MATRIFEN

Mis à jour : Mardi 21 Avril 2020
Famille du médicament :

Antalgique apparenté à la morphine

Ce médicament est un générique de DUROGESIC

Dans quel cas le médicament MATRIFEN est-il prescrit ?

Ce médicament est un antalgique puissant. Il contient un dérivé de la morphine qui combat la douleur en agissant directement sur le cerveau. Le dispositif transdermique permet une diffusion progressive et constante du médicament pendant 72 heures.

Il est utilisé dans le traitement des douleurs chroniques intenses, qui ne sont soulagées que par les antalgiques dérivés de l'opium.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament MATRIFEN

MATRIFEN 12 μg/h : dispositif transdermique de 4,2 cm2 ; boîte de 5
Sur ordonnance (Stupéfiant) - Remboursable à 65 % - Prix : 10,40 €.
MATRIFEN 25 μg/h : dispositif transdermique de 8,4 cm2 ; boîte de 5
Sur ordonnance (Stupéfiant) - Remboursable à 65 % - Prix : 14,80 €.
MATRIFEN 50 μg/h : dispositif transdermique de 16,8 cm2 ; boîte de 5
Sur ordonnance (Stupéfiant) - Remboursable à 65 % - Prix : 25,92 €.
MATRIFEN 75 μg/h : dispositif transdermique de 25,2 cm2 ; boîte de 5
Sur ordonnance (Stupéfiant) - Remboursable à 65 % - Prix : 35,80 €.
MATRIFEN 100 μg/h : dispositif transdermique de 33,6 cm2 ; boîte de 5
Sur ordonnance (Stupéfiant) - Remboursable à 65 % - Prix : 43,85 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament MATRIFEN

p dispp dispp disp
Fentanyl1,38 mg2,75 mg5,5 mg
p dispp disp
Fentanyl8,25 mg11 mg
Excipients communs : Acétate d'éthylène vinyle, Adhésif silicone, Diméticone, Dipropylèneglycol, Film polyester fluoré, Hyprolose, Polyéthylène téréphtalate
Autres excipients (spécifiques à certaines formes) : Encre bleue, Encre d'impression rouge, Encre grise, Encre marron, Encre verte

Contre-indications du médicament MATRIFEN

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • dépression respiratoire grave,

  • douleur aiguë ou post-opératoire.

Attention

Ce médicament n'est pas destiné au traitement des douleurs aiguës qui relèvent d'antalgiques d'action rapide, ni aux douleurs instables, fluctuantes, qui peuvent nécessiter une adaptation rapide de la posologie, impossible avec cette présentation. Il ne doit pas être administré aux enfants qui n'ont jamais pris d'antalgiques contenant de la morphine, de l'hydromorphone, de l'oxycodone ou tout autre dérivé de la morphine.

Ces patchs doivent impérativement être conservés hors de portée des enfants avant et après utilisation.

En cas d'utilisation prolongée, un arrêt brutal du traitement expose à des troubles : douleurs diffuses, anxiété, irritabilité, troubles digestifs. Une diminution progressive des doses est recommandée pour éviter ce syndrome de sevrage.

Des précautions sont nécessaires en cas de maladie pulmonaire chronique, d'arythmie cardiaque lente, d'insuffisance hépatique, d'insuffisance rénale, de myasthénie, d'hypertension intracrânienne et chez les personnes âgées.

La chaleur peut accélérer la diffusion du médicament au travers de la peau et conduire à un surdosage (malaise, somnolence, ralentissement de la respiration) : en tenir compte en cas de fièvre supérieure à 39 °C, ou d'exposition intempestive et prolongée du dispositif en place à une source de chaleur (radiateur, couverture chauffante, bouillote, bains très chauds, soleil fort).

Attention : sportifSportif : ce médicament contient une substance susceptible de rendre positifs certains tests antidopage.

Attention : conducteurCe médicament peut induire une somnolence parfois intense chez certaines personnes. Cette somnolence peut être augmentée par la prise d'alcool ou d'autres médicaments sédatifs. La conduite ou l'utilisation de machines dangereuses sont déconseillées.

Interactions du médicament MATRIFEN avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé à :
  • un antalgique contenant de la buprénorphine (TEMGÉSIC...), de la pentazocine ou de la nalbuphine : diminution de l'effet du fentanyl ;

  • un médicament de la famille des IMAO : un délai de 14 jours doit être respecté entre l'arrêt de l'IMAO et l'utilisation de ce médicament

Informez votre médecin si vous prenez un antibiotique de la famille des macrolides, des médicaments sédatifs ou un médicament contenant du ritonavir, de kétoconazole ou de l'itraconazole.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

L'absence d'effets nocifs de ce médicament n'a pas été établie ; seul votre médecin peut apprécier la nécessité du traitement et son risque pendant la grossesse.

Une surveillance particulière est nécessaire pour l'enfant né d'une mère sous traitement afin de parer à l'éventualité d'un syndrome de sevrage.

Allaitement :

Ce médicament passe dans le lait maternel ; un choix est donc nécessaire entre l'allaitement et la prise du médicament. Cette décision devra être prise en accord avec votre médecin.

Mode d'emploi et posologie du médicament MATRIFEN

Le dispositif doit être appliqué sur une zone de peau sèche, exempte de lésions et de préférence sans poils (bras, torse...). Éventuellement, couper les poils présents, mais ne pas raser. Éviter les zones situées dans le champ d'une radiothérapie. Pour limiter le risque de décollement, privilégier des sites d'application recouverts par un vêtement. De plus, en cas d'application chez un enfant, favoriser la partie supérieure du dos pour empêcher le retrait du patch par l'enfant.

Avant l'application, laver soigneusement la peau à l'eau (sans produits nettoyants) et la sécher parfaitement. Immédiatement après ouverture du sachet scellé, ôter le feuillet de protection et appliquer fermement le dispositif avec la paume de la main pendant 30 secondes, en insistant d'abord sur le centre, puis sur la périphérie pour assurer une bonne adhérence.

Changer de site d'application à chaque renouvellement du dispositif, qui doit normalement être pratiqué tous les 3 jours. Après le retrait du patch, s'il reste des traces du dispositif transdermique sur la peau, les éliminer en utilisant beaucoup de savon et d'eau. En cas de décollement prématuré, attendre au moins 48 heures avant de poser à nouveau un patch.

Le patch ne doit pas être coupé.

Posologie usuelle :

  • Adulte : la posologie est strictement individuelle et adaptée par votre médecin en fonction de l'intensité de la douleur et de l'état médical du patient. Ce médicament remplace généralement la morphine par voie orale lorsque la douleur est stabilisée. Des tables de conversion permettent de calculer la posologie en fonction de la dose de morphine journalière qui était utilisée. À titre indicatif : un dispositif à 25 μg pour une dose de morphine orale quotidienne de 60 à 90 mg, un dispositif à 50 μg pour une dose de morphine orale comprise entre 90 et 150 mg.

    Lorsque la douleur augmente ponctuellement, la prise d'autres antalgiques d'action rapide est possible. Lorsque la douleur augmente durablement, la posologie doit être modifiée.

    Lors de l'arrêt du traitement, un relais par d'autres dérivés de la morphine est mis en place progressivement par le médecin pour éviter un syndrome de sevrage.

  • Enfant de 2 à 16 ans : la posologie est fonction de la dose de morphine quotidienne qui était utilisée avant. L'effet du premier patch sur la douleur n'est pas optimal pendant les 24 premières heures. Il est donc recommandé de poursuivre les antalgiques antérieurement utilisés pendant les 12 premières heures suivant la pose du premier patch.

Conseils

Les patchs contenant du fentanyl exposent à un risque d'intoxication en cas d'exposition accidentelle d'une autre personne, par ingestion ou par mésusage. Pour prévenir ce risque, il est recommandé de :
  • replier le patch sur lui-même après son retrait et le placer ensuite dans le système de récupération fourni avec le sachet ; les conserver hors de portée des enfants avant de les rapporter à la pharmacie ;

  • faire attention lors du sommeil ou de contacts physiques rapprochés.

Respectez la posologie et la durée de traitement prescrites par votre médecin. Si le traitement paraît insuffisant, n'augmentez pas les doses de vous-même, mais reprenez contact avec votre médecin.

Conditions particulières de délivrance :

La prescription de morphine et de substances apparentées est rédigée par le médecin sur une ordonnance « sécurisée ». La durée de validité de l'ordonnance est limitée à 28 jours. La délivrance de ce médicament par le pharmacien s'effectue en 2 fois (tous les 14 jours).

Effets indésirables possibles du médicament MATRIFEN

Très fréquents (plus de 10 % des cas) : nausées, vomissements, constipation (votre médecin vous prescrira des médicaments pour la limiter), somnolence, vertiges, maux de tête.

Fréquents (1 à 10 % des cas) : diarrhée, bouche sèche, douleur abdominale, digestion difficile, perte d'appétit, tremblements, fourmillements, palpitations, tachycardie, pression artérielle élevée, difficultés à uriner, essoufflement, insomnie, dépression, confusion des idées, anxiété, hallucinations, nervosité, sueurs, démangeaisons, éruption cutanée, réaction allergique, contractions musculaires.

Peu fréquents (moins de 1 % des cas) : agitation, désorientation, sensation intense de bien-être, diminution de la sensibilité de la peau, trou de mémoire, vision floue, ralentissement de la fréquence cardiaque, eczéma de contact, troubles sexuels.

Rares : somnolence inhabituelle et respiration irrégulière, lente et peu profonde peuvent être le signe d'un surdosage et nécessitent un avis médical rapide.

Démangeaisons, irritation cutanée au site d'application ; ils disparaisent généralement en 24 heures après le retrait du patch.

Ce médicament contient un dérivé morphinique et expose à un risque de dépendance. Ce risque est très faible par voie cutanée, dans les conditions d'utilisation médicale.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

alcool

Nom général désignant une famille de substances qui ont la propriété de pouvoir être mélangées à l'eau et aux corps gras. L'alcool le plus courant est l'alcool éthylique (éthanol), mais il existe de nombreux autres alcools : méthanol, butanol, etc. Le degré d'une solution alcoolique correspond au volume d'alcool pur présent dans 100 ml de solution, en sachant que 1 verre ballon de vin ou 1 demi de bière (25 cl) contiennent environ 8 g d'alcool.

Lorsque l'alcool est utilisé comme antiseptique, un dénaturant d'odeur désagréable lui est souvent ajouté pour éviter qu'il soit bu. Contrairement à une croyance répandue, l'alcool à 70o (ou même à 60o) est un meilleur antiseptique que l'alcool à 90o.

antalgique

Médicament qui agit contre la douleur. Les antalgiques agissent soit directement sur les centres de la douleur situés dans le cerveau, soit en bloquant la transmission de la douleur au cerveau.

Synonyme : analgésique.

arythmie

Irrégularité du fonctionnement du cœur.

Voir aussi : trouble du rythme cardiaque.

dépendance

Besoin psychique ou physique entraîné par la prise de certaines substances naturelles ou médicamenteuses. Cet état peut s'accompagner, à l'arrêt des prises, de symptômes variés, regroupés sous le terme de syndrome de sevrage.

dépression respiratoire

Diminution, voire arrêt de la respiration, par inhibition des centres nerveux qui commandent les mouvements d'inspiration et d'expiration.

dispositif transdermique

Système, parfois appelé timbre ou patch, permettant l'absorption d'un médicament au travers de la peau : il assure la diffusion de la substance active vers les vaisseaux sanguins du derme. La substance circule ensuite dans le sang et peut agir comme si elle avait été avalée ou injectée. Ce dispositif permet d'éviter l'effet de premier passage hépatique.

hypertension intracrânienne

Excès de pression à l'intérieur de la boîte crânienne, dû à un hématome, un œdème, ou une tumeur du cerveau. Cette affection rare est diagnostiquée par un examen ophtalmologique du fond de l'œil. La douleur de l'hypertension intracrânienne, intense, permanente et durable, ne doit pas être confondue avec un banal mal de tête ou une migraine, qui cèdent généralement en quelques heures ou jours.

IMAO

Abréviation d'inhibiteur de la mono-amine-oxydase. Famille de médicaments utilisés en psychiatrie et en neurologie (dépression, maladie de Parkinson). Ces médicaments sont divisés en deux types : les IMAO non sélectifs, qui sont incompatibles avec de nombreux médicaments et même certains aliments, et les IMAO sélectifs (A ou B), pour lesquels ces inconvénients sont absents ou limités.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

macrolide

Famille d'antibiotiques, largement utilisés, actifs sur de nombreux germes. Les macrolides peuvent donner lieu à des interactions médicamenteuses avec les dérivés de l'ergot de seigle.

morphine

Substance extraite du pavot (opium). La morphine a des propriétés sédatives et antalgiques puissantes. Son usage expose à un risque de dépendance.

myasthénie

Maladie des muscles se traduisant par une fatigabilité anormale pendant l'effort. Il existe des formes de myasthénie plus ou moins graves.

palpitations

Perception anormale de battements cardiaques irréguliers.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

sédatif
  • Qui apaise, qui calme.

  • Médicament appartenant à différentes familles : anxiolytiques, hypnotiques, antalgiques, antitussifs, antiépileptiques, neuroleptiques, etc. mais aussi antidépresseurs, antihistaminiques H1, antihypertenseurs. Un sédatif peut être responsable de somnolence et augmenter les effets de l'alcool.

syndrome de sevrage

Réaction due à la privation brutale d'une substance (médicament, toxique, alcool, etc.) à laquelle l'organisme a été habitué. Certains médicaments pris pendant la grossesse peuvent provoquer cette réaction chez le nouveau-né. Une forme particulière de syndrome de sevrage est le manque ressenti par les toxicomanes lorsqu'ils sont privés de drogue.

tachycardie

Accélération du rythme des battements du cœur. Elle peut être due à une fièvre, à une hyperthyroïdie, à une maladie cardiaque, à l'action de certains médicaments, etc.

test antidopage

Les sportifs peuvent être soumis à des tests destinés à détecter la présence dans leurs urines de substances dopantes ou de leurs dérivés. Le Comité international olympique et le ministère de la Santé et des Sports tiennent à jour une liste des substances considérées comme dopantes. Ces substances sont très variées : hormones anabolisantes qui développent les muscles, excitants qui augmentent la vigilance, bêtabloquants qui ralentissent le cœur et, par exemple, permettent aux tireurs à l'arc de décocher leur flèche entre deux battements cardiaques, etc. Certains médicaments tels que les crèmes, les gouttes auriculaires, contiennent des substances considérées comme dopantes, mais la probabilité pour que ces substances passent dans le sang et soient retrouvées dans les urines est très faible. Dans le doute, l'éventualité d'une réaction positive est mentionnée pour chaque médicament lorsqu'une substance dopante est présente dans sa composition. Il appartient au sportif de décider avec son médecin s'il peut utiliser ou non un tel médicament.

voie
  • Chemin (voie d'administration) utilisé pour administrer les médicaments : voie orale, sublinguale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intradermique, transdermique.

  • Ensemble d'organes creux permettant le passage de l'air (voies respiratoires), des aliments (voies digestives), des urines (voies urinaires), de la bile (voies biliaires), etc.