SERTRALINE ARROW

Mis à jour : Mardi 21 Mai 2019
Famille du médicament :

Antidépresseur

Ce médicament est un générique de ZOLOFT

Dans quel cas le médicament SERTRALINE ARROW est-il prescrit ?

Ce médicament est un antidépresseur qui appartient à la famille des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine.

Il est utilisé dans le traitement :
  • des états dépressifs et pour prévenir les récidives dépressives chez les personnes ayant présenté des épisodes dépressifs,

  • des troubles obsessionnels compulsifs chez l'adulte et les enfants de plus de 6 ans,

  • des attaques de panique,

  • de certaines manifestations de l'anxiété (phobie sociale, état de stress post-traumatique).

Présentations du médicament SERTRALINE ARROW

SERTRALINE ARROW 25 mg gél
SERTRALINE ARROW 25 mg : gélule ; boîte de 7
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 1,54 €.
SERTRALINE ARROW 50 mg gél
SERTRALINE ARROW 50 mg : gélule ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 5,75 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament SERTRALINE ARROW

p gélp gél
Sertraline25 mg50 mg
Lactose++
Excipients : Amidon de maïs modifié, Gélatine, Jaune de quinoléine, Jaune orangé S, Lactose anhydre, Magnésium stéarate, Sodium laurylsulfate, Titane dioxyde

Contre-indications du médicament SERTRALINE ARROW

Ce médicament ne doit pas être utilisé en association avec les IMAO ou les médicaments contenant du pimozide.

Attention

L'utilisation des antidépresseurs est déconseillée avant l'âge de 18 ans. Des études ont en effet montré que l'utilisation d'un antidépresseur peut augmenter le risque de suicide chez les adolescents souffrant de dépression. Chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans, ce traitement est par conséquent réservé à certains cas graves et nécessite une surveillance médicale particulière et la vigilance de l'entourage.

Tous les traitements antidépresseurs sont susceptibles d'induire un épisode maniaque chez les personnes prédisposées : en cas d'euphorie, d'excitation inhabituelle ou de comportement anormal survenant sous traitement, une consultation médicale rapide est nécessaire.

Des précautions sont nécessaires en cas d'épilepsie (même ancienne), de prédisposition aux hémorragies, de situations favorisant les torsades de pointes, d'insuffisance hépatique, de glaucome à angle fermé ou de diabète.

Bien qu'aucune interaction nette n'ait été constatée avec l'alcool, évitez la prise de boissons alcoolisées, comme avec tout médicament psychotrope.

Attention : conducteurSi vous devez conduire ou utiliser une machine dangereuse, assurez-vous préalablement que ce médicament n'altère pas votre vigilance.

Interactions du médicament SERTRALINE ARROW avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé :
  • aux IMAO (sélégiline, moclobémide, linézolide) : des délais précis doivent être respectés entre la fin d'un traitement par l'IMAO et le début du traitement par ce médicament, et inversement ;

  • aux médicaments contenant du pimozide : risque de torsades de pointes.

Il peut interagir avec les médicaments inducteurs enzymatiques contenant l'une des substances suivantes : carbamazépine, dabrafénib, efavirenz, enzalutamide, fosphénytoïne, névirapine, oxcarbazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone, rifabutine, rifampicine.

L'association à un antimigraineux de la famille des triptans, un médicament contenant du lithium, du fentanyl, du tramadol ou un produit de phytothérapie contenant du millepertuis doit être prudente car elle augmente le risque d'apparition de syndrome sérotoninergique (voir Effets indésirables possibles).

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez un anticoagulant oral, de l'aspirine, un AINS, un antidépresseur imipraminique, un neuroleptique, un antiarythmique (propafénone, flécaïnide), un diurétique ou un médicament contenant de l'orlistat.

De plus, les effets indésirables de ce médicament peuvent être augmentés par l'absorption de pamplemousse : évitez la consommation de pamplemousse (fruit ou jus) pendant le traitement.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Les antidépresseurs ne doivent être utilisés pendant la grossesse que s'ils sont strictement nécessaires. Un traitement non médicamenteux (psychothérapie) doit être privilégié. Néanmoins, il est possible d'utiliser la sertraline chez la femme enceinte. Si le traitement est poursuivi jusqu'à l'accouchement, une surveillance renforcée du nouveau-né peut être recommandée. En effet, une insuffisance respiratoire, des difficultés à s'alimenter ou une agitation peuvent parfois survenir dans les premiers jours de vie chez les nouveau-nés de mères traitées jusqu'à l'accouchement par un inhibiteur de la recapture de la sérotonine.

Allaitement :

Ce médicament passe faiblement dans le lait maternel. Néanmoins, aucun effet particulier n'a été rapporté chez les nourrissons allaités par des mères sous sertraline. L'utilisation de la sertraline est envisageable pendant l'allaitement si nécessaire.

Mode d'emploi et posologie du médicament SERTRALINE ARROW

Les gélules doivent être avalées avec un grand verre d'eau, de préférence au cours d'un repas, le soir ou le matin.

Posologie usuelle :

  • Adulte de plus de 18 ans :

    • État dépressif, troubles obsessionnels compulsifs : la dose initiale est de 50 mg par jour. Elle peut être augmentée si besoin jusqu'à 200 mg par jour ;

    • Attaque de panique, manifestations de l'anxiété : la dose initiale est de 25 mg par jour. Elle peut être augmentée si besoin jusqu'à 200 mg par jour.

  • Enfant de 6 à 17 ans :

    • Troubles obsessionnels compulsifs : la dose initiale est de 25 mg par jour pour les enfants de 6 à 12 ans et de 50 mg par jour pour les enfants de 13 à 17 ans. La dose peut être augmentée si nécessaire jusqu'à 200 mg par jour.

Conseils

L'efficacité des antidépresseurs n'est généralement pas immédiate. Un délai pouvant atteindre plusieurs semaines est parfois nécessaire pour que les effets bénéfiques se fassent sentir. Les effets indésirables éventuels apparaissant en début de traitement ne doivent pas vous conduire à l'arrêter prématurément.

Chez la personne souffrant de dépression, un état anxieux peut apparaître ou s'aggraver en début de traitement ; un anxiolytique est parfois prescrit de manière temporaire par le médecin pour prévenir ou traiter ces manifestations.

Lorsque les symptômes de la dépression ont disparu, le traitement doit absolument être poursuivi pendant la durée prescrite afin de consolider la guérison. Un arrêt prématuré exposerait à une rechute. La durée d'un traitement antidépresseur est rarement inférieure à 6 mois.

Des troubles, parfois d'intensité sévère, peuvent apparaître à l'arrêt du traitement antidépresseur : anxiété, culpabilité, cauchemars, vertiges, tremblements. Il est préférable d'arrêter le traitement progressivement en diminuant la posologie ou en espaçant les prises pour éviter ces effets indésirables observés en particulier en cas d'interruption brutale.

Effets indésirables possibles du médicament SERTRALINE ARROW

Les effets indésirables surviennent surtout au cours des premières semaines de traitement et s'estompent le plus souvent ensuite.

Très fréquents (plus de 1 patient sur 10) : somnolence ou au contraire insomnie, maux de tête, étourdissements, fatigue, diarrhée, nausées, bouche sèche, troubles de l'éjaculation.

Fréquents : dépression, cauchemars, anxiété, agitation, nervosité, grincement intempestif des dents, tremblements, fourmillements, douleur musculaire, manque d'attention, goût anormal, vomissements, constipation, douleur abdominale, digestion difficile, flatulence, bâillements, bourdonnement d'oreille, troubles visuels, éruption cutanée, transpiration excessive, chute de cheveux, augmentation ou perte de l'appétit, palpitations, bouffées de chaleur, baisse de la libido, troubles de l'érection.

Plus rarement : hallucinations, euphorie, pensées anormales, agressivité, troubles psychiques, idées suicidaires, somnanbulisme, crampes, douleurs articulaires, mouvements involontaires, difficulté à uriner ou au contraire incontinence urinaire, dilatation de la pupille, convulsions, tachycardie, hypertension, écoulement de lait par le mamelon, irrégularité des règles, réaction allergique, baisse du taux de sodium dans le sang, élévation des transaminases.

Les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine peuvent également provoquer :
  • une agitation désagréable et un besoin irrépressible de bouger (impossibilité à rester assis ou debout tranquillement). Si ces troubles surviennent, contactez votre médecin ;

  • des saignements tels que des bleus, des saignements de nez, des hémorragies génitales ou digestives ;

  • de rares cas de syndrome sérotoninergique dont les principales manifestations sont : tremblements, confusion, agitation, exagération des réflexes, rigidité musculaire, vertiges, fièvre inexpliquée, sueurs. L'apparition de plusieurs de ces symptômes impose un avis médical.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

AINS

Abréviation d'anti-inflammatoire non stéroïdien. Famille de médicaments anti-inflammatoires qui ne sont pas dérivés de la cortisone (stéroïdes), et dont le plus connu est l'aspirine.

alcool

Nom général désignant une famille de substances qui ont la propriété de pouvoir être mélangées à l'eau et aux corps gras. L'alcool le plus courant est l'alcool éthylique (éthanol), mais il existe de nombreux autres alcools : méthanol, butanol, etc. Le degré d'une solution alcoolique correspond au volume d'alcool pur présent dans 100 ml de solution, en sachant que 1 verre ballon de vin ou 1 demi de bière (25 cl) contiennent environ 8 g d'alcool.

Lorsque l'alcool est utilisé comme antiseptique, un dénaturant d'odeur désagréable lui est souvent ajouté pour éviter qu'il soit bu. Contrairement à une croyance répandue, l'alcool à 70o (ou même à 60o) est un meilleur antiseptique que l'alcool à 90o.

antiarythmique

Médicament indiqué dans les troubles du rythme cardiaque. La famille des antiarythmiques est divisée en classes I, II, III, IV en fonction du mode d'action de ces médicaments.

anticoagulant

Médicament qui empêche le sang de coaguler et qui prévient donc la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

Les anticoagulants sont utilisés pour traiter ou prévenir les phlébites, les embolies pulmonaires, certains infarctus. Ils permettent aussi d'empêcher la formation de caillots dans le cœur lors de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire ou en cas de valve cardiaque artificielle.

Il existe deux grand types d'anticoagulants :
  • les anticoagulants oraux, qui bloquent l'action de la vitamine K (antivitamine K, ou AVK) et dont l'efficacité est contrôlée par un dosage sanguin : l'INR (anciennement TP) ;

  • les anticoagulants injectables, dérivés de l'héparine, dont l'efficacité peut être contrôlée par le dosage sanguin de l'activité anti-Xa, le Temps de Howell (TH) ou le Temps de Cephalin Kaolin (TCK) suivant les produits utilisés. Un dosage régulier des plaquettes sanguines est nécessaire pendant toute la durée d'utilisation d'un dérivé de l'héparine.

antidépresseur

Médicament qui agit contre la dépression. Certains antidépresseurs sont également utilisés pour combattre les troubles obsessionnels compulsifs, l'anxiété généralisée, certaines douleurs rebelles, l'énurésie, etc.

En fonction de leur mode d'action et de leurs effets indésirables, les antidépresseurs sont divisés en différentes familles : les antidépresseurs imipraminiques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, les IMAO (sélectifs ou non sélectifs). Enfin, d'autres antidépresseurs n'appartiennent à aucune de ces familles, car ils possèdent des propriétés originales.

Le mode d'action des antidépresseurs comporte deux aspects principaux : le soulagement de la souffrance morale et la lutte contre l'inhibition qui enlève toute volonté d'action au déprimé. Il arrive qu'un décalage survienne entre ces deux effets : la souffrance morale peut persister, alors que la capacité d'action réapparaît. Pendant cette courte période, le risque suicidaire présent chez certains déprimés peut être accru. Le médecin en tient compte dans sa prescription (association éventuelle à un tranquillisant) et celle-ci doit être impérativement respectée.

antidépresseur imipraminique

Antidépresseur apparenté à l'imipramine (Tofranil). Bien que parmi les premiers découverts, ces antidépresseurs restent souvent les plus efficaces dans le traitement de la dépression. Leurs effets indésirables (sécheresse de la bouche, baisse de tension, constipation, sueurs, etc.) limitent malheureusement leur emploi.

anxiolytique

Substance luttant contre le stress, l'angoisse, l'anxiété.

Synonyme : tranquillisant.

attaque de panique

Crise d'anxiété intense, associée à un sentiment de panique lié à l'impression de gravité que provoque cet accès, parfois vécu comme un sentiment de mort imminente. Les symptômes consistent en un sentiment de malaise, de faiblesse intense, d'évanouissement inéluctable. Les troubles associés peuvent être des palpitations, des difficultés respiratoires, des sensations de fourmillements des extrémités. L'angoisse provoquée par cette crise est responsable d'une auto-aggravation, qui peut conduire à un malaise avec perte de connaissance.

convulsions

Contractions involontaires limitées à quelques muscles ou généralisées à tout le corps. Elles sont dues à une souffrance ou à une stimulation excessive du cerveau : fièvre, intoxication, manque d'oxygène, lésion du cerveau. Les convulsions peuvent être dues à une crise d'épilepsie ou à une fièvre élevée chez le jeune enfant.

dépression

Maladie associant le plus souvent un sentiment de fatigue, d'inutilité, de culpabilité, d'incapacité à accomplir les tâches quotidiennes. Une perte d'appétit et des troubles du sommeil sont fréquents. Les pulsions suicidaires sont l'un des signes de gravité de la dépression.

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

diurétique

Médicament permettant une élimination accrue d'eau par les reins. Le plus souvent, cette perte d'eau fait suite à la perte de sels provoquée par le médicament (salidiurétique).

Les diurétiques sont surtout utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle, alors que leur mécanisme d'action dans cette maladie est mal connu. Ils sont également prescrits dans l'insuffisance cardiaque aiguë ou chronique, les œdèmes et d'autres affections plus rares.

Ces médicaments provoquent une perte de sodium et de potassium (sauf pour certains d'entre eux appelés « épargneurs de potassium »). Leur prise prolongée nécessite donc un contrôle régulier du potassium sanguin, pour éviter les troubles cardiaques qui pourraient résulter d'une hypokaliémie (manque de potassium dans le sang). Le manque de sodium est une autre conséquence possible, mais plus rare aux posologies habituelles, de l'usage prolongé des diurétiques ; il se détecte également par une prise de sang.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

épisode maniaque

Modification de l'humeur associant à des degrés divers une exaltation ou une irritabilité inhabituelles, un important besoin de parler, des difficultés de concentration, des comportements inadaptés (séduction, dépenses inconsidérées par exemple). Il peut alterner avec des épisodes dépressifs dans le cadre d'un trouble bipolaire, ou être la conséquence d'un traitement antidépresseur.

état dépressif

État de souffrance morale associant une démotivation, une fatigue, un sentiment d'inutilité, d'autodépréciation. En l'absence de traitement, l'état dépressif risque d'évoluer vers une dépression grave avec sensation d'incurabilité, de culpabilité, et un risque suicidaire.

glaucome

Maladie caractérisée par l'augmentation de la pression des liquides contenus dans l'œil (hypertension intraoculaire).

Ce terme général recouvre deux affections totalement différentes :
  • Le glaucome à angle ouvert ou glaucome chronique est le plus fréquent ; il est généralement sans symptômes, dépisté par la mesure de la tension intraoculaire chez l'ophtalmologiste. Il ne provoque pas de crise aiguë, et le traitement repose essentiellement sur des collyres bêtabloquants. Les personnes atteintes d'un glaucome à angle ouvert ne doivent pas utiliser de dérivés de la cortisone sans avis ophtalmologique préalable.

  • Le glaucome à angle fermé ou glaucome aigu est plus rare. Entre les crises, la tension intraoculaire est normale. Mais l'usage intempestif de médicaments atropiniques (notamment en collyre) provoque une crise aiguë d'hypertension intraoculaire qui peut abîmer définitivement la rétine en quelques heures. C'est une urgence ophtalmologique qui se reconnaît à un œil brutalement rouge, horriblement douloureux, dur comme une bille de verre, et dont la vision devient floue.

L'angle dont il est question dans ces deux affections est l'angle irido-cornéen. C'est en effet entre l'iris et la cornée que se situe le système d'évacuation des liquides de l'œil. Un angle peu ouvert (fermé) expose à une obstruction totale du système d'évacuation. Cette obstruction peut survenir lorsque l'iris est ouvert au maximum (mydriase) sous l'effet d'un médicament atropinique : l'iris vient alors s'accoler à la cornée.

Les contre-indications des médicaments atropiniques ne concernent que les personnes ayant déjà fait des crises de glaucome à angle fermé, ou chez qui un ophtalmologiste a détecté ce risque. Celles qui souffrent d'un glaucome chronique à angle ouvert ne sont pas concernées par ces contre-indications.

hémorragie

Perte de sang à partir d'une artère ou d'une veine. Une hémorragie peut être externe, mais également interne et passer inaperçue.

IMAO

Abréviation d'inhibiteur de la mono-amine-oxydase. Famille de médicaments utilisés en psychiatrie et en neurologie (dépression, maladie de Parkinson). Ces médicaments sont divisés en deux types : les IMAO non sélectifs, qui sont incompatibles avec de nombreux médicaments et même certains aliments, et les IMAO sélectifs (A ou B), pour lesquels ces inconvénients sont absents ou limités.

inducteur enzymatique

Le foie, véritable usine chimique de l'organisme, assure l'élimination ou la destruction de nombreux médicaments.

Certaines substances stimulent les enzymes hépatiques qui assurent cette fonction d'élimination. Ces substances sont des inducteurs enzymatiques, et leur consommation peut diminuer la concentration sanguine des médicaments sensibles à leur action, diminuant, voire annulant, leur effet. Une augmentation de la posologie du médicament permet souvent de compenser l'effet de la prise conjointe d'un inducteur enzymatique, mais le risque d'inefficacité conduit parfois à déconseiller leur association. C'est le cas pour les contraceptifs oraux (« pilules »), qui peuvent perdre leur efficacité s'ils sont associés à la prise régulière d'un inducteur enzymatique.

Le risque est mentionné dans la rubrique Interactions médicamenteuses lorsqu'un médicament est susceptible de voir son action significativement modifiée par la prise d'un inducteur enzymatique.

Les principaux inducteurs enzymatiques sont généralement eux-mêmes des médicaments :
  • anti-épileptiques (anticonvulsivants) : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone ;

  • antituberculeux : rifabutine, rifampicine ;

  • antifongique : griséofulvine.

D'autres substances peuvent avoir un effet inducteur enzymatique :
  • le millepertuis, plante contenue dans certaines préparations ;

  • le tabac et l'alcool.

inhibiteur de la recapture de la sérotonine (IRS)

Antidépresseur augmentant la quantité de sérotonine présente dans le cerveau, en limitant sa recapture. Certains IRS sont également utilisés pour le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et de l'anxiété.

Voir aussi : antidépresseur sérotoninergique.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

neuroleptique

Famille de médicaments utilisés dans le traitement de certains troubles nerveux ou de symptômes divers : troubles digestifs, troubles de la ménopause, etc.

phobie

Peur survenant toujours dans les mêmes conditions, de façon irraisonnée et particulièrement angoissante.

psychotrope

Terme générique qui désigne les substances ayant une action sur le psychisme. Les principaux médicaments psychotropes sont les neuroleptiques, les tranquillisants (anxiolytiques), les antidépresseurs, les somnifères (hypnotiques). Le terme psychotrope recouvre également les drogues et les produits hallucinogènes.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

sodium

Substance minérale qui peut former des sels, notamment avec le chlore (chlorure de sodium, ou sel de table).

symptôme

Trouble ressenti par une personne atteinte d'une maladie. Un même symptôme peut traduire des maladies différentes et une même maladie ne donne pas forcément les mêmes symptômes chez tous les malades.

tachycardie

Accélération du rythme des battements du cœur. Elle peut être due à une fièvre, à une hyperthyroïdie, à une maladie cardiaque, à l'action de certains médicaments, etc.

torsades de pointes

Trouble du rythme cardiaque grave, favorisé par :

  • une hypokaliémie ou des situations la favorisant : diarrhées importantes et prolongées, usage répété de laxatif stimulant, etc.,

  • un cœur trop lent,

  • une prédisposition visible sur l'électrocardiogramme,

  • la prise de certains médicaments.

Les principaux médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes sont les suivants : quinidine, hydroquinidine, disopyramide, amiodarone, sotalol, ibutilide, certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamemazine, dropéridol, flupentixol, fluphéenazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dompéridone, hydroxyzine, chloroquine, halofantrine, mizolastine, pentamidine, moxifloxacine, érythromycine (voie IV), spiramycine.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

triptans

Nom d'une famille chimique de vasoconstricteurs utilisés dans le traitement de la migraine. Par rapport aux vasoconstricteurs dérivés de l'ergot de seigle, les triptans ont l'avantage d'agir plus spécifiquement sur les artères du cerveau.

troubles obsessionnels compulsifs (TOC)

Troubles caractérisés par des idées (obsessions) et des comportements (compulsions) répétitifs et gênants. Le sujet a conscience du caractère anormal de ses troubles (névrose) mais ne peut pas les contrôler.