SPIRAMYCINE MÉTRONIDAZOLE ZENTIVA

Mis à jour : Mardi 17 Septembre 2019
Famille du médicament :

Association d'antibiotiques

Ce médicament est un générique de BIRODOGYL

Dans quel cas le médicament SPIRAMYCINE MÉTRONIDAZOLE ZENTIVA est-il prescrit ?

Ce médicament contient deux antibiotiques : la spiramycine, de la famille des macrolides, et le métronidazole, de la famille des imidazolés.

Il est utilisé dans le traitement des infections de la bouche et des dents, notamment des abcès dentaires.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament SPIRAMYCINE MÉTRONIDAZOLE ZENTIVA

SPIRAMYCINE MÉTRONIDAZOLE ZENTIVA 1,5 M UI/250 mg : comprimé (blanc) ; boîte de 10
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 5,23 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament SPIRAMYCINE MÉTRONIDAZOLE ZENTIVA

p cp
Spiramycine1 500 000 UI
Métronidazole250 mg
Mannitol+
Excipients : Amidon de maïs, Cellulose microcristalline, Croscarmellose sel de Na, Hypromellose, Macrogol 6000, Magnésium stéarate, Opadry blanc, Povidone K 30, Silice colloïdale anhydre, Sorbitol, Titane dioxyde

Contre-indications du médicament SPIRAMYCINE MÉTRONIDAZOLE ZENTIVA

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • allergie aux macrolides ou aux imidazolés,

  • enfant de moins de 15 ans.

Attention

Certaines situations doivent conduire à prendre un avis médical urgent avant de poursuivre le traitement :
  • rougeur de la peau d'évolution rapide, éruption cutanée sans cause évidente, pustules, décollement de la peau, lésions des muqueuses pouvant être les signes d'une réaction cutanée toxique rare, mais potentiellement grave ;

  • gonflement du visage (lèvres, paupières...) ou d'une autre région du corps ;

  • confusion des idées, vertiges, raideur musculaire ;

  • apparition de troubles psychiques (hallucinations, humeur dépressive, délire..).

Des précautions sont nécessaires en cas d'antécédent de troubles psychiques, d'antécédent d'anomalie de la numération formule sanguine, de déficit en G6PD et de syndrome de Cockayne (maladie rare).

Les antibiotiques de la famille des macrolides, y compris la spiramycine, exposent à un risque de troubles du rythme cardiaque, notamment de torsades de pointes. La prudence s'impose dans certains cas : anomalie de l'électrocardiogramme appelée «allongement de l'intervalle QT», association avec d'autres médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes, hypokaliémie, maladie cardiaque (infarctus du myocarde, bradycardie, insuffisance cardiaque...).

Lors de traitement à forte dose ou de traitement prolongé, le médecin peut être amené à prescrire des analyses de sang pour s'assurer de l'absence d'anomalie sanguine.

Évitez l'absorption de boissons alcoolisées pendant le traitement : risque d'effet antabuse.

Attention : conducteurCompte-tenu de ses effets indésirables potentiels, ce médicament peut, chez certaines personnes, ne pas être compatible avec la conduite automobile ou le maniement de machines dangereuses. Assurez-vous à l'occasion des premières prises que vous supportez bien ce médicament avant de conduire ou d'utiliser une machine.

Interactions du médicament SPIRAMYCINE MÉTRONIDAZOLE ZENTIVA avec d'autres substances

Ce médicament peut interagir avec ceux contenant du disulfirame (ESPÉRAL) ou du busulfan (uniquement disponible à l'hôpital).

Informez par ailleurs votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez un médicament susceptible de provoquer des torsades de pointes, un anticonvulsivant, un anticoagulant oral ou un médicament contenant de la rifampicine, du lithium, du fluoro-uracile ou de la lévodopa.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament peut être utilisé si besoin chez la femme enceinte.

Allaitement :

Ce médicament passe dans le lait maternel : l'allaitement est déconseillé.

Mode d'emploi et posologie du médicament SPIRAMYCINE MÉTRONIDAZOLE ZENTIVA

Ce médicament est pris de préférence au cours des repas.

Posologie usuelle :

  • Adulte et enfant de plus de 15 ans : 1 comprimé, 2 ou 3 fois par jour. Dans certains cas, la posologie peut être augmentée à 4 comprimés par jour.

Conseils

Une diminution de la fièvre ou une disparition des troubles ne sont pas synonymes de guérison : la durée du traitement doit absolument être respectée pour éviter les rechutes.

La coloration brun-rouge des urines est normale ; elle traduit l'élimination du médicament.

Effets indésirables possibles du médicament SPIRAMYCINE MÉTRONIDAZOLE ZENTIVA

Fourmillements des extrémités passagers.

Nausées, vomissements, douleurs d'estomac, diarrhée, manque d'appétit, goût métallique, inflammation et sécheresse de la bouche.

Maux de tête, vertiges, raideur musculaire, difficultés à coordonner les mouvements, confusion des idées.

Bouffées de chaleur, démangeaisons.

Hallucinations, humeur dépressive, délire nécessitant un avis médical (voir Attention).

Troubles visuels (vision trouble ou double, diminution de l'acuité visuelle et changement dans la vision des couleurs).

Très rarement : réaction allergique (urticaire, œdème de Quincke, choc anaphylactique), éruption cutanée grave qui imposent l'arrêt du traitement et contre-indique tout nouvelle utilisation (voir Attention), anomalie de la numération formule sanguine, pancréatite, augmentation des transaminases, hépatite, troubles du rythme cardiaque.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

antibiotique

Substance capable de bloquer la multiplication de certaines bactéries ou de les tuer. Le spectre d'un antibiotique est l'ensemble des bactéries sur lesquelles ce produit est habituellement actif. Contrairement aux bactéries, les virus ne sont pas sensibles aux antibiotiques. Les premiers antibiotiques furent extraits de cultures de champignons : penicillium (pénicilline), streptomyces (streptomycine). Ils sont actuellement fabriqués par synthèse chimique. Les antibiotiques sont divisés en familles : pénicillines, céphalosporines, macrolides, tétracyclines (cyclines), sulfamides, aminosides, lincosanides, phénicolés, polymyxines, quinolones, imidazolés, etc.

Un usage inapproprié des antibiotiques peut favoriser l'apparition de résistances : n'utilisez un antibiotique que sur prescription médicale, respectez sa posologie et sa durée, ne donnez pas et ne conseillez pas à une autre personne un antibiotique que l'on vous a prescrit.

anticoagulant

Médicament qui empêche le sang de coaguler et qui prévient donc la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

Les anticoagulants sont utilisés pour traiter ou prévenir les phlébites, les embolies pulmonaires, certains infarctus. Ils permettent aussi d'empêcher la formation de caillots dans le cœur lors de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire ou en cas de valve cardiaque artificielle.

Il existe deux grand types d'anticoagulants :
  • les anticoagulants oraux, qui bloquent l'action de la vitamine K (antivitamine K, ou AVK) et dont l'efficacité est contrôlée par un dosage sanguin : l'INR (anciennement TP) ;

  • les anticoagulants injectables, dérivés de l'héparine, dont l'efficacité peut être contrôlée par le dosage sanguin de l'activité anti-Xa, le Temps de Howell (TH) ou le Temps de Cephalin Kaolin (TCK) suivant les produits utilisés. Un dosage régulier des plaquettes sanguines est nécessaire pendant toute la durée d'utilisation d'un dérivé de l'héparine.

anticonvulsivant

Médicament utilisé pour traiter les convulsions et les différentes formes d'épilepsie. Les anticonvulsivants sont classés en barbituriques (phénobarbital) et non barbituriques, qui sont les plus utilisés actuellement.

bradycardie

Ralentissement de la fréquence des battements du cœur à moins de 60 par minute.

diarrhée

Le sens médical strict de diarrhée est « émission de selles trop fréquentes et trop abondantes ». En fait, le sens commun assimile la diarrhée à la notion de selles liquides et fréquentes. Normalement, les selles sont pâteuses, mais l'émission de selles liquides ou à peine formées, sans douleur ou trouble particulier associé, n'est pas pathologique. On peut parler de diarrhée lorsque les émissions de selles liquides se répètent dans la journée, et que les besoins sont impérieux ou douloureux.

Beaucoup de médicaments peuvent accélérer le transit intestinal et rendre les selles plus liquides, sans que cet effet indésirable soit réellement préoccupant.

Les antibiotiques peuvent altérer la flore digestive, indispensable à la digestion, et provoquer des diarrhées plus ou moins gênantes mais bénignes. L'effet apparaît immédiatement ou après quelques jours de traitement. Une forme de diarrhée grave et exceptionnelle, la colite pseudomembraneuse, peut être observée après un traitement antibiotique ; cette affection se traduit par l'émission de glaires et de fausses membranes (ressemblant à des lambeaux de peau) associées à des douleurs abdominales ; une constipation peut remplacer la diarrhée initiale. La colite pseudomembraneuse peut survenir plusieurs jours après l'arrêt du traitement antibiotique et nécessite un avis médical urgent.

effet antabuse

Ensemble de symptômes désagréables provoqués par certains médicaments lorsqu'ils sont associés à la prise de boissons alcoolisées : bouffées de chaleur, rougeur du visage, maux de tête, nausées, vomissements.

éruption cutanée

Apparition de boutons ou de plaques sur la peau. Ces lésions peuvent être dues à un aliment, à un médicament, et traduire une allergie ou un effet toxique. De nombreux virus peuvent également provoquer des éruptions de boutons : celles de la rubéole, de la roséole et de la rougeole sont les plus connues.

G-6-PD (déficit en)

Abréviation de glucose-6-phosphate-déshydrogénase, enzyme normalement présente dans le globule rouge. Son absence congénitale (déficit) est responsable d'une maladie nommée favisme ; elle interdit l'emploi de certains médicaments.

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

hypokaliémie

Baisse de la kaliémie (taux de potassium dans le sang) pouvant provoquer des troubles du rythme cardiaque. La prise régulière de laxatifs stimulants ou de certains diurétiques est fréquemment responsable d'hypokaliémie.

imidazolé

Famille de médicaments qui regroupe des antifongiques, des antibiotiques et des antiparasitaires.

infarctus du myocarde

Destruction d'une partie du muscle cardiaque (myocarde), privé de sang par obstruction de ses artères.

inflammation

Réaction naturelle de l'organisme contre un élément reconnu comme étranger. Elle se manifeste localement par une rougeur, une chaleur, une douleur ou un gonflement.

insuffisance cardiaque

Incapacité du cœur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.

macrolide

Famille d'antibiotiques, largement utilisés, actifs sur de nombreux germes. Les macrolides peuvent donner lieu à des interactions médicamenteuses avec les dérivés de l'ergot de seigle.

numération formule sanguine

La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

Abréviation : NFS.

pancréatite

Inflammation ou infection du pancréas. Cette glande située derrière l'estomac sécrète des enzymes digestives ainsi que l'insuline, indispensable au métabolisme des sucres.

Une pancréatite aiguë se traduit par des douleurs abdominales ou dorsales extrêmement violentes. Elle est confirmée par une prise de sang spécifique.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

Quincke (œdème de)

Réaction allergique touchant généralement le visage. L'œdème de Quincke se traduit par un gonflement parfois spectaculaire. Les paupières sont souvent les premières touchées. Dans les rares cas où l'œdème touche la gorge, des troubles respiratoires peuvent survenir et un traitement urgent est nécessaire.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

torsades de pointes

Trouble du rythme cardiaque grave, favorisé par :

  • une hypokaliémie ou des situations la favorisant : diarrhées importantes et prolongées, usage répété de laxatif stimulant, etc.,

  • un cœur trop lent,

  • une prédisposition visible sur l'électrocardiogramme,

  • la prise de certains médicaments.

Les principaux médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes sont les suivants : quinidine, hydroquinidine, disopyramide, amiodarone, sotalol, ibutilide, certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamemazine, dropéridol, flupentixol, fluphéenazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dompéridone, hydroxyzine, chloroquine, halofantrine, mizolastine, pentamidine, moxifloxacine, érythromycine (voie IV), spiramycine.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

trouble du rythme cardiaque

Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L'extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D'autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.

urticaire

Éruption de boutons sur la peau, dont l'origine est le plus souvent allergique. Les boutons ressemblent à des piqûres d'orties et leur couleur varie du rose pâle au rouge.

vertige

Symptôme qui peut désigner une impression de perte d'équilibre (sens commun) ou, plus strictement, une sensation de rotation sur soi-même ou de l'environnement (sens médical).