BUPRÉNORPHINE SANDOZ

Mis à jour : Mardi 17 Septembre 2019
Famille du médicament :

Substitution aux opiacés

Ce médicament est un générique de SUBUTEX

Dans quel cas le médicament BUPRÉNORPHINE SANDOZ est-il prescrit ?

Ce médicament contient une substance proche de la morphine. Chez le toxicomane à l'héroïne ou aux autres opiacés, il permet de supprimer les symptômes du manque qui surviennent lors de la privation de drogue, et qui sont en grande partie à l'origine de la dépendance.

Il est utilisé chez les toxicomanes comme produit de substitution aux opiacés. Sa prescription complète une prise en charge médicale, sociale et psychologique, indispensable pour limiter le risque de rechute.

Présentations du médicament BUPRÉNORPHINE SANDOZ

BUPRÉNORPHINE SANDOZ 0,4 mg : comprimé sublingual (blanc) ; boîte de 7
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 1,71 €.
BUPRÉNORPHINE SANDOZ 1 mg : comprimé sublingual (blanc) ; boîte de 7
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 2,46 €.
BUPRÉNORPHINE SANDOZ 2 mg : comprimé sublingual (blanc) ; boîte de 7
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 4,12 €.
BUPRÉNORPHINE SANDOZ 4 mg : comprimé sublingual (blanc) ; boîte de 7
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 6,09 €.
BUPRÉNORPHINE SANDOZ 6 mg : comprimé sublingual (blanc) ; boîte de 7
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 9,17 €.
BUPRÉNORPHINE SANDOZ 8 mg : comprimé sublingual (blanc) ; boîte de 7
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 12,35 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament BUPRÉNORPHINE SANDOZ

p cpp cpp cp
Buprénorphine0,4 mg1 mg2 mg
Lactose+++
p cpp cpp cp
Buprénorphine4 mg6 mg8 mg
Lactose+++
Excipients : Acide citrique anhydre, Amidon de maïs, Lactose monohydrate, Mannitol, Povidone K 30, Sodium citrate, Sodium stéarylfumarate

Contre-indications du médicament BUPRÉNORPHINE SANDOZ

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Ce médicament est réservé aux adultes et aux adolescents volontaires : le succès d'un programme de désintoxication est étroitement lié à la motivation personnelle du toxicomane.

Des précautions sont nécessaires en cas d'insuffisance rénale ou d'asthme.

Un délai minimal de 4 heures doit généralement être respecté entre le début du traitement et la prise d'opiacé. En effet, ce traitement, pris trop tôt, bloque l'action des opiacés sur le cerveau et peut déclencher des symptômes de manque. En revanche, si ces symptômes apparaissent spontanément moins de 4 heures après la prise d'opiacé, le traitement peut être débuté plus tôt.

Attention : sportifSportif : ce médicament contient une substance susceptible de rendre positifs certains tests antidopage.

Attention : conducteurÉvitez la conduite automobile et les activités dangereuses en début de traitement : une baisse de la tension artérielle ou une somnolence notable peuvent apparaître. Ce risque est majoré par la prise conjointe d'alcool ou de sédatifs.

Interactions du médicament BUPRÉNORPHINE SANDOZ avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé à la méthadone ou aux antalgiques puissants (morphine et ses dérivés) : risque de diminution de leurs effets.

Il peut interagir avec les antitussifs et les antalgiques de la famille des opiacés (codéine, tramadol, éthylmorphine...).

Informez par ailleurs votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez des médicaments sédatifs.

Il n'existe pas d'interaction connue avec la cocaïne (fréquemment utilisée par les toxicomanes en mélange avec l'héroïne).

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

L'utilisation de ce médicament dans le traitement de la dépendance aux opiacés est possible pendant la grossesse. Une adaptation des doses peut être nécessaire. En cas de prise prolongée en fin de grossesse, une surveillance médicale renforcée du nouveau-né est recommandée afin de parer à un éventuel syndrome de sevrage.

Allaitement :

Ce médicament passe faiblement dans le lait maternel. Seul votre médecin peut apprécier la nécessité du traitement et son risque pendant l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament BUPRÉNORPHINE SANDOZ

Ce médicament doit être pris par voie sublinguale : placé sous la langue, il fond au contact de la salive et est absorbé par la muqueuse buccale ; il doit être conservé sous la langue 5 à 10 minutes, délai habituel pour sa dissolution complète.

La dose quotidienne est prise en une fois ; elle reste active pendant 24 heures.

Posologie usuelle :

Initialement, le médecin prescrit entre 0,8 et 4 mg ; il adapte ensuite le dosage en fonction du résultat. La posologie maximale est de 16 mg par jour.

Des précautions sont nécessaires lors de la première prise (voir Attention). Lorsque ce médicament est pris en relais d'un traitement par la méthadone, il convient de diminuer préalablement la dose de méthadone à un maximum de 30 mg par jour.

Lorsque l'état du toxicomane est stabilisé, le médecin diminue progressivement la posologie jusqu'à l'arrêt du traitement.

Conseils

Comme tous les dérivés de la morphine, ce médicament est un antalgique puissant, susceptible de masquer la douleur en cas de maladie ou de traumatisme grave : appendicite, fracture... Il convient d'en tenir compte dans de telles circonstances.

L'arrêt du traitement de substitution correspond à une période critique pour le toxicomane et à un risque de rechute important. Le succès du sevrage dépend beaucoup du contexte psychologique et social lors de ce moment difficile.

Ce médicament est prescrit sur une ordonnance « sécurisée » mentionnant le nom de la pharmacie où il pourra être obtenu, pharmacie choisie en accord avec le toxicomane. La durée maximale de chaque prescription est de 28 jours. Le médecin peut préciser que la délivrance du médicament par le pharmacien sera fractionnée : quotidienne en début de traitement, puis hebdomadaire, après la stabilisation, par exemple.

Effets indésirables possibles du médicament BUPRÉNORPHINE SANDOZ

Constipation, nausées, vomissements, maux de tête, fatigue, somnolence ou insomnie, malaise, vertiges, sueurs, hypotension orthostatique.

Plus rarement : dépression respiratoire, hallucinations, hépatite.

Lors de la première prise, des symptômes de manque peuvent survenir (voir Attention).

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

alcool

Nom général désignant une famille de substances qui ont la propriété de pouvoir être mélangées à l'eau et aux corps gras. L'alcool le plus courant est l'alcool éthylique (éthanol), mais il existe de nombreux autres alcools : méthanol, butanol, etc. Le degré d'une solution alcoolique correspond au volume d'alcool pur présent dans 100 ml de solution, en sachant que 1 verre ballon de vin ou 1 demi de bière (25 cl) contiennent environ 8 g d'alcool.

Lorsque l'alcool est utilisé comme antiseptique, un dénaturant d'odeur désagréable lui est souvent ajouté pour éviter qu'il soit bu. Contrairement à une croyance répandue, l'alcool à 70o (ou même à 60o) est un meilleur antiseptique que l'alcool à 90o.

antalgique

Médicament qui agit contre la douleur. Les antalgiques agissent soit directement sur les centres de la douleur situés dans le cerveau, soit en bloquant la transmission de la douleur au cerveau.

Synonyme : analgésique.

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

delirium tremens

État grave associant un délire, des hallucinations, des tremblements généralisés, une angoisse extrême. Il survient chez l'alcoolique chronique lors d'une privation d'alcool ou, au contraire, d'une ivresse aiguë, d'une infection, d'un traumatisme. Il est dû à des lésions toxiques du cerveau.

dépendance

Besoin psychique ou physique entraîné par la prise de certaines substances naturelles ou médicamenteuses. Cet état peut s'accompagner, à l'arrêt des prises, de symptômes variés, regroupés sous le terme de syndrome de sevrage.

dépression respiratoire

Diminution, voire arrêt de la respiration, par inhibition des centres nerveux qui commandent les mouvements d'inspiration et d'expiration.

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

héroïne

Drogue dérivée de la morphine (famille des opiacés) utilisée par les toxicomanes en injection ou en inhalation nasale. Elle est mortelle en cas de surdosage (overdose) et provoque une dépendance intense dès les premières prises.

hypotension orthostatique

Baisse de la tension artérielle survenant lors du passage de la position allongée à la position debout. Due le plus souvent à des médicaments, l'hypotension orthostatique se traduit par des étourdissements avec risque de chute, notamment chez les personnes âgées. On peut prévenir ces troubles en évitant les changements de position brutaux : rester assis quelques instants au bord du lit avant de se mettre debout, se lever lentement d'un siège en gardant un appui avant de se déplacer.

Le port de bas de contention, qui empêche le sang de refluer vers les jambes en position debout, est également utilisé pour traiter l'hypotension orthostatique.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

insuffisance respiratoire

Incapacité des poumons à oxygéner correctement le sang et à éliminer le gaz carbonique en excès.

morphine

Substance extraite du pavot (opium). La morphine a des propriétés sédatives et antalgiques puissantes. Son usage expose à un risque de dépendance.

muqueuse

Tissu (membrane) qui tapisse les cavités et les conduits du corps communiquant avec l'extérieur (tube digestif, appareil respiratoire, voies urinaires, etc.).

nouveau-né

Enfant de moins de un mois.

opiacé

Famille chimique qui englobe l'opium et ses dérivés. Outre les drogues telles que l'opium ou l'héroïne, la famille des opiacés comporte la morphine (antalgique puissant), la codéine (antitussif et antalgique) et de nombreuses autres substances.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

sédatif
  • Qui apaise, qui calme.

  • Médicament appartenant à différentes familles : anxiolytiques, hypnotiques, antalgiques, antitussifs, antiépileptiques, neuroleptiques, etc. mais aussi antidépresseurs, antihistaminiques H1, antihypertenseurs. Un sédatif peut être responsable de somnolence et augmenter les effets de l'alcool.

sublingual

Voie d'administration d'une substance médicamenteuse qui permet une absorption rapide par les veines situées sous la langue. Le médicament doit être maintenu sous la langue suffisamment longtemps pour passer dans le sang (quelques minutes en général).

symptôme

Trouble ressenti par une personne atteinte d'une maladie. Un même symptôme peut traduire des maladies différentes et une même maladie ne donne pas forcément les mêmes symptômes chez tous les malades.

syndrome de sevrage

Réaction due à la privation brutale d'une substance (médicament, toxique, alcool, etc.) à laquelle l'organisme a été habitué. Certains médicaments pris pendant la grossesse peuvent provoquer cette réaction chez le nouveau-né. Une forme particulière de syndrome de sevrage est le manque ressenti par les toxicomanes lorsqu'ils sont privés de drogue.

test antidopage

Les sportifs peuvent être soumis à des tests destinés à détecter la présence dans leurs urines de substances dopantes ou de leurs dérivés. Le Comité international olympique et le ministère de la Santé et des Sports tiennent à jour une liste des substances considérées comme dopantes. Ces substances sont très variées : hormones anabolisantes qui développent les muscles, excitants qui augmentent la vigilance, bêtabloquants qui ralentissent le cœur et, par exemple, permettent aux tireurs à l'arc de décocher leur flèche entre deux battements cardiaques, etc. Certains médicaments tels que les crèmes, les gouttes auriculaires, contiennent des substances considérées comme dopantes, mais la probabilité pour que ces substances passent dans le sang et soient retrouvées dans les urines est très faible. Dans le doute, l'éventualité d'une réaction positive est mentionnée pour chaque médicament lorsqu'une substance dopante est présente dans sa composition. Il appartient au sportif de décider avec son médecin s'il peut utiliser ou non un tel médicament.

vertige

Symptôme qui peut désigner une impression de perte d'équilibre (sens commun) ou, plus strictement, une sensation de rotation sur soi-même ou de l'environnement (sens médical).

voie
  • Chemin (voie d'administration) utilisé pour administrer les médicaments : voie orale, sublinguale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intradermique, transdermique.

  • Ensemble d'organes creux permettant le passage de l'air (voies respiratoires), des aliments (voies digestives), des urines (voies urinaires), de la bile (voies biliaires), etc.