JAYDESS

Mis à jour : Mardi 21 Avril 2020
Famille du médicament :

Dispositif intra-utérin hormonal

Médicament sous surveillance renforcée Ce médicament fait l’objet d’une surveillance supplémentaire afin de pouvoir identifier rapidement de nouvelles informations sur sa sécurité d’emploi.

Dans quel cas le médicament JAYDESS est-il prescrit ?

Ce dispositif intra-utérin (communément appelé stérilet) libère progressivement du lévonorgestrel, une substance proche de la progestérone. Inséré dans la cavité de l'utérus, il empêche la fécondation par son action locale dans l'utérus et par l'action contraceptive du lévonorgestrel. Il contient également du sulfate de baryum, opaque aux rayons X, qui permet de le voir sur les radiographies.

Il est utilisé comme contraceptif pour une durée maximale de 3 ans.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament JAYDESS

JAYDESS : système de diffusion intra-utérin ; boîte unitaire
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 94,52 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament JAYDESS

p dispositif
Lévonorgestrel13,5 mg
Baryum sulfate+
Polyéthylène+
Excipients : Argent, Baryum sulfate, Diméticone, Fer noir oxyde, Polyéthylène, Silice colloïdale anhydre

Contre-indications du médicament JAYDESS

Certaines situations ne permettent pas la pose de ce dispositif intra-utérin :
  • infection génitale en cours ou récente,

  • maladie inflammatoire de l'appareil génital ou de l'abdomen en cours ou récurrente,

  • saignements anormaux pouvant faire suspecter un cancer non diagnostiqué,

  • antécédent récent d'infection utérine grave après un avortement,

  • malformation de l'utérus,

  • cancer de l'utérus ou cancer hormonodépendant,

  • maladie grave du foie ;

  • grossesse.

Attention

Les dispositifs intra-utérins contenant un progestatif sont habituellement proposés aux femmes qui ont des règles abondantes et prolongées (ménorragies).

La sécurité contraceptive du dispositif n'est pas totale : il existe un très faible risque de grossesse malgré la présence de ce stérilet (estimé à 0,9 % au bout de 3 ans). Cette grossesse peut se dérouler normalement, mais il peut également s'agir d'une grossesse extra-utérine, particulièrement en cas de douleurs abdominales basses survenant après un retard de règles. Un test de grossesse doit être pratiqué si un retard de règles de plus de 15 jours survient.

Des précautions sont nécessaires en cas de migraine, d'hypertension artérielle, d'antécédent d'accident cardiovasculaire (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral), de malformation cardiaque. En cas d'aggravation des migraines, de survenue d'une jaunisse, d'une infection génitale, d'augmentation de la tension artérielle ou d'une maladie cardiovasculaire, le retrait du DIU pourra être envisagé.

Un examen gynécologique, comportant un frottis cervical, un examen des seins, la recherche d'une grossesse ou d'une maladie sexuellement transmissible doit être pratiqué avant l'insertion du stérilet. Une surveillance médicale régulière est nécessaire pour vérifier que le stérilet est en bonne position dans l'utérus.

Des douleurs, des saignements persistants ou des pertes vaginales peuvent être les signes d'une infection génitale et doivent vous conduire à consulter votre médecin.

Des dépressions ont été observées chez des utilisatrices de contraceptifs hormonaux. Si vous ressentez un état psychique anormal, consultez votre médecin.

En raison de la présence du progestatif (lévonorgestrel), l'utilisation de ce DIU peut entraîner une diminution de l'importance ou de la durée des règles. Néanmoins, si les règles ne surviennent pas dans les 6 semaines qui suivent les précédentes règles, un test de grossesse doit effectué.

Interactions du médicament JAYDESS avec d'autres substances

Les médicaments contenant les substances suivantes sont susceptibles de diminuer l'efficacité des traitements hormonaux : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone, griséofulvine, rifabutine, rifampicine.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

La pose d'un stérilet est contre-indiquée pendant la grossesse. Si une grossesse survient malgré la présence du stérilet, consultez rapidement votre médecin.

Allaitement :

La quantité d'hormone qui passe dans le sang, et donc dans le lait maternel, est très faible ; la pose d'un stérilet au lévonorgestrel est possible pendant l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament JAYDESS

Ce dispositif, vendu sur ordonnance, peut être posé par un médecin ou par une sage-femme.

La période propice à la mise en place correspond au début d'un cycle (derniers jours des règles).

Après une période de 3 ans, le stérilet doit être changé (le retrait peut se faire à tout moment du cycle).

Son retrait, par un professionnel de santé, sera facilité par la présence d'un fil intégré au dispositif et qui dépasse par le col de l'utérus.

Conseils

Certains hommes se plaignent de percevoir les fils du stérilet lors des rapports sexuels ; cette sensation peut être liée à une longueur inadéquate des fils.

Vous pouvez vérifier la présence du stérilet dans l'utérus, notamment après les règles, en essayant de sentir les fils avec les doigts.

Sauf avis contraire de votre médecin, vous pouvez utiliser des tampons périodiques, en privilégiant les modèles de type « court ».

Effets indésirables possibles du médicament JAYDESS

L'insertion ou le retrait du dispositif intra-utérin peut provoquer des douleurs ou des saignements. Un malaise, parfois associé à une perte de connaissance ou des convulsions (chez les épileptiques) peuvent également survenir lors de l'insertion.

Dans les semaines qui suivent l'insertion, des saignements prolongés ou fréquents sont souvent observés. Au fil des mois, l'importance et de la durée des règles diminuent le plus souvent.

Très fréquents (plus de 10 % des femmes) : maux de tête, douleurs abdominales, acné, peau grasse, modification des règles, vulvovaginite, kyste des ovaires.

Fréquents (1 à 10 % des femmes) : humeur dépressive, dépression, migraine, nausées, chute de cheveux, pertes vaginales, tension des seins, infection génitale, expulsion du DIU pouvant passer inaparçue

Peu fréquents (moins de 1 % des femmes) : augmentation de la pilosité.

Rares (moins de 0,1 % des femmes) : réaction allergique, perforation de la paroi de l'utérus nécessitant le retrait du DIU.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

acné

Affection de la peau liée à une rétention de sébum formant des comédons (points noirs et microkystes). Ceux-ci sont le siège d'une prolifération de bactéries et se transforment en pustules.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

contraceptif

Qui s'oppose à la conception : contraceptif oral (pilule), local (stérilet, spermicide, diaphragme et préservatif).

dépression

Maladie associant le plus souvent un sentiment de fatigue, d'inutilité, de culpabilité, d'incapacité à accomplir les tâches quotidiennes. Une perte d'appétit et des troubles du sommeil sont fréquents. Les pulsions suicidaires sont l'un des signes de gravité de la dépression.

grossesse extra-utérine

Grossesse se développant en dehors de l'utérus : lors d'une grossesse normale, l'ovule est fécondé dans la trompe de Fallope par un spermatozoïde ; il doit normalement progresser jusqu'à l'utérus où il se fixe sur l'endomètre. Dans certains cas, cette progression est stoppée et l'œuf se développe dans la trompe qui risque de se rompre. Il s'agit d'une grossesse extra-utérine dont le diagnostic est réalisé par l'échographie et qui nécessite une intervention chirurgicale. Les signes évocateurs d'une grossesse extra-utérine sont une douleur du bas-ventre et des saignements intermittents chez une femme qui présente un test de grossesse positif.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

infarctus du myocarde

Destruction d'une partie du muscle cardiaque (myocarde), privé de sang par obstruction de ses artères.

migraine

Mal de tête particulier touchant généralement la moitié droite ou gauche de la tête, souvent associé à une crainte de la lumière et du bruit.

progestatif

Substance dont l'action est proche de celle de la progestérone.

progestérone

Hormone sécrétée par l'ovaire pendant la seconde phase du cycle et pendant la grossesse. Elle favorise la fixation et le développement dans l'utérus de l'œuf fécondé. Certains dérivés de la progestérone sont également utilisés comme contraceptif.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.