SPIRIVA RESPIMAT

Mis à jour : Mardi 18 Juin 2019
Famille du médicament :

Bronchodilatateur

Dans quel cas le médicament SPIRIVA RESPIMAT est-il prescrit ?

Ce médicament est un bronchodilatateur de longue durée d'action qui appartient à la famille des anticholinergiques (atropiniques). Il agit localement contre la contraction anormale des muscles de la paroi des bronches.

Il est utilisé dans le traitement de fond :
  • de la bronchite chronique de type obstructif (BPCO) chez l'adulte,

  • de l'asthme sévère, en complément du traitement continu habituel, chez l'adulte et l'enfant de plus de 6 ans qui ont présenté des exacerbations d'asthme au cours de l'année précédente.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament SPIRIVA RESPIMAT

SPIRIVA RESPIMAT : poudre pour inhalation ; cartouche de 60 doses avec inhalateur Respimat
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 26,93 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament SPIRIVA RESPIMAT

p dose
Tiotropium2,5 μg
Excipients : Acide chlorhydrique, Acide édétique sel disodique, Benzalkonium chlorure, Eau purifiée

Attention

Ce médicament ne convient pas au traitement de la crise d' asthme ou d'un épisode aigu de bronchite chronique. En cas de crise, vous devez toujours disposer d'un bronchodilatateur d'action rapide et brève par voie inhalée.

Dans l'asthme, le traitement par corticoïde inhalé et bronchodilatateur d'action prolongée doit être poursuivi sans être modifié même si les symptômes s'améliorent.

Des précautions sont nécessaires en cas d'insuffisance rénale, de glaucome à angle fermé, d'adénome de la prostate ou de difficulté à uriner.

Pensez à signaler à votre médecin tous vos antécédents médicaux avant la première prescription, notamment si vous avez eu un infarctus du myocarde, un trouble du rythme cardiaque ou une insuffisance cardiaque graves au cours de l'année précédente.

Ce médicament, s'il est projeté accidentellement dans l'œil, peut provoquer un glaucome aigu chez les personnes prédisposées.

Fertilité, grossesse et allaitement

L'effet de ce médicament pendant la grossesse ou l'allaitement est mal connu. Par prudence, son usage est déconseillé chez la femme enceinte ou chez celle qui allaite.

Mode d'emploi et posologie du médicament SPIRIVA RESPIMAT

Maintenir le dispositif inhalateur en position verticale, avec le capuchon fermé. Tourner la base dans la direction des petites flèches rouges (sens inverse des aiguilles d'une montre) jusqu'au déclic. Ouvrir le capuchon protecteur. Expirer profondément puis placer l'embout buccal à l'entrée de la bouche. Appuyer sur le bouton de l'inhalateur pour libérer la dose et inspirer profondément. Il est ensuite nécessaire de retenir sa respiration quelques instants. Répéter l'inhalation une deuxième fois.

Lorsque l'indicateur de dose entre dans la zone rouge, veiller à prévoir le renouvellement de l'inhalateur. Il reste environ 7 jours de traitement.

Si l'inhalateur n'a pas été utilisé pendant plus d'une semaine, libérer une dose vers le sol avant d'effectuer l'inhalation.

Posologie usuelle :

Asthme :

  • Adulte et enfant de plus de 6 ans : 2 bouffées, une fois par jour, de préférence à heure fixe, en association avec un corticoïde inhalé et un bronchodilatateur d'action prolongée.

Bronchite chronique obstructive (BPCO) :

  • Adulte de plus de 18 ans : 2 bouffées, une fois par jour, de préférence à heure fixe.

Conseils

Ce traitement est fréquemment responsable d'une sécheresse buccale pouvant favoriser à long terme des caries. Veiller à avoir une bonne hygiène buccale.

Dans le traitement de l'asthme, l'effet du médicament ne peut apparaître qu'au bout de quelques jours.

Lisez attentivement la notice du médicament avant son emploi. N'hésitez pas à demander une démonstration du maniement de cet appareil à votre médecin ou votre pharmacien.

Pensez à nettoyer l'embout buccal avec un linge humide une fois par semaine. Le capuchon de protection permet d'éviter l'inhalation accidentelle de poussières ou de corps étrangers qui pourraient se déposer dans l'embout en l'absence de protection ; veillez à le remettre en place après chaque inhalation.

L'inhalateur ne doit pas être conservé plus de 3 mois après une première utilisation, même si la totalité du médicament n'a pas été utilisée.

Effets indésirables possibles du médicament SPIRIVA RESPIMAT

Très fréquents : bouche sèche.

Fréquents : constipation, candidose, sinusite, mal de gorge, saignement de nez.

Peu fréquents : réaction allergique, tachycardie, palpitations, troubles urinaires.

Comme pour tout produit inhalé, la prise de ce médicament peut provoquer une aggravation paradoxale des difficultés respiratoires : dans ce cas, ne poursuivez pas le traitement sans avis médical.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

adénome de la prostate

Augmentation du volume de la prostate, glande située sous la vessie de l'homme. Cette augmentation de volume est bénigne, n'a aucun rapport avec un cancer, mais peut gêner le passage des urines dans le canal (urètre) qui traverse la glande.

Les symptômes qui font évoquer la présence d'un adénome de la prostate sont :
  • une difficulté à uriner (lenteur, faiblesse du jet) ;

  • le besoin de se lever plusieurs fois la nuit pour uriner ;

  • des envies d'uriner impérieuses et difficiles à contrôler.

Certains médicaments, les atropiniques notamment, peuvent avoir pour effet indésirable d'aggraver la gêne et peuvent conduire à un blocage total de l'évacuation de la vessie. Ils sont donc contre-indiqués ou doivent être utilisés prudemment chez les hommes présentant les symptômes décrits ci-dessus.

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

atropinique

Médicament dont les effets sont proches de ceux de l'atropine. Les atropiniques luttent contre les spasmes et la diarrhée. Les effets indésirables des atropiniques sont les suivants : épaississement des sécrétions bronchiques, sécheresse de la bouche et des muqueuses, constipation, risque de blocage des urines et de crise de glaucome aigu chez les personnes prédisposées, troubles de l'accommodation, sensibilité anormale à la lumière par dilatation de la pupille. La prise de plusieurs médicaments atropiniques augmente le risque d'effets indésirables. En cas de surdosage ou d'ingestion accidentelle, peuvent apparaître également les signes suivants : peau rouge et chaude, fièvre, accélération de la respiration, baisse ou, au contraire, élévation de la tension artérielle, agitation, hallucinations, mauvaise coordination des mouvements. Prévenez d'urgence votre médecin ou, à défaut, appelez le 15, le 112 ou un service médical d'urgence.

Outre l'atropine et ses dérivés, d'autres médicaments présentent des effets atropiniques : les antidépresseurs imipraminiques, certains antihistaminiques, antispasmodiques, antiparkinsoniens et neuroleptiques.

BPCO

Abréviation de bronchopneumopathie chronique obstructive. Maladie respiratoire se traduisant par une obstruction chronique et en général irréversible des bronches. Sa cause la plus fréquente est le tabac.

bronchite chronique

Maladie des bronches se traduisant par une toux, des difficultés respiratoires et des mucosités de plus en plus difficiles à évacuer. Ces troubles, le plus souvent dus au tabac, deviennent définitifs après une certaine période d'évolution.

candidose

Multiplication anormale d'une levure microscopique, Candida albicans le plus souvent. Il s'agit d'une complication fréquente et bénigne des traitements antibiotiques. Les principaux symptômes sont des troubles digestifs, une coloration marron ou noire de la langue, des taches blanches sur le palais ou la langue (muguet), des démangeaisons ou des brûlures de la vulve ou du gland.

corticoïde

Substance proche de la cortisone. Les corticoïdes naturels, nécessaires au fonctionnement de l'organisme, sont fabriqués par les glandes surrénales. Les corticoïdes de synthèse, dérivés chimiques de la cortisone, sont utilisés comme anti-inflammatoires puissants.

glaucome

Maladie caractérisée par l'augmentation de la pression des liquides contenus dans l'œil (hypertension intraoculaire).

Ce terme général recouvre deux affections totalement différentes :
  • Le glaucome à angle ouvert ou glaucome chronique est le plus fréquent ; il est généralement sans symptômes, dépisté par la mesure de la tension intraoculaire chez l'ophtalmologiste. Il ne provoque pas de crise aiguë, et le traitement repose essentiellement sur des collyres bêtabloquants. Les personnes atteintes d'un glaucome à angle ouvert ne doivent pas utiliser de dérivés de la cortisone sans avis ophtalmologique préalable.

  • Le glaucome à angle fermé ou glaucome aigu est plus rare. Entre les crises, la tension intraoculaire est normale. Mais l'usage intempestif de médicaments atropiniques (notamment en collyre) provoque une crise aiguë d'hypertension intraoculaire qui peut abîmer définitivement la rétine en quelques heures. C'est une urgence ophtalmologique qui se reconnaît à un œil brutalement rouge, horriblement douloureux, dur comme une bille de verre, et dont la vision devient floue.

L'angle dont il est question dans ces deux affections est l'angle irido-cornéen. C'est en effet entre l'iris et la cornée que se situe le système d'évacuation des liquides de l'œil. Un angle peu ouvert (fermé) expose à une obstruction totale du système d'évacuation. Cette obstruction peut survenir lorsque l'iris est ouvert au maximum (mydriase) sous l'effet d'un médicament atropinique : l'iris vient alors s'accoler à la cornée.

Les contre-indications des médicaments atropiniques ne concernent que les personnes ayant déjà fait des crises de glaucome à angle fermé, ou chez qui un ophtalmologiste a détecté ce risque. Celles qui souffrent d'un glaucome chronique à angle ouvert ne sont pas concernées par ces contre-indications.

infarctus du myocarde

Destruction d'une partie du muscle cardiaque (myocarde), privé de sang par obstruction de ses artères.

inhalation
  • Terme général désignant l'absorption par la bouche et le nez de substances gazeuses ou de particules en suspension qui diffusent dans les voies respiratoires après une inspiration profonde.

  • Mode d'administration de substances volatiles, en solution dans de l'eau chaude. Ces substances sont destinées à agir sur les voies respiratoires. Contrairement à l'aérosol, qui nécessite un appareillage électrique, l'inhalation se pratique d'une manière simple : en respirant les vapeurs d'une solution contenue dans un bol, la tête recouverte d'une serviette. Il existe en pharmacie des bols inhalateurs, peu onéreux, qui comportent un embout recouvrant la bouche et le nez.

insuffisance cardiaque

Incapacité du cœur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

palpitations

Perception anormale de battements cardiaques irréguliers.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

sinusite

Inflammation ou infection des sinus.

tachycardie

Accélération du rythme des battements du cœur. Elle peut être due à une fièvre, à une hyperthyroïdie, à une maladie cardiaque, à l'action de certains médicaments, etc.

trouble du rythme cardiaque

Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L'extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D'autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.