BRIMONIDINE EG

Mis à jour : Jeudi 22 Août 2019
Famille du médicament :

Collyre antiglaucomateux

Ce médicament est un générique de ALPHAGAN

Dans quel cas le médicament BRIMONIDINE EG est-il prescrit ?

Ce collyre contient une substance qui diminue la pression des liquides contenus dans l'œil (tension intraoculaire). Cette substance est proche de l'adrénaline mais, à la différence de celle-ci, elle n'a quasiment pas d'effet sur le système cardiovasculaire.

Il est utilisé dans le traitement du glaucome à angle ouvert et des autres causes d'hypertension intraoculaire chronique. Il peut être utilisé seul lorsque les collyres bêtabloquants sont contre-indiqués ou en association avec un autre collyre antiglaucomateux lorsque celui-ci a été insuffisant pour réduire la tension intraoculaire.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament BRIMONIDINE EG

BRIMONIDINE EG : collyre ; flacon de 5 ml
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 3,62 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament BRIMONIDINE EG

p 100 ml
Brimonidine tartrate200 mg
Benzalkonium chlorure+
Excipients : Acide chlorhydrique, Acide citrique monohydrate, Alcool polyvinylique, Benzalkonium chlorure, Eau purifiée, Sodium chlorure, Sodium citrate, Sodium hydroxyde

Contre-indications du médicament BRIMONIDINE EG

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Ce collyre contient un conservateur qui est susceptible d'être absorbé par les lentilles de contact souples hydrophiles. Il est nécessaire de les enlever avant l'instillation du collyre, et de ne les remettre en place qu'après un délai de 15 minutes.

Des précautions sont recommandées chez les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires, d'un syndrome de Raynaud, d'hypotension orthostatique, d'insuffisance rénale, d'insuffisance hépatique ou de dépression.

Attention : conducteurCompte-tenu de ses effets indésirables potentiels, ce médicament peut, chez certaines personnes, ne pas être compatible avec la conduite automobile ou le maniement de machines dangereuses. Assurez-vous à l'occasion des premières prises que vous supportez bien ce médicament avant de conduire ou d'utiliser une machine.

Interactions du médicament BRIMONIDINE EG avec d'autres substances

Respectez un intervalle d'au moins 15 minutes entre les instillations de collyres différents. Ce délai est nécessaire pour que chaque collyre soit correctement absorbé par l'œil.

Ce collyre ne doit pas être associé avec les médicaments utilisés par voie orale tels que les IMAO, les antidépresseurs imipraminiques et la miansérine.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez d'autres traitements, notamment un médicament sédatif ou un antihypertenseur.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

L'effet de ce médicament pendant la grossesse est mal connu : seul votre médecin peut évaluer le risque éventuel de son utilisation dans votre cas.

Allaitement :

L'utilisation de ce médicament est déconseillée chez la femme qui allaite.

Mode d'emploi et posologie du médicament BRIMONIDINE EG

Tirer la paupière inférieure vers le bas tout en regardant vers le haut et déposer une goutte de collyre entre la paupière et le globe oculaire (cul-de-sac conjonctival). Évitez de toucher l'œil avec l'embout du flacon.

Posologie usuelle :

  • Adulte : 1 goutte dans l'œil malade, matin et soir.

Conseils

Afin de diminuer le passage de la substance dans le sang et d'augmenter l'action locale du médicament, il est recommandé de comprimer les voies lacrymales (angle interne de l'œil) après l'instillation : demander conseil à votre ophtalmologiste.

Ne conservez pas ce collyre plus de 4 semaines après ouverture et gardez-le dans son emballage d'origine, à l'abri de la lumière.

Effets indésirables possibles du médicament BRIMONIDINE EG

Réactions locales :
  • irritation ou allergie avec rougeur de l'œil, démangeaisons, larmoiement, œdème des paupières ;

  • baisse de l'acuité visuelle : cessez le traitement et consultez votre médecin.

Autres réactions :

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

antidépresseur imipraminique

Antidépresseur apparenté à l'imipramine (Tofranil). Bien que parmi les premiers découverts, ces antidépresseurs restent souvent les plus efficaces dans le traitement de la dépression. Leurs effets indésirables (sécheresse de la bouche, baisse de tension, constipation, sueurs, etc.) limitent malheureusement leur emploi.

cul-de-sac conjonctival

Espace formé lorsqu'on tire vers le bas la paupière inférieure, qui se décolle de l'œil et forme une cavité. C'est dans celle-ci que doivent être déposées les gouttes de collyre et les pommades ophtalmiques. Le médicament se répartit naturellement sur la totalité de l'œil. Il sera éliminé, comme les larmes, par le canal lacrymal, qui évacue les larmes vers le nez.

dépression

Maladie associant le plus souvent un sentiment de fatigue, d'inutilité, de culpabilité, d'incapacité à accomplir les tâches quotidiennes. Une perte d'appétit et des troubles du sommeil sont fréquents. Les pulsions suicidaires sont l'un des signes de gravité de la dépression.

glaucome

Maladie caractérisée par l'augmentation de la pression des liquides contenus dans l'œil (hypertension intraoculaire).

Ce terme général recouvre deux affections totalement différentes :
  • Le glaucome à angle ouvert ou glaucome chronique est le plus fréquent ; il est généralement sans symptômes, dépisté par la mesure de la tension intraoculaire chez l'ophtalmologiste. Il ne provoque pas de crise aiguë, et le traitement repose essentiellement sur des collyres bêtabloquants. Les personnes atteintes d'un glaucome à angle ouvert ne doivent pas utiliser de dérivés de la cortisone sans avis ophtalmologique préalable.

  • Le glaucome à angle fermé ou glaucome aigu est plus rare. Entre les crises, la tension intraoculaire est normale. Mais l'usage intempestif de médicaments atropiniques (notamment en collyre) provoque une crise aiguë d'hypertension intraoculaire qui peut abîmer définitivement la rétine en quelques heures. C'est une urgence ophtalmologique qui se reconnaît à un œil brutalement rouge, horriblement douloureux, dur comme une bille de verre, et dont la vision devient floue.

L'angle dont il est question dans ces deux affections est l'angle irido-cornéen. C'est en effet entre l'iris et la cornée que se situe le système d'évacuation des liquides de l'œil. Un angle peu ouvert (fermé) expose à une obstruction totale du système d'évacuation. Cette obstruction peut survenir lorsque l'iris est ouvert au maximum (mydriase) sous l'effet d'un médicament atropinique : l'iris vient alors s'accoler à la cornée.

Les contre-indications des médicaments atropiniques ne concernent que les personnes ayant déjà fait des crises de glaucome à angle fermé, ou chez qui un ophtalmologiste a détecté ce risque. Celles qui souffrent d'un glaucome chronique à angle ouvert ne sont pas concernées par ces contre-indications.

hypotension orthostatique

Baisse de la tension artérielle survenant lors du passage de la position allongée à la position debout. Due le plus souvent à des médicaments, l'hypotension orthostatique se traduit par des étourdissements avec risque de chute, notamment chez les personnes âgées. On peut prévenir ces troubles en évitant les changements de position brutaux : rester assis quelques instants au bord du lit avant de se mettre debout, se lever lentement d'un siège en gardant un appui avant de se déplacer.

Le port de bas de contention, qui empêche le sang de refluer vers les jambes en position debout, est également utilisé pour traiter l'hypotension orthostatique.

IMAO

Abréviation d'inhibiteur de la mono-amine-oxydase. Famille de médicaments utilisés en psychiatrie et en neurologie (dépression, maladie de Parkinson). Ces médicaments sont divisés en deux types : les IMAO non sélectifs, qui sont incompatibles avec de nombreux médicaments et même certains aliments, et les IMAO sélectifs (A ou B), pour lesquels ces inconvénients sont absents ou limités.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

œdème

Accumulation d'eau ou de lymphe provoquant un gonflement localisé.

palpitations

Perception anormale de battements cardiaques irréguliers.

Raynaud (syndrome, phénomène ou maladie de)

Troubles de la circulation sanguine des extrémités se traduisant par des fourmillements, un engourdissement et un changement de couleur transitoire des doigts ou des orteils.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

tension intraoculaire

Tension (pression) des liquides contenus dans l'œil. Elle peut augmenter dans certaines maladies comme le glaucome.

troubles digestifs

Ensemble de symptômes traduisant une irritation ou un mauvais fonctionnement du tube digestif. Un ou plusieurs troubles peuvent être présents : nausées, vomissements, aérophagie, douleurs abdominales, brûlures d'estomac, ballonnements, flatulences, diarrhée ou constipation, etc. Les antibiotiques peuvent favoriser les candidoses, souvent responsables de troubles digestifs.

vertige

Symptôme qui peut désigner une impression de perte d'équilibre (sens commun) ou, plus strictement, une sensation de rotation sur soi-même ou de l'environnement (sens médical).