INTRINSA

Mis à jour : Mercredi 17 Octobre 2012
Famille du médicament :

Androgène

17/10/2012 : ce médicament est en arrêt de commercialisation. Il n’est plus disponible en pharmacie ou ne le sera bientôt plus.

Si vous devez prendre ce médicament, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien qui pourront vous conseiller un autre traitement.

Le document ci-dessous représente la dernière fiche publiée par Vidal concernant ce médicament et ne préjuge en rien des évolutions ayant pu survenir postérieurement à cette publication.

Dans quel cas le médicament INTRINSA est-il prescrit ?

Ce dispositif transdermique (patch) contient de la testostérone, hormone mâle naturelle. Cette hormone est également présente dans une moindre mesure chez la femme. Elle est sécrétée par les ovaires et les glandes surrénales. Après une ablation des ovaires, le taux sanguin de testostérone diminue fortement et peut être associé à une baisse de désir sexuel. La testorérone contenue dans ce médicament traverse la peau et passe dans le sang de façon à rétablir un taux normal de cette hormone.

Il est utilisé, en association avec un estrogène, dans le traitement de la baisse de désir sexuel chez les femmes qui ont subi une ablation des ovaires et de l'utérus (ménopause induite chirurgicalement).

Présentations du médicament INTRINSA

INTRINSA 300 μg/ 24 h : dispositif transdermique de 28 cm2 ; boîte de 8
Sur ordonnance (Liste I)

Composition du médicament INTRINSA

p disp
Testostérone8,4 mg
soit testostérone délivrée par 24 h300 μg

Contre-indications du médicament INTRINSA

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Une surveillance régulière est recommandée afin de s'assurer de l'absence d'effets indésirables de masculinisation (voix plus grave, augmentation de la pilosité).

Des précautions sont nécessaires en cas de diabète, d'hypertension artérielle ou de maladie cardiovasculaire.

Les effets de ce médicament chez les femmes de plus de 60 ans et chez celles naturellement ménopausées n'ont pas été étudiés.

Ce médicament doit être associé à la prise d'estrogènes : votre médecin s'assurera que vous ne présentez pas de contre-indication liée à leur utilisation.

Attention : sportifSportif : ce médicament contient une substance susceptible de rendre positifs certains tests antidopage.

Interactions du médicament INTRINSA avec d'autres substances

Informez votre médecin si vous suivez un traitement anticoagulant oral car la testostérone peut en augmenter les effets.

Fertilité, grossesse et allaitement

Ce médicament n'a pas d'indication chez la femme susceptible d'être enceinte.

Mode d'emploi et posologie du médicament INTRINSA

Appliquer le dispositif sur la peau propre et sèche, au niveau de la partie inférieure de l'abdomen ( la taille). Changer d'emplacement lors du renouvellement du dispositif et attendre au moins 7 jours avant de replacer un patch au même endroit (pour éviter tout risque d'irritation).

En cas de décollement du dispositif, tenter de le recoller à un autre endroit, ou utiliser un dispositif neuf qui sera enlevé à la date prévue pour le retrait de celui qui s'est décollé.

Posologie usuelle :

2 dispositifs par semaine, en traitement continu : un dispositif est laissé en place 3 jours et l'autre 4 jours. Notez sur la boîte les jours de la semaine choisis (dimanche et mercredi par exemple).

Conseils

L'effet du médicament sur la libido peut mettre plus d'un mois pour être ressenti. En revanche, si aucun effet bénéfique n'est observé après 3 à 6 mois de traitement, recontacter votre médecin.

Les troubles du désir féminin ne se limitent pas à la baisse du taux d'hormones (testostérone et estrogènes), mais englobent aussi des aspects psychologiques et relationnels. Il existe différentes solutions : demandez conseil à votre médecin.

Le dispositif ne doit pas être exposé au soleil ; veillez à ce qu'il soit recouvert d'un vêtement.

Effets indésirables possibles du médicament INTRINSA

Rougeur, œdème et cloques au niveau des zones d'application : ces signes peuvent traduire une réaction allergique et nécessitent l'arrêt du traitement.

Acné, modification de la pilosité ou chute des cheveux.

Voix rauque et hirsutisme traduisent généralement un surdosage.

Migraine, insomnie, douleur des seins.

Laboratoire Warner Chilcott France

LEXIQUE

acné

Affection de la peau liée à une rétention de sébum formant des comédons (points noirs et microkystes). Ceux-ci sont le siège d'une prolifération de bactéries et se transforment en pustules.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

anticoagulant

Médicament qui empêche le sang de coaguler et qui prévient donc la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

Les anticoagulants sont utilisés pour traiter ou prévenir les phlébites, les embolies pulmonaires, certains infarctus. Ils permettent aussi d'empêcher la formation de caillots dans le cœur lors de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire ou en cas de valve cardiaque artificielle.

Il existe deux grand types d'anticoagulants :
  • les anticoagulants oraux, qui bloquent l'action de la vitamine K (antivitamine K, ou AVK) et dont l'efficacité est contrôlée par un dosage sanguin : l'INR (anciennement TP) ;

  • les anticoagulants injectables, dérivés de l'héparine, dont l'efficacité peut être contrôlée par le dosage sanguin de l'activité anti-Xa, le Temps de Howell (TH) ou le Temps de Cephalin Kaolin (TCK) suivant les produits utilisés. Un dosage régulier des plaquettes sanguines est nécessaire pendant toute la durée d'utilisation d'un dérivé de l'héparine.

cancer hormonodépendant

Cancer dont le développement est susceptible d'être stimulé par certaines hormones : cancer de la prostate, cancer du sein, cancer du corps de l'utérus. En revanche, le cancer du col de l'utérus n'est pas hormonodépendant et n'interdit pas l'usage des médicaments contenant des hormones.

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

estrogène

Famille d'hormones stimulant les organes sexuels féminins (utérus et glandes mammaires essentiellement). On écrit aussi œstrogène.

hormone

Substance produite par le corps et transportée par le sang, destinée à réguler l'activité de certaines glandes ou de certains organes.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

surdosage

La prise en quantité excessive d'un médicament expose à une augmentation de l'intensité des effets indésirables, voire à l'apparition d'effets indésirables particuliers.

Ce surdosage peut résulter d'une intoxication accidentelle, ou volontaire dans un but de suicide : il convient alors de consulter le centre antipoison de votre région (liste en annexe de l'ouvrage). Mais le plus souvent, le surdosage est la conséquence d'une erreur dans la compréhension de l'ordonnance, ou de la recherche d'une augmentation de l'efficacité par un dépassement de la posologie préconisée. Enfin, une automédication intempestive peut conduire à l'absorption en quantité excessive d'une même substance contenue dans des médicaments différents. Certains médicaments exposent plus particulièrement à ce risque, car ils sont considérés (à tort) comme anodins : vitamines A et D, aspirine, etc. L'arrêt ou la diminution des prises médicamenteuses permettent de faire disparaître les troubles liés à un surdosage.

test antidopage

Les sportifs peuvent être soumis à des tests destinés à détecter la présence dans leurs urines de substances dopantes ou de leurs dérivés. Le Comité international olympique et le ministère de la Santé et des Sports tiennent à jour une liste des substances considérées comme dopantes. Ces substances sont très variées : hormones anabolisantes qui développent les muscles, excitants qui augmentent la vigilance, bêtabloquants qui ralentissent le cœur et, par exemple, permettent aux tireurs à l'arc de décocher leur flèche entre deux battements cardiaques, etc. Certains médicaments tels que les crèmes, les gouttes auriculaires, contiennent des substances considérées comme dopantes, mais la probabilité pour que ces substances passent dans le sang et soient retrouvées dans les urines est très faible. Dans le doute, l'éventualité d'une réaction positive est mentionnée pour chaque médicament lorsqu'une substance dopante est présente dans sa composition. Il appartient au sportif de décider avec son médecin s'il peut utiliser ou non un tel médicament.

testostérone

Hormone sexuelle mâle. Elle est indispensable au développement des organes sexuels chez l'enfant, et à leur fonctionnement chez l'adulte.