EVRA

Mis à jour : Mardi 18 Juin 2019
Famille du médicament :

Patch contraceptif

Dans quel cas le médicament EVRA est-il prescrit ?

Ce dispositif transdermique (patch) est un contraceptif. Il contient un estrogène et un progestatif, qui traversent la peau et passent progressivement dans la circulation sanguine. Il est minidosé (le dispositif délivre moins de 0,04 mg d'estrogène par 24 heures). Ce contraceptif doit rester appliqué sur la peau pendant 7 jours consécutifs, trois semaines par mois.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament EVRA

EVRA : dispositif transdermique ; boîte de 3
Sur ordonnance (Liste I) - Non remboursé - Prix libre 
EVRA : dispositif transdermique ; boîte de 9
Sur ordonnance (Liste I) - Non remboursé - Prix libre 

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament EVRA

p disp
Norelgestromine6 mg
Éthinylestradiol600 μg
Excipients : Crospovidone, Diméticone, Lauryle lactate, Polybutène, Polyester, Polyéthylène, Polyéthylène téréphtalate, Polyisobutylène

Contre-indications du médicament EVRA

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire...) ancien ou survenant au cours de la contraception, prédisposition connue aux thromboses veineuses ou artérielles ;

  • cancer hormonodépendant (même guéri) ;

  • saignement génital intermittent (l'origine de ce saignement doit être déterminée par des examens avant la mise en route du traitement) ;

  • maladie du foie, grave ou récente, y compris les tumeurs bénignes ou malignes ;

  • hypertension artérielle grave ;

  • diabète avec lésions vasculaires ;

Attention

Une consultation médicale s'impose avant de débuter la contraception. Par la suite, un examen médical annuel est habituellement recommandé pendant la contraception. Un suivi particulier peut être nécessaire si vous souffrez d'épilepsie, de migraine, d'asthme, de dépression, ou si des membres de votre famille ont des antécédents de cancer du sein ou d'accidents thromboemboliques.

Si vous avez plus de 35 ans et si vous fumez, le risque d'accidents thromoboemboliques liés à la prise d'hormones augmente fortement. Un autre mode de contraception est généralement préconisé.

Arrêtez la prise du contraceptif et consultez votre médecin en cas d'apparition de l'un des symptômes suivants : maux de tête violents et inhabituels, troubles de la vision, élévation importante de la tension artérielle, douleur inhabituelle à la jambe.

Si vous devez subir une intervention chirurgicale ou rester alitée, prévenez votre médecin ; il peut être nécessaire d'arrêter temporairement le traitement.

Interactions du médicament EVRA avec d'autres substances

L'efficacité contraceptive de ce médicament peut être diminuée par les barbituriques, les anticonvulsivants, certains traitements du sida, les produits de phytothérapie contenant du millepertuis et les médicaments contenant l'une des substances suivantes : griséofulvine, rifampicine, rifabutine.

Certains antibiotiques comme l'ampicilline et les tétracyclines peuvent également diminuer son efficacité contraceptive.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament n'a pas de raison d'être utilisé pendant la grossesse. Néanmoins, si une grossesse survient malgré le traitement, du fait d'un oubli ou d'un retard d'application du dispositif, les données disponibles ne justifient pas d'inquiétude particulière.

Il est nécessaire d'arrêter le contraceptif et d'informer le médecin.

Allaitement :

Les hormones contenues dans ce contraceptif passent dans le lait maternel : ne l'utilisez pas pendant l'allaitement sans avis médical.

Mode d'emploi et posologie du médicament EVRA

Appliquer le dispositif sur une zone de la peau non exposée au soleil : thorax, abdomen, fesse, haut de la cuisse ou du bras.

Ne pas coller le dispositif :
  • sur les seins ;

  • sur de la peau mouillée ou graissée par l'application préalable d'une crème ou d'une huile ;

  • sur une lésion cutanée : plaie, grain de beauté... ;

  • sur une région soumise aux frottements des vêtements : ceinture, bretelle de soutien-gorge... ;

  • sur l'emplacement du précédent dispositif : utiliser alternativement 2 ou 3 régions de la peau différentes.

Le dispositif doit rester en place 7 jours consécutifs. Usagé, il doit être retiré et remplacé immédiatement par un nouveau dispositif à un jour fixe de la semaine, aux 8e et 15e jours du cycle. Le changement de dispositif peut avoir lieu à tout moment du jour de changement prévu.

L'interruption du traitement déclenche les règles. L'application d'un nouveau dispositif est reprise après les 7 jours d'arrêt, que les règles soient terminées ou non. Pour éviter un retard dans la reprise du traitement, préjudiciable à l'efficacité de la contraception, il est utile de noter le jour de l'application du premier dispositif : un nouveau dispositif est toujours appliqué le même jour de la semaine.

En cas de première contraception ou de reprise d'une contraception interrompue temporairement, appliquer le dispositif le premier jour des règles.

Après un accouchement ou une interruption de grossesse, suivre les indications du médecin.

Le respect de ces délais est important : une application trop tardive du dispositif peut nuire à l'efficacité de la contraception pour le nouveau cycle.

Conseils

En cas de décollement du dispositif :
  • Si le dispositif est partiellement décollé pendant moins de 24 heures, tenter de le recoller à un autre endroit, ou utiliser un nouveau dispositif qui sera enlevé à la date prévue pour le retrait de celui qui s'est décollé.

  • Si le dispositif est décollé depuis plus de 24 heures, appliquer un nouveau dispositif pour une nouvelle période de 7 jours. Le jour de l'application de ce nouveau dispositif sera alors considéré comme le premier jour d'un nouveau cycle de 3 patchs. Un autre moyen de contraception (préservatif...) devra toutefois être utilisé jusqu'à la pose du deuxième dispositif de ce nouveau cycle.

En cas de retard dans la mise en place d'un dispositif :
  • Si le dispositif n'est pas mis en place le premier jour d'un cycle, la date de mise en place effective du dispositif sera considérée comme étant le nouveau "premier jour" du cycle. Un autre moyen de contraception (préservatif...) devra toutefois être utilisé jusqu'à la pose du deuxième dispositif.

  • Si le deuxième ou le troisième dispositif n'est pas mis en place au 8e ou au 15e jour du cycle, et que le retard est inférieur à 48 heures, appliquer un nouveau dispositif. Le dispositif suivant devra alors être mis en place à la date de changement initialement prévue. Aucun moyen contraceptif supplémentaire n'est nécessaire dans ce cas. Si le retard est supérieur à 48 heures, il est nécessaire de débuter un nouveau cycle de 3 dispositifs. Un autre moyen contraceptif devra alors être utilisé pendant la première semaine de ce nouveau cycle.

Effets indésirables possibles du médicament EVRA

Irritation et rougeur transitoires au lieu d'application du dispositif.

Tension des seins, maux de tête, nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, prise de poids, saignement génital intermittent (à signaler à votre médecin).

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

accident thromboembolique

Accident qui résulte de l'obstruction (embolie) d'un vaisseau sanguin par un caillot (thrombus).

Le vaisseau peut être une artère : il s'agit alors d'une embolie artérielle, qui provoque une ischémie (privation de sang oxygéné) dans la région que cette artère irriguait. Une ischémie grave aboutit à la mort des tissus privés d'oxygène : l'infarctus. Heureusement, dans de nombreux cas, une artère voisine permet d'éviter l'infarctus en apportant du sang oxygéné dans la région victime de l'ischémie.

Le cœur est irrigué par les artères coronaires qui ont la propriété d'être peu reliées entre elles, ce qui explique la gravité d'un accident thromboembolique coronarien : une partie du muscle cardiaque, le myocarde, est détruite (infarctus du myocarde).

L'obstruction d'une veine est moins grave, car les veines assurent le retour du sang chargé de gaz carbonique vers le cœur. L'obstruction d'une veine est généralement appelée thrombophlébite. La gravité d'une thrombophlébite, ou phlébite, tient à la possibilité pour un caillot de se détacher de la veine et d'être emporté par le sang veineux jusqu'au cœur. Après avoir traversé l'oreillette droite et le ventricule droit, ce caillot va pénétrer dans une artère pulmonaire et obstruer un vaisseau sanguin, provoquant une embolie pulmonaire et un infarctus pulmonaire.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

antibiotique

Substance capable de bloquer la multiplication de certaines bactéries ou de les tuer. Le spectre d'un antibiotique est l'ensemble des bactéries sur lesquelles ce produit est habituellement actif. Contrairement aux bactéries, les virus ne sont pas sensibles aux antibiotiques. Les premiers antibiotiques furent extraits de cultures de champignons : penicillium (pénicilline), streptomyces (streptomycine). Ils sont actuellement fabriqués par synthèse chimique. Les antibiotiques sont divisés en familles : pénicillines, céphalosporines, macrolides, tétracyclines (cyclines), sulfamides, aminosides, lincosanides, phénicolés, polymyxines, quinolones, imidazolés, etc.

Un usage inapproprié des antibiotiques peut favoriser l'apparition de résistances : n'utilisez un antibiotique que sur prescription médicale, respectez sa posologie et sa durée, ne donnez pas et ne conseillez pas à une autre personne un antibiotique que l'on vous a prescrit.

anticonvulsivant

Médicament utilisé pour traiter les convulsions et les différentes formes d'épilepsie. Les anticonvulsivants sont classés en barbituriques (phénobarbital) et non barbituriques, qui sont les plus utilisés actuellement.

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

barbiturique

Famille de puissants sédatifs apparentés au phénobarbital. Actuellement, les barbituriques sont surtout utilisés comme anticonvulsivants ou, à faible dose, comme tranquillisants.

cancer hormonodépendant

Cancer dont le développement est susceptible d'être stimulé par certaines hormones : cancer de la prostate, cancer du sein, cancer du corps de l'utérus. En revanche, le cancer du col de l'utérus n'est pas hormonodépendant et n'interdit pas l'usage des médicaments contenant des hormones.

contraceptif

Qui s'oppose à la conception : contraceptif oral (pilule), local (stérilet, spermicide, diaphragme et préservatif).

dépression

Maladie associant le plus souvent un sentiment de fatigue, d'inutilité, de culpabilité, d'incapacité à accomplir les tâches quotidiennes. Une perte d'appétit et des troubles du sommeil sont fréquents. Les pulsions suicidaires sont l'un des signes de gravité de la dépression.

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

diarrhée

Le sens médical strict de diarrhée est « émission de selles trop fréquentes et trop abondantes ». En fait, le sens commun assimile la diarrhée à la notion de selles liquides et fréquentes. Normalement, les selles sont pâteuses, mais l'émission de selles liquides ou à peine formées, sans douleur ou trouble particulier associé, n'est pas pathologique. On peut parler de diarrhée lorsque les émissions de selles liquides se répètent dans la journée, et que les besoins sont impérieux ou douloureux.

Beaucoup de médicaments peuvent accélérer le transit intestinal et rendre les selles plus liquides, sans que cet effet indésirable soit réellement préoccupant.

Les antibiotiques peuvent altérer la flore digestive, indispensable à la digestion, et provoquer des diarrhées plus ou moins gênantes mais bénignes. L'effet apparaît immédiatement ou après quelques jours de traitement. Une forme de diarrhée grave et exceptionnelle, la colite pseudomembraneuse, peut être observée après un traitement antibiotique ; cette affection se traduit par l'émission de glaires et de fausses membranes (ressemblant à des lambeaux de peau) associées à des douleurs abdominales ; une constipation peut remplacer la diarrhée initiale. La colite pseudomembraneuse peut survenir plusieurs jours après l'arrêt du traitement antibiotique et nécessite un avis médical urgent.

dispositif transdermique

Système, parfois appelé timbre ou patch, permettant l'absorption d'un médicament au travers de la peau : il assure la diffusion de la substance active vers les vaisseaux sanguins du derme. La substance circule ensuite dans le sang et peut agir comme si elle avait été avalée ou injectée. Ce dispositif permet d'éviter l'effet de premier passage hépatique.

embolie

Obstruction d'une artère par un caillot ou une plaque d'athérome apportés par le courant sanguin. L'embolie pulmonaire est généralement due à un caillot formé dans une veine qui remonte vers le cœur et vient obstruer une artère pulmonaire.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

hormone

Substance produite par le corps et transportée par le sang, destinée à réguler l'activité de certaines glandes ou de certains organes.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

migraine

Mal de tête particulier touchant généralement la moitié droite ou gauche de la tête, souvent associé à une crainte de la lumière et du bruit.

phlébite

Inflammation d'une veine profonde avec formation d'un caillot sanguin, touchant généralement les jambes. La gravité des phlébites est liée à la possibilité d'un déplacement du caillot qui peut migrer jusqu'au cœur et venir ensuite obstruer une artère des poumons (embolie pulmonaire). Une paraphlébite, ou phlébite superficielle, est l'inflammation d'une veine superficielle ; elle est beaucoup moins préoccupante.

symptôme

Trouble ressenti par une personne atteinte d'une maladie. Un même symptôme peut traduire des maladies différentes et une même maladie ne donne pas forcément les mêmes symptômes chez tous les malades.

tétracyclines

Voir cyclines.

thrombose

Formation d'un caillot dans une veine, une artère ou dans l'une des cavités du cœur.