SIFROL

Mis à jour : Mardi 17 Septembre 2019
Famille du médicament :

Antiparkinsonien

Dans quel cas le médicament SIFROL est-il prescrit ?

Ce médicament est un antiparkinsonien de la famille des dopaminergiques. Il pallie le déficit en dopamine, caractéristique de la maladie de Parkinson, en stimulant les récepteurs à la dopamine.

Il est utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson, seul ou en association avec la lévodopa, lorsque des fluctuations importantes de l'activité de la lévodopa (effet on-off) sont responsables de troubles invalidants.

Il est également utilisé dans le traitement du syndrome des jambes sans repos, lorsqu'il s'accompagne de troubles gênants (insomnie, retentissement sur la vie quotidienne).

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament SIFROL

SIFROL 0,18 mg : comprimé sécable (ovale, blanc) ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 5,22 €.
SIFROL 0,18 mg : comprimé sécable (ovale, blanc) ; boîte de 100
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 17,49 €.
SIFROL 0,7 mg : comprimé sécable (rond, blanc) ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 20,98 €.
SIFROL 0,7 mg : comprimé sécable (rond, blanc) ; boîte de 100
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 67,59 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament SIFROL

p cpp cp
Pramipexole0,18 mg0,7 mg
Excipients : Amidon de maïs, Magnésium stéarate, Mannitol, Povidone K 25, Silice colloïdale anhydre

Attention

Des complications sont possibles au cours de la maladie de Parkinson. Signalez sans tarder à votre médecin l'apparition d'une des manifestations suivantes : hallucinations, notamment visuelles, épisode maniaque (excitation inhabituelle, euphorie, confusion), mouvements anormaux irréguliers, incapacité à se tenir bien droit, somnolence marquée ou survenant subitement au cours de la journée. Votre médecin pourra décider d'adapter les doses, voire d'arrêter le traitement.

Une surveillance médicale régulière est nécessaire pendant le traitement. Elle pourra être renforcée dans certaines situations : troubles cardiaques (avec des contrôles de la tension artérielle), insuffisance rénale, troubles visuels (avec un avis optalmologique en cas de baisse de la vision ou vision double).

Comme les autres antiparkinsoniens dopaminergiques, le pramipexole expose à un risque de troubles compulsifs du comportement : jeu pathologique, dépenses inappropriées et répétées, boulimie, augmentation importante de la libido. En cas de survenue de tels troubles, n'hésitez pas à en parler rapidement à votre médecin, sans honte ou culpabilité. Une adaptation du traitement pourra être envisagée.

Dans le traitement du syndrome des jambes sans repos, ce médicament peut provoquer une aggravation des symptômes, telle que leur apparition plus tôt dans la journée.

Les médicaments dopaminergiques peuvent, dans de rares cas, provoquer un endormissement soudain au cours de la journée sans signe annonciateur. La conduite automobile et l'utilisation de machines dangereuses sont déconseillées pendant le traitement. Elles sont contre-indiquées chez les personnes ayant eu une envie impérieuse de dormir sous traitement.

Interactions du médicament SIFROL avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé aux neuroleptiques utilisés dans le traitement des vomissements : risque d'annulation de leurs effets.

Il peut également interagir avec les neuroleptiques utilisés dans les troubles psychiques ; cette association peut néanmoins être nécessaire chez certaines personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez un médicament contenant l'une des substances suivantes : cimétidine, amantadine, mexilétine, zidovudine, cisplatine, quinine.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

L'effet de ce médicament pendant la grossesse est mal connu. Par mesure de prudence, son usage est déconseillé chez la femme enceinte.

Allaitement :

Ce médicament inhibe la lactation : l'allaitement devra être arrêté en cas de traitement par ce médicament.

Mode d'emploi et posologie du médicament SIFROL

Ce médicament peut être pris indifféremment au cours ou en dehors des repas.

Posologie usuelle :

  • Adulte :

    • Maladie de Parkinson : la dose quotidienne est répartie en 3 prises. Le médecin recherche la posologie efficace la plus faible possible. Son augmentation est progressive, afin de limiter l'apparition des effets indésirables..

    • Syndrome des jambes sans repos : la dose initiale est de 1/2 comprimé à 0,18 mg par jour. Elle est augmentée progressivement si nécessaire, tous les 4 à 7 jours, jusqu'à la dose maximale de 0,54 mg par jour. Les comprimés doivent être pris une fois par jour, 2 à 3 heures avant le coucher.

Conseils

Dans le traitement de la maladie de Parkinson, il est important de respecter la posologie préconisée par le médecin, notamment les horaires de prises : un pilulier peut être utile.

L'arrêt brutal du traitement peut entraîner des symptômes comme une fièvre, une raideur musculaire ou des variations de la pression artérielle. Si votre traitement doit être arrêté, une réduction progressive des doses sur une période d'une semaine s'impose ; votre médecin vous donnera les précisions nécessaires.

Le maintien d'une activité physique régulière est recommandée.

Prenez contact avec les associations pour parkinsoniens : elles diffusent une information utile sur l'évolution de la maladie et sur ses traitements.

Effets indésirables possibles du médicament SIFROL

Dans le traitement de la maladie de Parkinson, les effets indésirables les plus fréquents sont : nausées, mouvements involontaires ou anormaux, hypotension orthostatique, étourdissement, malaise, constipation, fatigue, maux de tête, somnolence ou au contraire insomnie. Hallucinations, le plus souvent visuelles, et parfois auditives, à signaler à votre médecin.

Dans le traitement du syndrome des jambes sans repos, les effets indésirables les plus fréquents sont : nausées, maux de tête et fatigue.

Rêves anormaux, trou de mémoire, confusion des idées, idées délirantes, agitation, vomissements, perte de poids ou au contraire prise de poids, œdème des jambes, troubles de la libido, hoquet, essoufflement, pneumonie, insuffisance cardiaque, démangeaisons, rougeur cutanée, sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique.

Altération de la vision (vision double ou diminuée, vue trouble) pouvant nécessiter un suivi ophtalmologique, accès brutaux de sommeil dans la journée (voir Attention).

Des troubles compulsifs du comportement ont été rapportés sous traitement dopaminergique : addiction aux jeux d'argent, consommation excessive de nourriture, achats compulsifs, hypersexualité (voir Attention).

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

antiparkinsonien

Médicament destiné à lutter contre les symptômes de la maladie de Parkinson. Les plus utilisés des antiparkinsoniens stimulent ou remplacent l'action de la dopamine sur des centres spécifiques du cerveau (dopaminergiques) ; d'autres bloquent l'action de l'acétylcholine (anticholinergiques) et sont surtout efficaces sur le tremblement et la rigidité musculaire. Ces derniers sont également utilisés pour corriger le syndrome parkinsonien induit par les neuroleptiques.

dopamine

Substance impliquée dans le métabolisme du cerveau. Un déficit en dopamine dans une région particulière du cerveau provoque la maladie de Parkinson. Certains médicaments apportent de la dopamine au cerveau (lévodopa) et sont utilisés pour traiter cette maladie ; d'autres stimulent les récepteurs à la dopamine : ils ont des effets sur la lactation et le fonctionnement du cerveau.

dopaminergique

Médicament qui reproduit les effets de la dopamine.

Les principaux médicaments dopaminergiques sont utilisés dans la maladie de Parkinson ou dans les troubles de l'érection. Ils ne doivent pas être associés aux neuroleptiques, qui risquent d'annuler leur effet.

hypotension orthostatique

Baisse de la tension artérielle survenant lors du passage de la position allongée à la position debout. Due le plus souvent à des médicaments, l'hypotension orthostatique se traduit par des étourdissements avec risque de chute, notamment chez les personnes âgées. On peut prévenir ces troubles en évitant les changements de position brutaux : rester assis quelques instants au bord du lit avant de se mettre debout, se lever lentement d'un siège en gardant un appui avant de se déplacer.

Le port de bas de contention, qui empêche le sang de refluer vers les jambes en position debout, est également utilisé pour traiter l'hypotension orthostatique.

insuffisance cardiaque

Incapacité du cœur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

neuroleptique

Famille de médicaments utilisés dans le traitement de certains troubles nerveux ou de symptômes divers : troubles digestifs, troubles de la ménopause, etc.

œdème

Accumulation d'eau ou de lymphe provoquant un gonflement localisé.

Parkinson (maladie de)

Affection chronique du système nerveux liée à l'altération de certaines cellules du cerveau et se traduisant par des troubles de la mobilité et parfois des tremblements.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

syndrome des jambes sans repos

Affection chronique se traduisant par un besoin irrésistible de bouger les jambes, le plus souvent la nuit. Les crises, qui associent à des degrés divers des sensations de fourmillements, de picotements, de démangeaisons, voire de brûlures, sont favorisées par l'immobilité et en partie soulagées par le mouvement. Elles sont souvent responsables d'une insomnie. Cette pathologie serait due à des troubles du système nerveux central et/ou à un dysfonctionnement des nerfs périphériques.