OXYNORM

Mis à jour : Jeudi 14 Mai 2020
Famille du médicament :

Antalgique apparenté à la morphine

Dans quel cas le médicament OXYNORM est-il prescrit ?

Ce médicament est un antalgique puissant, apparenté à la morphine. Il combat la douleur en agissant directement sur le cerveau.

Il est utilisé dans le traitement des douleurs rebelles, notamment des douleurs d'origine cancéreuse.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament OXYNORM

OXYNORM 5 mg : gélule (orange et beige) ; boîte de 14
Sur ordonnance (Stupéfiant) - Remboursable à 65 % - Prix : 1,56 €.
OXYNORM 10 mg : gélule (blanc et beige) ; boîte de 14
Sur ordonnance (Stupéfiant) - Remboursable à 65 % - Prix : 2,58 €.
OXYNORM 20 mg : gélule (rose et beige) ; boîte de 14
Sur ordonnance (Stupéfiant) - Remboursable à 65 % - Prix : 4,80 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament OXYNORM

p gélp gélp gél
Oxycodone chlorhydrate5 mg10 mg20 mg
Jaune orangé S+
Excipients communs : Cellulose microcristalline, Encre noire, Fer jaune oxyde, Fer noir oxyde, Fer rouge oxyde, Gélatine, Gomme laque, Indigotine, Magnésium stéarate, Propylèneglycol, Sodium laurylsulfate, Titane dioxyde
Autres excipient (spécifique à certaines formes) : Jaune orangé S

Contre-indications du médicament OXYNORM

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Ce médicament, comme les autres antalgiques apparentés à la morphine, expose à un risque de dépendance. Ce risque est minime dans les conditions d'utilisation médicale. Des symptômes de sevrage peuvent être observés en cas d'arrêt brutal du traitement. En cas de traitement prolongé, une diminution progressive des doses sous surveillance médicale permet de limiter le risque de syndrome de sevrage.

Des précautions sont nécessaires dans les situations suivantes : insuffisance rénale, insuffisance hépatique, hypothyroïdie, maladie d'Addison, rétrécissement des voies bilaires, maladie intestinale inflammatoire, épilepsie, hypertension intrâcranienne, adénome de la prostate, suite de chirurgie intestinale, alcoolisme ou de dépendance connue aux opiacés.

Chez la personne âgée, l'augmentation des doses en fonction de la douleur doit suivre les recommandations du médecin, du fait d'un risque plus important de surdosage.

La prise d'alcool doit être évitée pendant le traitement : risque d'augmentation des effets indésirables.

Attention : conducteurCe médicament peut induire une somnolence parfois intense chez certaines personnes. Cette somnolence peut être augmentée par la prise d'alcool ou d'autres médicaments sédatifs. La conduite ou l'utilisation de machines dangereuses sont déconseillées.

Attention : sportifSportif : ce médicament contient une substance susceptible de rendre positifs certains tests antidopage.

Interactions du médicament OXYNORM avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé à un antalgique contenant de la buprénorphine (TEMGESIC...), de la nalbuphine, de la pentazocine, de la naltrexone, du nalméfène : diminution de l'effet antalgique.

Il peut interagir avec certains antibiotiques de la famille des macrolides (clarithromycine, érythromycine, télithromycine), certains antifongiques (kétoconazole, itraconazole, voriconazole, posaconazole) et les traitements contenant du ritonavir, du cobicistat ou du bocéprévir.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez un sédatif (par exemple un tranquillisant, un somnifère, un antidépresseur, un neuroleptique ou un antalgique opiacé), un produit de phytothérapie contenant du millepertuis ou un médicament contenant l'une des substances suivantes : rifampicine, rifabutine, carbamazépine, phénytoïne, primidone, phénobarbital, éfavirenz ou oxcarbazépine.

Évitez également de consommer du jus de pamplemousse pendant le traitement.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

L'effet de ce médicament pendant la grossesse est mal connu : seul votre médecin peut évaluer le risque éventuel de son utilisation dans votre cas.

Allaitement :

Ce médicament passe dans le lait maternel ; un choix est donc nécessaire entre l'allaitement et la prise du médicament. Cette décision devra être prise en accord avec votre médecin.

Mode d'emploi et posologie du médicament OXYNORM

Les gélules doivent être avalées avec un verre d'eau.

Posologie usuelle :

  • Adulte à partir de 18 ans : 5 mg toutes les 4 à 6 heures. Cette posologie peut être augmentée quotidiennement en fonction du résultat sur la douleur. Chez les patients antérieurement traités par un autre dérivé de l'opium, la dose initiale peut être plus élevée.

Conseils

Respectez la posologie et la durée de traitement prescrites par votre médecin. Mais si le traitement paraît insuffisant, n'hésitez pas à reprendre contact avec lui.

Conditions de prescription :

La prescription de morphine et de substances apparentées (stupéfiants) est rédigée par le médecin sur une ordonnance sécurisée.

La durée de validité de l'ordonnance est limitée à 28 jours.

Effets indésirables possibles du médicament OXYNORM

Très fréquents (plus de 10 % des cas) : constipation, nausées, vomissements, somnolence, sensations vertigineuses, maux de tête, démangeaisons. Des médicaments peuvent être prescrits pour limiter la constipation.

Fréquents (1 à 10 % des cas) : diminution de l'appétit, anxiété, confusion des idées, dépression, insomnie, nervosité, troubles de la pensée, cauchemars, plus spécialement chez le sujet âgé, tremblements, essoufflement, douleur abdominale, diarrhée, bouche sèche, digestion difficile, éruption cutanée, transpiration excessive.

Peu fréquents (0,1 à 1 % des cas) : soif, agitation, euphorie, hallucinations, trous de mémoire, convulsions, perte de sensibilité de la peau, contractions musculaires involontaires, troubles du langage, malaise, fourmillements, altération du goût, trouble de la vision, contraction de la pupille, palpitations, ballonnements, renvois, sécheresse de la peau, troubles de l'érection, diminution de la libido, difficultés à uriner, frissons, syndrome de sevrage, augmentation des transaminases.

Rares : ralentissement du cœur, insuffisance respiratoire, hypotension orthostatique, urticaire, carie, arrêt des règles, réaction allergique.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

Addison (maladie d')

Maladie rare due à un défaut de fonctionnement des glandes surrénales qui sécrètent notamment la cortisone. Son traitement repose sur l'apport de cortisone et d'un minéralocorticoïde.

adénome de la prostate

Augmentation du volume de la prostate, glande située sous la vessie de l'homme. Cette augmentation de volume est bénigne, n'a aucun rapport avec un cancer, mais peut gêner le passage des urines dans le canal (urètre) qui traverse la glande.

Les symptômes qui font évoquer la présence d'un adénome de la prostate sont :
  • une difficulté à uriner (lenteur, faiblesse du jet) ;

  • le besoin de se lever plusieurs fois la nuit pour uriner ;

  • des envies d'uriner impérieuses et difficiles à contrôler.

Certains médicaments, les atropiniques notamment, peuvent avoir pour effet indésirable d'aggraver la gêne et peuvent conduire à un blocage total de l'évacuation de la vessie. Ils sont donc contre-indiqués ou doivent être utilisés prudemment chez les hommes présentant les symptômes décrits ci-dessus.

alcool

Nom général désignant une famille de substances qui ont la propriété de pouvoir être mélangées à l'eau et aux corps gras. L'alcool le plus courant est l'alcool éthylique (éthanol), mais il existe de nombreux autres alcools : méthanol, butanol, etc. Le degré d'une solution alcoolique correspond au volume d'alcool pur présent dans 100 ml de solution, en sachant que 1 verre ballon de vin ou 1 demi de bière (25 cl) contiennent environ 8 g d'alcool.

Lorsque l'alcool est utilisé comme antiseptique, un dénaturant d'odeur désagréable lui est souvent ajouté pour éviter qu'il soit bu. Contrairement à une croyance répandue, l'alcool à 70o (ou même à 60o) est un meilleur antiseptique que l'alcool à 90o.

antalgique

Médicament qui agit contre la douleur. Les antalgiques agissent soit directement sur les centres de la douleur situés dans le cerveau, soit en bloquant la transmission de la douleur au cerveau.

Synonyme : analgésique.

antibiotique

Substance capable de bloquer la multiplication de certaines bactéries ou de les tuer. Le spectre d'un antibiotique est l'ensemble des bactéries sur lesquelles ce produit est habituellement actif. Contrairement aux bactéries, les virus ne sont pas sensibles aux antibiotiques. Les premiers antibiotiques furent extraits de cultures de champignons : penicillium (pénicilline), streptomyces (streptomycine). Ils sont actuellement fabriqués par synthèse chimique. Les antibiotiques sont divisés en familles : pénicillines, céphalosporines, macrolides, tétracyclines (cyclines), sulfamides, aminosides, lincosanides, phénicolés, polymyxines, quinolones, imidazolés, etc.

Un usage inapproprié des antibiotiques peut favoriser l'apparition de résistances : n'utilisez un antibiotique que sur prescription médicale, respectez sa posologie et sa durée, ne donnez pas et ne conseillez pas à une autre personne un antibiotique que l'on vous a prescrit.

antidépresseur

Médicament qui agit contre la dépression. Certains antidépresseurs sont également utilisés pour combattre les troubles obsessionnels compulsifs, l'anxiété généralisée, certaines douleurs rebelles, l'énurésie, etc.

En fonction de leur mode d'action et de leurs effets indésirables, les antidépresseurs sont divisés en différentes familles : les antidépresseurs imipraminiques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, les IMAO (sélectifs ou non sélectifs). Enfin, d'autres antidépresseurs n'appartiennent à aucune de ces familles, car ils possèdent des propriétés originales.

Le mode d'action des antidépresseurs comporte deux aspects principaux : le soulagement de la souffrance morale et la lutte contre l'inhibition qui enlève toute volonté d'action au déprimé. Il arrive qu'un décalage survienne entre ces deux effets : la souffrance morale peut persister, alors que la capacité d'action réapparaît. Pendant cette courte période, le risque suicidaire présent chez certains déprimés peut être accru. Le médecin en tient compte dans sa prescription (association éventuelle à un tranquillisant) et celle-ci doit être impérativement respectée.

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

bronchite chronique

Maladie des bronches se traduisant par une toux, des difficultés respiratoires et des mucosités de plus en plus difficiles à évacuer. Ces troubles, le plus souvent dus au tabac, deviennent définitifs après une certaine période d'évolution.

dépendance

Besoin psychique ou physique entraîné par la prise de certaines substances naturelles ou médicamenteuses. Cet état peut s'accompagner, à l'arrêt des prises, de symptômes variés, regroupés sous le terme de syndrome de sevrage.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

hypertension artérielle pulmonaire

Excès de pression sanguine dans les artères des poumons. Cette hypertension très particulière touche les vaisseaux qui proviennent de la moitié droite du cœur et conduisent le sang dans les poumons, d'où il rejoindra la moitié gauche du cœur, puis la circulation générale. L'hypertension artérielle pulmonaire est due à un obstacle à l'écoulement du sang, comme par exemple un rétrécissement de la valve mitrale qui sépare l'oreillette et le ventricule gauches du cœur.

hypertension intracrânienne

Excès de pression à l'intérieur de la boîte crânienne, dû à un hématome, un œdème, ou une tumeur du cerveau. Cette affection rare est diagnostiquée par un examen ophtalmologique du fond de l'œil. La douleur de l'hypertension intracrânienne, intense, permanente et durable, ne doit pas être confondue avec un banal mal de tête ou une migraine, qui cèdent généralement en quelques heures ou jours.

hypotension orthostatique

Baisse de la tension artérielle survenant lors du passage de la position allongée à la position debout. Due le plus souvent à des médicaments, l'hypotension orthostatique se traduit par des étourdissements avec risque de chute, notamment chez les personnes âgées. On peut prévenir ces troubles en évitant les changements de position brutaux : rester assis quelques instants au bord du lit avant de se mettre debout, se lever lentement d'un siège en gardant un appui avant de se déplacer.

Le port de bas de contention, qui empêche le sang de refluer vers les jambes en position debout, est également utilisé pour traiter l'hypotension orthostatique.

hypothyroïdie

Insuffisance de sécrétion des hormones thyroïdiennes. Elle se traduit notamment par une diminution du pouls, un ralentissement des idées, une constipation, une fatigue chronique, une crainte du froid, etc.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

insuffisance respiratoire

Incapacité des poumons à oxygéner correctement le sang et à éliminer le gaz carbonique en excès.

morphine

Substance extraite du pavot (opium). La morphine a des propriétés sédatives et antalgiques puissantes. Son usage expose à un risque de dépendance.

neuroleptique

Famille de médicaments utilisés dans le traitement de certains troubles nerveux ou de symptômes divers : troubles digestifs, troubles de la ménopause, etc.

opiacé

Famille chimique qui englobe l'opium et ses dérivés. Outre les drogues telles que l'opium ou l'héroïne, la famille des opiacés comporte la morphine (antalgique puissant), la codéine (antitussif et antalgique) et de nombreuses autres substances.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

sédatif
  • Qui apaise, qui calme.

  • Médicament appartenant à différentes familles : anxiolytiques, hypnotiques, antalgiques, antitussifs, antiépileptiques, neuroleptiques, etc. mais aussi antidépresseurs, antihistaminiques H1, antihypertenseurs. Un sédatif peut être responsable de somnolence et augmenter les effets de l'alcool.

stupéfiant

Médicament particulièrement susceptible d'être détourné de son usage par un toxicomane. Il ne peut être prescrit que sur une ordonnance sécurisée.

Cette ordonnance a une validité de 7 jours (parfois 14 ou 28 jours).

D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les médicaments d'exception et les médicaments à prescription restreinte (voir ces termes).

syndrome de sevrage

Réaction due à la privation brutale d'une substance (médicament, toxique, alcool, etc.) à laquelle l'organisme a été habitué. Certains médicaments pris pendant la grossesse peuvent provoquer cette réaction chez le nouveau-né. Une forme particulière de syndrome de sevrage est le manque ressenti par les toxicomanes lorsqu'ils sont privés de drogue.

test antidopage

Les sportifs peuvent être soumis à des tests destinés à détecter la présence dans leurs urines de substances dopantes ou de leurs dérivés. Le Comité international olympique et le ministère de la Santé et des Sports tiennent à jour une liste des substances considérées comme dopantes. Ces substances sont très variées : hormones anabolisantes qui développent les muscles, excitants qui augmentent la vigilance, bêtabloquants qui ralentissent le cœur et, par exemple, permettent aux tireurs à l'arc de décocher leur flèche entre deux battements cardiaques, etc. Certains médicaments tels que les crèmes, les gouttes auriculaires, contiennent des substances considérées comme dopantes, mais la probabilité pour que ces substances passent dans le sang et soient retrouvées dans les urines est très faible. Dans le doute, l'éventualité d'une réaction positive est mentionnée pour chaque médicament lorsqu'une substance dopante est présente dans sa composition. Il appartient au sportif de décider avec son médecin s'il peut utiliser ou non un tel médicament.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.