REVAXIS

Mis à jour : Mardi 21 Janvier 2020
Famille du médicament :

Vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite

Dans quel cas le médicament REVAXIS est-il prescrit ?

Ce vaccin est composé d'anatoxines (diphtérie et tétanos) et de germes tués (polio). Il ne contient aucun germe vivant. La dose d'anatoxine diphtérique qu'il contient est très réduite afin de minimiser le risque de réactions allergiques possibles chez l'adulte.

Il est utilisé pour les rappels de la vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite chez l'adulte.

A titre exceptionnel, il peut être utilisé pour les rappels de l'enfant à l'âge de 6 ans et de 11-13 ans, en cas de contre-indication à la vaccination coquelucheuse.

Présentations du médicament REVAXIS

REVAXIS : suspension injectable ; seringue préremplie de 0,5 ml avec 2 aiguilles
- Remboursable à 65 % - Prix : 8,14 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament REVAXIS

p seringue
Anatoxine diphtérique ≥ 2 UI
Anatoxine tétanique ≥ 20 UI
Vaccins poliomyélitiques inactivés de types 1, 2 et 380 UD
Excipients : Acide acétique, Acides aminés, Algeldrate, Aluminium, Eau ppi, Formaldéhyde, Glucose, Milieu 199 hanks, Phénoxyéthanol, Phénylalanine, Sels minéraux, Sodium hydroxyde, Vitamines

Contre-indications du médicament REVAXIS

Ce médicament ne doit pas être utilisé en cas d'allergie connue à l'un des constituants du vaccin, ou de réaction allergique apparue lors d'une injection précédente d'un vaccin.

Attention

En cas de fièvre élevée, de maladie aiguë, il est préférable de différer la vaccination.

De la néomycine, de la streptomycine et de la polymyxine B sont utilisées pour fabriquer ce vaccin. Ces substances persistent en infime quantité dans la solution injectable. Des précautions sont nécessaires chez les personnes qui y sont allergiques.

Comme pour tous les vaccins, des cas exceptionnels de réactions allergiques graves ont été constatés ; ce risque justifie la nécessité de réaliser la vaccination en milieu médical où un traitement d'urgence pourra être entrepris sans délai.

Pour limiter le risque de réaction allergique, il est recommandé, chez l'adulte, de respecter un intervalle d'au moins 5 ans entre deux injections de vaccins contenant des anatoxines diphtériques ou tétaniques.

Interactions du médicament REVAXIS avec d'autres substances

En cas de traitement immunosuppresseur, il est recommandé d'attendre la fin du traitement avant de vacciner.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

En cas de risque de tétanos lié à une plaie, il est possible de pratiquer une vaccination antitétanique pendant la grossesse.

Allaitement :

Ce vaccin peut-être utilisé pendant l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament REVAXIS

Bien agiter la seringue avant l'emploi, la réchauffer à température ambiante si nécessaire. L'injection doit être réalisée par voie intramusculaire dans l'épaule. La voie sous-cutanée peut également être utilisée.

Posologie usuelle :

  • Adulte : 1 dose par rappel. En cas de retard dans le rappel par rapport aux dates prévues par le calendrier vaccinal, une deuxième dose de vaccin peut être proposée au moins un mois plus tard, particulièrement en cas d'exposition au risque de diphtérie.

Conseils

Les réactions fébriles dues aux vaccins peuvent être combattues avec du paracétamol.

Pour garder son efficacité, ce médicament doit être conservé entre + 2 °C et + 8 °C (partie la plus froide du réfrigérateur). Toutefois, une rupture de la chaîne du froid pendant une durée limitée (quelques heures à température ambiante inférieure à 25 °C) ne devrait pas prêter à conséquence. En pratique, en cas de nécessité, un délai de quelques heures peut séparer l'achat du vaccin en pharmacie de son stockage au réfrigérateur ou de la vaccination.

Ce vaccin ne doit pas être congelé.

Effets indésirables possibles du médicament REVAXIS

Très fréquents (plus de 10 % des cas) : réactions locales au point d'injection (douleur, rougeur, œdème, induration) disparaissant après 1 ou 2 jours.

Fréquents (1 à 10 % des cas) : fièvre, maux de tête, vertiges, nausées, vomissements.

Peu fréquents (moins de 1 % des cas) : malaise, ganglions, douleur des muscles.

Rares : douleur articulaires.

Fréquence indéterminée : douleur abdominale, diarrhées, démangeaisons, urticaire, réaction allergique, hypotension, fourmillements dans le bras où le vaccin a été injecté, convulsions, atteintes des nerfs périphériques (syndrome de Guillain-Barré), large réaction au point d'injection avec gonflement.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

anatoxine

Forme neutralisée de certaines toxines sécrétées par des bactéries pathogènes (diphtérie, tétanos). Les anatoxines, inoffensives, sont utilisées dans les vaccins, car elles permettent à l'organisme de s'immuniser contre la véritable toxine, responsable de la maladie.

germe

Terme général qui désigne tous les organismes microscopiques susceptibles de provoquer une infection : bactéries, virus, parasites, champignons.

immunosuppresseur

Voir traitement immunodépresseur.

induration

Léger gonflement et perte de l'élasticité de la peau qui devient localement ferme et peu mobile. Une induration peut se produire après l'injection d'un médicament, une piqûre d'insecte, une infection ou une réaction allergique.

intramusculaire (voie ou injection)

Injection d'un médicament dans un muscle, généralement au niveau de la fesse. L'effet du médicament, qui ne passe que progressivement dans le sang, est retardé mais prolongé. Une bonne désinfection préalable de la peau est nécessaire, car cette injection profonde expose à un risque d'abcès. La douleur due à la piqûre dépend surtout de la nature du produit utilisé. Cette voie d'administration est contre-indiquée chez les hémophiles et chez les personnes qui suivent un traitement anticoagulant, car elle expose alors à un risque d'hématome de la fesse.

Abréviation : IM.

œdème

Accumulation d'eau ou de lymphe provoquant un gonflement localisé.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

sous-cutanée (voie ou injection)

Injection pratiquée sous la peau désinfectée, pincée entre le pouce et l'index de la main qui ne tient pas la seringue. Il est préférable de ne pas piquer dans le pli formé par le pincement de la peau, mais juste sous celui-ci, en introduisant l'aiguille latéralement selon un angle de 45o. Cette technique d'injection, simple, peut être apprise par le malade (diabétique, personne sous anticoagulant, etc.) auprès de son médecin. Elle permet une diffusion lente et progressive de la substance active dans le sang.

Abréviation : SC.

vaccin

Solution injectable destinée à immuniser l'organisme contre un virus ou une bactérie.

Il existe plusieurs sortes de vaccins :
  • Les vaccins vivants atténués : le germe contenu dans le vaccin est vivant, mais incapable de provoquer la maladie (BCG, rougeole, rubéole, oreillons, etc.).

  • Les vaccins préparés à partir de fragments de germes tués : les parties les plus immunisantes du virus ou de la bactérie sont utilisées pour préparer le vaccin (vaccins contre la polio, contre les hépatites, etc.).

  • Les vaccins contenant des toxines neutralisées (inactivées) : dans le cas du tétanos, c'est une toxine sécrétée par le germe qui est responsable de la gravité de la maladie ; le vaccin permet l'immunisation contre cette toxine.