SIBUTRAL

Mis à jour : Mardi 02 Février 2010
Famille du médicament :

Médicament de l'obésité

02/02/2010 : ce médicament est en arrêt de commercialisation. Il n’est plus disponible en pharmacie ou ne le sera bientôt plus.

Si vous devez prendre ce médicament, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien qui pourront vous conseiller un autre traitement.

Le document ci-dessous représente la dernière fiche publiée par Vidal concernant ce médicament et ne préjuge en rien des évolutions ayant pu survenir postérieurement à cette publication.

Dans quel cas le médicament SIBUTRAL est-il prescrit ?

Il s'agit d'un médicament contre l'obésité, d'action centrale (agissant sur le cerveau) : il renforce la sensation de satiété et augmente les dépenses énergétiques de l'organisme. Son mode d'action s'apparente à celui de certains antidépresseurs : augmentation de l'effet de la sérotonine et de la noradrénaline dans la transmission nerveuse, mais il n'a aucun effet contre la dépression.

Il est utilisé, en complément des mesures non médicamenteuses habituelles, chez les personnes obèses, ou chez celles qui associent un surpoids important à d'autres facteurs de risque cardiovasculaires (diabète, excès de cholestérol, hypertriglycéridémie...).

Présentations du médicament SIBUTRAL

SIBUTRAL 10 mg : gélule (bleu, jaune) ; boîte de 28
Sur ordonnance (Liste I)
SIBUTRAL 15 mg : gélule (bleu, blanc) ; boîte de 28
Sur ordonnance (Liste I)

Composition du médicament SIBUTRAL

p gélp gél
Sibutramine chlorhydrate10 mg15 mg

Contre-indications du médicament SIBUTRAL

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • allaitement.

Attention

Les principaux effet gênants de la sibutramine consistent en une élévation de la tension artérielle et une accélération du cœur. Ces deux constantes doivent donc être contrôlées régulièrement pendant le traitement, notamment pendant les 3 premiers mois (deux consultations par mois). Une augmentation de la fréquence cardiaque de plus de 10 battements par minute ou une augmentation de la tension artérielle de plus de 1 cm de mercure (premier ou deuxième chiffre) doivent conduire à arrêter le traitement. De même, une personne hypertendue sous traitement antihypertenseur dont les chiffres sont à deux reprises supérieurs à 14,5/9 (cm de mercure) ne pourra poursuivre le traitement par la sibutramine. La surveillance de la tension artérielle chez les personnes souffrant de syndrome d'apnée du sommeil devra être particulièrement rigoureuse.

Bien que la sibutramine, contrairement aux anciens coupe-faim amphétaminiques, n'ait jamais été responsable d'hypertension artérielle pulmonaire ou d'anomalies des valves cardiaques, il convient de consulter votre médecin en cas d'essoufflement anormal, de gonflement des chevilles ou de douleurs thoraciques.

Des précautions sont nécessaires chez les personnes souffrant d'épilepsie, ou présentant des antécédents familiaux de tics.

Il n'y a pas d'interaction connue entre la sibutramine et l'alcool ; néanmoins, la prise de boissons alcoolisées n'est pas recommandée dans le cadre des régimes hypocaloriques.

Attention : conducteurSi vous devez conduire ou utiliser une machine dangereuse, assurez-vous préalablement que ce médicament n'altère pas votre vigilance.

Interactions du médicament SIBUTRAL avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé aux médicaments suivants (y compris en cas de traitement suspendu depuis moins de 2 semaines) :
  • IMAO, autres traitements psychiatriques, autres médicaments destinés à traiter le surpoids, tryptophane (utilisé comme régulateur du sommeil).

    Après l'arrêt d'un traitement par sibutramine, un délai de 2 semaines doit être respecté avant de prendre un IMAO.

Il peut également interagir avec les médicaments qui augmentent le taux de sérotonine dans le cerveau, notamment les antimigraineux comme les triptans ou la dihydroergotamine et les opiacés comme la pentazocine, la péthidine, le fentanyl ou le dextrometorphane.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez un médicament inducteur enzymatique ou si vous souhaitez prendre un vasoconstricteur décongestionnant (médicament contre le rhume essentiellement).

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

La prise de poids pendant la grossesse est un phénomène normal et ce médicament n'a pas d'indication chez la femme enceinte.

Aucune malformation imputable à ce médicament n'a été observée à ce jour. Néanmoins, par mesure de prudence, une contraception efficace est nécessaire pendant le traitement et la prise du médicament doit être interrompue en cas de désir de grossesse.

Allaitement :

Les données disponibles ne permettent pas de savoir si ce médicament passe dans le lait maternel ; un choix est donc nécessaire entre l'allaitement et la prise du médicament. Cette décision devra être prise en accord avec votre médecin.

Mode d'emploi et posologie du médicament SIBUTRAL

La gélule doit être prise le matin, indifféremment pendant ou en dehors du petit déjeuner.

Posologie usuelle :

  • Adulte de 18 à 65 ans : la posologie initiale est d'une gélule à 10 mg. Si le médicament est bien toléré et en cas de résultat insuffisant, la posologie peut être augmentée à 15 mg.

    En cas de perte de poids inférieure à 2 kg après 4 semaines de traitement à 15 mg, le traitement doit être arrêté : les patients qui ne répondent pas au traitement ont un risque plus important d'effets indésirables.

    La durée maximale du traitement est de 1 an, en l'absence de données sur l'effet de traitements de plus longue durée.

Conseils

Le médicament n'est qu'un des éléments permettant une prise en charge de l'obésité : une diététique adaptée, un exercice physique régulier et les thérapies comportementales spécifiques sont des éléments fondamentaux de la lutte contre l'excès de poids.

Effets indésirables possibles du médicament SIBUTRAL

Nausées, constipation, sécheresse de la bouche, perturbation du goût, hémorroïdes.

Tachycardie, palpitations, augmentation de la tension artérielle (voir ATTENTION), bouffées de chaleur.

Insomnies, sensation de tête vide, fourmillements, maux de tête, anxiété, sueurs.

Exceptionnellement : néphrite, purpura, convulsions, baisse des plaquettes sanguines, augmentation des transaminases, délire, troubles de la vue.

Laboratoire Abbott France

LEXIQUE

accident vasculaire cérébral

Lésion du cerveau due à une hémorragie ou à l'obstruction brutale d'une artère. En fonction de l'importance de la lésion, les conséquences sont plus ou moins graves : malaise passager, paralysie, coma.

Abréviation : AVC.

adénome de la prostate

Augmentation du volume de la prostate, glande située sous la vessie de l'homme. Cette augmentation de volume est bénigne, n'a aucun rapport avec un cancer, mais peut gêner le passage des urines dans le canal (urètre) qui traverse la glande.

Les symptômes qui font évoquer la présence d'un adénome de la prostate sont :
  • une difficulté à uriner (lenteur, faiblesse du jet) ;

  • le besoin de se lever plusieurs fois la nuit pour uriner ;

  • des envies d'uriner impérieuses et difficiles à contrôler.

Certains médicaments, les atropiniques notamment, peuvent avoir pour effet indésirable d'aggraver la gêne et peuvent conduire à un blocage total de l'évacuation de la vessie. Ils sont donc contre-indiqués ou doivent être utilisés prudemment chez les hommes présentant les symptômes décrits ci-dessus.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

antidépresseur

Médicament qui agit contre la dépression. Certains antidépresseurs sont également utilisés pour combattre les troubles obsessionnels compulsifs, l'anxiété généralisée, certaines douleurs rebelles, l'énurésie, etc.

En fonction de leur mode d'action et de leurs effets indésirables, les antidépresseurs sont divisés en différentes familles : les antidépresseurs imipraminiques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, les IMAO (sélectifs ou non sélectifs). Enfin, d'autres antidépresseurs n'appartiennent à aucune de ces familles, car ils possèdent des propriétés originales.

Le mode d'action des antidépresseurs comporte deux aspects principaux : le soulagement de la souffrance morale et la lutte contre l'inhibition qui enlève toute volonté d'action au déprimé. Il arrive qu'un décalage survienne entre ces deux effets : la souffrance morale peut persister, alors que la capacité d'action réapparaît. Pendant cette courte période, le risque suicidaire présent chez certains déprimés peut être accru. Le médecin en tient compte dans sa prescription (association éventuelle à un tranquillisant) et celle-ci doit être impérativement respectée.

artérite

Maladie des artères favorisée par le tabagisme et le plus souvent localisée aux jambes. Elle se caractérise par un épaississement des parois artérielles qui gêne la circulation du sang et entraîne des douleurs au cours de la marche (claudication intermittente). L'artérite des membres inférieurs augmente le risque de survenue d'infarctus du myocarde et nécessite un traitement médicamenteux. À un stade évolué, elle peut être traitée chirurgicalement.

Synonyme : artériopathie oblitérante des membres inférieurs.

arythmie

Irrégularité du fonctionnement du cœur.

Voir aussi : trouble du rythme cardiaque.

cholestérol

Principale graisse circulant dans le sang. Elle est utilisée dans l'organisme comme matière première, notamment pour l'enveloppe des cellules et pour la synthèse des hormones stéroïdes. En excès, le cholestérol est éliminé dans la bile, mais il peut également s'accumuler dans les artères et former des plaques d'athérome.

convulsions

Contractions involontaires limitées à quelques muscles ou généralisées à tout le corps. Elles sont dues à une souffrance ou à une stimulation excessive du cerveau : fièvre, intoxication, manque d'oxygène, lésion du cerveau. Les convulsions peuvent être dues à une crise d'épilepsie ou à une fièvre élevée chez le jeune enfant.

dépendance

Besoin psychique ou physique entraîné par la prise de certaines substances naturelles ou médicamenteuses. Cet état peut s'accompagner, à l'arrêt des prises, de symptômes variés, regroupés sous le terme de syndrome de sevrage.

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

glaucome

Maladie caractérisée par l'augmentation de la pression des liquides contenus dans l'œil (hypertension intraoculaire).

Ce terme général recouvre deux affections totalement différentes :
  • Le glaucome à angle ouvert ou glaucome chronique est le plus fréquent ; il est généralement sans symptômes, dépisté par la mesure de la tension intraoculaire chez l'ophtalmologiste. Il ne provoque pas de crise aiguë, et le traitement repose essentiellement sur des collyres bêtabloquants. Les personnes atteintes d'un glaucome à angle ouvert ne doivent pas utiliser de dérivés de la cortisone sans avis ophtalmologique préalable.

  • Le glaucome à angle fermé ou glaucome aigu est plus rare. Entre les crises, la tension intraoculaire est normale. Mais l'usage intempestif de médicaments atropiniques (notamment en collyre) provoque une crise aiguë d'hypertension intraoculaire qui peut abîmer définitivement la rétine en quelques heures. C'est une urgence ophtalmologique qui se reconnaît à un œil brutalement rouge, horriblement douloureux, dur comme une bille de verre, et dont la vision devient floue.

L'angle dont il est question dans ces deux affections est l'angle irido-cornéen. C'est en effet entre l'iris et la cornée que se situe le système d'évacuation des liquides de l'œil. Un angle peu ouvert (fermé) expose à une obstruction totale du système d'évacuation. Cette obstruction peut survenir lorsque l'iris est ouvert au maximum (mydriase) sous l'effet d'un médicament atropinique : l'iris vient alors s'accoler à la cornée.

Les contre-indications des médicaments atropiniques ne concernent que les personnes ayant déjà fait des crises de glaucome à angle fermé, ou chez qui un ophtalmologiste a détecté ce risque. Celles qui souffrent d'un glaucome chronique à angle ouvert ne sont pas concernées par ces contre-indications.

hémorroïde

Dilatation anormale d'une veine de l'anus ou du rectum se développant soit à l'extérieur, soit à l'intérieur. Elle peut être à l'origine d'un saignement.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

hypertension artérielle pulmonaire

Excès de pression sanguine dans les artères des poumons. Cette hypertension très particulière touche les vaisseaux qui proviennent de la moitié droite du cœur et conduisent le sang dans les poumons, d'où il rejoindra la moitié gauche du cœur, puis la circulation générale. L'hypertension artérielle pulmonaire est due à un obstacle à l'écoulement du sang, comme par exemple un rétrécissement de la valve mitrale qui sépare l'oreillette et le ventricule gauches du cœur.

hyperthyroïdie

Excès d'hormones thyroïdiennes se traduisant notamment par une accélération du cœur, une mauvaise tolérance à la chaleur, un amaigrissement et une fatigue chronique.

hypertriglycéridémie

Élévation du taux de triglycérides dans le sang du fait d'une anomalie héréditaire ou d'une consommation excessive d'alcool ou d'aliments sucrés.

hypothyroïdie

Insuffisance de sécrétion des hormones thyroïdiennes. Elle se traduit notamment par une diminution du pouls, un ralentissement des idées, une constipation, une fatigue chronique, une crainte du froid, etc.

IMAO

Abréviation d'inhibiteur de la mono-amine-oxydase. Famille de médicaments utilisés en psychiatrie et en neurologie (dépression, maladie de Parkinson). Ces médicaments sont divisés en deux types : les IMAO non sélectifs, qui sont incompatibles avec de nombreux médicaments et même certains aliments, et les IMAO sélectifs (A ou B), pour lesquels ces inconvénients sont absents ou limités.

inducteur enzymatique

Le foie, véritable usine chimique de l'organisme, assure l'élimination ou la destruction de nombreux médicaments.

Certaines substances stimulent les enzymes hépatiques qui assurent cette fonction d'élimination. Ces substances sont des inducteurs enzymatiques, et leur consommation peut diminuer la concentration sanguine des médicaments sensibles à leur action, diminuant, voire annulant, leur effet. Une augmentation de la posologie du médicament permet souvent de compenser l'effet de la prise conjointe d'un inducteur enzymatique, mais le risque d'inefficacité conduit parfois à déconseiller leur association. C'est le cas pour les contraceptifs oraux (« pilules »), qui peuvent perdre leur efficacité s'ils sont associés à la prise régulière d'un inducteur enzymatique.

Le risque est mentionné dans la rubrique Interactions médicamenteuses lorsqu'un médicament est susceptible de voir son action significativement modifiée par la prise d'un inducteur enzymatique.

Les principaux inducteurs enzymatiques sont généralement eux-mêmes des médicaments :
  • anti-épileptiques (anticonvulsivants) : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone ;

  • antituberculeux : rifabutine, rifampicine ;

  • antifongique : griséofulvine.

D'autres substances peuvent avoir un effet inducteur enzymatique :
  • le millepertuis, plante contenue dans certaines préparations ;

  • le tabac et l'alcool.

infarctus du myocarde

Destruction d'une partie du muscle cardiaque (myocarde), privé de sang par obstruction de ses artères.

insuffisance cardiaque

Incapacité du cœur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

néphrite

Maladie inflammatoire du rein.

noradrénaline

Substance proche de l'adrénaline.

opiacé

Famille chimique qui englobe l'opium et ses dérivés. Outre les drogues telles que l'opium ou l'héroïne, la famille des opiacés comporte la morphine (antalgique puissant), la codéine (antitussif et antalgique) et de nombreuses autres substances.

palpitations

Perception anormale de battements cardiaques irréguliers.

phéochromocytome

Tumeur très rare des glandes surrénales, se manifestant principalement par des crises d'hypertension artérielle.

plaquettes

Petites cellules présentes dans le sang : elles participent à la formation des caillots.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

purpura

Taches cutanées rouges ou violacées dues à de petites hémorragies sous-cutanées. Le purpura thrombopénique est provoqué par une baisse importante du nombre de plaquettes dans le sang.

syndrome d'apnée du sommeil

Terme général qui désigne certains troubles de la respiration survenant pendant le sommeil. Ces troubles peuvent être dus à une lésion des centres nerveux qui commandent la respiration, mais le plus souvent, ils sont d'origine obstructive : la base de la langue chute en arrière pendant le sommeil et vient obstruer le pharynx provoquant une apnée et une asphyxie qui réveillent le malade, lui permettant de reprendre sa respiration. La multiplication des apnées au cours de la nuit perturbe le sommeil et est à l'origine d'une somnolence pendant la journée. Ces apnées obstructives sont souvent associées au ronflement.

tachycardie

Accélération du rythme des battements du cœur. Elle peut être due à une fièvre, à une hyperthyroïdie, à une maladie cardiaque, à l'action de certains médicaments, etc.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

triptans

Nom d'une famille chimique de vasoconstricteurs utilisés dans le traitement de la migraine. Par rapport aux vasoconstricteurs dérivés de l'ergot de seigle, les triptans ont l'avantage d'agir plus spécifiquement sur les artères du cerveau.

vasoconstricteur

Médicament qui provoque une contraction des vaisseaux sanguins, par opposition à vasodilatateur.