TRAMADOL/PARACÉTAMOL ZENTIVA

Mis à jour : Mardi 17 Septembre 2019
Famille du médicament :

Association antalgique avec opiacé et paracétamol

Ce médicament est un générique de IXPRIM et ZALDIAR.

Dans quel cas le médicament TRAMADOL/PARACÉTAMOL ZENTIVA est-il prescrit ?

Ce médicament contient deux antalgiques dont le mode d'action est complémentaire : le tramadol, un opiacé, qui agit directement sur la perception de la douleur par le cerveau, et le paracétamol, qui empêche la transmission de la douleur.

Il est utilisé dans le traitement de la douleur.

Présentations du médicament TRAMADOL/PARACÉTAMOL ZENTIVA

TRAMADOL/PARACÉTAMOL ZENTIVA 37,5 mg/325 mg : comprimé (jaune pâle) ; boîte de 20
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 1,91 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament TRAMADOL/PARACÉTAMOL ZENTIVA

p cp
Paracétamol325 mg
Tramadol chlorhydrate37,5 mg
Excipients : Amidon de maïs, Amidon prégélatinisé, Cellulose poudre, Cire de carnauba, Fer jaune oxyde, Hypromellose, Macrogol 400, Magnésium stéarate, Opadry jaune clair YS-1-6382G, Polysorbate 80, Sodium carboxyméthylamidon, Titane dioxyde

Contre-indications du médicament TRAMADOL/PARACÉTAMOL ZENTIVA

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Cet antalgique contient un opiacé : un usage prolongé, surtout à doses élevées, peut provoquer une dépendance. Ce risque de dépendance est accru chez les personnes ayant déjà présenté une dépendance à d'autres médicaments ou à d'autres substances. Ne dépassez pas la dose ni la durée de traitement prescrites par votre médecin.

Des précautions sont nécessaires en cas d'insuffisance rénale, d'insuffisance respiratoire grave, de traumatisme crânien ou d'antécédent de convulsions.

De nombreux médicaments contiennent du paracétamol : vous devez en tenir compte en cas de prise conjointe car le surdosage en paracétamol peut être toxique pour le foie.

Si vous devez subir une anesthésie, prévenez votre médecin ou votre dentiste de la prise de ce médicament.

Évitez les boissons alcoolisées : augmentation du risque de somnolence.

Attention : conducteurConducteur : ce médicament peut être responsable de vertiges ou d'une baisse de la vigilance.

Interactions du médicament TRAMADOL/PARACÉTAMOL ZENTIVA avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé aux IMAO : risque d'accident grave. Un délai de 15 jours doit séparer la prise d'IMAO de celle de ce traitement.

Il peut interagir avec les médicaments contenant de la carbamazépine, de la nalbuphine, de la buprénorphine ou de la pentazocine.

Par ailleurs, informez votre médecin si vous prenez un anticoagulant oral, un médicament sédatif, un autre médicament opiacé (antalgique ou antitussif), un antidépresseur, un antimigraineux de la famille des triptans ou un médicament contenant de l'ondansétron ou du bupropion.

Fertilité, grossesse et allaitement

L'effet de ce médicament pendant la grossesse et l'allaitement est mal connu. Par mesure de prudence, son usage est déconseillé chez la femme enceinte et chez celle qui allaite.

Mode d'emploi et posologie du médicament TRAMADOL/PARACÉTAMOL ZENTIVA

Les comprimés doivent être avalés tels quels avec un verre d'eau, sans être croqués ni écrasés.

Posologie usuelle :

  • Adulte et enfant de plus de 12 ans : 2 comprimés à renouveler si nécessaire, en respectant un intervalle minimal de 6 heures entre les prises. Ne pas dépasser 8 comprimés par jour.

    En cas d'insuffisance rénale ou d'insuffisance hépatique, le médecin peut prévoir un espacement des prises plus important.

Conseils

Cette association contenant un opiacé est destinée à être utilisée lorsque la douleur est mal soulagée par les antalgiques usuels.

Comme tous les antalgiques, ce médicament est généralement plus efficace pour prévenir la douleur que pour la calmer. Dans le traitement des douleurs chroniques, il est préférable de prendre ce médicament à intervalles réguliers sans attendre que la douleur s'installe.

Ce médicament peut retarder un diagnostic en masquant la douleur ; ne le prenez pas sans l'avis de votre médecin, ne le conseillez pas à un proche.

Effets indésirables possibles du médicament TRAMADOL/PARACÉTAMOL ZENTIVA

Très fréquents (plus de 10 % des patients) : nausées, somnolence, sensations vertigineuses.

Fréquents (1 à 10 % des patients) : vomissements, constipation, diarrhée, bouche sèche, douleurs abdominales, digestion difficile, ballonnements, maux de tête, tremblements, confusion des idées, anxiété, nervosité, euphorie, troubles du sommeil, sueurs, démangeaisons.

Peu fréquents (0,1 à 1 % des patients) : bourdonnements d'oreille, dépression, hallucinations, cauchemars, contraction musculaire involontaire, fourmillement des extrémités, hypertension artérielle, hypotension orthostatique, palpitations, accélération du rythme cardiaque, essoufflement, difficulté à uriner, frissons, douleur dans la poitrine, bouffées de chaleur, éruption cutanée, augmentation des transaminases.

Rares (moins de 0,1 % des patients) : vision floue, convulsions, difficulté à coordonner les mouvements, malaise, troubles de la parole, délire, éruption cutanée potentiellement grave.

L'arrêt brutal du tramadol peut exposer à un syndrome de sevrage : attaque de panique, anxiété importante, hallucinations, fourmillements de extrémités. Ces symptômes peuvent être évités en diminuant progressivement les doses.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

antalgique

Médicament qui agit contre la douleur. Les antalgiques agissent soit directement sur les centres de la douleur situés dans le cerveau, soit en bloquant la transmission de la douleur au cerveau.

Synonyme : analgésique.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

anticoagulant

Médicament qui empêche le sang de coaguler et qui prévient donc la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

Les anticoagulants sont utilisés pour traiter ou prévenir les phlébites, les embolies pulmonaires, certains infarctus. Ils permettent aussi d'empêcher la formation de caillots dans le cœur lors de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire ou en cas de valve cardiaque artificielle.

Il existe deux grand types d'anticoagulants :
  • les anticoagulants oraux, qui bloquent l'action de la vitamine K (antivitamine K, ou AVK) et dont l'efficacité est contrôlée par un dosage sanguin : l'INR (anciennement TP) ;

  • les anticoagulants injectables, dérivés de l'héparine, dont l'efficacité peut être contrôlée par le dosage sanguin de l'activité anti-Xa, le Temps de Howell (TH) ou le Temps de Cephalin Kaolin (TCK) suivant les produits utilisés. Un dosage régulier des plaquettes sanguines est nécessaire pendant toute la durée d'utilisation d'un dérivé de l'héparine.

antidépresseur

Médicament qui agit contre la dépression. Certains antidépresseurs sont également utilisés pour combattre les troubles obsessionnels compulsifs, l'anxiété généralisée, certaines douleurs rebelles, l'énurésie, etc.

En fonction de leur mode d'action et de leurs effets indésirables, les antidépresseurs sont divisés en différentes familles : les antidépresseurs imipraminiques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, les IMAO (sélectifs ou non sélectifs). Enfin, d'autres antidépresseurs n'appartiennent à aucune de ces familles, car ils possèdent des propriétés originales.

Le mode d'action des antidépresseurs comporte deux aspects principaux : le soulagement de la souffrance morale et la lutte contre l'inhibition qui enlève toute volonté d'action au déprimé. Il arrive qu'un décalage survienne entre ces deux effets : la souffrance morale peut persister, alors que la capacité d'action réapparaît. Pendant cette courte période, le risque suicidaire présent chez certains déprimés peut être accru. Le médecin en tient compte dans sa prescription (association éventuelle à un tranquillisant) et celle-ci doit être impérativement respectée.

antitussif

Médicament qui lutte contre la toux. Les antitussifs les plus puissants contiennent de la codéine ou de la codéthyline.

dépendance

Besoin psychique ou physique entraîné par la prise de certaines substances naturelles ou médicamenteuses. Cet état peut s'accompagner, à l'arrêt des prises, de symptômes variés, regroupés sous le terme de syndrome de sevrage.

dépression

Maladie associant le plus souvent un sentiment de fatigue, d'inutilité, de culpabilité, d'incapacité à accomplir les tâches quotidiennes. Une perte d'appétit et des troubles du sommeil sont fréquents. Les pulsions suicidaires sont l'un des signes de gravité de la dépression.

diarrhée

Le sens médical strict de diarrhée est « émission de selles trop fréquentes et trop abondantes ». En fait, le sens commun assimile la diarrhée à la notion de selles liquides et fréquentes. Normalement, les selles sont pâteuses, mais l'émission de selles liquides ou à peine formées, sans douleur ou trouble particulier associé, n'est pas pathologique. On peut parler de diarrhée lorsque les émissions de selles liquides se répètent dans la journée, et que les besoins sont impérieux ou douloureux.

Beaucoup de médicaments peuvent accélérer le transit intestinal et rendre les selles plus liquides, sans que cet effet indésirable soit réellement préoccupant.

Les antibiotiques peuvent altérer la flore digestive, indispensable à la digestion, et provoquer des diarrhées plus ou moins gênantes mais bénignes. L'effet apparaît immédiatement ou après quelques jours de traitement. Une forme de diarrhée grave et exceptionnelle, la colite pseudomembraneuse, peut être observée après un traitement antibiotique ; cette affection se traduit par l'émission de glaires et de fausses membranes (ressemblant à des lambeaux de peau) associées à des douleurs abdominales ; une constipation peut remplacer la diarrhée initiale. La colite pseudomembraneuse peut survenir plusieurs jours après l'arrêt du traitement antibiotique et nécessite un avis médical urgent.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

éruption cutanée

Apparition de boutons ou de plaques sur la peau. Ces lésions peuvent être dues à un aliment, à un médicament, et traduire une allergie ou un effet toxique. De nombreux virus peuvent également provoquer des éruptions de boutons : celles de la rubéole, de la roséole et de la rougeole sont les plus connues.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

hypotension orthostatique

Baisse de la tension artérielle survenant lors du passage de la position allongée à la position debout. Due le plus souvent à des médicaments, l'hypotension orthostatique se traduit par des étourdissements avec risque de chute, notamment chez les personnes âgées. On peut prévenir ces troubles en évitant les changements de position brutaux : rester assis quelques instants au bord du lit avant de se mettre debout, se lever lentement d'un siège en gardant un appui avant de se déplacer.

Le port de bas de contention, qui empêche le sang de refluer vers les jambes en position debout, est également utilisé pour traiter l'hypotension orthostatique.

IMAO

Abréviation d'inhibiteur de la mono-amine-oxydase. Famille de médicaments utilisés en psychiatrie et en neurologie (dépression, maladie de Parkinson). Ces médicaments sont divisés en deux types : les IMAO non sélectifs, qui sont incompatibles avec de nombreux médicaments et même certains aliments, et les IMAO sélectifs (A ou B), pour lesquels ces inconvénients sont absents ou limités.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

insuffisance respiratoire

Incapacité des poumons à oxygéner correctement le sang et à éliminer le gaz carbonique en excès.

opiacé

Famille chimique qui englobe l'opium et ses dérivés. Outre les drogues telles que l'opium ou l'héroïne, la famille des opiacés comporte la morphine (antalgique puissant), la codéine (antitussif et antalgique) et de nombreuses autres substances.

palpitations

Perception anormale de battements cardiaques irréguliers.

sédatif
  • Qui apaise, qui calme.

  • Médicament appartenant à différentes familles : anxiolytiques, hypnotiques, antalgiques, antitussifs, antiépileptiques, neuroleptiques, etc. mais aussi antidépresseurs, antihistaminiques H1, antihypertenseurs. Un sédatif peut être responsable de somnolence et augmenter les effets de l'alcool.

surdosage

La prise en quantité excessive d'un médicament expose à une augmentation de l'intensité des effets indésirables, voire à l'apparition d'effets indésirables particuliers.

Ce surdosage peut résulter d'une intoxication accidentelle, ou volontaire dans un but de suicide : il convient alors de consulter le centre antipoison de votre région (liste en annexe de l'ouvrage). Mais le plus souvent, le surdosage est la conséquence d'une erreur dans la compréhension de l'ordonnance, ou de la recherche d'une augmentation de l'efficacité par un dépassement de la posologie préconisée. Enfin, une automédication intempestive peut conduire à l'absorption en quantité excessive d'une même substance contenue dans des médicaments différents. Certains médicaments exposent plus particulièrement à ce risque, car ils sont considérés (à tort) comme anodins : vitamines A et D, aspirine, etc. L'arrêt ou la diminution des prises médicamenteuses permettent de faire disparaître les troubles liés à un surdosage.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

vertige

Symptôme qui peut désigner une impression de perte d'équilibre (sens commun) ou, plus strictement, une sensation de rotation sur soi-même ou de l'environnement (sens médical).