CERAZETTE

Mis à jour : Mardi 18 Juin 2019
Famille du médicament :

Contraceptif oral

Dans quel cas le médicament CERAZETTE est-il prescrit ?

C'est un contraceptif oral. Il contient un progestatif seul (sans estrogène associé). Tous les comprimés ont une composition identique. Ce contraceptif est dit microdosé car il contient une très faible dose d'hormone.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament CERAZETTE

CERAZETTE : comprimé (blanc) ; boîte de 1 plaquette de 28
Sur ordonnance (Liste I) - Non remboursé - Prix libre 
CERAZETTE : comprimé (blanc) ; boîte de 3 plaquettes de 28
Sur ordonnance (Liste I) - Non remboursé - Prix libre 

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament CERAZETTE

p cp
Désogestrel0,075 mg
Lactose+
Excipients : Acide stéarique, Alpha-tocophérol, Amidon de maïs, Hypromellose, Lactose monohydrate, Macrogol 400, Povidone, Silice colloïdale anhydre, Talc, Titane dioxyde

Contre-indications du médicament CERAZETTE

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • accident thromboembolique veineux en cours (phlébite, embolie pulmonaire...),

  • hépatite ou antécédent récent d'hépatite,

  • certains cancers susceptibles d'être stimulés par les progestatifs (cancer du sein par exemple),

  • saignement génital intermittent (l'origine de ce saignement doit être déterminée par des examens avant la mise en route du traitement),

  • en association avec les produits contenant du millepertuis.

Attention

Une surveillance médicale et des analyses sont nécessaires avant et pendant la contraception orale. Cette surveillance sera renforcée en cas d'antécédent de grossesse extra-utérine ou d'accident thromboembolique, de diabète, d'ictère (jaunisse) chronique ou survenu lors d'une grossesse.

L'efficacité contraceptive des progestatifs microdosés n'est pas absolue. Il est d'autant plus important de veiller à la régularité de la prise.

En cas d'arrêt des règles pendant plus de deux cycles consécutifs, l'absence de grossesse doit être vérifiée avant de poursuivre la contraception.

Interactions du médicament CERAZETTE avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé avec les produits de phytothérapie contenant du millepertuis : risque de baisse de la sécurité contraceptive.

L'efficacité contraceptive de cette pilule peut également être diminuée par la prise conjointe d'un médicament inducteur enzymatique.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament n'a pas de raison d'être utilisé pendant la grossesse. Si une grossesse survient malgré la contraception, du fait d'un oubli ou d'un retard de pilule, interrompez immédiatement la prise des comprimés. La grossesse pourra être poursuivie normalement si vous le désirez.

Allaitement :

Ce médicament passe faiblement dans le lait maternel ; son usage est possible pendant l'allaitement après avis médical.

Mode d'emploi et posologie du médicament CERAZETTE

Prendre régulièrement, et sans oubli, 1 comprimé par jour à la même heure, sans interruption entre 2 plaquettes. Cette pilule doit être impérativement prise chaque jour à la même heure.

En cas de première contraception orale ou de reprise d'une contraception interrompue temporairement, prendre le premier comprimé le premier jour des règles. Il est également possible de débuter le traitement entre le 2e et le 5e jour après le début des règles, mais dans ce cas, une méthode contraceptive complémentaire (préservatif par exemple) doit être utilisée pendant les 7 premiers jours de prise du contraceptif.

En cas de changement de contraceptif, prendre le premier comprimé le lendemain et à la même heure que le dernier comprimé de la plaquette du précédent contraceptif.

Après un accouchement ou une interruption de grossesse, suivre les indications du médecin.

Conseils

En cas d'oubli d'un comprimé, prendre immédiatement le comprimé oublié et continuer à l'heure habituelle pour les comprimés suivants (ce qui peut correspondre à la prise de 2 comprimés si l'oubli est découvert lors de la prise suivante). Si le retard est supérieur à 12 heures, l'efficacité contraceptive n'est plus assurée et une autre méthode complémentaire (préservatif par exemple) doit être employée pendant au moins les 7 jours suivants. Un risque de grossesse existe en cas d'oubli de plus de 12 heures au cours de la première semaine d'utilisation alors que des rapports sexuels ont eu lieu au cours des 7 jours précédant cet oubli.

En cas de vomissements ou de diarrhée survenant dans les 4 heures suivant la prise du comprimé (sans rapport avec la prise du contraceptif), prendre un autre comprimé. Si le délai est de plus de 4 heures ou si les troubles se répètent, la sécurité contraceptive n'est plus assurée et une méthode complémentaire doit être employée pour le cycle en cours.

Effets indésirables possibles du médicament CERAZETTE

En début de traitement : irrégularité des cycles, saignement entre les règles.

Fréquents (1 à 10 % des utilisatrices) : maux de tête, nausées, prise de poids, douleur ou tension des seins, acné, modification de l'humeur, diminution de la libido.

Plus rarement (moins de 1 % des utilisatrices) : infection vaginale, kystes des ovaires, vomissements, chute de cheveux, éruption cutanée, fatigue, intolérance aux lentilles de contact.

En cas d'antécédent de jaunisse ou de démangeaisons au cours d'une grossesse, risque de récidive lors de la prise de ce contraceptif.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

accident thromboembolique

Accident qui résulte de l'obstruction (embolie) d'un vaisseau sanguin par un caillot (thrombus).

Le vaisseau peut être une artère : il s'agit alors d'une embolie artérielle, qui provoque une ischémie (privation de sang oxygéné) dans la région que cette artère irriguait. Une ischémie grave aboutit à la mort des tissus privés d'oxygène : l'infarctus. Heureusement, dans de nombreux cas, une artère voisine permet d'éviter l'infarctus en apportant du sang oxygéné dans la région victime de l'ischémie.

Le cœur est irrigué par les artères coronaires qui ont la propriété d'être peu reliées entre elles, ce qui explique la gravité d'un accident thromboembolique coronarien : une partie du muscle cardiaque, le myocarde, est détruite (infarctus du myocarde).

L'obstruction d'une veine est moins grave, car les veines assurent le retour du sang chargé de gaz carbonique vers le cœur. L'obstruction d'une veine est généralement appelée thrombophlébite. La gravité d'une thrombophlébite, ou phlébite, tient à la possibilité pour un caillot de se détacher de la veine et d'être emporté par le sang veineux jusqu'au cœur. Après avoir traversé l'oreillette droite et le ventricule droit, ce caillot va pénétrer dans une artère pulmonaire et obstruer un vaisseau sanguin, provoquant une embolie pulmonaire et un infarctus pulmonaire.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

contraceptif

Qui s'oppose à la conception : contraceptif oral (pilule), local (stérilet, spermicide, diaphragme et préservatif).

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

embolie

Obstruction d'une artère par un caillot ou une plaque d'athérome apportés par le courant sanguin. L'embolie pulmonaire est généralement due à un caillot formé dans une veine qui remonte vers le cœur et vient obstruer une artère pulmonaire.

éruption cutanée

Apparition de boutons ou de plaques sur la peau. Ces lésions peuvent être dues à un aliment, à un médicament, et traduire une allergie ou un effet toxique. De nombreux virus peuvent également provoquer des éruptions de boutons : celles de la rubéole, de la roséole et de la rougeole sont les plus connues.

estrogène

Famille d'hormones stimulant les organes sexuels féminins (utérus et glandes mammaires essentiellement). On écrit aussi œstrogène.

grossesse extra-utérine

Grossesse se développant en dehors de l'utérus : lors d'une grossesse normale, l'ovule est fécondé dans la trompe de Fallope par un spermatozoïde ; il doit normalement progresser jusqu'à l'utérus où il se fixe sur l'endomètre. Dans certains cas, cette progression est stoppée et l'œuf se développe dans la trompe qui risque de se rompre. Il s'agit d'une grossesse extra-utérine dont le diagnostic est réalisé par l'échographie et qui nécessite une intervention chirurgicale. Les signes évocateurs d'une grossesse extra-utérine sont une douleur du bas-ventre et des saignements intermittents chez une femme qui présente un test de grossesse positif.

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

hormone

Substance produite par le corps et transportée par le sang, destinée à réguler l'activité de certaines glandes ou de certains organes.

inducteur enzymatique

Le foie, véritable usine chimique de l'organisme, assure l'élimination ou la destruction de nombreux médicaments.

Certaines substances stimulent les enzymes hépatiques qui assurent cette fonction d'élimination. Ces substances sont des inducteurs enzymatiques, et leur consommation peut diminuer la concentration sanguine des médicaments sensibles à leur action, diminuant, voire annulant, leur effet. Une augmentation de la posologie du médicament permet souvent de compenser l'effet de la prise conjointe d'un inducteur enzymatique, mais le risque d'inefficacité conduit parfois à déconseiller leur association. C'est le cas pour les contraceptifs oraux (« pilules »), qui peuvent perdre leur efficacité s'ils sont associés à la prise régulière d'un inducteur enzymatique.

Le risque est mentionné dans la rubrique Interactions médicamenteuses lorsqu'un médicament est susceptible de voir son action significativement modifiée par la prise d'un inducteur enzymatique.

Les principaux inducteurs enzymatiques sont généralement eux-mêmes des médicaments :
  • anti-épileptiques (anticonvulsivants) : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone ;

  • antituberculeux : rifabutine, rifampicine ;

  • antifongique : griséofulvine.

D'autres substances peuvent avoir un effet inducteur enzymatique :
  • le millepertuis, plante contenue dans certaines préparations ;

  • le tabac et l'alcool.

phlébite

Inflammation d'une veine profonde avec formation d'un caillot sanguin, touchant généralement les jambes. La gravité des phlébites est liée à la possibilité d'un déplacement du caillot qui peut migrer jusqu'au cœur et venir ensuite obstruer une artère des poumons (embolie pulmonaire). Une paraphlébite, ou phlébite superficielle, est l'inflammation d'une veine superficielle ; elle est beaucoup moins préoccupante.

progestatif

Substance dont l'action est proche de celle de la progestérone.