AVADÈNE

Mis à jour : Jeudi 12 Février 2015
Famille du médicament :

Estroprogestatif

12/02/2015 : ce médicament est en arrêt de commercialisation. Il n’est plus disponible en pharmacie ou ne le sera bientôt plus.

Si vous devez prendre ce médicament, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien qui pourront vous conseiller un autre traitement.

Le document ci-dessous représente la dernière fiche publiée par Vidal concernant ce médicament et ne préjuge en rien des évolutions ayant pu survenir postérieurement à cette publication.

Dans quel cas le médicament AVADÈNE est-il prescrit ?

Ce médicament contient de l'estradiol, destiné à corriger une carence en estrogènes, et du gestodène, progestatif qui a un effet protecteur sur l'utérus.

Il est utilisé pour traiter certains symptômes de la ménopause (bouffées de chaleur, sécheresse vaginale...) et pour prévenir l'ostéoporose chez la femme ménopausée ayant un risque accru de fracture.

Présentations du médicament AVADÈNE

AVADÈNE 1 : comprimé (beige : 16, bleu : 12) ; plaquette de 28
Sur ordonnance (Liste I)

Composition du médicament AVADÈNE

p cp beigep cp bleu
Estradiol 1 mg1 mg
Gestodène0,025 mg
Lactose++

Contre-indications du médicament AVADÈNE

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire, etc.) ancien ou survenant pendant le traitement ;

  • cancer hormonodépendant (même guéri) ;

  • saignement génital intermittent (l'origine de ce saignement doit être déterminée par des examens appropriés avant la mise en route du traitement) ;

  • hyperplasie de l'utérus non traitée ;

  • maladie du foie, grave ou récente ;

  • porphyrie.

Attention

Des études ont montré une augmentation du risque de survenue d'un cancer du sein chez les femmes ayant reçu un traitement prolongé des symptômes de la ménopause. Le traitement doit par conséquent être prescrit à la dose minimale efficace et pour une durée la plus courte possible. En l'absence de troubles, sa prescription ne doit pas être systématique.

Un bilan initial suivi d'une surveillance médicale régulière sont nécessaires, surtout dans les cas suivants : hypertension artérielle, diabète, tumeur bénigne du foie ou de l'utérus, endométriose, lithiase biliaire, migraine, épilepsie, asthme, otospongiose, insuffisance rénale ou cardiaque, hypertriglycéridémie, lupus érythémateux disséminé, obésité, antécédents familiaux de cancer du sein ou d'accident thromboembolique.

Arrêtez la prise de ce médicament et consultez votre médecin en cas d'apparition de l'un des symptômes suivants : maux de tête violents et inhabituels, ictère (jaunisse), élévation importante de la tension artérielle, gonflement douloureux d'une jambe, essouflemment brutal.

Si vous devez subir une intervention chirurgicale ou rester alitée, prévenez votre médecin ; il peut être nécessaire d'arrêter temporairement le traitement.

Interactions du médicament AVADÈNE avec d'autres substances

L'efficacité du traitement peut être diminuée par la prise conjointe d'un médicament inducteur enzymatique.

Fertilité, grossesse et allaitement

Ce médicament n'a pas d'indication chez la femme enceinte. Si une grossesse survient sous traitement, éventualité rare mais possible en début de pré-ménopause, consultez votre médecin et arrêtez le traitement. Aucune malformation imputable à ce médicament n'a été observée à ce jour.

Lorsque la ménopause est confirmée, une grossesse est impossible, y compris en cas de réapparition des règles.

Mode d'emploi et posologie du médicament AVADÈNE

Ce médicament peut être pris indifféremment au cours ou en dehors des repas, de préférence au même moment de la journée.

Posologie usuelle :

1 comprimé beige les 16 premiers jours, puis 1 comprimé bleu les 12 jours suivants.

Réentamer une nouvelle plaquette dès la fin de la précédente (pas d'interruption entre 2 cycles).

Conseils

En cas d'oubli d'un comprimé, le prendre dès que possible ; le comprimé suivant sera pris à l'heure habituelle. Si l'oubli date de plus de 24 heures, ne pas prendre le comprimé oublié. L'oubli d'un comprimé peut provoquer des légers saignements (spottings).

La réapparition des règles est fréquente (mais pas obligatoire) à chaque fin de plaquette. Des saignements génitaux irréguliers peuvent aussi survenir au cours des 2 ou 3 premiers mois de traitement ; si ces saignements persitent plus longtemps, consultez votre médecin.

Effets indésirables possibles du médicament AVADÈNE

Tension des seins, maux de tête, douleurs abdominales, irritabilité, jambes lourdes.

Saignement génital intermittent (à signaler à votre médecin).

Des essais cliniques portant sur la prise de traitements prolongés combinant un estrogène et un progestatif ont mis en évidence des risques accrus de tumeur bénigne ou maligne du sein ou de l'utérus, d'accident thromboembolique, de calculs de la vésicule biliaire, de taches sombres sur le visage.

Laboratoire 

LEXIQUE

accident thromboembolique

Accident qui résulte de l'obstruction (embolie) d'un vaisseau sanguin par un caillot (thrombus).

Le vaisseau peut être une artère : il s'agit alors d'une embolie artérielle, qui provoque une ischémie (privation de sang oxygéné) dans la région que cette artère irriguait. Une ischémie grave aboutit à la mort des tissus privés d'oxygène : l'infarctus. Heureusement, dans de nombreux cas, une artère voisine permet d'éviter l'infarctus en apportant du sang oxygéné dans la région victime de l'ischémie.

Le cœur est irrigué par les artères coronaires qui ont la propriété d'être peu reliées entre elles, ce qui explique la gravité d'un accident thromboembolique coronarien : une partie du muscle cardiaque, le myocarde, est détruite (infarctus du myocarde).

L'obstruction d'une veine est moins grave, car les veines assurent le retour du sang chargé de gaz carbonique vers le cœur. L'obstruction d'une veine est généralement appelée thrombophlébite. La gravité d'une thrombophlébite, ou phlébite, tient à la possibilité pour un caillot de se détacher de la veine et d'être emporté par le sang veineux jusqu'au cœur. Après avoir traversé l'oreillette droite et le ventricule droit, ce caillot va pénétrer dans une artère pulmonaire et obstruer un vaisseau sanguin, provoquant une embolie pulmonaire et un infarctus pulmonaire.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

cancer hormonodépendant

Cancer dont le développement est susceptible d'être stimulé par certaines hormones : cancer de la prostate, cancer du sein, cancer du corps de l'utérus. En revanche, le cancer du col de l'utérus n'est pas hormonodépendant et n'interdit pas l'usage des médicaments contenant des hormones.

carence

Déficit concernant habituellement des nutriments, des vitamines, des sels minéraux, etc. Une alimentation diversifiée est la meilleure prévention des carences.

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

embolie

Obstruction d'une artère par un caillot ou une plaque d'athérome apportés par le courant sanguin. L'embolie pulmonaire est généralement due à un caillot formé dans une veine qui remonte vers le cœur et vient obstruer une artère pulmonaire.

endométriose

Prolifération anormale du revêtement interne de l'utérus (endomètre) en dehors de cet organe.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

estrogène

Famille d'hormones stimulant les organes sexuels féminins (utérus et glandes mammaires essentiellement). On écrit aussi œstrogène.

hyperplasie

Développement exagéré d'un tissu ou d'un organe.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

hypertriglycéridémie

Élévation du taux de triglycérides dans le sang du fait d'une anomalie héréditaire ou d'une consommation excessive d'alcool ou d'aliments sucrés.

inducteur enzymatique

Le foie, véritable usine chimique de l'organisme, assure l'élimination ou la destruction de nombreux médicaments.

Certaines substances stimulent les enzymes hépatiques qui assurent cette fonction d'élimination. Ces substances sont des inducteurs enzymatiques, et leur consommation peut diminuer la concentration sanguine des médicaments sensibles à leur action, diminuant, voire annulant, leur effet. Une augmentation de la posologie du médicament permet souvent de compenser l'effet de la prise conjointe d'un inducteur enzymatique, mais le risque d'inefficacité conduit parfois à déconseiller leur association. C'est le cas pour les contraceptifs oraux (« pilules »), qui peuvent perdre leur efficacité s'ils sont associés à la prise régulière d'un inducteur enzymatique.

Le risque est mentionné dans la rubrique Interactions médicamenteuses lorsqu'un médicament est susceptible de voir son action significativement modifiée par la prise d'un inducteur enzymatique.

Les principaux inducteurs enzymatiques sont généralement eux-mêmes des médicaments :
  • anti-épileptiques (anticonvulsivants) : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone ;

  • antituberculeux : rifabutine, rifampicine ;

  • antifongique : griséofulvine.

D'autres substances peuvent avoir un effet inducteur enzymatique :
  • le millepertuis, plante contenue dans certaines préparations ;

  • le tabac et l'alcool.

insuffisance cardiaque

Incapacité du cœur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

lithiase

Concrétion (pierre) qui se forme dans les voies excrétrices de certains organes : voies urinaires, biliaires, salivaires.

Synonyme : calcul.

lupus érythémateux

Maladie de peau provoquant une rougeur de la partie centrale du visage. Il en existe deux formes principales : lupus discoïde (uniquement cutané) et lupus disséminé (associé à des lésions des organes profonds).

ménopause

Arrêt progressif des cycles menstruels, qui survient chez la femme vers l'âge de 50 ans. La ménopause est due à une forte diminution de la sécrétion d'hormones par les ovaires. Elle peut également être la conséquence de l'ablation chirurgicale des ovaires ou d'un traitement médicamenteux.

migraine

Mal de tête particulier touchant généralement la moitié droite ou gauche de la tête, souvent associé à une crainte de la lumière et du bruit.

ostéoporose

Fragilisation des os, qui deviennent poreux et cassants.

otospongiose

Variété d'otite chronique héréditaire grave.

phlébite

Inflammation d'une veine profonde avec formation d'un caillot sanguin, touchant généralement les jambes. La gravité des phlébites est liée à la possibilité d'un déplacement du caillot qui peut migrer jusqu'au cœur et venir ensuite obstruer une artère des poumons (embolie pulmonaire). Une paraphlébite, ou phlébite superficielle, est l'inflammation d'une veine superficielle ; elle est beaucoup moins préoccupante.

porphyrie

Maladie héréditaire rare due à un trouble du métabolisme d'une substance appelée porphyrine.

progestatif

Substance dont l'action est proche de celle de la progestérone.

symptôme

Trouble ressenti par une personne atteinte d'une maladie. Un même symptôme peut traduire des maladies différentes et une même maladie ne donne pas forcément les mêmes symptômes chez tous les malades.