prises par jour.

    • Enfant de 45 kg (environ 12 ans) : 18 à 36 gouttes de solution buvable par prise et 3 à 4 prises par jour

    • Enfant de 50 kg (environ 15 ans) : 20 à 40 gouttes de solution buvable par prise et 3 à 4 prises par jour

Conseils

Rangez la solution buvable sous clé hors de portée des enfants : une intoxication par surdosage accidentel peut être grave et nécessite de prendre l'avis du centre antipoison ou du centre 15 (voir Attention).

Cet antalgique opiacé est destiné à être utilisé en deuxième intention, lorsque l'aspirine, l'ibuprofène ou le paracétamol, utilisés seuls, sont insuffisamment efficaces. Il peut néanmoins être utilisé d'emblée dans le traitement des douleurs fortes.

Comme tous les antalgiques, ce médicament est généralement plus efficace pour prévenir la douleur que pour la calmer. Dans le traitement des douleurs chroniques, il est préférable de prendre ce médicament à intervalles réguliers sans attendre que la douleur s'installe.

Effets indésirables possibles du médicament TOPALGIC

Très fréquents (plus de 10 % des cas) : nausées, vertiges.

Fréquents (1 à 10 % des cas) : vomissements, constipation, bouche sèche, sueurs, maux de tête, somnolence.

Peu fréquents (moins de 1 % des cas) : douleurs abdominales, ballonnement, diarrhée, éruption cutanée, démangeaisons, palpitations, hypotension orthostatique.

Rares (moins de 1 cas sur 1000) : faiblesse musculaire, tremblements, fourmillements, modification de l'appétit, hallucinations, confusion mentale, troubles du sommeil, troubles du comportement, fatigue, vision floue, difficulté à uriner, essoufflement, réaction allergique, ralentissement du rythme cardiaque, augmentation de la tension artérielle, convulsions, abus, dépendance.

L'arrêt brutal du tramadol peut exposer à un syndrome de sevrage : agitation, anxiété, nervosité, insomnie, tremblements ; plus rarement, attaque de panique, anxiété importante, hallucinations, fourmillements de extrémités, bourdonnement d'oreilles. Ces symptômes peuvent être évités en diminuant progressivement les doses.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

antalgique

Médicament qui agit contre la douleur. Les antalgiques agissent soit directement sur les centres de la douleur situés dans le cerveau, soit en bloquant la transmission de la douleur au cerveau.

Synonyme : analgésique.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

anticoagulant

Médicament qui empêche le sang de coaguler et qui prévient donc la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

Les anticoagulants sont utilisés pour traiter ou prévenir les phlébites, les embolies pulmonaires, certains infarctus. Ils permettent aussi d'empêcher la formation de caillots dans le cœur lors de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire ou en cas de valve cardiaque artificielle.

Il existe deux grand types d'anticoagulants :
  • les anticoagulants oraux, qui bloquent l'action de la vitamine K (antivitamine K, ou AVK) et dont l'efficacité est contrôlée par un dosage sanguin : l'INR (anciennement TP) ;

  • les anticoagulants injectables, dérivés de l'héparine, dont l'efficacité peut être contrôlée par le dosage sanguin de l'activité anti-Xa, le Temps de Howell (TH) ou le Temps de Cephalin Kaolin (TCK) suivant les produits utilisés. Un dosage régulier des plaquettes sanguines est nécessaire pendant toute la durée d'utilisation d'un dérivé de l'héparine.

antidépresseur

Médicament qui agit contre la dépression. Certains antidépresseurs sont également utilisés pour combattre les troubles obsessionnels compulsifs, l'anxiété généralisée, certaines douleurs rebelles, l'énurésie, etc.

En fonction de leur mode d'action et de leurs effets indésirables, les antidépresseurs sont divisés en différentes familles : les antidépresseurs imipraminiques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, les IMAO (sélectifs ou non sélectifs). Enfin, d'autres antidépresseurs n'appartiennent à aucune de ces familles, car ils possèdent des propriétés originales.

Le mode d'action des antidépresseurs comporte deux aspects principaux : le soulagement de la souffrance morale et la lutte contre l'inhibition qui enlève toute volonté d'action au déprimé. Il arrive qu'un décalage survienne entre ces deux effets : la souffrance morale peut persister, alors que la capacité d'action réapparaît. Pendant cette courte période, le risque suicidaire présent chez certains déprimés peut être accru. Le médecin en tient compte dans sa prescription (association éventuelle à un tranquillisant) et celle-ci doit être impérativement respectée.

antitussif

Médicament qui lutte contre la toux. Les antitussifs les plus puissants contiennent de la codéine ou de la codéthyline.

convulsions

Contractions involontaires limitées à quelques muscles ou généralisées à tout le corps. Elles sont dues à une souffrance ou à une stimulation excessive du cerveau : fièvre, intoxication, manque d'oxygène, lésion du cerveau. Les convulsions peuvent être dues à une crise d'épilepsie ou à une fièvre élevée chez le jeune enfant.

dépendance

Besoin psychique ou physique entraîné par la prise de certaines substances naturelles ou médicamenteuses. Cet état peut s'accompagner, à l'arrêt des prises, de symptômes variés, regroupés sous le terme de syndrome de sevrage.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

éruption cutanée

Apparition de boutons ou de plaques sur la peau. Ces lésions peuvent être dues à un aliment, à un médicament, et traduire une allergie ou un effet toxique. De nombreux virus peuvent également provoquer des éruptions de boutons : celles de la rubéole, de la roséole et de la rougeole sont les plus connues.

hypotension orthostatique

Baisse de la tension artérielle survenant lors du passage de la position allongée à la position debout. Due le plus souvent à des médicaments, l'hypotension orthostatique se traduit par des étourdissements avec risque de chute, notamment chez les personnes âgées. On peut prévenir ces troubles en évitant les changements de position brutaux : rester assis quelques instants au bord du lit avant de se mettre debout, se lever lentement d'un siège en gardant un appui avant de se déplacer.

Le port de bas de contention, qui empêche le sang de refluer vers les jambes en position debout, est également utilisé pour traiter l'hypotension orthostatique.

IMAO

Abréviation d'inhibiteur de la mono-amine-oxydase. Famille de médicaments utilisés en psychiatrie et en neurologie (dépression, maladie de Parkinson). Ces médicaments sont divisés en deux types : les IMAO non sélectifs, qui sont incompatibles avec de nombreux médicaments et même certains aliments, et les IMAO sélectifs (A ou B), pour lesquels ces inconvénients sont absents ou limités.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

insuffisance respiratoire

Incapacité des poumons à oxygéner correctement le sang et à éliminer le gaz carbonique en excès.

intolérance

Effet indésirable, le plus souvent digestif, lors de la prise d'un médicament. L'irritation de l'estomac due à l'aspirine est une intolérance et non une allergie.

opiacé

Famille chimique qui englobe l'opium et ses dérivés. Outre les drogues telles que l'opium ou l'héroïne, la famille des opiacés comporte la morphine (antalgique puissant), la codéine (antitussif et antalgique) et de nombreuses autres substances.

palpitations

Perception anormale de battements cardiaques irréguliers.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

sédatif
  • Qui apaise, qui calme.

  • Médicament appartenant à différentes familles : anxiolytiques, hypnotiques, antalgiques, antitussifs, antiépileptiques, neuroleptiques, etc. mais aussi antidépresseurs, antihistaminiques H1, antihypertenseurs. Un sédatif peut être responsable de somnolence et augmenter les effets de l'alcool.

surdosage

La prise en quantité excessive d'un médicament expose à une augmentation de l'intensité des effets indésirables, voire à l'apparition d'effets indésirables particuliers.

Ce surdosage peut résulter d'une intoxication accidentelle, ou volontaire dans un but de suicide : il convient alors de consulter le centre antipoison de votre région (liste en annexe de l'ouvrage). Mais le plus souvent, le surdosage est la conséquence d'une erreur dans la compréhension de l'ordonnance, ou de la recherche d'une augmentation de l'efficacité par un dépassement de la posologie préconisée. Enfin, une automédication intempestive peut conduire à l'absorption en quantité excessive d'une même substance contenue dans des médicaments différents. Certains médicaments exposent plus particulièrement à ce risque, car ils sont considérés (à tort) comme anodins : vitamines A et D, aspirine, etc. L'arrêt ou la diminution des prises médicamenteuses permettent de faire disparaître les troubles liés à un surdosage.

syndrome de sevrage

Réaction due à la privation brutale d'une substance (médicament, toxique, alcool, etc.) à laquelle l'organisme a été habitué. Certains médicaments pris pendant la grossesse peuvent provoquer cette réaction chez le nouveau-né. Une forme particulière de syndrome de sevrage est le manque ressenti par les toxicomanes lorsqu'ils sont privés de drogue.

vertige

Symptôme qui peut désigner une impression de perte d'équilibre (sens commun) ou, plus strictement, une sensation de rotation sur soi-même ou de l'environnement (sens médical).