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ÉTHINYLESTRADIOL/LÉVONORGESTREL TEVA

Mis à jour : Jeudi 07 Janvier 2016
Famille du médicament :

Contraceptif oral

07/01/2016 : ce médicament est en arrêt de commercialisation. Il n’est plus disponible en pharmacie ou ne le sera bientôt plus.

Si vous devez prendre ce médicament, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien qui pourront vous conseiller un autre traitement.

Le document ci-dessous représente la dernière fiche publiée par Vidal concernant ce médicament et ne préjuge en rien des évolutions ayant pu survenir postérieurement à cette publication.

Ce médicament est un générique de MINIDRIL

Dans quel cas le médicament ÉTHINYLESTRADIOL/LÉVONORGESTREL TEVA est-il prescrit ?

C'est un contraceptif oral (pilule) qui contient un estrogène et un progestatif. Il est minidosé (moins de 0,04 mg d'estrogène) et monophasique (tous les comprimés contiennent la même quantité d'hormones et sont donc de la même couleur).

Présentations du médicament ÉTHINYLESTRADIOL/LÉVONORGESTREL TEVA

ÉTHINYLESTRADIOL/LÉVONORGESTREL TEVA 30 μg/150 μg : comprimé (brun) ; boîte de 3 plaquettes de 21
Sur ordonnance (Liste I)

Composition du médicament ÉTHINYLESTRADIOL/LÉVONORGESTREL TEVA

p cp
Éthinylestradiol30 μg
Lévonorgestrel150 μg
Lactose+

Contre-indications du médicament ÉTHINYLESTRADIOL/LÉVONORGESTREL TEVA

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Avant de débuter la contraception orale, une consultation médicale est indispensable. Elle permet au médecin de rechercher les antécédents et facteurs de risque d'accidents thromboemboliques (tabac, anomalie de la coagulation sanguine...) afin de choisir une contraception adaptée. Par la suite, une consultation annuelle est habituellement recommandée.

Comme toutes les pilules associant un estrogène et un dérivé de la progestérone, ce médicament augmente le risque d'accidents cardiovasculaires par formation d'un caillot dans une veine (phlébite, embolie pulmonaire) ou par obstruction d'une artère (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral). Le risque d'accidents thromboemboliques artériels, pouvant laisser des séquelles importantes, est le même pour toutes les pilules et est estimé à 2 à 4 cas pour 10 000 utilisatrices de pilule par an. Par ailleurs, le risque d'accidents thromboemboliques veineux (principalement phlébite) existe chez toutes les femmes, même sans pilule. Des études ont montré que le risque de phlébite augmente lors de la prise d'une pilule contraceptive. Le risque reste faible : 2 cas pour 10 000 femmes prenant une pilule contenant du lévonorgestrel (le progestatif contenu dans cette pilule). Néanmoins, ces accidents thromboemboliques peuvent exceptionnellement être d'évolution fatale.

Certaines situations nécessitent un suivi particulier : diabète, obésité, excès de cholestérol, de triglycérides ou de prolactine dans le sang, affection bénigne du sein ou de l'utérus, ictère (jaunisse) chronique ou survenu lors d'une grossesse, épilepsie, migraine, otosclérose, asthme, varices, dépression, calcul biliaire, herpès gestationis, ou antécédents familiaux de cancer du sein ou d'accidents thromboemboliques.

Si vous avez plus de 35 ans et si vous fumez, le risque d'accidents thromboemboliques liés à la prise d'hormones augmente fortement. Un autre mode de contraception est préconisé.

Arrêtez la prise de ce contraceptif et consultez d'urgence votre médecin en cas d'apparition de l'un des symptômes suivants : maux de tête violents et inhabituels, troubles de la vision, élévation importante de la tension artérielle, douleur inhabituelle à la jambe ou au mollet, essoufflement, toux de survenue brutale.

La survenue d'un léger saignement entre les règles (spotting) est fréquente chez les femmes pendant les premiers mois d'utilisation de la pilule. Si les saignements se prolongent ou s'ils apparaissent en cours de contraception, parlez-en à votre médecin.

L'oubli d'un comprimé ou sa mauvaise ingestion, du fait de vomissements par exemple, peuvent rendre la contraception inefficace.

En cas d'immobilisation prolongée (en cas de chirurgie ou de fracture par exemple), il faut interrompre la contraception orale. Demandez conseil à votre médecin.

Interactions du médicament ÉTHINYLESTRADIOL/LÉVONORGESTREL TEVA avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé avec :
  • les produits de phytothérapie contenant du millepertuis : risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet contraceptif ;

  • les traitements de l'hépatite C contenant du dasabuvir ou de l'ombitasvir/paritaprévir : risque d'augmentation de la toxicité hépatique de ces médicaments.

L'efficacité contraceptive de cette pilule peut être également diminuée par certains antiépileptiques, certains traitements du sida et les médicaments contenant l'une des substances suivantes : griséofulvine, rifampicine, rifabutine, modafinil. Il est recommandé d'utiliser une autre méthode contraceptive (préservatif ou dispositif intra-utérin) pendant toute la durée du traitement et un cycle suivant.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez des médicaments contenant de la lamotrigine.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament n'a pas de raison d'être utilisé pendant la grossesse. Si une grossesse survient malgré la contraception, du fait d'un oubli ou d'un retard de pilule, interrompez immédiatement la prise des comprimés. La grossesse pourra être poursuivie normalement si vous le désirez.

Allaitement :

Les hormones contenues dans ce contraceptif passent dans le lait maternel : ne l'utilisez pas pendant l'allaitement sans avis médical.

Mode d'emploi et posologie du médicament ÉTHINYLESTRADIOL/LÉVONORGESTREL TEVA

Prendre régulièrement, et sans oubli, 1 comprimé par jour pendant 21 jours consécutifs. Il est recommandé de ne pas trop faire varier l'heure de prise (choisir le petit déjeuner ou le coucher de préférence).

L'interruption de la prise des comprimés déclenche les règles au bout de 2 ou 3 jours. La nouvelle plaquette est reprise après les 7 jours d'arrêt, que les règles soient terminées ou non.

Pour éviter un retard dans la reprise de la pilule, préjudiciable à l'efficacité de la contraception, il est utile de noter le jour de la prise du premier comprimé : une nouvelle plaquette est toujours commencée le même jour de la semaine. Le respect de ces délais est important : une reprise trop tardive du premier comprimé peut nuire à l'efficacité de la contraception pour le nouveau cycle. En revanche, une reprise un ou deux jours plus tôt ne pose pas de problème et décale d'autant la survenue des règles. Il est également possible d'enchaîner deux plaquettes. Dans ce cas, les règles surviendront à la fin de la deuxième plaquette.

En cas de première contraception orale ou de reprise d'une contraception interrompue temporairement, prendre le premier comprimé le premier jour des règles.

En cas de changement de contraceptif, prendre le premier comprimé de la plaquette :
  • le jour suivant la prise du dernier comprimé actif, si le précédent contraceptif est une autre pilule estroprogestative ;

  • sans interruption et à n'importe quel moment du cycle, si le précédent contraceptif est une pilule progestative microdosée ;

  • le jour du retrait, si le précédent mode de contraception est un implant contraceptif, un dispositif intra-utérin, un anneau vaginal ou un dispositif transdermique ;

  • le jour prévu pour l'injection, dans le cas du relais d'une contraception par progestatif injectable.

Dans les cas, il est recommandé d'utiliser une contraception locale complémentaire (préservatif par exemple) pendant les 7 premiers jours de la première plaquette.

Après un accouchement ou une interruption de grossesse, suivre les indications du médecin.

Conseils

En cas d'oubli d'un comprimé, prendre immédiatement le comprimé oublié et continuer à l'heure habituelle pour les comprimés suivants (ce qui peut correspondre à la prise de 2 comprimés si l'oubli est découvert lors de la prise suivante). Si le retard est supérieur à 12 heures après l'heure de prise normale, la sécurité contraceptive n'est plus assurée et une méthode contraceptive complémentaire (spermicide, préservatif, diaphragme) doit être employée pendant les 7 jours suivants. Si cette période de 7 jours s'étend au-delà du dernier comprimé de la plaquette en cours, la plaquette suivante doit être débutée sans interruption entre les deux plaquettes. Dans ce cas, il n'y aura pas de saignement avant la fin de la seconde plaquette. Des saignements de faible importance (spottings) sont cependant possibles.

En cas de vomissements ou de diarrhée sévère survenant dans les 4 heures suivant la prise d'un comprimé, reprendre dès que possible un autre comprimé. Si le délai est de plus de 12 heures ou si les troubles se répètent, la sécurité contraceptive n'est plus assurée et une méthode complémentaire doit être employée jusqu'à la prise de la plaquette suivante.

Il n'y a pas de danger à débuter une grossesse au cours du cycle qui suit l'arrêt volontaire du contraceptif oral.

Effets indésirables possibles du médicament ÉTHINYLESTRADIOL/LÉVONORGESTREL TEVA

Fréquemment : inflammation ou candidose vaginale, nausées, vomissements, tension des seins, jambes lourdes, troubles des règles, saignements entre les règles, prise de poids, acné, modification de l'humeur ou de la libido, irritabilité, nervosité, étourdissement, maux de tête, migraine. Ces effets sont variables d'une femme à l'autre, et peuvent être un facteur de changement de pilule.

Moins fréquents : irritation oculaire par les lentilles de contact, modification de l'appétit, ballonnements, pousse excessive des poils, chute de cheveux, hypertension artérielle, augmentation importante des lipides dans le sang.

Rares, mais parfois graves : accident thromboembolique veineux (phlébite, embolie pulmonaire...) ou artériel (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral), taches sombres sur le visage, troubles de la vision, réaction allergique, exacerbation d'un lupus érythémateux disséminé, d'une porphyrie ou d'une chorée, pancréatite, tumeur bénigne du foie, jaunisse, calcul de la vésicule biliaire.

Laboratoire Téva Santé

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