TRAMADOL ZENTIVA LP

Mis à jour : Mardi 17 Septembre 2019
Famille du médicament :

Antalgique opiacé

Ce médicament est un générique de CONTRAMAL LP et de TOPALGIC LP

Dans quel cas le médicament TRAMADOL ZENTIVA LP est-il prescrit ?

Ce médicament est un antalgique de la famille des opiacés. Il combat la douleur en agissant directement sur la perception de la douleur par le cerveau.

Il est utilisé dans le traitement de la douleur.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament TRAMADOL ZENTIVA LP

TRAMADOL ZENTIVA LP 50 mg : comprimé à libération prolongée (jaune pâle) ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 4,21 €.
TRAMADOL ZENTIVA LP 100 mg : comprimé à libération prolongée (blanc) ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 5,92 €.
TRAMADOL ZENTIVA LP 150 mg : comprimé à libération prolongée (orange) ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 8,39 €.
TRAMADOL ZENTIVA LP 200 mg : comprimé à libération prolongée (brun-orangé) ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 10,84 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament TRAMADOL ZENTIVA LP

p cp LPp cp LP
Tramadol chlorhydrate50 mg100 mg
Lactose++
p cp LPp cp LP
Tramadol chlorhydrate150 mg200 mg
Lactose++
Excipients communs : Cellulose microcristalline, Hypromellose, Lactose monohydrate, Macrogol 6000, Magnésium stéarate, Propylèneglycol, Silice colloïdale anhydre, Talc, Titane dioxyde
Autres excipients (spécifiques à certaines formes) : Fer brun oxyde, Fer jaune oxyde, Fer rouge oxyde, Jaune de quinoléine laque aluminique

Contre-indications du médicament TRAMADOL ZENTIVA LP

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • intoxication ou surdosage avec des sédatifs, ivresse aiguë ;

  • épilepsie (sauf si elle est contrôlée par un traitement) ;

  • sevrage des toxicomanes ;

  • en association avec les IMAO.

Attention

Ce médicament ne convient pas comme produit de substitution aux opiacés pour le sevrage des toxicomanes.

Cet antalgique contient un opiacé : un usage prolongé, surtout à doses élevées, peut provoquer une dépendance. Ce risque de dépendance est accru chez les personnes ayant déjà présenté une dépendance à d'autres médicaments ou à d'autres substances. Ne dépassez pas la dose ni la durée de traitement prescrites par votre médecin.

Des précautions sont nécessaires en cas d'insuffisance respiratoire, de traumatisme crânien, de troubles de la conscience et d'antécédent de convulsions.

Évitez les boissons alcoolisées : augmentation du risque de somnolence.

Attention : conducteurConducteur : ce médicament peut être responsable de vertiges ou d'une baisse de la vigilance.

Interactions du médicament TRAMADOL ZENTIVA LP avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé aux IMAO : risque d'accident grave. Un délai de 15 jours doit séparer la prise d'IMAO de la mise en route de ce traitement.

Il peut interagir avec les médicaments contenant de la carbamazépine, de la nalbuphine, de la buprénorphine ou de la pentazocine.

Par ailleurs, informez votre médecin si vous prenez un anticoagulant oral, un médicament sédatif, un autre médicament opiacé (antalgique ou antitussif), un antidépresseur, un antimigraineux de la famille des triptans ou un médicament contenant de l'ondansétron ou du bupropion.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

L'effet de ce médicament pendant la grossesse est mal connu. Par mesure de prudence, son usage est déconseillé chez la femme enceinte.

Allaitement :

Ce médicament passe faiblement dans le lait maternel. Son utilisation est déconseillée pendant l'allaitement. Une prise unique ne semble pas poser de problème.

Mode d'emploi et posologie du médicament TRAMADOL ZENTIVA LP

Les comprimés doivent être avalés sans être croqués, avec un verre d'eau, pendant ou en dehors des repas.

Posologie usuelle :

  • Adulte et enfant de plus de 12 ans : la dose initiale est de 50 ou 100 mg, 2 fois par jour, matin et soir. Elle peut être augmentée à 150 ou 200 mg, matin et soir, si nécessaire.

Conseils

Cet antalgique opiacé est destiné à être utilisé en deuxième intention, lorsque l'aspirine, l'ibuprofène ou le paracétamol, utilisés seuls, sont insuffisamment efficaces. Il peut néanmoins être utilisé d'emblée dans le traitement des douleurs fortes.

Comme tous les antalgiques, ce médicament est généralement plus efficace pour prévenir la douleur que pour la calmer. Dans le traitement des douleurs chroniques, il est préférable de prendre ce médicament à intervalles réguliers sans attendre que la douleur s'installe.

Effets indésirables possibles du médicament TRAMADOL ZENTIVA LP

Très fréquents (plus de 10 % des cas) : nausées, vertiges.

Fréquents (1 à 10 % des cas) : vomissements, constipation, bouche sèche, sueurs, maux de tête, somnolence.

Peu fréquents (moins de 1 % des cas) : douleurs abdominales, ballonnement, diarrhée, éruption cutanée, démangeaisons, palpitations, hypotension orthostatique.

Rares (moins de 1 cas sur 1000) : faiblesse musculaire, tremblements, fourmillements, modification de l'appétit, hallucinations, confusion mentale, troubles du sommeil, troubles du comportement, fatigue, vision floue, difficulté à uriner, essoufflement, réaction allergique, ralentissement du rythme cardiaque, augmentation de la tension artérielle, convulsions, abus, dépendance.

L'arrêt brutal du tramadol peut exposer à un syndrome de sevrage : agitation, anxiété, nervosité, insomnie, tremblements ; plus rarement, attaque de panique, anxiété importante, hallucinations, fourmillements de extrémités, bourdonnement d'oreilles. Ces symptômes peuvent être évités en diminuant progressivement les doses.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

antalgique

Médicament qui agit contre la douleur. Les antalgiques agissent soit directement sur les centres de la douleur situés dans le cerveau, soit en bloquant la transmission de la douleur au cerveau.

Synonyme : analgésique.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

anticoagulant

Médicament qui empêche le sang de coaguler et qui prévient donc la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

Les anticoagulants sont utilisés pour traiter ou prévenir les phlébites, les embolies pulmonaires, certains infarctus. Ils permettent aussi d'empêcher la formation de caillots dans le cœur lors de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire ou en cas de valve cardiaque artificielle.

Il existe deux grand types d'anticoagulants :
  • les anticoagulants oraux, qui bloquent l'action de la vitamine K (antivitamine K, ou AVK) et dont l'efficacité est contrôlée par un dosage sanguin : l'INR (anciennement TP) ;

  • les anticoagulants injectables, dérivés de l'héparine, dont l'efficacité peut être contrôlée par le dosage sanguin de l'activité anti-Xa, le Temps de Howell (TH) ou le Temps de Cephalin Kaolin (TCK) suivant les produits utilisés. Un dosage régulier des plaquettes sanguines est nécessaire pendant toute la durée d'utilisation d'un dérivé de l'héparine.

antidépresseur

Médicament qui agit contre la dépression. Certains antidépresseurs sont également utilisés pour combattre les troubles obsessionnels compulsifs, l'anxiété généralisée, certaines douleurs rebelles, l'énurésie, etc.

En fonction de leur mode d'action et de leurs effets indésirables, les antidépresseurs sont divisés en différentes familles : les antidépresseurs imipraminiques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, les IMAO (sélectifs ou non sélectifs). Enfin, d'autres antidépresseurs n'appartiennent à aucune de ces familles, car ils possèdent des propriétés originales.

Le mode d'action des antidépresseurs comporte deux aspects principaux : le soulagement de la souffrance morale et la lutte contre l'inhibition qui enlève toute volonté d'action au déprimé. Il arrive qu'un décalage survienne entre ces deux effets : la souffrance morale peut persister, alors que la capacité d'action réapparaît. Pendant cette courte période, le risque suicidaire présent chez certains déprimés peut être accru. Le médecin en tient compte dans sa prescription (association éventuelle à un tranquillisant) et celle-ci doit être impérativement respectée.

antitussif

Médicament qui lutte contre la toux. Les antitussifs les plus puissants contiennent de la codéine ou de la codéthyline.

convulsions

Contractions involontaires limitées à quelques muscles ou généralisées à tout le corps. Elles sont dues à une souffrance ou à une stimulation excessive du cerveau : fièvre, intoxication, manque d'oxygène, lésion du cerveau. Les convulsions peuvent être dues à une crise d'épilepsie ou à une fièvre élevée chez le jeune enfant.

dépendance

Besoin psychique ou physique entraîné par la prise de certaines substances naturelles ou médicamenteuses. Cet état peut s'accompagner, à l'arrêt des prises, de symptômes variés, regroupés sous le terme de syndrome de sevrage.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

éruption cutanée

Apparition de boutons ou de plaques sur la peau. Ces lésions peuvent être dues à un aliment, à un médicament, et traduire une allergie ou un effet toxique. De nombreux virus peuvent également provoquer des éruptions de boutons : celles de la rubéole, de la roséole et de la rougeole sont les plus connues.

hypotension orthostatique

Baisse de la tension artérielle survenant lors du passage de la position allongée à la position debout. Due le plus souvent à des médicaments, l'hypotension orthostatique se traduit par des étourdissements avec risque de chute, notamment chez les personnes âgées. On peut prévenir ces troubles en évitant les changements de position brutaux : rester assis quelques instants au bord du lit avant de se mettre debout, se lever lentement d'un siège en gardant un appui avant de se déplacer.

Le port de bas de contention, qui empêche le sang de refluer vers les jambes en position debout, est également utilisé pour traiter l'hypotension orthostatique.

IMAO

Abréviation d'inhibiteur de la mono-amine-oxydase. Famille de médicaments utilisés en psychiatrie et en neurologie (dépression, maladie de Parkinson). Ces médicaments sont divisés en deux types : les IMAO non sélectifs, qui sont incompatibles avec de nombreux médicaments et même certains aliments, et les IMAO sélectifs (A ou B), pour lesquels ces inconvénients sont absents ou limités.

insuffisance respiratoire

Incapacité des poumons à oxygéner correctement le sang et à éliminer le gaz carbonique en excès.

libération prolongée

Procédé de fabrication d'un médicament, qui permet une libération lente et progressive des substances actives dans l'organisme.

Abréviation : LP.

opiacé

Famille chimique qui englobe l'opium et ses dérivés. Outre les drogues telles que l'opium ou l'héroïne, la famille des opiacés comporte la morphine (antalgique puissant), la codéine (antitussif et antalgique) et de nombreuses autres substances.

palpitations

Perception anormale de battements cardiaques irréguliers.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

sédatif
  • Qui apaise, qui calme.

  • Médicament appartenant à différentes familles : anxiolytiques, hypnotiques, antalgiques, antitussifs, antiépileptiques, neuroleptiques, etc. mais aussi antidépresseurs, antihistaminiques H1, antihypertenseurs. Un sédatif peut être responsable de somnolence et augmenter les effets de l'alcool.

surdosage

La prise en quantité excessive d'un médicament expose à une augmentation de l'intensité des effets indésirables, voire à l'apparition d'effets indésirables particuliers.

Ce surdosage peut résulter d'une intoxication accidentelle, ou volontaire dans un but de suicide : il convient alors de consulter le centre antipoison de votre région (liste en annexe de l'ouvrage). Mais le plus souvent, le surdosage est la conséquence d'une erreur dans la compréhension de l'ordonnance, ou de la recherche d'une augmentation de l'efficacité par un dépassement de la posologie préconisée. Enfin, une automédication intempestive peut conduire à l'absorption en quantité excessive d'une même substance contenue dans des médicaments différents. Certains médicaments exposent plus particulièrement à ce risque, car ils sont considérés (à tort) comme anodins : vitamines A et D, aspirine, etc. L'arrêt ou la diminution des prises médicamenteuses permettent de faire disparaître les troubles liés à un surdosage.

syndrome de sevrage

Réaction due à la privation brutale d'une substance (médicament, toxique, alcool, etc.) à laquelle l'organisme a été habitué. Certains médicaments pris pendant la grossesse peuvent provoquer cette réaction chez le nouveau-né. Une forme particulière de syndrome de sevrage est le manque ressenti par les toxicomanes lorsqu'ils sont privés de drogue.

vertige

Symptôme qui peut désigner une impression de perte d'équilibre (sens commun) ou, plus strictement, une sensation de rotation sur soi-même ou de l'environnement (sens médical).