CARBOPLATINE HOSPIRA

Mis à jour : Mardi 17 Septembre 2019
Famille du médicament :

Chimiothérapie anticancéreuse

Dans quel cas le médicament CARBOPLATINE HOSPIRA est-il prescrit ?

Ce médicament est une chimiothérapie anticancéreuse apparentée aux alkylants.

Il est utilisé, seul ou en association avec d'autres chimiothérapies, dans le traitement de certains cancers de l'ovaire, des bronches, de la bouche, de la gorge, du nez et des sinus de la face.

Présentations du médicament CARBOPLATINE HOSPIRA

CARBOPLATINE HOSPIRA 10 mg/ml : solution pour perfusion IV ; flacon de 5 ml
Sur ordonnance (Liste I), réservé à l'usage hospitalier -  
CARBOPLATINE HOSPIRA 10 mg/ml : solution pour perfusion IV ; flacon de 15 ml
Sur ordonnance (Liste I), réservé à l'usage hospitalier -  
CARBOPLATINE HOSPIRA 10 mg/ml : solution pour perfusion IV ; flacon de 45 ml
Sur ordonnance (Liste I), réservé à l'usage hospitalier -  
CARBOPLATINE HOSPIRA 10 mg/ml : solution pour perfusion IV ; flacon de 60 ml
Sur ordonnance (Liste I), réservé à l'usage hospitalier -  

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament CARBOPLATINE HOSPIRA

p ml
Carboplatine10 mg
Excipients : Caoutchouc naturel, Eau ppi

Contre-indications du médicament CARBOPLATINE HOSPIRA

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Ce médicament est potentiellement toxique pour les reins. Le fonctionnement des reins est apprécié par le dosage sanguin de la créatinine : cet examen vous sera donc prescrit avant chaque cure et en cas de complication ; il permettra d'adapter la dose à l'état de vos reins.

Une baisse des globules rouges, des globules blancs ou des plaquettes peut survenir : des analyses de sang (numération formule sanguine) vous seront régulièrement demandées, notamment avant chaque cure.

Les patients traités par ce médicament (femme ou homme) doivent suivre une contraception ou s'abstenir de rapports sexuels non protégés durant la durée du traitement et au cours des 3 à 6 mois suivant son arrêt.

Interactions du médicament CARBOPLATINE HOSPIRA avec d'autres substances

En cas de vaccination, l'utilisation d'un vaccin vivant est déconseillée (contre-indiquée dans le cas du vaccin contre la fièvre jaune).

Ce médicament peut interagir avec les antiépileptiques contenant de la phénytoïne.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez des antibiotiques de la famille des aminosides ou un médicament contenant de la ciclosporine ou du tacrolimus.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Une grossesse est contre-indiquée lorsque l'un des partenaires (femme ou homme) est traité par ce médicament : voir Attention.

Allaitement :

L'utilisation de ce médicament contre-indique l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament CARBOPLATINE HOSPIRA

La solution est injectée par voie intraveineuse en perfusion. La pose d'un cathéter ou d'une chambre implantable est souvent nécessaire.

Le traitement peut être réalisé soit pendant une hospitalisation classique, soit en hôpital de jour.

Posologie usuelle :

La posologie est strictement individuelle ; pour l'établir, le médecin tient compte de vos antécédents, de votre surface corporelle, calculée à partir de votre taille et de votre poids, de votre fonction rénale (créatinine), du type de tumeur, de sa localisation, de l'atteinte ou non de plusieurs organes, de l'association éventuelle avec un autre traitement.

Conseils

Comme d'autres chimiothérapies anticancéreuses, le carboplatine peut provoquer des nausées et des vomissements. Pour contribuer à limiter ces désagréments, vous pouvez :
  • tenter de vous distraire pendant la perfusion : radio, télévision, conversations ;

  • sucer des bonbons à la menthe ;

  • faire après la perfusion des repas fréquents et peu abondants ;

  • éviter la friture et les aliments gras ou fortement odorants ;

En cas de vomissements, les boissons gazeuses ou le thé glacé aident l'estomac à se rétablir.

Effets indésirables possibles du médicament CARBOPLATINE HOSPIRA

Le traitement par le carboplatine peut entraîner une baisse des globules rouges (anémie), des globules blancs et des plaquettes liée à la toxicité du produit sur la moelle osseuse (voir Attention). En cas de malaise, de fièvre ou d'hémorragie, consultez rapidement votre médecin.

Ce produit a également une toxicité rénale qui est appréciée par le dosage sanguin de la créatinine (voir Attention).

Le carboplatine peut provoquer des nausées et des vomissements dans les heures qui suivent la perfusion ; votre médecin vous prescrira un traitement préventif pour les effets immédiats et retardés : à domicile, si ces troubles persistent et empêchent une hydratation correcte vous devez rapidement le recontacter.

Une toxicité auditive peut au fil du temps se manifester par des bourdonnements d'oreille ; votre médecin doit être informé de vos antécédents auditifs.

Ce traitement peut entraîner des troubles neurologiques se traduisant par des fourmillements des pieds et des mains et une diminution de certains réflexes. Des troubles du goût ou de la vision sont également possibles.

Le carboplatine est responsable dans de rares cas de réaction allergique dans les minutes qui suivent l'administration.

Utilisé seul, ce produit fait peu tomber les cheveux.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

alkylant

Variété de chimiothérapie anticancéreuse qui agit en provoquant des mutations de l'ADN des cellules en division.

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

aminoside

Famille d'antibiotiques particulièrement actifs sur les staphylocoques. Les aminosides injectables, surtout en cas de surdosage, peuvent être toxiques pour le rein et pour l'oreille interne.

anémie

Baisse du taux d'hémoglobine dans le sang, qui se traduit le plus souvent par une baisse du nombre des globules rouges. Le fer est indispensable à la synthèse de l'hémoglobine. Une carence en fer lors d'une grossesse, d'un régime végétarien, d'hémorragies abondantes ou répétées (règles) est une cause fréquente d'anémie. D'autres causes, plus rares, sont liées à des carences en vitamines du groupe B.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

antibiotique

Substance capable de bloquer la multiplication de certaines bactéries ou de les tuer. Le spectre d'un antibiotique est l'ensemble des bactéries sur lesquelles ce produit est habituellement actif. Contrairement aux bactéries, les virus ne sont pas sensibles aux antibiotiques. Les premiers antibiotiques furent extraits de cultures de champignons : penicillium (pénicilline), streptomyces (streptomycine). Ils sont actuellement fabriqués par synthèse chimique. Les antibiotiques sont divisés en familles : pénicillines, céphalosporines, macrolides, tétracyclines (cyclines), sulfamides, aminosides, lincosanides, phénicolés, polymyxines, quinolones, imidazolés, etc.

Un usage inapproprié des antibiotiques peut favoriser l'apparition de résistances : n'utilisez un antibiotique que sur prescription médicale, respectez sa posologie et sa durée, ne donnez pas et ne conseillez pas à une autre personne un antibiotique que l'on vous a prescrit.

cancer

Maladie due au développement anarchique et incontrôlable de certaines cellules de l'organisme. Ces cellules anormales, capables de se multiplier indéfiniment, peuvent envahir des organes ou des vaisseaux sanguins et lymphatiques, formant à distance de nouvelles tumeurs, appelées métastases. On classe les cancers en tumeurs solides (qui se développent à partir d'un organe visible) et en tumeurs liquidiennes, qui proviennent des cellules de la moelle osseuse (leucémies notamment).

cathéter

Fin tuyau souple destiné à administrer un médicament. Il peut être placé dans une veine, une artère ou dans le nez.

chambre implantable

Petit boîtier implanté sous la peau et relié à un cathéter lui même implanté dans une grosse veine : posé sous anesthésie locale, ce système permet d'administrer des traitements par voie intraveineuse (perfusions) sans solliciter les veines du bras, qui peuvent alors être réservées aux prises de sang. Il est notamment utilisé pour les chimiothérapies anticancéreuses.

chimiothérapie anticancéreuse

Traitement médicamenteux destiné à soigner les cancers. Le mécanisme d'action des différentes chimiothérapies est très proche : il consiste à détruire les cellules cancéreuses, qui se divisent rapidement, en altérant leur ADN, leur métabolisme ou les mécanismes moléculaires qui leur permettent de se diviser. Suivant leur mode d'action, les chimiothérapies anticancéreuses sont classées en plusieurs grandes familles : les alkylants, les antimétabolites, les poisons du fuseau et les inhibiteurs de la topo-isomérase. D'autres ont un mode d'action complexe, qui ne permet pas de les classer facilement.

La toxicité des chimiothérapies n'est malheureusement pas dirigée exclusivement contre les cellules cancéreuses. D'autres cellules à développement rapide, comme celles du sang, des cheveux ou du tube digestif, sont également touchées, entraînant de nombreux effets indésirables. Mais contrairement aux cellules tumorales, les cellules saines ont des capacités de réparation plus ou moins complètes, ce qui explique par exemple que les cheveux repoussent après une chimiothérapie qui a provoqué leur chute.

créatinine

Substance dosable dans le sang, dont l'élévation anormale traduit une insuffisance rénale.

fièvre jaune

Maladie virale tropicale (Afrique, Amérique), mortelle, transmise par un moustique piquant le jour (Aedes). Une vaccination permet de s'en protéger.

globule blanc

Cellule présente dans le sang. Il en existe différents types : les polynucléaires neutrophiles, qui augmentent lors des infections ; les polynucléaires éosinophiles, dont le nombre est élevé chez les personnes allergiques ou en cas de parasitose ; les polynucléaires basophiles ; les lymphocytes et monocytes, dont le nombre s'élève en cas d'infection virale ou d'atteinte de la moelle osseuse.

globule rouge

Cellule présente dans le sang (5 millions par mm3), qui contient l'hémoglobine.

Synonyme : hématie.

hémorragie

Perte de sang à partir d'une artère ou d'une veine. Une hémorragie peut être externe, mais également interne et passer inaperçue.

hôpital de jour

Séjour à la clinique ou à l'hôpital qui ne dure que quelques heures : vous arrivez le matin pour des examens ou un traitement et vous repartez le soir même, dès que ceux-ci sont terminés.

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

intraveineuse (voie ou injection)

Injection d'un médicament dans une veine, généralement au pli du coude, après désinfection de la peau. Lorsqu'il s'agit d'une injection intraveineuse directe à l'aide d'une seringue, l'effet du médicament est immédiat, mais bref. À l'inverse, la perfusion permet une administration continue et contrôlée de la substance active, diluée dans un flacon de sérum.

Abréviation : IV.

IV

Abréviation d'intraveineuse. Voir ce terme.

numération formule sanguine

La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

Abréviation : NFS.

perfusion

Administration très lente d'une substance par voie intraveineuse. Le flacon est relié à la veine par un tuyau souple et transparent permettant de contrôler le débit.

Synonyme : goutte-à-goutte.

plaquettes

Petites cellules présentes dans le sang : elles participent à la formation des caillots.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

surface corporelle

Les produits anticancéreux sont généralement injectés par voie intraveineuse : ils se dispersent alors dans la circulation générale ; la concentration de produit qui arrivera au niveau des tissus, et de la tumeur en particulier, est donc fonction de la quantité injectée et du débit du sang ; celui-ci est corrélé à la surface du corps calculée à partir du poids et de la taille : la dose des médicaments qui sont administrés est donc fonction de cette donnée appelée surface corporelle.

traitement préventif

Traitement destiné à prévenir une maladie (synonyme : prophylaxie), ou à limiter la fréquence des crises ou des poussées dans une maladie chronique.

tumeur

Développement anormal de cellules de l'organisme. Les tumeurs bénignes repoussent les tissus voisins sans les altérer : verrues, grains de beauté, adénomes, etc. ; leur développement reste localisé. Les tumeurs malignes envahissent les tissus avoisinants et peuvent essaimer à distance (métastases).

vaccin

Solution injectable destinée à immuniser l'organisme contre un virus ou une bactérie.

Il existe plusieurs sortes de vaccins :
  • Les vaccins vivants atténués : le germe contenu dans le vaccin est vivant, mais incapable de provoquer la maladie (BCG, rougeole, rubéole, oreillons, etc.).

  • Les vaccins préparés à partir de fragments de germes tués : les parties les plus immunisantes du virus ou de la bactérie sont utilisées pour préparer le vaccin (vaccins contre la polio, contre les hépatites, etc.).

  • Les vaccins contenant des toxines neutralisées (inactivées) : dans le cas du tétanos, c'est une toxine sécrétée par le germe qui est responsable de la gravité de la maladie ; le vaccin permet l'immunisation contre cette toxine.