CIMZIA

Mis à jour : Mardi 25 Août 2020
Famille du médicament :

Agent anti-TNF

Dans quel cas le médicament CIMZIA est-il prescrit ?

Ce médicament est un immunosuppresseur qui appartient à la famille des agents anti-TNF. Il contient un anticorps monoclonal, produit par biotechnologie et conçu pour se fixer sur le facteur de nécrose tumorale (TNF ou Tumor Necrosis Factor) et bloquer son action. Le TNF est une protéine qui intervient dans les processus inflammatoires. En bloquant le TNF, il permet de diminuer l'inflammation dans diverses maladies inflammatoires chroniques invalidantes. Il contribue ainsi à réduire les symptômes de certains rhumatismes inflammatoires (douleur, raideur, gonflement...), à ralentir la progression des lésions articulaires et à améliorer les capacités physiques lors des activités quotidiennes.

Il est utilisé chez l'adulte dans le traitemant de fond :
  • de la polyarthrite rhumatoïde ;

  • de la spondyarthrite ankylosante et du rhumatisme psoriasique, en cas de réponse insuffisante aux autres traitements de fond classiques ;

  • du psoriasis.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament CIMZIA

CIMZIA : solution injectable SC ; boîte de 2 seringues préremplies de 1 ml
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte, médicament d'exception - Remboursable à 65 % - Prix : 665,59 €.
CIMZIA : solution injectable SC ; boîte de 2 stylos préremplis de 1 ml et 2 tampons
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte, médicament d'exception - Remboursable à 65 % - Prix : 665,59 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament CIMZIA

p seringuep stylo
Certolizumab pegol200 mg200 mg
Excipients : Eau ppi, Sodium acétate, Sodium chlorure

Contre-indications du médicament CIMZIA

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Ce médicament diminue les défenses immunitaires et expose à un risque accru d'infection. Son utilisation nécessite avant la mise en route du traitement un bilan approfondi à la recherche d'une infection, notamment de la tuberculose ou d'une hépatite B. Une vigilance particulière de votre part est également préconisée pendant le traitement : vous devez consulter rapidement votre médecin en cas de fièvre supérieure à 38 °C, de toux, d'amaigrissement, de douleurs dentaires, de brûlures urinaires. Toute infection doit être traitée sans tarder pour éviter les complications.

Une carte de surveillance du patient contenant des informations importantes de sécurité d'emploi vous est remise au moment de la prescription. Elle permet de noter les dates des tests de dépistage de la tuberculose et de l'hépatite B, ainsi que les dates d'injection.

Un suivi médical est effectué pendant le traitement et doit être poursuivi 5 mois après la fin du traitement. Ce suivi est renforcé en cas d'antécédents d'infections fréquentes ou chroniques, de prédisposition aux infections (diabète), de bronchite chronique ou de sclérose en plaques.

Des analyses de sang (numération formule sanguine, dosage des transaminases) doivent être pratiquées régulièrement. Signalez rapidement à votre médecin tout signe de trouble sanguin tel que fièvre persistante, bleus sans cause évidente, saignements, pâleur.

Prenez également un avis médical urgent en cas d'apparition de symptômes pouvant évoquer une réaction allergique (gêne respiratoire, éruption cutanée, œdème du visage) ou de signes d'insuffisance cardiaque (essoufflement inhabituel, gonflement des pieds).

Les traitements par anti-TNF peuvent augmenter le risque de cancer (dont lymphome et mélanome). Un examen cutané régulier est recommandé, en particulier pour les personnes ayant des facteurs de risque de cancer cutané.

En cas d'intervention chirurgicale ou de soins dentaires, signalez à votre chirurgien ou à votre dentiste la prise de ce médicament.

Conducteur : ce médicament peut être responsable de sensations vertigineuses, de vision trouble ou de fatigue après l'injection. Assurez-vous que vous le supportez bien avant de conduire ou d'utiliser une machine dangereuse.

Interactions du médicament CIMZIA avec d'autres substances

Votre statut vaccinal est contrôlé par le médecin avant la mise en route du traitement. Aucun vaccin vivant ne doit être administré pendant le traitement.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Chez la femme en âge de procréer, une contraception efficace doit être utilisée pendant le traitement et au cours des 5 mois suivant son arrêt.

En cas de projet de grossesse ou de grossesse survenant pendant le traitement, contactez votre médecin. Les données chez la femme enceinte sont limitées, mais elles n'ont pas mis en évidence d'effet néfaste pour l'enfant à naître. En cas d'injection du médicament durant la deuxième moitié de la grossesse, le médecin qui suit votre bébé après la naissance doit en être informé ; des précautions particulières sont recommandées les premiers mois en raison d'un risque plus élevé d'infection pour votre bébé.

Allaitement :

La possibilité d'un effet du médicament chez le nourrisson est peu probable ; son utilisation est possible chez la femme qui allaite.

Mode d'emploi et posologie du médicament CIMZIA

La solution est injectée par voie sous-cutanée, dans les cuisses ou le ventre, en utilisant un site différent de celui de la précédente injection. Les premières injections sont généralement réalisées par le médecin ou une infirmière. Après une formation adaptée, les injections peuvent ensuite être réalisées par le patient lui-même s'il le souhaite.

Pour le maniement précis du stylo, conformez-vous à la notice fournie par le fabricant et veillez à ne pas l'égarer.

Posologie usuelle :

  • Adulte : la dose initiale est de 400 mg (2 injections de 200 mg le même jour), suivie de 2 autres doses de 400 mg, après 2 et 4 semaines. La dose d'entretien est ensuite variable selon les cas.

    Dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du rhumatisme psoriasique, ce médicament est parfois associé au méthotrexate.

Conseils

En cas d'oubli d'une injection, celle-ci doit être pratiquée dès le constat de l'oubli. L'injection suivante est reprise à la date initialement choisie.

Ce médicament doit être conservé au réfrigérateur (entre + 2 °C et + 8 °C). Un sac isotherme pourra vous être remis pour son transport par votre pharmacien. Il doit être sorti du réfrigérateur environ 30 minutes avant l'injection afin que la solution soit à température ambiante au moment de l'injection. Il ne doit pas être congelé.

Conditions particulières de délivrance :

Ce médicament est un médicament à prescription restreinte : il doit obligatoirement être prescrit pour la première fois à l'hôpital par un spécialiste en rhumatologie, en dermatologie ou en médecine interne. Les renouvellements peuvent être prescrits par un spécialiste en ville.

La prescription doit être rédigée sur une ordonnance d'un modèle particulier (médicament d'exception) pour être remboursée.

Effets indésirables possibles du médicament CIMZIA

Fréquents (1 à 10 % des patients) : réaction au point d'injection, infections bactériennes ou virales (voir Attention), maux de tête, migraine, nausées, éruption cutanée, démangeaisons, fièvre, douleur, fatigue, hypertension artérielle, anomalie de la numération formule sanguine, augmentation des transaminases, hépatite.

Peu fréquents (moins de 1 patient sur 100) : infection grave, tuberculose, bourdonnement d'oreilles, vertiges, tremblements, engourdissements, fourmillements, troubles visuels (dont baisse de la vision, inflammation de l'œil ou de la paupière, troubles de la sécrétion lacrymale), modification du poids, anxiété, troubles de l'humeur, insuffisance cardiaque, angine de poitrine, troubles du rythme cardiaque, palpitations, asthme, toux, affections digestives (ulcère, inflammation, digestion difficile), saignements, bleus, affections de la peau (chute de cheveux, aggravation d'un psoriasis existant, sécheresse de la peau, acné, photosensibilité, décoloration de la peau...), bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles musculaires, troubles de règles, retard de cicatrisation, septicémie, réaction allergique (œdème de Quincke, choc anaphylactique), lymphome, augmentation du taux de cholestérol dans le sang.

Rares (moins de 1 patient sur 1 000) : convulsions, troubles de l'équilibre ou de la coordination, inflammation pulmonaire, affection de la thyroïde, délire, tentative de suicide, troubles sexuels, bloc auriculoventriculaire, mélanome, tumeur digestive.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

Documents utiles UCB Pharma

LEXIQUE

acné

Affection de la peau liée à une rétention de sébum formant des comédons (points noirs et microkystes). Ceux-ci sont le siège d'une prolifération de bactéries et se transforment en pustules.

angine de poitrine

Douleur oppressante due à une obstruction partielle des artères coronaires qui irriguent le muscle cardiaque. Elle peut se manifester dans la poitrine, les bras ou la mâchoire.

Synonyme : angor.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

anticorps monoclonal

Un anticorps monoclonal est une copie, produite par génie génétique, d'un anticorps présent dans l'organisme. Il est conçu pour reconnaître un antigène précis et permettre de cibler des cellules spécifiques, telles que des cellules tumorales et des cellules impliquées dans les réactions immunitaires.

Les anticorps monoclonaux ont souvent un nom se terminant en « mab » en référence au terme anglais (Monoclonal AntiBody).

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

bloc auriculoventriculaire

Ralentissement ou blocage de la transmission de l'influx nerveux entre les oreillettes et les ventricules du cœur. Un bloc complet peut provoquer un ralentissement excessif du cœur et une perte de connaissance.

Les blocs auriculoventriculaires graves nécessitent la mise en place d'un pacemaker.

choc anaphylactique

Choc d'origine allergique se manifestant par une baisse brutale de la tension artérielle, due à une dilatation extrême des vaisseaux sanguins. Il survient après un contact avec une substance allergisante (aliment, piqûre d'insecte, injection ou absorption de médicament).

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

éruption cutanée

Apparition de boutons ou de plaques sur la peau. Ces lésions peuvent être dues à un aliment, à un médicament, et traduire une allergie ou un effet toxique. De nombreux virus peuvent également provoquer des éruptions de boutons : celles de la rubéole, de la roséole et de la rougeole sont les plus connues.

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

immunosuppresseur

Voir traitement immunodépresseur.

insuffisance cardiaque

Incapacité du cœur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.

lymphome

Cancer développé à partir des cellules des ganglions lymphatiques ou de la rate ; on distingue deux entités différentes : la maladie de Hodgkin et les lymphomes dits « non hodgkiniens ».

médicament à prescription restreinte
Terme regroupant certains médicaments susceptibles de poser des problèmes en matière de santé publique et dont la prescription obéit à des règles précises :
  • Médicament réservé à l'usage hospitalier : il ne peut être ni prescrit ni délivré en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à prescription initiale hospitalière : il doit être obligatoirement prescrit initialement à l'hôpital, mais la délivrance du médicament et les ordonnances de renouvellement peuvent être réalisées en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à surveillance particulière : pendant toute la durée du traitement, les malades traités par un médicament appartenant à cette catégorie doivent faire l'objet de soins particuliers (prises de sang, examens complémentaires, consultations plus fréquentes). Le renouvellement de l'ordonnance est subordonné au respect des règles de surveillance.

D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les médicaments d'exception et les stupéfiants (voir ces termes).

médicament d'exception

Médicament particulièrement coûteux utilisé dans des cas très précis. Le médecin rédige sa prescription sur une ordonnance spéciale comportant 4 volets : 1 pour le patient, 2 pour l'Assurance maladie, 1 pour le pharmacien.

Le respect de cette procédure conditionne le remboursement par la Sécurité sociale.

D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les stupéfiants et les médicaments à prescription restreinte (voir ces termes).

numération formule sanguine

La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

Abréviation : NFS.

œdème

Accumulation d'eau ou de lymphe provoquant un gonflement localisé.

polyarthrite rhumatoïde

Rhumatisme inflammatoire responsable de lésions articulaires, touchant notamment les mains.

psoriasis

Maladie de la peau touchant surtout les coudes et les genoux, mais aussi les ongles et le cuir chevelu. Le psoriasis se manifeste par des plaques épaisses, rouges, et recouvertes d'une pellicule blanche adhérente. Le psoriasis peut être plus ou moins inflammatoire. Il se présente parfois sous forme de petits boutons disséminés (psoriasis en gouttes). Le psoriasis peut avoir l'aspect de pustules.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

SC

Abréviation de sous-cutanée. Voir ce terme.

sclérose en plaques

Maladie grave du système nerveux évoluant par poussées.

septicémie

Infection générale grave due à l'invasion de germes dans le sang. Les premiers signes sont souvent une fièvre élevée accompagnée de frissons.

sous-cutanée (voie ou injection)

Injection pratiquée sous la peau désinfectée, pincée entre le pouce et l'index de la main qui ne tient pas la seringue. Il est préférable de ne pas piquer dans le pli formé par le pincement de la peau, mais juste sous celui-ci, en introduisant l'aiguille latéralement selon un angle de 45o. Cette technique d'injection, simple, peut être apprise par le malade (diabétique, personne sous anticoagulant, etc.) auprès de son médecin. Elle permet une diffusion lente et progressive de la substance active dans le sang.

Abréviation : SC.

spondylarthrite ankylosante

Rhumatisme inflammatoire responsable de lésions articulaires atteignant surtout la colonne vertébrale et le bassin.

thyroïde

Glande située à la base du cou, qui sécrète des hormones riches en iode.

traitement de fond

Synonyme de traitement préventif, dans le cas des maladies évoluant par crises ou par poussées (asthme, migraine, rhumatismes, psoriasis, etc.). Des crises peuvent néanmoins survenir, qui ne doivent pas conduire à arrêter le traitement sans avis médical.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

tuberculose

Maladie infectieuse due au bacille de Koch. Elle peut toucher tous les organes, notamment le poumon, l'os (mal de Pott), l'appareil urinaire ou génital, l'œil.

vaccin

Solution injectable destinée à immuniser l'organisme contre un virus ou une bactérie.

Il existe plusieurs sortes de vaccins :
  • Les vaccins vivants atténués : le germe contenu dans le vaccin est vivant, mais incapable de provoquer la maladie (BCG, rougeole, rubéole, oreillons, etc.).

  • Les vaccins préparés à partir de fragments de germes tués : les parties les plus immunisantes du virus ou de la bactérie sont utilisées pour préparer le vaccin (vaccins contre la polio, contre les hépatites, etc.).

  • Les vaccins contenant des toxines neutralisées (inactivées) : dans le cas du tétanos, c'est une toxine sécrétée par le germe qui est responsable de la gravité de la maladie ; le vaccin permet l'immunisation contre cette toxine.