AMISULPRIDE ARROW

Mis à jour : Jeudi 14 Mai 2020
Famille du médicament :

Neuroleptique atypique

Ce médicament est un générique de SOLIAN

Dans quel cas le médicament AMISULPRIDE ARROW est-il prescrit ?

Ce médicament est un neuroleptique dit atypique. Certains de ses effets indésirables sont moins marqués que ceux des neuroleptiques classiques. Il a des propriétés antipsychotiques.

Il est utilisé dans le traitement de la schizophrénie.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament AMISULPRIDE ARROW

AMISULPRIDE ARROW 100 mg : comprimé sécable ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 9,37 €.
AMISULPRIDE ARROW 200 mg : comprimé sécable ; boîte de 60
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 36,14 €.
AMISULPRIDE ARROW 400 mg : comprimé sécable ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 13,20 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament AMISULPRIDE ARROW

p cpp cpp cp
Amisulpride100 mg200 mg400 mg
Lactose+++
Excipients communs : Lactose monohydrate, Magnésium stéarate, Méthylcellulose
Autres excipients (spécifiques à certaines formes) : Amidon de maïs, Cellulose microcristalline, Eudragit E 100, Macrogol 6000, Silice colloïdale anhydre, Sodium carboxyméthylamidon, Talc, Titane dioxyde

Contre-indications du médicament AMISULPRIDE ARROW

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • phéochromocytome ;

  • tumeur stimulée par la sécrétion de prolactine (tumeur de l'hypophyse, cancer du sein...) ;

  • enfant de moins de 15 ans (absence de données) ;

  • en association avec les médicaments contenant de la cabergoline, du quinagolide, du citalopram, de l'escitalopram, de l'hydroxyzine ou de la dompéridone.

Attention

En cas de survenue d'une fièvre inexpliquée associée à une raideur musculaire (qui pourraient être dues au médicament), ne poursuivez pas le traitement sans avis médical : risque de syndrome malin des neuroleptiques.

Sauf cas exceptionnel, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de maladie de Parkinson.

Les situations favorisant les torsades de pointes (telles qu'un ralentissement important du cœur, une baisse du taux de potassium dans le sang ou la prise d'autres médicaments susceptibles de provoquer des troubles du rythme cardiaque) doivent être signalées au médecin : un électrocardiogramme (ECG) pourra être recommandé avant de débuter le traitement.

Des précautions sont nécessaires chez les personnes présentant des facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral, un antécédent personnel ou familial de thrombose, un diabète, une épilepsie ou une insuffisance rénale et chez la personne âgée, notamment en cas de démence ou de tendance aux vertiges ou aux baisses de tension.

Des cas d'hépatite ont été rapportés chez des patients prenant ce neuroleptique. Prévenez sans tarder votre médecin en cas de fatigue persistante, de nausées, de vomissements, de douleurs abdominales importantes ou de jaunisse.

Ce médicament peut être à l'origine d'une baisse du nombre des globules blancs dans le sang : une analyse de sang doit être réalisée rapidement en cas d'infection ou de fièvre inexpliquée qui peut traduire cette anomalie sanguine.

Évitez les boissons alcoolisées : augmentation du risque de somnolence.

Attention : conducteurCe médicament peut induire une somnolence, parfois intense chez certaines personnes. Cette somnolence peut être augmentée par la prise d'alcool ou d'autres médicaments sédatifs. La conduite et l'utilisation de machines dangereuses sont fortement déconseillées, surtout dans les heures qui suivent la prise du médicament.

Interactions du médicament AMISULPRIDE ARROW avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé avec les médicaments contenant :
  • de la cabergoline (DOSTINEX et génériques) ou du quinagolide (NORPROLAC): risque d'annulation de leurs effets ;

  • du citalopram (SEROPRAM et génériques), de l'escitalopram (SEROPLEX et génériques), de la dompéridone (MOTILIUM et génériques), de l'hydroxyzine (ATARAX et génériques) ou de la pipéraquine (EURARTESIM) : risque de troubles du rythme cardiaque graves.

Il peut interagir avec les médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes (notamment les antyarythmiques, les autres neuroleptiques, la méthadone, l'hydroxychloroquine), les antiparkinsoniens dopaminergiques, l'oxybate de sodium et la lévodopa.

Informez par ailleurs votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez un sédatif.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Si une grossesse survient pendant le traitement, consultez votre médecin : il appréciera le risque éventuel lié à l'utilisation de ce médicament dans votre cas.

Si le traitement est poursuivi jusqu'à l'accouchement, une surveillance médicale du nouveau-né est nécessaire.

Allaitement :

Ce médicament passe dans le lait maternel ; un choix est donc nécessaire entre l'allaitement et la prise du médicament. Cette décision devra être prise en accord avec votre médecin.

Mode d'emploi et posologie du médicament AMISULPRIDE ARROW

La dose quotidienne est répartie en 1 ou 2 prises.

Posologie usuelle :

  • Adulte : la posologie est strictement individuelle.

Conseils

Dans le traitement de la schizophrénie et autres psychoses, les neuroleptiques permettent de contrôler efficacement la maladie, mais une modification ou un arrêt intempestif du traitement expose à une rechute grave.

Des troubles peuvent apparaître en cas d'arrêt brutal du traitement : nausées, vomissements, insomnie, mouvements involontaires. Il est préférable d'arrêter le traitement progressivement en diminuant la posologie ou en espaçant les prises.

Une prise de poids peut être observée au cours du traitement. Une alimentation équilibrée, et si nécessaire les conseils d'un nutritionniste, peuvent prévenir et limiter ce phénomène.

Effets indésirables possibles du médicament AMISULPRIDE ARROW

Très fréquents (plus de 10 % des cas) : tremblements, raideur musculaire, hypersalivation, besoin de bouger et mouvements anormaux ; ces effets sont généralement modérés aux doses d'entretien. Un traitement peut être prescrit par le médecin pour les éviter.

Fréquents (1 à 10 % des cas) : insomnie, anxiété, agitation, frigidité, torticolis, mouvements anormaux des yeux, somnolence, vision trouble, constipation, nausées, vomissements, sécheresse de la bouche, hypotension, prise de poids, augmentation de la sécrétion de prolactine pouvant se traduire par une absence de règles, une augmentation du volume des seins, un écoulement de lait par le mamelon, des troubles sexuels.

Peu fréquents (moins de 1 % des cas) : confusion, mouvements involontaires ou inadaptés de la langue ou du visage, survenant tardivement lors de traitement prolongé, ralentissement du cœur, augmentation de la pression artérielle, nez bouché, ostéoporose, rétention urinaire, réaction allergique, élévation anormale du taux de sucre dans le sang, hyperlipidémie, augmentation des transaminases.

Rares : agranulocytose, syndrome malin des neuroleptiques (voir Attention), troubles du rythme cardiaque, thrombose (embolie pulmonaire, phlébite), urticaire, œdème de Quincke.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

accident vasculaire cérébral

Lésion du cerveau due à une hémorragie ou à l'obstruction brutale d'une artère. En fonction de l'importance de la lésion, les conséquences sont plus ou moins graves : malaise passager, paralysie, coma.

Abréviation : AVC.

agranulocytose

Disparition des globules blancs du sang. Cette affection grave empêche l'organisme de réagir contre les infections. Elle est due le plus souvent à la toxicité d'un médicament sur la moelle osseuse, où sont fabriqués les globules du sang.

alcool

Nom général désignant une famille de substances qui ont la propriété de pouvoir être mélangées à l'eau et aux corps gras. L'alcool le plus courant est l'alcool éthylique (éthanol), mais il existe de nombreux autres alcools : méthanol, butanol, etc. Le degré d'une solution alcoolique correspond au volume d'alcool pur présent dans 100 ml de solution, en sachant que 1 verre ballon de vin ou 1 demi de bière (25 cl) contiennent environ 8 g d'alcool.

Lorsque l'alcool est utilisé comme antiseptique, un dénaturant d'odeur désagréable lui est souvent ajouté pour éviter qu'il soit bu. Contrairement à une croyance répandue, l'alcool à 70o (ou même à 60o) est un meilleur antiseptique que l'alcool à 90o.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

dopaminergique

Médicament qui reproduit les effets de la dopamine.

Les principaux médicaments dopaminergiques sont utilisés dans la maladie de Parkinson ou dans les troubles de l'érection. Ils ne doivent pas être associés aux neuroleptiques, qui risquent d'annuler leur effet.

ECG

Électrocardiogramme, enregistrement de la fonction cardiaque.

embolie

Obstruction d'une artère par un caillot ou une plaque d'athérome apportés par le courant sanguin. L'embolie pulmonaire est généralement due à un caillot formé dans une veine qui remonte vers le cœur et vient obstruer une artère pulmonaire.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

globule blanc

Cellule présente dans le sang. Il en existe différents types : les polynucléaires neutrophiles, qui augmentent lors des infections ; les polynucléaires éosinophiles, dont le nombre est élevé chez les personnes allergiques ou en cas de parasitose ; les polynucléaires basophiles ; les lymphocytes et monocytes, dont le nombre s'élève en cas d'infection virale ou d'atteinte de la moelle osseuse.

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

neuroleptique

Famille de médicaments utilisés dans le traitement de certains troubles nerveux ou de symptômes divers : troubles digestifs, troubles de la ménopause, etc.

nouveau-né

Enfant de moins de un mois.

Parkinson (maladie de)

Affection chronique du système nerveux liée à l'altération de certaines cellules du cerveau et se traduisant par des troubles de la mobilité et parfois des tremblements.

phéochromocytome

Tumeur très rare des glandes surrénales, se manifestant principalement par des crises d'hypertension artérielle.

phlébite

Inflammation d'une veine profonde avec formation d'un caillot sanguin, touchant généralement les jambes. La gravité des phlébites est liée à la possibilité d'un déplacement du caillot qui peut migrer jusqu'au cœur et venir ensuite obstruer une artère des poumons (embolie pulmonaire). Une paraphlébite, ou phlébite superficielle, est l'inflammation d'une veine superficielle ; elle est beaucoup moins préoccupante.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

prolactine

Hormone sécrétée par l'hypophyse, qui provoque la montée de lait après l'accouchement. Sa sécrétion anormale en dehors de cette période peut entraîner chez la femme des troubles des règles, un écoulement pathologique de lait par le mamelon, ou une stérilité. Chez l'homme, un excès de prolactine provoque une augmentation du volume des seins ou une impuissance.

psychose

Maladie mentale que le malade n'est pas capable de reconnaître en tant que telle. Le psychotique n'est pas conscient de sa maladie, contrairement à la personne atteinte de névrose, qui a la capacité de se rendre compte de l'existence d'un trouble.

Quincke (œdème de)

Réaction allergique touchant généralement le visage. L'œdème de Quincke se traduit par un gonflement parfois spectaculaire. Les paupières sont souvent les premières touchées. Dans les rares cas où l'œdème touche la gorge, des troubles respiratoires peuvent survenir et un traitement urgent est nécessaire.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

schizophrénie

Maladie psychique se manifestant par des épisodes d'hallucinations, de délire, de troubles de la pensée et du langage, voire d'agitation psychomotrice. Elle entraîne un repli sur soi et des difficultés relationnelles d'intensité variable, qui nécessitent le plus souvent un traitement neuroleptique.

sédatif
  • Qui apaise, qui calme.

  • Médicament appartenant à différentes familles : anxiolytiques, hypnotiques, antalgiques, antitussifs, antiépileptiques, neuroleptiques, etc. mais aussi antidépresseurs, antihistaminiques H1, antihypertenseurs. Un sédatif peut être responsable de somnolence et augmenter les effets de l'alcool.

syndrome malin des neuroleptiques

Affection rarissime qui se traduit, chez un malade sous traitement neuroleptique, par les symptômes suivants : pâleur, sueurs, fièvre élevée, troubles de conscience, salivation excessive, etc. Ces symptômes doivent conduire à arrêter toute prise de neuroleptiques et à contacter un service d'urgence (15 ou 112). Contrairement à une banale grippe, il n'existe pas de toux, et les troubles de la conscience sont importants.

thrombose

Formation d'un caillot dans une veine, une artère ou dans l'une des cavités du cœur.

torsades de pointes

Trouble du rythme cardiaque grave, favorisé par :

  • une hypokaliémie ou des situations la favorisant : diarrhées importantes et prolongées, usage répété de laxatif stimulant, etc.,

  • un cœur trop lent,

  • une prédisposition visible sur l'électrocardiogramme,

  • la prise de certains médicaments.

Les principaux médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes sont les suivants : quinidine, hydroquinidine, disopyramide, amiodarone, sotalol, ibutilide, certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamemazine, dropéridol, flupentixol, fluphéenazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dompéridone, hydroxyzine, chloroquine, halofantrine, mizolastine, pentamidine, moxifloxacine, érythromycine (voie IV), spiramycine.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

trouble du rythme cardiaque

Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L'extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D'autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.

tumeur

Développement anormal de cellules de l'organisme. Les tumeurs bénignes repoussent les tissus voisins sans les altérer : verrues, grains de beauté, adénomes, etc. ; leur développement reste localisé. Les tumeurs malignes envahissent les tissus avoisinants et peuvent essaimer à distance (métastases).

tumeur de l'hypophyse

Tumeur le plus souvent bénigne qui se développe dans l'hypophyse, glande située sous le cerveau. Cette tumeur peut perturber la sécrétion d'hormones par cette glande.