LUVERIS

Mis à jour : Mardi 18 Juin 2019
Famille du médicament :

Hormone de la reproduction

Dans quel cas le médicament LUVERIS est-il prescrit ?

Ce médicament contient une hormone (LH) de la famille des gonadotrophines, obtenue par biotechnologie. Naturellement présente dans l'organisme, cette hormone intervient dans la stimulation des organes de la reproduction.

Il est utilisé chez la femme, en association avec l'hormone folliculo-stimulante (FSH), pour provoquer le développement de follicules contenant les ovules.

Présentations du médicament LUVERIS

LUVERIS 75 UI : solution injectable SC ; 1 flacon de lyophilisat et 1 flacon de solvant de 1 ml
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte - Remboursable à 100 % - Prix : 47,19 €.
LUVERIS 75 UI : solution injectable SC ; boîte de 3 flacons de lyophilisat et 3 flacons de solvant de 1 ml
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte - Remboursable à 100 % - Prix : 138,44 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament LUVERIS

p flacon
Lutropine alfa ou hormone lutéinisante (LH) humaine recombinante75 UI
Excipients : Acide phosphorique concentré, Azote, Eau ppi, Méthionine, Phosphate disodique dihydrate, Phosphate monosodique monohydrate, Polysorbate 20, Protéines de hamster, Saccharose, Sodium hydroxyde

Contre-indications du médicament LUVERIS

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • saignement génital intermittent (l'origine de ce saignement doit être déterminé par des examens appropriés avant la mise en route du traitement ) ;

  • tumeur de l'hypophyse ou de l'hypothalamus ;

  • cancer de l'ovaire, de l'utérus ou du sein ;

  • hypertrophie ou kystes des ovaires (sauf la dystrophie ovarienne polykystique qui est une indication à ce médicament) ;

  • maladie des ovaires ne leur permettant pas de réagir à une stimulation ;

  • malformation des organes génitaux ou fibrome utérin incompatible avec une grossesse.

Attention

Ce médicament ne doit être employé que sous surveillance médicale et biologique stricte. En effet, un suivi régulier comportant des échographies et des analyses de sang est nécessaire pour permettre de suivre les effets du médicament sur les ovaires et d'adapter éventuellement la posologie.

Des douleurs abdominales, des nausées, une prise de poids ou des douleurs mammaires peuvent traduire une stimulation excessive des ovaires. Si de tels symptômes apparaissent, prenez l'avis de votre médecin avant de faire pratiquer l'injection suivante.

Des précautions sont recommandées en cas d'accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire...) ancien ou récent.

Le traitement est susceptible de déclencher une crise de prophyrie ; si vous (ou une personne de votre famille) est atteint de porphyrie, informez-en votre médecin.

Attention : sportifSportif : ce médicament contient une substance interdite chez les sportifs de sexe masculin par l'Agence mondiale antidopage.

Interactions du médicament LUVERIS avec d'autres substances

Ce médicament peut interagir avec d'autres stimulants de l'ovulation, ou certains traitements qui diminuent la sécrétion des hormones hypophysaires. Votre médecin en tient compte dans le calcul de la posologie.

Fertilité, grossesse et allaitement

Ce médicament n'a pas lieu d'être utilisé pendant la grossesse ou l'allaitement. La grossesse éventuelle qui survient après le traitement n'est pas affectée par celui-ci. Mais, chez les patientes non réglées, il est recommandé de s'assurer de l'absence de grossesse avant de démarrer la cure suivante.

Mode d'emploi et posologie du médicament LUVERIS

Ce médicament doit être injecté par voie sous-cutanée, en même temps que la FSH.

La solution doit être reconstituée juste avant utilisation en dissolvant le lyophilisat avec le solvant fourni dans le conditionnement. Elle ne doit pas être utilisée si elle n'est pas limpide.

Le médecin peut vous proposer de pratiquer vous-même les injections. Dans ce cas, des explications précises et une première auto-injection, réalisée en présence du médecin ou de l'infirmière, sont nécessaires.

Posologie usuelle :

75 UI par jour, avec 75 à 150 UI de FSH. Le traitement peut être commencé à tout moment du cycle. Si besoin, la dose de FSH peut être augmentée par palier.

Conseils

Le suivi des effets sur les ovaires permet au médecin de déterminer quand déclencher l'ovulation par un traitement hormonal complémentaire.

Veillez à ne pas manquer de ce médicament, notamment les week-ends ou lors de vos déplacements. Il s'agit d'un produit particulier qui n'est pas en stock dans toutes les pharmacies.

Conditions particulières de prescription :

Ce médicament est un médicament à prescription restreinte : il doit obligatoirement être prescrit par un médecin spécialiste en gynécologie ou en endocrinologie.

Effets indésirables possibles du médicament LUVERIS

Très fréquents (plus de 10 % des patientes) : réaction au point d'injection (douleur, rougeur, bleus), maux de tête, kyste des ovaires.

Fréquents (1 à 10 % des patientes) : gêne abdominale, nausées, vomissements, diarrhée, douleur des seins, stimulation ovarienne excessive pouvant se traduire par des troubles digestifs et une prise de poids (voir Attention).

Très rares : accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire), aggravation d'un asthme, réaction allergique.

Comme tous les traitements qui stimulent l'ovulation, ce médicament augmente la fréquence des grossesses multiples (il s'agit alors de jumeaux dans la majorité des cas).

Le risque de grossesse extra-utérine est légèrement augmenté.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

accident thromboembolique

Accident qui résulte de l'obstruction (embolie) d'un vaisseau sanguin par un caillot (thrombus).

Le vaisseau peut être une artère : il s'agit alors d'une embolie artérielle, qui provoque une ischémie (privation de sang oxygéné) dans la région que cette artère irriguait. Une ischémie grave aboutit à la mort des tissus privés d'oxygène : l'infarctus. Heureusement, dans de nombreux cas, une artère voisine permet d'éviter l'infarctus en apportant du sang oxygéné dans la région victime de l'ischémie.

Le cœur est irrigué par les artères coronaires qui ont la propriété d'être peu reliées entre elles, ce qui explique la gravité d'un accident thromboembolique coronarien : une partie du muscle cardiaque, le myocarde, est détruite (infarctus du myocarde).

L'obstruction d'une veine est moins grave, car les veines assurent le retour du sang chargé de gaz carbonique vers le cœur. L'obstruction d'une veine est généralement appelée thrombophlébite. La gravité d'une thrombophlébite, ou phlébite, tient à la possibilité pour un caillot de se détacher de la veine et d'être emporté par le sang veineux jusqu'au cœur. Après avoir traversé l'oreillette droite et le ventricule droit, ce caillot va pénétrer dans une artère pulmonaire et obstruer un vaisseau sanguin, provoquant une embolie pulmonaire et un infarctus pulmonaire.

biotechnologie

Science des techniques appliquées au domaine biologique, grâce à laquelle des protéines (hormones) ou des vaccins sont fabriqués par des cultures de bactéries ou de levures, puis purifiés. Elle est amenée à remplacer les anciennes techniques d'extraction qui faisaient appel à des produits d'origine animale ou humaine.

échographie

Technique d'examen indolore utilisant les ultrasons et permettant d'obtenir une image des organes internes en deux ou trois dimensions.

embolie

Obstruction d'une artère par un caillot ou une plaque d'athérome apportés par le courant sanguin. L'embolie pulmonaire est généralement due à un caillot formé dans une veine qui remonte vers le cœur et vient obstruer une artère pulmonaire.

hormone

Substance produite par le corps et transportée par le sang, destinée à réguler l'activité de certaines glandes ou de certains organes.

hypothalamus

Partie du cerveau assurant de multiples fonctions. Il sécrète des hormones destinées à agir sur d'autres glandes (notamment l'hypophyse) qui à leur tour sécréteront d'autres hormones qui agiront sur certains organes (ovaires, thyroïde, etc.).

lyophilisat

Poudre résultant du dessèchement rapide (à basse température et sous vide) d'une substance dissoute dans de l'eau (par exemple le café soluble). Comme médicaments, les lyophilisats peuvent être dissous dans un solvant pour la préparation d'une solution injectable, auriculaire, nasale, etc. ou être présentés sous forme d'un comprimé à dissoudre dans un verre d'eau, à sucer ou à laisser fondre sous la langue.

médicament à prescription restreinte
Terme regroupant certains médicaments susceptibles de poser des problèmes en matière de santé publique et dont la prescription obéit à des règles précises :
  • Médicament réservé à l'usage hospitalier : il ne peut être ni prescrit ni délivré en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à prescription initiale hospitalière : il doit être obligatoirement prescrit initialement à l'hôpital, mais la délivrance du médicament et les ordonnances de renouvellement peuvent être réalisées en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à surveillance particulière : pendant toute la durée du traitement, les malades traités par un médicament appartenant à cette catégorie doivent faire l'objet de soins particuliers (prises de sang, examens complémentaires, consultations plus fréquentes). Le renouvellement de l'ordonnance est subordonné au respect des règles de surveillance.

D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les médicaments d'exception et les stupéfiants (voir ces termes).

phlébite

Inflammation d'une veine profonde avec formation d'un caillot sanguin, touchant généralement les jambes. La gravité des phlébites est liée à la possibilité d'un déplacement du caillot qui peut migrer jusqu'au cœur et venir ensuite obstruer une artère des poumons (embolie pulmonaire). Une paraphlébite, ou phlébite superficielle, est l'inflammation d'une veine superficielle ; elle est beaucoup moins préoccupante.

porphyrie

Maladie héréditaire rare due à un trouble du métabolisme d'une substance appelée porphyrine.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

SC

Abréviation de sous-cutanée. Voir ce terme.

sous-cutanée (voie ou injection)

Injection pratiquée sous la peau désinfectée, pincée entre le pouce et l'index de la main qui ne tient pas la seringue. Il est préférable de ne pas piquer dans le pli formé par le pincement de la peau, mais juste sous celui-ci, en introduisant l'aiguille latéralement selon un angle de 45o. Cette technique d'injection, simple, peut être apprise par le malade (diabétique, personne sous anticoagulant, etc.) auprès de son médecin. Elle permet une diffusion lente et progressive de la substance active dans le sang.

Abréviation : SC.

tumeur de l'hypophyse

Tumeur le plus souvent bénigne qui se développe dans l'hypophyse, glande située sous le cerveau. Cette tumeur peut perturber la sécrétion d'hormones par cette glande.

voie
  • Chemin (voie d'administration) utilisé pour administrer les médicaments : voie orale, sublinguale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intradermique, transdermique.

  • Ensemble d'organes creux permettant le passage de l'air (voies respiratoires), des aliments (voies digestives), des urines (voies urinaires), de la bile (voies biliaires), etc.