ONDANSÉTRON MYLAN

Mis à jour : Mardi 17 Septembre 2019
Famille du médicament :

Antiémétique

Ce médicament est un générique de ZOPHREN

Dans quel cas le médicament ONDANSÉTRON MYLAN est-il prescrit ?

Ce médicament est un antinauséeux puissant.

Il est utilisé pour prévenir et traiter les nausées ou les vomissements provoqués par les chimiothérapies anticancéreuses ou par la radiothérapie.

Présentations du médicament ONDANSÉTRON MYLAN

ONDANSÉTRON MYLAN 8 mg : comprimé ; boîte de 2
Sur ordonnance (Liste I), médicament d'exception - Remboursable à 65 % - Prix : 4,84 €.
ONDANSÉTRON MYLAN 8 mg : comprimé ; boîte de 4
Sur ordonnance (Liste I), médicament d'exception - Remboursable à 65 % - Prix : 9,67 €.
ONDANSÉTRON MYLAN 8 mg : comprimé orodispersible ; boîte de 2
Sur ordonnance (Liste I), médicament d'exception - Remboursable à 65 % - Prix : 4,84 €.
ONDANSÉTRON MYLAN 8 mg : comprimé orodispersible ; boîte de 4
Sur ordonnance (Liste I), médicament d'exception - Remboursable à 65 % - Prix : 9,67 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament ONDANSÉTRON MYLAN

p cpp cp
Ondansétron8 mg8 mg
Lactose+
Aspartam+
Excipients communs : Lactose monohydrate, Magnésium stéarate
Autres excipients (spécifiques à certaines formes) : Acide sorbique, Amidon prégélatinisé, Arôme, Aspartam, Calcium silicate, Cellulose microcristalline, Crospovidone, Glucose, Hyprolose, Hyprolose faiblement substituée, Hypromellose, Jaune de quinoléine, Maltodextrine, Menthe arôme, Opadry jaune, Propylèneglycol, Pulégone, Silice colloïdale anhydre, Sorbitan oléate, Titane dioxyde, Vanilline

Contre-indications du médicament ONDANSÉTRON MYLAN

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Des troubles du rythme cardiaque ont été rapportés avec ce médicament ; signalez rapidement à votre médecin la survenue de douleurs thoraciques ou de syncopes.

Des précautions sont nécessaires en cas de situations favorisant les torsades de pointes, d'insuffisance hépatique ou de risque de constipation (prise conjointe de médicaments qui ralentissent le transit, chirurgie digestive récente).

En cas d'apparition de plaques rouges sur la peau ou de brûlures des muqueuses (bouche, yeux, parties génitales) sans cause évidente, consultez un médecin en urgence.

Interactions du médicament ONDANSÉTRON MYLAN avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé avec l'apomorphine (APOKINON, DOPACEPTIN) : risque d'hypotension grave et de perte de connaissance.

Informez par ailleurs votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez un médicament susceptible de favoriser les torsades de pointes (érythromycine, kétoconazole, amiodarone, certains bêtabloquants par exemple), un antidépresseur de la famille des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ou un antalgique contenant du tramadol.

Fertilité, grossesse et allaitement

L'effet de ce médicament pendant la grossesse ou l'allaitement est mal connu : seul votre médecin peut évaluer le risque éventuel de son utilisation dans votre cas.

Mode d'emploi et posologie du médicament ONDANSÉTRON MYLAN

Les comprimés orodispersibles peuvent être absorbés avec ou sans eau ; ils sont mieux adaptés aux enfants de moins de 6 ans.

Posologie usuelle :

Nausées et vomissements précoces :

  • Adulte : 1 comprimé à 8 mg, 2 heures avant la chimiothérapie ou la radiothérapie.

Nausées et vomissements retardés :

  • Adulte : 1 comprimé à 8 mg toutes les 12 heures, pendant 2 à 5 jours.

  • Enfant de plus de 6 mois : la dose est calculée en fonction de la surface corporelle ou du poids de l'enfant.

Conseils

Les traitements destinés à combattre les vomissements induits par les chimiothérapies anticancéreuses sont surtout efficaces préventivement. Leur effet est beaucoup moins marqué s'ils sont utilisés après l'apparition des vomissements.

La chimiothérapie entraîne deux types de vomissements :
  • les vomissements précoces, survenant dans les heures qui suivent son administration ;

  • les vomissements retardés, qui apparaissent plusieurs jours après la séance de chimiothérapie. C'est surtout dans ce dernier cas qu'il existe un risque d'oublier le traitement préventif ; il devient alors difficile de combattre ces vomissements après leur apparition.

Une ordonnance d'un modèle particulier (médicament d'exception) est nécessaire pour se faire rembourser ce médicament.

Les comprimés doivent être rangés à l'abri de la lumière, dans leur emballage d'origine.

Effets indésirables possibles du médicament ONDANSÉTRON MYLAN

Très fréquents : maux de tête.

Fréquents : bouffées de chaleur, constipation pouvant dans de rares cas se compliquer d'une occlusion intestinale chez les patients prédisposés.

Peu fréquents : troubles du rythme cardiaque, douleurs thoraciques, ralentissement du pouls, augmentation des transaminases.

Hoquet, baisse de la tension artérielle, mouvements involontaires, mouvements anormaux des yeux, convulsions.

Réaction allergique.

Très rarement : éruption cutanée potentiellement grave (voir Attention).

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

chimiothérapie anticancéreuse

Traitement médicamenteux destiné à soigner les cancers. Le mécanisme d'action des différentes chimiothérapies est très proche : il consiste à détruire les cellules cancéreuses, qui se divisent rapidement, en altérant leur ADN, leur métabolisme ou les mécanismes moléculaires qui leur permettent de se diviser. Suivant leur mode d'action, les chimiothérapies anticancéreuses sont classées en plusieurs grandes familles : les alkylants, les antimétabolites, les poisons du fuseau et les inhibiteurs de la topo-isomérase. D'autres ont un mode d'action complexe, qui ne permet pas de les classer facilement.

La toxicité des chimiothérapies n'est malheureusement pas dirigée exclusivement contre les cellules cancéreuses. D'autres cellules à développement rapide, comme celles du sang, des cheveux ou du tube digestif, sont également touchées, entraînant de nombreux effets indésirables. Mais contrairement aux cellules tumorales, les cellules saines ont des capacités de réparation plus ou moins complètes, ce qui explique par exemple que les cheveux repoussent après une chimiothérapie qui a provoqué leur chute.

convulsions

Contractions involontaires limitées à quelques muscles ou généralisées à tout le corps. Elles sont dues à une souffrance ou à une stimulation excessive du cerveau : fièvre, intoxication, manque d'oxygène, lésion du cerveau. Les convulsions peuvent être dues à une crise d'épilepsie ou à une fièvre élevée chez le jeune enfant.

inhibiteur de la recapture de la sérotonine (IRS)

Antidépresseur augmentant la quantité de sérotonine présente dans le cerveau, en limitant sa recapture. Certains IRS sont également utilisés pour le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et de l'anxiété.

Voir aussi : antidépresseur sérotoninergique.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

médicament d'exception

Médicament particulièrement coûteux utilisé dans des cas très précis. Le médecin rédige sa prescription sur une ordonnance spéciale comportant 4 volets : 1 pour le patient, 2 pour l'Assurance maladie, 1 pour le pharmacien.

Le respect de cette procédure conditionne le remboursement par la Sécurité sociale.

D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les stupéfiants et les médicaments à prescription restreinte (voir ces termes).

orodispersible

Qualifie un comprimé qui se désagrège dans la bouche au contact de la salive. Il peut également être dispersé dans un verre d'eau avant ingestion.

phénylcétonurie

Maladie héréditaire qui se caractérise par l'absence d'une enzyme et qui conduit à l'accumulation dans le sang d'un produit toxique. Son dépistage est systématique à la naissance. Le traitement repose sur un régime alimentaire spécifique pendant la petite enfance.

radiothérapie

Utilisation de la radioactivité pour soigner certaines maladies, notamment des cancers.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

torsades de pointes

Trouble du rythme cardiaque grave, favorisé par :

  • une hypokaliémie ou des situations la favorisant : diarrhées importantes et prolongées, usage répété de laxatif stimulant, etc.,

  • un cœur trop lent,

  • une prédisposition visible sur l'électrocardiogramme,

  • la prise de certains médicaments.

Les principaux médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes sont les suivants : quinidine, hydroquinidine, disopyramide, amiodarone, sotalol, ibutilide, certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamemazine, dropéridol, flupentixol, fluphéenazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dompéridone, hydroxyzine, chloroquine, halofantrine, mizolastine, pentamidine, moxifloxacine, érythromycine (voie IV), spiramycine.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

trouble du rythme cardiaque

Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L'extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D'autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.