CYPROTÉRONE ÉTHINYLESTRADIOL ZYDUS

Mis à jour : Mardi 21 Mai 2013
Famille du médicament :

Traitement hormonal de l'acné

21/05/2013 : ce médicament est en arrêt de commercialisation. Il n’est plus disponible en pharmacie ou ne le sera bientôt plus.

Si vous devez prendre ce médicament, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien qui pourront vous conseiller un autre traitement.

Le document ci-dessous représente la dernière fiche publiée par Vidal concernant ce médicament et ne préjuge en rien des évolutions ayant pu survenir postérieurement à cette publication.

Ce médicament est un générique de DIANE 35

Dans quel cas le médicament CYPROTÉRONE ÉTHINYLESTRADIOL ZYDUS est-il prescrit ?

C'est un traitement hormonal antiacnéique réservé aux femmes. Il contient un estrogène et de la cyprotérone, un dérivé de la progestérone, qui s'oppose à l'action des hormones androgènes (hormones mâles). Son effet sur l'acné est modéré et ne s'observe généralement qu'après plusieurs mois.

Il est utilisé dans le traitement de l'acné chez la femme.

Présentations du médicament CYPROTÉRONE ÉTHINYLESTRADIOL ZYDUS

CYPROTÉRONE/ÉTHINYLESTRADIOL ZYDUS 2 mg/0,035 mg : comprimé ; boîte de 1 plaquette de 21
Sur ordonnance (Liste I)
CYPROTÉRONE/ÉTHINYLESTRADIOL ZYDUS 2 mg/0,035 mg : comprimé ; boîte de 3 plaquettes de 21
Sur ordonnance (Liste I)

Composition du médicament CYPROTÉRONE ÉTHINYLESTRADIOL ZYDUS

p cp
Cyprotérone acétate2 mg
Éthinylestradiol0,035 mg
Lactose+
Saccharose+

Contre-indications du médicament CYPROTÉRONE ÉTHINYLESTRADIOL ZYDUS

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire...) ancien ou survenant pendant le traitement, prédisposition connue aux thromboses veineuses ;

  • maladie cardiovasculaire (hypertension artérielle, angine de poitrine, lésion des valves cardiaques, anomalie de la circulation sanguine cérébrale ou rétinienne) ;

  • diabète avec lésions vasculaires ;

  • cancer hormonodépendant (même guéri), tumeur de l'hypophyse ;

  • saignement génital intermittent (l'origine de ce saignement doit être déterminée par des examens avant la mise en route du traitement) ;

  • maladie du foie, grave ou récente ;

  • certaines maladies rares : connectivite, porphyrie ;

  • en association avec le millepertuis.

Dans d'autres situations, votre médecin est seul juge pour prescrire ce médicament, notamment en cas de diabète, d'obésité, d'otosclérose, d'excès de cholestérol, de triglycérides ou de prolactine dans le sang, d'affection bénigne du sein ou de l'utérus, d'ictère (jaunisse) chronique ou survenu lors d'une grossesse, d'insuffisance rénale, d'allaitement.

Attention

Ce médicament bloque l'ovulation et a donc un effet contraceptif. Toutefois, son efficacité contraceptive n'a pas été évaluée par des études cliniques comme pour les pilules. Il n'est pas indiqué dans la contraception orale.

Comme d'autres traitements estroprogestatifs, ce médicament expose à un risque accru d'accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire, accident vasculaire cérébral). Chez les femmes de plus de 35 ans, chez les femmes qui fument, ce risque de complications cardiovasculaires liées à la prise d'hormones augmente nettement.

Tout symptôme pouvant faire craindre une complication impose l'arrêt du traitement : maux de tête importants et inhabituels, troubles de la vision, douleur inhabituelle à la jambe, élévation franche de la tension artérielle.

Une surveillance médicale et des prises de sang sont nécessaires avant et pendant le traitement. Cette surveillance sera renforcée chez les femmes souffrant d'épilepsie, de migraine, d'asthme ou ayant des antécédents familiaux de maladie vasculaire.

La survenue d'un léger saignement entre les règles (spotting) est fréquente pendant le traitement. Vous devez néanmoins en informer votre médecin.

En cas d'intervention chirurgicale programmée ou d'alitement prolongé, votre médecin jugera de l'opportunité d'interrompre votre traitement.

Interactions du médicament CYPROTÉRONE ÉTHINYLESTRADIOL ZYDUS avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé aux produits de phytothérapie contenant du millepertuis : risque de baisse de l'efficacité.

L'effet de ce médicament peut également être diminué par les anticonvulsivants, certains traitements du sida et les médicaments contenant l'une des substances suivantes : griséofulvine, rifampicine, rifabutine, modafinil, topiramate.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez un médicament contenant de la flunarizine.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament n'a pas de raison d'être utilisé chez la femme enceinte. Un test de grossesse peut être justifié en cas de doute. Néanmoins, si le traitement est entrepris lors d'une grossesse méconnue, l'interruption de cette grossesse n'est pas justifiée.

Allaitement :

Les données disponibles ne permettent pas de savoir si ce médicament passe dans le lait maternel ; un choix est donc nécessaire entre l'allaitement et la prise du médicament. Cette décision devra être prise en accord avec votre médecin.

Mode d'emploi et posologie du médicament CYPROTÉRONE ÉTHINYLESTRADIOL ZYDUS

Prendre, sans oublier, 1 comprimé par jour à la même heure pendant 21 jours consécutifs, avec un arrêt de 7 jours entre chaque plaquette de 21 comprimés. L'efficacité du traitement sur l'acné n'apparaît qu'après plusieurs mois de traitement.

Commencer le traitement le premier jour des règles, que vous preniez ou non un contraceptif oral auparavant.

Effets indésirables possibles du médicament CYPROTÉRONE ÉTHINYLESTRADIOL ZYDUS

Rares, mais devant faire interrompre le traitement : accident thromboembolique tel que phlébite, embolie pulmonaire, accident vasculaire cérébral (voir Attention), hypertension artérielle, augmentation importante des lipides dans le sang, diabète, nodule ou tension douloureuse des seins, tumeur bénigne du foie, jaunisse, vertiges, troubles de la vision, taches sombres sur le visage, migraine, écoulement de lait.

Effets n'empêchant pas habituellement la poursuite du traitement : nausées, maux de tête banals, prise ou perte de poids, tension modérée des seins, irritabilité, jambes lourdes, saignement entre les règles, diminution ou disparition des règles, modification de l'humeur et de la libido, irritation oculaire par les lentilles de contact.

Une absence des règles associée à une absence d'ovulation peut être observée à l'arrêt du traitement. Les cycles se rétablissent en général spontanément.

Laboratoire Zydus France

LEXIQUE

accident thromboembolique

Accident qui résulte de l'obstruction (embolie) d'un vaisseau sanguin par un caillot (thrombus).

Le vaisseau peut être une artère : il s'agit alors d'une embolie artérielle, qui provoque une ischémie (privation de sang oxygéné) dans la région que cette artère irriguait. Une ischémie grave aboutit à la mort des tissus privés d'oxygène : l'infarctus. Heureusement, dans de nombreux cas, une artère voisine permet d'éviter l'infarctus en apportant du sang oxygéné dans la région victime de l'ischémie.

Le cœur est irrigué par les artères coronaires qui ont la propriété d'être peu reliées entre elles, ce qui explique la gravité d'un accident thromboembolique coronarien : une partie du muscle cardiaque, le myocarde, est détruite (infarctus du myocarde).

L'obstruction d'une veine est moins grave, car les veines assurent le retour du sang chargé de gaz carbonique vers le cœur. L'obstruction d'une veine est généralement appelée thrombophlébite. La gravité d'une thrombophlébite, ou phlébite, tient à la possibilité pour un caillot de se détacher de la veine et d'être emporté par le sang veineux jusqu'au cœur. Après avoir traversé l'oreillette droite et le ventricule droit, ce caillot va pénétrer dans une artère pulmonaire et obstruer un vaisseau sanguin, provoquant une embolie pulmonaire et un infarctus pulmonaire.

accident vasculaire cérébral

Lésion du cerveau due à une hémorragie ou à l'obstruction brutale d'une artère. En fonction de l'importance de la lésion, les conséquences sont plus ou moins graves : malaise passager, paralysie, coma.

Abréviation : AVC.

acné

Affection de la peau liée à une rétention de sébum formant des comédons (points noirs et microkystes). Ceux-ci sont le siège d'une prolifération de bactéries et se transforment en pustules.

angine de poitrine

Douleur oppressante due à une obstruction partielle des artères coronaires qui irriguent le muscle cardiaque. Elle peut se manifester dans la poitrine, les bras ou la mâchoire.

Synonyme : angor.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

anticonvulsivant

Médicament utilisé pour traiter les convulsions et les différentes formes d'épilepsie. Les anticonvulsivants sont classés en barbituriques (phénobarbital) et non barbituriques, qui sont les plus utilisés actuellement.

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

cancer hormonodépendant

Cancer dont le développement est susceptible d'être stimulé par certaines hormones : cancer de la prostate, cancer du sein, cancer du corps de l'utérus. En revanche, le cancer du col de l'utérus n'est pas hormonodépendant et n'interdit pas l'usage des médicaments contenant des hormones.

cholestérol

Principale graisse circulant dans le sang. Elle est utilisée dans l'organisme comme matière première, notamment pour l'enveloppe des cellules et pour la synthèse des hormones stéroïdes. En excès, le cholestérol est éliminé dans la bile, mais il peut également s'accumuler dans les artères et former des plaques d'athérome.

connectivite

Ensemble de maladies rares appelées également collagénoses : lupus érythémateux disséminé, périartérite noueuse, sclérodermie, dermatomyosite, etc.

contraceptif

Qui s'oppose à la conception : contraceptif oral (pilule), local (stérilet, spermicide, diaphragme et préservatif).

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

embolie

Obstruction d'une artère par un caillot ou une plaque d'athérome apportés par le courant sanguin. L'embolie pulmonaire est généralement due à un caillot formé dans une veine qui remonte vers le cœur et vient obstruer une artère pulmonaire.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

estrogène

Famille d'hormones stimulant les organes sexuels féminins (utérus et glandes mammaires essentiellement). On écrit aussi œstrogène.

hormone

Substance produite par le corps et transportée par le sang, destinée à réguler l'activité de certaines glandes ou de certains organes.

hormone androgène

Famille d'hormones produites essentiellement par les testicules. Elles permettent le développement des caractères sexuels masculins.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

lentille de contact

Dispositif optique souple ou rigide placé sur la cornée, destiné à corriger un défaut de la vision.

Les lentilles utilisées actuellement sont toutes en matière plastique. Il en existe deux types :
  • Les lentilles rigides, plus ou moins perméables à l'oxygène. Leur faible diamètre (elles ne couvrent pas la totalité de la cornée) facilite l'oxygénation de la cornée : l'oxygène contenu dans les larmes peut diffuser sous et autour de la lentille.

  • Les lentilles souples, plus ou moins hydrophiles. Elles sont plus faciles à supporter au début, mais leur grand diamètre et leur perméabilité à l'oxygène limitée ne facilitent pas l'oxygénation de la cornée. Elles peuvent poser des problèmes de tolérance à long terme.

migraine

Mal de tête particulier touchant généralement la moitié droite ou gauche de la tête, souvent associé à une crainte de la lumière et du bruit.

otosclérose

Variété d'otite chronique grave.

phlébite

Inflammation d'une veine profonde avec formation d'un caillot sanguin, touchant généralement les jambes. La gravité des phlébites est liée à la possibilité d'un déplacement du caillot qui peut migrer jusqu'au cœur et venir ensuite obstruer une artère des poumons (embolie pulmonaire). Une paraphlébite, ou phlébite superficielle, est l'inflammation d'une veine superficielle ; elle est beaucoup moins préoccupante.

phytothérapie

Méthode de traitement fondée sur l'utilisation des plantes.

porphyrie

Maladie héréditaire rare due à un trouble du métabolisme d'une substance appelée porphyrine.

progestérone

Hormone sécrétée par l'ovaire pendant la seconde phase du cycle et pendant la grossesse. Elle favorise la fixation et le développement dans l'utérus de l'œuf fécondé. Certains dérivés de la progestérone sont également utilisés comme contraceptif.

prolactine

Hormone sécrétée par l'hypophyse, qui provoque la montée de lait après l'accouchement. Sa sécrétion anormale en dehors de cette période peut entraîner chez la femme des troubles des règles, un écoulement pathologique de lait par le mamelon, ou une stérilité. Chez l'homme, un excès de prolactine provoque une augmentation du volume des seins ou une impuissance.

sida

Abréviation de syndrome d'immunodéficience acquise (en anglais AIDS).

Forme la plus évoluée et la plus grave de l'infection par le VIH.

symptôme

Trouble ressenti par une personne atteinte d'une maladie. Un même symptôme peut traduire des maladies différentes et une même maladie ne donne pas forcément les mêmes symptômes chez tous les malades.

thrombose

Formation d'un caillot dans une veine, une artère ou dans l'une des cavités du cœur.

triglycérides

Graisses circulant dans le sang. Elles proviennent essentiellement de l'assimilation des corps gras, des sucres et de l'alcool.

tumeur de l'hypophyse

Tumeur le plus souvent bénigne qui se développe dans l'hypophyse, glande située sous le cerveau. Cette tumeur peut perturber la sécrétion d'hormones par cette glande.

vertige

Symptôme qui peut désigner une impression de perte d'équilibre (sens commun) ou, plus strictement, une sensation de rotation sur soi-même ou de l'environnement (sens médical).