PREVENAR 13

Mis à jour : Mardi 16 Avril 2019
Famille du médicament :

Vaccin contre les infections à pneumocoques

Dans quel cas le médicament PREVENAR 13 est-il prescrit ?

Ce vaccin est composé de fragments de pneumocoques. Il ne contient aucun germe vivant.

Il est utilisé dans la prévention :
  • des infections à pneumocoques (otite, pneumonie, méningite...) chez les nourrissons de plus 6 semaines et les enfants jusqu'à 17 ans,

  • des infections invasives à pneumocoques (septicémie et méningite) chez les adultes âgés de plus de 18 ans et les personnes âgées.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament PREVENAR 13

PREVENAR 13 : suspension injectable IM ; seringue préremplie de 0,5 ml
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 52,20 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Contre-indications du médicament PREVENAR 13

Ce médicament ne doit pas être utilisé en cas d'allergie connue à l'un des constituants du vaccin, ou de réaction allergique apparue lors d'une injection précédente d'un vaccin à base d'anatoxine diphtérique.

Attention

En cas de fièvre élevée, de maladie aiguë, il est préférable de différer la vaccination.

Les enfants ayant souffert de convulsions lors d'accès de fièvre non liés à une vaccination peuvent recevoir ce vaccin. Il convient néanmoins de leur administrer un traitement antipyrétique (paracétamol) pendant 48 heures.

Comme pour tous les vaccins, des cas exceptionnels de réactions allergiques graves ont été constatés ; ce risque justifie la nécessité de réaliser la vaccination en milieu médical où un traitement d'urgence pourra être entrepris sans délai.

Interactions du médicament PREVENAR 13 avec d'autres substances

Ce vaccin peut être injecté le même jour que d'autres vaccins, mais en changeant de site d'injection.

Il ne doit pas être mélangé avec un autre produit injectable dans une même seringue.

Fertilité, grossesse et allaitement

En raison de l'absence de données, l'utilisation de ce vaccin doit être évitée pendant la grossesse ou l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament PREVENAR 13

Bien agiter le vaccin avant l'emploi, le réchauffer à température ambiante si nécessaire. L'injection doit être réalisée par voie intramusculaire (dans le muscle de l'épaule chez l'enfant et l'adulte, dans la cuisse chez le nourrisson).

Posologie usuelle :

  • Nourrisson de 6 semaines à 6 mois : 2 alternatives sont possibles :

    • 1 injection à l'âge de 2 mois et 4 mois, suivie d'un rappel entre 11 et 15 mois.

    • 1 injection à l'âge de 2, 3 et 4 mois, suivie d'un rappel entre 11 et 15 mois.

  • Nourrisson de 7 à 11 mois (non encore vacciné) : 2 injections avec un intervalle d'au moins 1 mois entre les doses. Un rappel est recommandé un an plus tard.

  • Nourrisson de 12 à 23 mois (non encore vacciné) : 2 injections à moins 2 mois d'intervalle.

  • Enfant de 2 à 17 ans (non vacciné) : 1 injection unique.

  • Adulte de plus de 18 ans : 1 injection.

Conseils

Les réactions fébriles dues aux vaccins peuvent être combattues avec du paracétamol.

Pour garder son efficacité, ce médicament doit être conservé entre + 2 °C et + 8 °C (partie la plus froide du réfrigérateur). Toutefois, une rupture de la chaîne du froid pendant une durée limitée (quelques heures à température ambiante inférieure à 25 °C) ne devrait pas prêter à conséquence. En pratique, en cas de nécessité, un délai de quelques heures peut séparer l'achat du vaccin en pharmacie de son stockage au réfrigérateur ou de la vaccination.

Ce vaccin ne doit pas être congelé.

Effets indésirables possibles du médicament PREVENAR 13

Chez l'enfant :

Chez l'adulte : diminution de l'appétit, maux de tête, troubles digestifs (nausées, vomissements), douleur musculaire ou articulaire, frissons, fièvre, fatigue, réaction au point d'injection (rougeur, gonflement, douleur, gêne dans le mouvement du bras).

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

antipyrétique

Médicament utilisé pour abaisser la température du corps lors des accès de fièvre.

convulsions

Contractions involontaires limitées à quelques muscles ou généralisées à tout le corps. Elles sont dues à une souffrance ou à une stimulation excessive du cerveau : fièvre, intoxication, manque d'oxygène, lésion du cerveau. Les convulsions peuvent être dues à une crise d'épilepsie ou à une fièvre élevée chez le jeune enfant.

éruption cutanée

Apparition de boutons ou de plaques sur la peau. Ces lésions peuvent être dues à un aliment, à un médicament, et traduire une allergie ou un effet toxique. De nombreux virus peuvent également provoquer des éruptions de boutons : celles de la rubéole, de la roséole et de la rougeole sont les plus connues.

germe

Terme général qui désigne tous les organismes microscopiques susceptibles de provoquer une infection : bactéries, virus, parasites, champignons.

IM

Abréviation d'intramusculaire. Voir ce terme.

induration

Léger gonflement et perte de l'élasticité de la peau qui devient localement ferme et peu mobile. Une induration peut se produire après l'injection d'un médicament, une piqûre d'insecte, une infection ou une réaction allergique.

intramusculaire (voie ou injection)

Injection d'un médicament dans un muscle, généralement au niveau de la fesse. L'effet du médicament, qui ne passe que progressivement dans le sang, est retardé mais prolongé. Une bonne désinfection préalable de la peau est nécessaire, car cette injection profonde expose à un risque d'abcès. La douleur due à la piqûre dépend surtout de la nature du produit utilisé. Cette voie d'administration est contre-indiquée chez les hémophiles et chez les personnes qui suivent un traitement anticoagulant, car elle expose alors à un risque d'hématome de la fesse.

Abréviation : IM.

méningite

Inflammation due le plus souvent à une infection des enveloppes externes du cerveau appelées méninges. Les méningites peuvent être dues à un virus ; leur évolution est le plus souvent favorable. Certaines bactéries, telles que le méningocoque, l'Haemophilus influenzae de type b, peuvent être responsables de méningites graves susceptibles de laisser des séquelles. Il faut penser à une méningite en cas de mal de tête permanent avec des nausées, une forte fièvre et un état de prostration inhabituel chez un enfant : un examen médical urgent est alors nécessaire. Heureusement, dans la majorité des cas, il s'agit d'une grippe banale.

nourrisson

Enfant de un à 30 mois. Un enfant de moins de un mois est un nouveau-né.

œdème

Accumulation d'eau ou de lymphe provoquant un gonflement localisé.

otite

Inflammation ou infection de l'oreille. L'otite externe ne concerne que le conduit auditif. L'otite moyenne aiguë et l'otite séreuse chronique touchent la partie de l'oreille située derrière le tympan (oreille moyenne).

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

septicémie

Infection générale grave due à l'invasion de germes dans le sang. Les premiers signes sont souvent une fièvre élevée accompagnée de frissons.

vaccin

Solution injectable destinée à immuniser l'organisme contre un virus ou une bactérie.

Il existe plusieurs sortes de vaccins :
  • Les vaccins vivants atténués : le germe contenu dans le vaccin est vivant, mais incapable de provoquer la maladie (BCG, rougeole, rubéole, oreillons, etc.).

  • Les vaccins préparés à partir de fragments de germes tués : les parties les plus immunisantes du virus ou de la bactérie sont utilisées pour préparer le vaccin (vaccins contre la polio, contre les hépatites, etc.).

  • Les vaccins contenant des toxines neutralisées (inactivées) : dans le cas du tétanos, c'est une toxine sécrétée par le germe qui est responsable de la gravité de la maladie ; le vaccin permet l'immunisation contre cette toxine.

voie
  • Chemin (voie d'administration) utilisé pour administrer les médicaments : voie orale, sublinguale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intradermique, transdermique.

  • Ensemble d'organes creux permettant le passage de l'air (voies respiratoires), des aliments (voies digestives), des urines (voies urinaires), de la bile (voies biliaires), etc.