TRIZIVIR

Mis à jour : Jeudi 14 Mai 2020
Famille du médicament :

Association d'antiviraux

Dans quel cas le médicament TRIZIVIR est-il prescrit ?

Ce médicament est une association de trois antirétroviraux actifs sur le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Ses trois composants appartiennent à la famille des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse. En bloquant cette enzyme, ils empêchent la reproduction du virus dans les cellules infectées, sans toutefois permettre son élimination. Il est recommandé de démarrer le traitement par la prise séparée d'abacavir, de lamivudine et de zidovudine pendant les 6 à 8 premières semaines, avant d'utiliser cette association fixe.

Il est utilisé pour traiter les adultes infectés par le VIH.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament TRIZIVIR

TRIZIVIR : comprimé (bleu-vert) ; boîte de 60
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte - Remboursable à 100 % - Prix : 495,21 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament TRIZIVIR

p cp
Abacavir300 mg
Lamivudine150 mg
Zidovudine300 mg
Excipients : Cellulose microcristalline, Fer jaune oxyde, Hypromellose, Indigotine laque aluminique, Macrogol, Magnésium stéarate, Opadry vert, Sodium carboxyméthylamidon, Titane dioxyde

Contre-indications du médicament TRIZIVIR

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

L'abacavir contenu dans ce médicament expose à un risque de réaction allergique potentiellement grave. Ce risque est augmenté chez les personnes porteuses du gène HLA-B (type 5701). Un test est toujours pratiqué avant de débuter le traitement pour déterminer si vous êtes porteur du gène.

Les réactions allergiques liées à l'abacavir se traduisent le plus souvent par une éruption cutanée et/ou de la fièvre. D'autres symptômes tels qu'un malaise, des douleurs musculaires, des manifestations respiratoires (difficulté à respirer, toux, mal de gorge) ou digestives (nausées, vomissements, diarrhée) sont également possibles. Devant tout symptôme d'allure anormale, prévenez rapidement votre médecin qui décidera de la conduite à tenir. Il est conseillé de garder avec vous les coordonnées de votre médecin traitant et la carte-patient mentionnant la prise de ce traitement.

Si ce médicament a été arrêté après une suspicion de réaction allergique, il ne doit jamais être repris par la suite. Il est préférable de rapporter les comprimés restants à la pharmacie pour éviter tout risque d'erreur. De même la prise d'un autre médicament contenant de l'abacavir est formellement contre-indiquée.

Ce médicament expose à un risque de complication rare mais grave : l'acidose lactique. Certains signes peuvent précéder sa survenue de quelques jours à quelques semaines : manifestations digestives (nausées, vomissements, perte de l'appétit, douleurs abdominales, diarrhée), neuromusculaires (crampes ou douleurs musculaires, fourmillements des membres). Plus tardivement, apparaissent une altération de l'état général (fatigue importante, perte de poids) et des manifestations respiratoires (essoufflement). Il est donc important de consulter devant ces signes et d'effectuer une prise de sang comportant un dosage des lactates. L'aggravation de cette complication peut être brutale. Certains facteurs de risque sont signalés : l'obésité, le sexe féminin, l'insuffisance hépatique, certains traitements associés (notamment le traitement d'une hépatite C par de la ribavirine et de l'interféron alpha).

La prise d'abacavir pourrait être associée à une légère augmentation du risque de problèmes cardiaques (infarctus du myocarde). Si vous fumez ou présentez des facteurs de risque cardiaque (hypertension artérielle, hyperlipidémie, diabète), informez-en votre médecin.

Une anémie ou une diminution du nombre de certains globules blancs peut survenir au cours du traitement par zidovudine : une surveillance régulière de la numération formule sanguine est recommandée.

La lamivudine qui a une activité antivirale vis-à-vis du virus de l'hépatite B. De ce fait, en cas d'hépatite B chronique associée à l'infection VIH, une surveillance biologique renforcée est nécessaire après l'interruption du traitement (risque de réactivation de l'hépatite).

De rares cas d'inflammations du pancréas (pancréatite) ont été observées. Contactez rapidement votre médecin si vous ressentez de fortes douleurs au ventre et dans le dos.

Des atteintes osseuses sont possibles avec les antirétroviraux, en particulier en cas de traitement corticoïde, d'obésité, de consommation excessive d'alcool ou de dépression du système immunitaire. Prenez un avis médical en cas de douleur de la hanche, du genou ou de l'épaule, de raideur articulaire ou des difficultés à vous déplacer.

Le traitement antiviral n'élimine pas le risque de transmission du VIH à d'autres personnes lors de rapports sexuels : vous devez continuer à prendre les mesures de protections appropriées (préservatifs).

Interactions du médicament TRIZIVIR avec d'autres substances

L'association à la ribavirine, à la stavudine ou à certains médicaments ayant une toxicité sur le rein ou la moelle osseuse (tels que pentamidine par voie générale, dapsone, pyriméthamine, cotrimoxazole, amphotéricine, flucytosine, ganciclovir, interféron, vincristine, vinblastine et doxorubicine) n'est pas conseillée ou justifie une surveillance biologique accrue.

De nombreux autres médicaments (fluconazole, rifampicine, phénobarbital, phénytoïne, acide valproïque, méthadone, isotrétinoïne, probénécide par exemple) sont susceptibles d'interagir avec ce médicament.

Cette liste n'est pas exhaustive et les recommandations vis-à-vis de l'association à certains médicaments dépendent des situations et de l'importance de ce traitement associé. Il est préférable de demander conseil à votre médecin traitant ou à votre pharmacien pour la prise d'autres médicaments, surtout en cas de prise prolongée.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

L'effet de ce médicament pendant la grossesse est mal connu. Si une grossesse survient au cours du traitement, prévenez votre médecin.

Les enfants nés de mère traitée avec ce médicament pendant la grossesse doivent faire l'objet d'un suivi médical renforcé.

Allaitement :

L'infection par le VIH contre-indique l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament TRIZIVIR

Ce médicament peut être pris indifféremment au cours ou en dehors des repas.

Posologie usuelle :

  • Adulte : 1 comprimé, 2 fois par jour.

Si un arrêt ou une modification de la posologie de l'un des composants de cette association est nécessaire, chaque substance active (abacavir, lamivudine et zidovudine) est disponible séparément.

Conseils

Ce traitement doit être pris tous les jours : veillez à toujours disposer d'une réserve de médicament.

L'activité d'un traitement antirétroviral est maximale si vous respectez strictement les doses et les modalités de prise. Dans le cas contraire, il existe un risque d'apparition de résistances virales qui peut compromettre l'efficacité des traitements ultérieurs.

Le traitement nécessite un suivi régulier pour s'assurer du bon contrôle de l'infection et prévenir la survenue de complications évolutives (notamment des infections opportunistes). Il est important de garder un contact régulier avec votre médecin traitant.

Conditions particulières de délivrance :

Ce médicament, disponible en ville et à l'hôpital, est un médicament à prescription restreinte : il doit être obligatoirement prescrit pour la première fois à l'hôpital (prescription initiale hospitalière annuelle). La prescription peut être renouvelée par le médecin traitant (pour une durée maximale d'un an, si les examens sont satisfaisants) mais toute modification nécessite une nouvelle prescription hospitalière. Elle doit être renouvelée après 12 mois obligatoirement à l'hôpital.

La délivrance des antirétroviraux se fait sur la présentation des 2 ordonnances : la prescription initiale hospitalière datant de moins de 1 an et l'ordonnance de renouvellement du médecin de ville identique à cette dernière.

Effets indésirables possibles du médicament TRIZIVIR

Très fréquents (plus de 10 % des patients) : maux de tête, nausées.

Fréquents (1 à 10 % des patients) : vertiges, diarrhée, vomissements, douleur abdominale, digestion difficille, éruption cutanée, chute de cheveux, toux, douleur articulaire ou musculaire, fièvre, fatigue, faiblesse générale, augmentation des transaminases, baisse des globules blancs dans le sang, anémie. Réaction allergique potentiellement grave (voir Attention).

Peu fréquents : ballonnement, essoufflement, démangeaisons, baisse des plaquettes sanguines dans le sang.

Rares : perte d'appétit, altération du goût, pigmentation des ongles et de la peau, insomnie, anxiété, dépression, fourmillement, envie fréquente d'uriner, hépatite, pancréatite, acidose lactique (voir Attention).

Des atteintes osseuses, une prise de poids ainsi qu'une augmentation du taux de graisses et de glucose dans le sang peuvent être observées au cours des traitements antirétroviraux.

Un syndrome de restauration immunitaire peut se produire lorsque le système immunitaire se remet à jouer son rôle et combat les infections existantes, ce qui provoque une inflammation de la zone infectée.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

acidose lactique

Complication exceptionnelle, mais grave, souvent liée à l'emploi des antidiabétiques appartenant à la famille des biguanides ou de médicaments contre l'infection par le VIH (virus du sida). Elle consiste en l'accumulation d'acide lactique, responsable de crampes musculaires, de troubles digestifs, de fatigue, de respiration difficile, etc. Ces symptômes ne doivent pas être confondus avec les crampes banales observées après un effort ou après la prise de certains diurétiques. L'acidose lactique est favorisée par une insuffisance rénale, par une insuffisance hépatique grave, par un surdosage de médicaments, par les boissons alcoolisées ou par un jeûne prolongé.

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

anémie

Baisse du taux d'hémoglobine dans le sang, qui se traduit le plus souvent par une baisse du nombre des globules rouges. Le fer est indispensable à la synthèse de l'hémoglobine. Une carence en fer lors d'une grossesse, d'un régime végétarien, d'hémorragies abondantes ou répétées (règles) est une cause fréquente d'anémie. D'autres causes, plus rares, sont liées à des carences en vitamines du groupe B.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

antirétroviral

Médicament inhibant la reproduction des rétrovirus, dont le virus du sida (VIH).

corticoïde

Substance proche de la cortisone. Les corticoïdes naturels, nécessaires au fonctionnement de l'organisme, sont fabriqués par les glandes surrénales. Les corticoïdes de synthèse, dérivés chimiques de la cortisone, sont utilisés comme anti-inflammatoires puissants.

diarrhée

Le sens médical strict de diarrhée est « émission de selles trop fréquentes et trop abondantes ». En fait, le sens commun assimile la diarrhée à la notion de selles liquides et fréquentes. Normalement, les selles sont pâteuses, mais l'émission de selles liquides ou à peine formées, sans douleur ou trouble particulier associé, n'est pas pathologique. On peut parler de diarrhée lorsque les émissions de selles liquides se répètent dans la journée, et que les besoins sont impérieux ou douloureux.

Beaucoup de médicaments peuvent accélérer le transit intestinal et rendre les selles plus liquides, sans que cet effet indésirable soit réellement préoccupant.

Les antibiotiques peuvent altérer la flore digestive, indispensable à la digestion, et provoquer des diarrhées plus ou moins gênantes mais bénignes. L'effet apparaît immédiatement ou après quelques jours de traitement. Une forme de diarrhée grave et exceptionnelle, la colite pseudomembraneuse, peut être observée après un traitement antibiotique ; cette affection se traduit par l'émission de glaires et de fausses membranes (ressemblant à des lambeaux de peau) associées à des douleurs abdominales ; une constipation peut remplacer la diarrhée initiale. La colite pseudomembraneuse peut survenir plusieurs jours après l'arrêt du traitement antibiotique et nécessite un avis médical urgent.

enzyme

Substance capable d'activer une réaction chimique spécifique.

éruption cutanée

Apparition de boutons ou de plaques sur la peau. Ces lésions peuvent être dues à un aliment, à un médicament, et traduire une allergie ou un effet toxique. De nombreux virus peuvent également provoquer des éruptions de boutons : celles de la rubéole, de la roséole et de la rougeole sont les plus connues.

globule blanc

Cellule présente dans le sang. Il en existe différents types : les polynucléaires neutrophiles, qui augmentent lors des infections ; les polynucléaires éosinophiles, dont le nombre est élevé chez les personnes allergiques ou en cas de parasitose ; les polynucléaires basophiles ; les lymphocytes et monocytes, dont le nombre s'élève en cas d'infection virale ou d'atteinte de la moelle osseuse.

globule rouge

Cellule présente dans le sang (5 millions par mm3), qui contient l'hémoglobine.

Synonyme : hématie.

hémoglobine

Principal constituant des globules rouges, l'hémoglobine est une substance riche en fer qui assure la fixation de l'oxygène de l'air au niveau des poumons et sa redistribution dans les différents organes.

Voir aussi : anémie.

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

infections opportunistes

Infections secondaires à un déficit immunitaire, dues notamment à une infection par le VIH (virus du sida). Les germes responsables (virus, bactéries ou levures) profitent de la baisse des défenses de l'organisme pour provoquer une infection. La plupart de ces germes n'entraînent pas d'infection lorsqu'il n'y a pas de déficit immunitaire.

inflammation

Réaction naturelle de l'organisme contre un élément reconnu comme étranger. Elle se manifeste localement par une rougeur, une chaleur, une douleur ou un gonflement.

inhibiteurs de la transcriptase inverse

Médicaments antirétroviraux qui agissent en bloquant une enzyme (la transcriptase inverse) nécessaire à la reproduction du virus du sida (VIH) dans les cellules infectées. Ce type de médicament bloque l'une des étapes essentielles du cycle de reproduction du virus, sans toutefois permettre son élimination complète. Les inhibiteurs de la transcriptase inverse, dont il existe deux types (« nucléosidiques » et « non nucléosidiques »), sont généralement associés à d'autres médicaments antirétroviraux.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

médicament à prescription restreinte
Terme regroupant certains médicaments susceptibles de poser des problèmes en matière de santé publique et dont la prescription obéit à des règles précises :
  • Médicament réservé à l'usage hospitalier : il ne peut être ni prescrit ni délivré en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à prescription initiale hospitalière : il doit être obligatoirement prescrit initialement à l'hôpital, mais la délivrance du médicament et les ordonnances de renouvellement peuvent être réalisées en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à surveillance particulière : pendant toute la durée du traitement, les malades traités par un médicament appartenant à cette catégorie doivent faire l'objet de soins particuliers (prises de sang, examens complémentaires, consultations plus fréquentes). Le renouvellement de l'ordonnance est subordonné au respect des règles de surveillance.

D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les médicaments d'exception et les stupéfiants (voir ces termes).

numération formule sanguine

La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

Abréviation : NFS.

pancréatite

Inflammation ou infection du pancréas. Cette glande située derrière l'estomac sécrète des enzymes digestives ainsi que l'insuline, indispensable au métabolisme des sucres.

Une pancréatite aiguë se traduit par des douleurs abdominales ou dorsales extrêmement violentes. Elle est confirmée par une prise de sang spécifique.

plaquettes

Petites cellules présentes dans le sang : elles participent à la formation des caillots.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

vertige

Symptôme qui peut désigner une impression de perte d'équilibre (sens commun) ou, plus strictement, une sensation de rotation sur soi-même ou de l'environnement (sens médical).

VIH

Abréviation du virus de l'immunodéficience humaine (en anglais HIV), responsable d'une infection pouvant évoluer vers le sida.

On distingue le VIH-1 (responsable de l'épidémie mondiale) et le VIH-2 (beaucoup moins répandu que le VIH-1, surtout présent en Afrique de l'Ouest).

virus

Organisme microscopique qui pénètre dans les cellules de l'hôte, où il se reproduit. Beaucoup plus petits que les bactéries, les virus sont insensibles aux antibiotiques. Ils peuvent parfois être détruits par des substances antivirales.