AMIODARONE IVAX

Mis à jour : Vendredi 12 Juin 2009
Famille du médicament :

Antiarythmique

12/06/2009 : ce médicament est en arrêt de commercialisation. Il n’est plus disponible en pharmacie ou ne le sera bientôt plus.

Si vous devez prendre ce médicament, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien qui pourront vous conseiller un autre traitement.

Le document ci-dessous représente la dernière fiche publiée par Vidal concernant ce médicament et ne préjuge en rien des évolutions ayant pu survenir postérieurement à cette publication.

Ce médicament est un générique de CORDARONE

Dans quel cas le médicament AMIODARONE IVAX est-il prescrit ?

Ce médicament appartient à la classe III de la famille des antiarythmiques. Il contient de l'iode.

Il est utilisé dans le traitement des troubles du rythme cardiaque, notamment lorsque existe en même temps une angine de poitrine.

Présentations du médicament AMIODARONE IVAX

AMIODARONE IVAX 200 mg : comprimé sécable (blanc) ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I)

Composition du médicament AMIODARONE IVAX

p cp
Amiodarone chlorhydrate200 mg
Lactose+

Contre-indications du médicament AMIODARONE IVAX

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Ce médicament est susceptible de provoquer une photosensibilisation : une exposition minime aux rayons ultraviolets peut provoquer des réactions cutanées. Évitez toute exposition au soleil ou appliquez un écran total.

Ce médicament peut provoquer divers troubles : anomalie du fonctionnement de la thyroïde, inflammation du foie, altération pulmonaire. Des prises de sang régulières (bilan thyroïdien, dosage des transaminases) et une éventuelle radiographie des poumons permettent de dépister ces anomalies.

Pensez à signaler à votre médecin, lors des consultations pour le suivi du traitement, tout trouble nouvellement apparu tel que : essoufflement, toux sèche, fatigue inexpliquée, perte d'appétit, amaigrissement, douleurs musculaires.

Interactions du médicament AMIODARONE IVAX avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé aux autres médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes : risque de troubles du rythme cardiaque, parfois mortels.

Il peut interagir avec les médicaments contenant de l'halofantrine ou de la pentamidine.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez un anticoagulant oral, un digitalique, un bêtabloquant, un médicament susceptible de provoquer une hypokaliémie (diurétique hypokaliémiant, laxatifs stimulants, corticoïde, amphotéricine B) ou un médicament contenant une des substances suivantes : diltiazem, vérapamil, clonidine, guanfacine, ciclosporine, phénytoïne, rivastigmine, donézépil ou tacrine.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament est contre-indiqué à partir du 2e trimestre de la grossesse : risque d'anomalie de la glande thyroïde chez le nouveau-né.

Allaitement :

Ce médicament passe dans le lait maternel : l'allaitement est contre-indiqué.

Mode d'emploi et posologie du médicament AMIODARONE IVAX

Ce médicament présente une caractéristique particulière : son effet est long à apparaître (une semaine) et à disparaître (plusieurs semaines après un traitement prolongé). Il est donc fréquent que le médecin prescrive au début des posologies élevées pour obtenir un effet plus rapide. De même, un traitement discontinu est possible : pas de prise le samedi ni le dimanche par exemple.

Posologie usuelle :

Traitement d'entretien : 1/2 à 2 comprimés par jour, en une seule prise.

Effets indésirables possibles du médicament AMIODARONE IVAX

L'accumulation d'amiodarone dans la cornée peut, rarement, provoquer un dépôt susceptible d'entraîner des troubles visuels : halo coloré en lumière vive, brouillard visuel. Tous ces troubles disparaissent progressivement et complètement à l'arrêt du traitement.

Rougeurs par photosensibilisation (voir ATTENTION) ; plus rarement, coloration grisâtre réversible de la peau, réaction allergique cutanée.

Anomalies du fonctionnement de la glande thyroïde (voir ATTENTION).

Ralentissement du cœur.

Troubles digestifs bénins, en début de traitement.

Laboratoire Ivax SAS

LEXIQUE

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

angine de poitrine

Douleur oppressante due à une obstruction partielle des artères coronaires qui irriguent le muscle cardiaque. Elle peut se manifester dans la poitrine, les bras ou la mâchoire.

Synonyme : angor.

antiarythmique

Médicament indiqué dans les troubles du rythme cardiaque. La famille des antiarythmiques est divisée en classes I, II, III, IV en fonction du mode d'action de ces médicaments.

anticoagulant

Médicament qui empêche le sang de coaguler et qui prévient donc la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

Les anticoagulants sont utilisés pour traiter ou prévenir les phlébites, les embolies pulmonaires, certains infarctus. Ils permettent aussi d'empêcher la formation de caillots dans le cœur lors de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire ou en cas de valve cardiaque artificielle.

Il existe deux grand types d'anticoagulants :
  • les anticoagulants oraux, qui bloquent l'action de la vitamine K (antivitamine K, ou AVK) et dont l'efficacité est contrôlée par un dosage sanguin : l'INR (anciennement TP) ;

  • les anticoagulants injectables, dérivés de l'héparine, dont l'efficacité peut être contrôlée par le dosage sanguin de l'activité anti-Xa, le Temps de Howell (TH) ou le Temps de Cephalin Kaolin (TCK) suivant les produits utilisés. Un dosage régulier des plaquettes sanguines est nécessaire pendant toute la durée d'utilisation d'un dérivé de l'héparine.

bêtabloquant

Famille de médicaments utilisés essentiellement en cardiologie. Ils bloquent l'action de l'adrénaline (et d'autres hormones apparentées) sur le cœur, les vaisseaux et les bronches.

cornée

Partie centrale transparente de l'œil, qui recouvre la pupille et l'iris.

corticoïde

Substance proche de la cortisone. Les corticoïdes naturels, nécessaires au fonctionnement de l'organisme, sont fabriqués par les glandes surrénales. Les corticoïdes de synthèse, dérivés chimiques de la cortisone, sont utilisés comme anti-inflammatoires puissants.

digitalique

Famille de médicaments apparentés à la digitaline, substance issue de la digitale pourpre (plante commune). Les digitaliques, utilisés en cardiologie, ralentissent le cœur et renforcent ses contractions.

diurétique

Médicament permettant une élimination accrue d'eau par les reins. Le plus souvent, cette perte d'eau fait suite à la perte de sels provoquée par le médicament (salidiurétique).

Les diurétiques sont surtout utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle, alors que leur mécanisme d'action dans cette maladie est mal connu. Ils sont également prescrits dans l'insuffisance cardiaque aiguë ou chronique, les œdèmes et d'autres affections plus rares.

Ces médicaments provoquent une perte de sodium et de potassium (sauf pour certains d'entre eux appelés « épargneurs de potassium »). Leur prise prolongée nécessite donc un contrôle régulier du potassium sanguin, pour éviter les troubles cardiaques qui pourraient résulter d'une hypokaliémie (manque de potassium dans le sang). Le manque de sodium est une autre conséquence possible, mais plus rare aux posologies habituelles, de l'usage prolongé des diurétiques ; il se détecte également par une prise de sang.

hyperthyroïdie

Excès d'hormones thyroïdiennes se traduisant notamment par une accélération du cœur, une mauvaise tolérance à la chaleur, un amaigrissement et une fatigue chronique.

hypokaliémie

Baisse de la kaliémie (taux de potassium dans le sang) pouvant provoquer des troubles du rythme cardiaque. La prise régulière de laxatifs stimulants ou de certains diurétiques est fréquemment responsable d'hypokaliémie.

laxatif stimulant

Laxatif puissant mais irritant pour le tube digestif, responsable d'une perte de sels minéraux (potassium, etc.) par l'organisme. Son usage prolongé provoque une dépendance : il n'est plus possible d'aller à la selle sans médicament. À long terme, des lésions définitives de la paroi interne de l'intestin peuvent apparaître (maladie des laxatifs).

nouveau-né

Enfant de moins de un mois.

photosensibilisation

Sensibilité anormale de la peau à la lumière ou aux rayons ultraviolets, due à un médicament ou à une substance naturelle ou chimique.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

thyroïde

Glande située à la base du cou, qui sécrète des hormones riches en iode.

torsades de pointes

Trouble du rythme cardiaque grave, favorisé par :

  • une hypokaliémie ou des situations la favorisant : diarrhées importantes et prolongées, usage répété de laxatif stimulant, etc.,

  • un cœur trop lent,

  • une prédisposition visible sur l'électrocardiogramme,

  • la prise de certains médicaments.

Les principaux médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes sont les suivants : quinidine, hydroquinidine, disopyramide, amiodarone, sotalol, ibutilide, certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamemazine, dropéridol, flupentixol, fluphéenazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dompéridone, hydroxyzine, chloroquine, halofantrine, mizolastine, pentamidine, moxifloxacine, érythromycine (voie IV), spiramycine.

traitement d'entretien

Traitement destiné à conserver le bénéfice d'un traitement d'attaque. La dose la plus faible permettant de maintenir l'efficacité est recherchée pour limiter les effets indésirables.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

trouble du rythme cardiaque

Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L'extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D'autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.

troubles digestifs

Ensemble de symptômes traduisant une irritation ou un mauvais fonctionnement du tube digestif. Un ou plusieurs troubles peuvent être présents : nausées, vomissements, aérophagie, douleurs abdominales, brûlures d'estomac, ballonnements, flatulences, diarrhée ou constipation, etc. Les antibiotiques peuvent favoriser les candidoses, souvent responsables de troubles digestifs.

ultraviolet

Les rayons ultraviolets sont des radiations émises naturellement par le soleil ou artificiellement par certaines lampes. On distingue les UV A et les UV B. Les UV B, de courte longueur d'onde, sont arrêtés dans les couches les plus externes de la peau. Ils sont responsables de brûlures (coups de soleil). Les UV A, de longueur d'onde plus importante, pénètrent profondément et atteignent le derme. Ils induisent la pigmentation (bronzage). L'exposition intense et répétée aux UV cause un vieillissement prématuré de la peau et augmente le risque de cancer cutané.

Abréviation : UV.