MIKICORT

Mis à jour : Mardi 21 Mai 2019
Famille du médicament :

Corticoïde à visée locale

Dans quel cas le médicament MIKICORT est-il prescrit ?

Ce médicament est un anti-inflammatoire qui appartient à la famille des corticoïdes de synthèse (dérivés chimiques de la cortisone naturelle). Les propriétés de la cortisone sont nombreuses, mais ce produit est surtout utilisé pour son effet anti-inflammatoire puissant. Il présente, à efficacité égale, moins d'effets indésirables que la cortisone naturelle. Une propriété particulière du budésonide est de ne passer qu'en faible proportion dans le sang, et d'être détruit à 90 % lors de son passage dans le foie. Son action est donc essentiellement locale, dans l'intestin, et les répercussions habituelles des corticoïdes sur le reste de l'organisme sont modérées.

Il est utilisé dans :

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Présentations du médicament MIKICORT

MIKICORT 3 mg : gélule contenant des granulés gastrorésistants (rose) ; flacon de 50
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 48,63 €.
MIKICORT 3 mg : gélule contenant des granulés gastrorésistants (rose) ; flacon de 90
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 86,26 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament MIKICORT

p gél
Budésonide3 mg
Lactose+
Excipients : Amidon de maïs, Eau purifiée, Érythrosine, Eudragit L 100, Eudragit RL, Eudragit RS, Eudragit S 100, Fer noir oxyde, Fer rouge oxyde, Gélatine, Lactose monohydrate, Microgranules neutres, Povidone K 25, Saccharose, Sodium laurylsulfate, Talc, Titane dioxyde, Triéthyle citrate

Contre-indications du médicament MIKICORT

Ce médicament ne doit pas être utilisé en cas d'atteinte hépatique grave.

Attention

Ce médicament ne doit jamais être employé ou réemployé en dehors d'une prescription médicale.

Si vous avez un diabète, vous risquez de le déséquilibrer si vous modifiez la quantité ou le rythme de la prise de corticoïdes sans avis médical.

Les personnes ayant des antécédents de tuberculose, d'ulcère de l'estomac ou du duodénum, les personnes souffrant d'insuffisance hépatique, d'hypertension artérielle, d'ostéoporose, de glaucome, de cataracte doivent faire l'objet d'une prise en charge médicale particulière.

La prise prolongée d'un corticoïde diminue les défenses immunitaires : la vaccination avec un vaccin contenant des germes vivants atténués ne peut être pratiquée qu'avec l'accord de votre médecin. Vous devez également éviter le contact avec des personnes atteintes de varicelle ou de rougeole.

L'arrêt du traitement doit être progressif pour permettre aux glandes surrénales de reprendre la synthèse de cortisone naturelle. Un arrêt brutal expose par ailleurs à une rechute de la maladie traitée.

Attention : sportifSportif : ce médicament contient une substance susceptible de rendre positifs certains tests antidopage.

Interactions du médicament MIKICORT avec d'autres substances

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez un diurétique ou un médicament contenant une des substances suivantes : kétoconazole, itraconazole, ritonavir, rifampicine.

En cas de vaccination, l'utilisation d'un vaccin vivant est déconseillée.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Les études actuellement disponibles n'ont pas mis en évidence de problème particulier lors de l'utilisation de corticoïdes pendant le premier trimestre de la grossesse.

Lorsque le traitement est administré de façon prolongée pendant la grossesse, une surveillance médicale du nouveau-né peut être nécessaire.

Allaitement :

Les données actuellement disponibles ne permettent pas de savoir si ce médicament passe dans le lait maternel : l'allaitement est déconseillé.

Mode d'emploi et posologie du médicament MIKICORT

Les gélules doivent être avalées telles quelles, avec un grand verre d'eau, environ une demi-heure avant les repas.

Posologie usuelle :

  • Adulte de plus de 18 ans : 1 gélule, 3 fois par jour, pendant une durée maximale de 8 semaines.

Le traitement doit être arrêté progressivement : suivre les indications du médecin.

Conseils

Bien que l'effet de ce corticoïde sur l'organisme soit faible (en dehors de l'intestin) les précautions habituelles observées lors d'un traitement prolongé par la cortisone sont à discuter avec votre médecin, notamment :
  • la diminution de la consommation de sel,

  • la prise de potassium (prescrite par le médecin),

  • un régime riche en protéines et en calcium, pauvre en glucides.

Effets indésirables possibles du médicament MIKICORT

Du fait du faible passage dans le sang de ce médicament, ses effets indésirables sont moins marqués qu'avec les autres corticoïdes oraux : syndrome de Cushing, dépression, irritabilité, troubles de la vue, éruption cutanée.

Les autres effets indésirables très rarement observés sont : œdème des jambes, constipation, douleur et faiblesse muculaire, ostéoporose, fatigue, malaise.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

anti-inflammatoire

Médicament qui lutte contre l'inflammation. Il peut être soit dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire stéroïdien), soit non dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire non stéroïdien ou AINS).

cataracte

Opacification progressive du cristallin. Elle peut être due au vieillissement, à une maladie ou à l'usage prolongé de certains médicaments comme les corticoïdes.

corticoïde

Substance proche de la cortisone. Les corticoïdes naturels, nécessaires au fonctionnement de l'organisme, sont fabriqués par les glandes surrénales. Les corticoïdes de synthèse, dérivés chimiques de la cortisone, sont utilisés comme anti-inflammatoires puissants.

cortisone

Hormone sécrétée par les glandes surrénales. Elle participe à la régulation des sucres, des graisses et des protéines de l'organisme, mais aussi à la réaction du corps lors d'un stress. Ses puissantes propriétés anti-inflammatoires sont utilisées en thérapeutique. La cortisone naturelle porte le nom de cortisol (dosable par des analyses de sang). L'hydrocortisone est la forme médicamenteuse la plus proche de la cortisone naturelle, elle est surtout utilisée dans le traitement substitutif des maladies dues à un déficit en cortisone. D'autres dérivés chimiques plus puissants sont employés lorsque l'on recherche un effet anti-inflammatoire : prednisone, prednisolone, bétaméthasone, dexaméthasone, etc.

Crohn (maladie de)

Inflammation de l'intestin, qui peut causer des ulcères et des rétrécissements. Elle devient souvent chronique et peut s'accompagner de diarrhées tenaces et de dénutrition.

Cushing (syndrome ou maladie de)

Le syndrome de Cushing est dû à un excès de cortisol dans le sang. Il se manifeste essentiellement par une obésité du tronc et un épaississement de la face. L'excès de cortisol peut être dû à un traitement prolongé par un corticoïde ou à une maladie de la glande surrénale (maladie de Cushing).

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

diurétique

Médicament permettant une élimination accrue d'eau par les reins. Le plus souvent, cette perte d'eau fait suite à la perte de sels provoquée par le médicament (salidiurétique).

Les diurétiques sont surtout utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle, alors que leur mécanisme d'action dans cette maladie est mal connu. Ils sont également prescrits dans l'insuffisance cardiaque aiguë ou chronique, les œdèmes et d'autres affections plus rares.

Ces médicaments provoquent une perte de sodium et de potassium (sauf pour certains d'entre eux appelés « épargneurs de potassium »). Leur prise prolongée nécessite donc un contrôle régulier du potassium sanguin, pour éviter les troubles cardiaques qui pourraient résulter d'une hypokaliémie (manque de potassium dans le sang). Le manque de sodium est une autre conséquence possible, mais plus rare aux posologies habituelles, de l'usage prolongé des diurétiques ; il se détecte également par une prise de sang.

gastrorésistant

Qualifie certains comprimés ou gélules dans lesquels la substance active est protégée de l'acidité de l'estomac.

germe

Terme général qui désigne tous les organismes microscopiques susceptibles de provoquer une infection : bactéries, virus, parasites, champignons.

glaucome

Maladie caractérisée par l'augmentation de la pression des liquides contenus dans l'œil (hypertension intraoculaire).

Ce terme général recouvre deux affections totalement différentes :
  • Le glaucome à angle ouvert ou glaucome chronique est le plus fréquent ; il est généralement sans symptômes, dépisté par la mesure de la tension intraoculaire chez l'ophtalmologiste. Il ne provoque pas de crise aiguë, et le traitement repose essentiellement sur des collyres bêtabloquants. Les personnes atteintes d'un glaucome à angle ouvert ne doivent pas utiliser de dérivés de la cortisone sans avis ophtalmologique préalable.

  • Le glaucome à angle fermé ou glaucome aigu est plus rare. Entre les crises, la tension intraoculaire est normale. Mais l'usage intempestif de médicaments atropiniques (notamment en collyre) provoque une crise aiguë d'hypertension intraoculaire qui peut abîmer définitivement la rétine en quelques heures. C'est une urgence ophtalmologique qui se reconnaît à un œil brutalement rouge, horriblement douloureux, dur comme une bille de verre, et dont la vision devient floue.

L'angle dont il est question dans ces deux affections est l'angle irido-cornéen. C'est en effet entre l'iris et la cornée que se situe le système d'évacuation des liquides de l'œil. Un angle peu ouvert (fermé) expose à une obstruction totale du système d'évacuation. Cette obstruction peut survenir lorsque l'iris est ouvert au maximum (mydriase) sous l'effet d'un médicament atropinique : l'iris vient alors s'accoler à la cornée.

Les contre-indications des médicaments atropiniques ne concernent que les personnes ayant déjà fait des crises de glaucome à angle fermé, ou chez qui un ophtalmologiste a détecté ce risque. Celles qui souffrent d'un glaucome chronique à angle ouvert ne sont pas concernées par ces contre-indications.

glucides

Famille de substances énergétiques contenant notamment les sucres. On distingue les glucides simples, ou rapides, des glucides complexes, ou lents, en fonction de la durée de leur digestion. Ils sont parfois appelés hydrates de carbone.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

nouveau-né

Enfant de moins de un mois.

œdème

Accumulation d'eau ou de lymphe provoquant un gonflement localisé.

ostéoporose

Fragilisation des os, qui deviennent poreux et cassants.

potassium

Élément minéral présent en grande quantité dans l'organisme.

Voir aussi : kaliémie.

sel

Substance chimique dont la plus connue est le chlorure de sodium, ou sel de table. Le sel de régime ne contient pas de sodium ; celui-ci est remplacé généralement par du potassium.

surrénale

Petite glande située au-dessus du rein, qui sécrète de nombreuses hormones, dont la cortisone et l'adrénaline.

test antidopage

Les sportifs peuvent être soumis à des tests destinés à détecter la présence dans leurs urines de substances dopantes ou de leurs dérivés. Le Comité international olympique et le ministère de la Santé et des Sports tiennent à jour une liste des substances considérées comme dopantes. Ces substances sont très variées : hormones anabolisantes qui développent les muscles, excitants qui augmentent la vigilance, bêtabloquants qui ralentissent le cœur et, par exemple, permettent aux tireurs à l'arc de décocher leur flèche entre deux battements cardiaques, etc. Certains médicaments tels que les crèmes, les gouttes auriculaires, contiennent des substances considérées comme dopantes, mais la probabilité pour que ces substances passent dans le sang et soient retrouvées dans les urines est très faible. Dans le doute, l'éventualité d'une réaction positive est mentionnée pour chaque médicament lorsqu'une substance dopante est présente dans sa composition. Il appartient au sportif de décider avec son médecin s'il peut utiliser ou non un tel médicament.

traitement symptomatique

Traitement qui supprime ou atténue les symptômes d'une maladie sans s'attaquer à sa cause.

tuberculose

Maladie infectieuse due au bacille de Koch. Elle peut toucher tous les organes, notamment le poumon, l'os (mal de Pott), l'appareil urinaire ou génital, l'œil.

ulcère

Lésion en creux de la peau, des muqueuses ou de la cornée.

  • Ulcère de jambe : plaie chronique due à une mauvaise circulation du sang.

  • Ulcère gastroduodénal : plaie localisée de la muqueuse de l'estomac ou du duodénum, due à un excès d'acidité et très souvent à la présence d'une bactérie (Helicobacter pylori). L'ulcère est favorisé par le stress, l'alcool, le tabagisme et la prise de certains médicaments (aspirine, AINS, etc.).

vaccin

Solution injectable destinée à immuniser l'organisme contre un virus ou une bactérie.

Il existe plusieurs sortes de vaccins :
  • Les vaccins vivants atténués : le germe contenu dans le vaccin est vivant, mais incapable de provoquer la maladie (BCG, rougeole, rubéole, oreillons, etc.).

  • Les vaccins préparés à partir de fragments de germes tués : les parties les plus immunisantes du virus ou de la bactérie sont utilisées pour préparer le vaccin (vaccins contre la polio, contre les hépatites, etc.).

  • Les vaccins contenant des toxines neutralisées (inactivées) : dans le cas du tétanos, c'est une toxine sécrétée par le germe qui est responsable de la gravité de la maladie ; le vaccin permet l'immunisation contre cette toxine.