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BELARACONTINU

Mis à jour : Mardi 18 Juin 2019
Famille du médicament :

Pilule estroprogestative

Médicament sous surveillance renforcée Ce médicament fait l’objet d’une surveillance supplémentaire afin de pouvoir identifier rapidement de nouvelles informations sur sa sécurité d’emploi.

Dans quel cas le médicament BELARACONTINU est-il prescrit ?

C'est un contraceptif oral (pilule) qui contient un estrogène et un progestatif. Il est minidosé (moins de 0,04 mg d'estrogène) et monophasique (tous les comprimés actifs contiennent la même quantité d'hormones et sont donc de la même couleur. Pour limiter les risques d'oubli, chaque plaquette contient 7 comprimés blancs dépourvus de toute substance active, destinés à être pris pendant les règles.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament BELARACONTINU

BELARACONTINU : comprimé (rose : 21, blanc : 7) ; boîte de 1 plaquette de 28
Sur ordonnance (Liste I) - Non remboursé - Prix libre 
BELARACONTINU : comprimé (rose : 21, blanc : 7) ; boîte de 3 plaquettes de 28
Sur ordonnance (Liste I) - Non remboursé - Prix libre 

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament BELARACONTINU

p cp
Éthinylestradiol0,03 mg
Chlormadinone acétate2 mg
Lactose+
Excipients : Amidon de maïs, Crospovidone, Fer rouge oxyde, Hypromellose, Lactose monohydrate, Macrogol 6000, Magnésium stéarate, Povidone K 30, Propylèneglycol, Talc, Titane dioxyde

Contre-indications du médicament BELARACONTINU

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • accident thromboembolique artériel (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral) ou veineux (phlébite, embolie pulmonaire) ancien ou survenant au cours de la contraception ;

  • maladies augmentant le risque de thrombose (diabète avec lésions vasculaires, hypertension artérielle grave, excès important de lipides dans le sang) ;

  • trouble connu de la coagulation sanguine (déficit en protéine C ou en protéine S...) ;

  • antécédent de migraine grave accompagnée de signes neurologiques (paralysie...) ;

  • pancréatite associée à un excès de triglycérides ;

  • cancer hormonodépendant ;

  • saignement génital intermittent (l'origine de ce saignement doit être déterminée par des examens avant la mise en route du traitement) ;

  • maladie du foie, grave ou récente, y compris une tumeur du foie ;

  • démangeaisons ou ictère (jaunisse) chronique ou survenu lors d'une grossesse ;

  • crises d'épilepsie répétées ;

  • dépression grave ;

  • porphyrie ;

  • en association avec les produits contenant du millepertuis, du dasabuvir ou de l'ombitasvir/paritaprévir.

Attention

Une consultation médicale s'impose avant de débuter la contraception orale. Elle permet au médecin de rechercher les antécédents et facteurs de risque d'accidents thromboemboliques (tabac, anomalie de la coagulation sanguine...) afin de choisir une contraception adaptée. Par la suite, une consultation annuelle est habituellement recommandée.

Comme toutes les pilules associant un estrogène et un dérivé de la progestérone, ce médicament augmente le risque d'accidents cardiovasculaires par formation d'un caillot dans une veine (phlébite, embolie pulmonaire) ou par obstruction d'une artère (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral). Le risque d'accidents thromboemboliques artériels, pouvant laisser des séquelles importantes, est le même pour toutes les pilules et est estimé à 2 à 4 cas pour 10 000 utilisatrices de pilule par an. Par ailleurs, le risque d'accidents thromboemboliques veineux (principalement phlébite) existe chez toutes les femmes, même sans pilule. Des études ont montré que le risque de phlébite augmente lors de la prise d'une pilule contraceptive. Le plus souvent, les accidents surviennent pendant la première année d’utilisation de la pilule. Le risque reste faible pour les femmes prenant une pilule contenant du lévonorgestrel, de la noréthistérone ou du norgestimate : 5 à 7 cas pour 10 000 femmes. Le risque avec la chormadinone (le progestatif contenu dans cette pilule) n'est pas encore connu. Néanmoins, ces accidents thromboemboliques peuvent exceptionnellement être d'évolution fatale

Si vous avez plus de 35 ans et si vous fumez, le risque d'effets indésirables cardiovasculaires liés à la prise d'hormones augmente fortement. Un autre mode de contraception est recommandé.

Certaines situations nécessitent un suivi particulier : diabète, obésité, excès de prolactine dans le sang, lésion des valves cardiaques, affection bénigne du sein ou de l'utérus, ictère (jaunisse) chronique ou survenu lors d'une grossesse, épilepsie, migraine,asthme, varices, dépression, herpès gestationis, antécédents familiaux de cancer du sein ou d'accidents thromboemboliques.

Arrêtez la prise du contraceptif et consultez en urgence votre médecin en cas d'apparition de l'un des symptômes suivants : maux de tête violents et inhabituels, troubles de la vision, difficulté soudaine à parler, gonflement d'une jambe, élévation importante de la tension artérielle.

L'oubli d'un comprimé actif rose ou sa mauvaise ingestion, du fait de vomissements par exemple, peuvent rendre la contraception inefficace.

La survenue d'un léger saignement entre les règles (spotting) est fréquente chez les femmes pendant les premiers mois d'utilisation de la pilule. Si les saignements se prolongent plus de 3 mois ou s'ils apparaissent en cours de contraception, vous devez en informer votre médecin.

En cas d'alitement prolongé (intervention chirurgicale, fracture de la jambe...), il peut être nécessaire d'interrompre votre contraception orale. Demandez conseil à votre médecin..

Interactions du médicament BELARACONTINU avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé avec :
  • les produits de phytothérapie contenant du millepertuis : risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet contraceptif ;

  • les traitements de l'hépatite C contenant du dasabuvir ou de l'ombitasvir/paritaprévir : risque d'augmentation de la toxicité hépatique de ces médicaments.

L'efficacité contraceptive de cette pilule peut être également diminuée par certains antiépileptiques, certains traitements du sida et les médicaments contenant l'une des substances suivantes : griséofulvine, rifampicine, rifabutine, modafinil. Il est recommandé d'utiliser une autre méthode contraceptive (préservatif ou dispositif intra-utérin) pendant toute la durée du traitement et un cycle suivant.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez des médicaments contenant de la lamotrigine.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament n'a pas de raison d'être utilisé pendant la grossesse. Si une grossesse survient malgré la contraception, du fait d'un oubli ou d'un retard de pilule, interrompez immédiatement la prise des comprimés. La grossesse pourra être poursuivie normalement si vous le désirez.

Allaitement :

Les hormones contenues dans ce contraceptif passent dans le lait maternel : ne l'utilisez pas pendant l'allaitement sans avis médical.

Mode d'emploi et posologie du médicament BELARACONTINU

Prendre régulièrement, et sans oubli, 1 comprimé rose par jour pendant 21 jours consécutifs, puis 1 comprimé blanc pendant 7 jours. Il est recommandé de ne pas trop faire varier l'heure de prise (choisir le petit déjeuner ou le coucher de préférence). Les règles débutent habituellement pendant la prise des comprimés blancs. La nouvelle plaquette est reprise à la suite de la précédente, que les règles soient terminées ou non. Il est possible d'enchaîner deux plaquettes sans prendre les comprimés blancs (comprimés inactifs). Dans ce cas, les règles surviendront à la fin de la deuxième plaquette.

En cas de première contraception orale ou de reprise d'une contraception interrompue temporairement, prendre le premier comprimé le premier jour des règles.

En cas de changement de contraceptif, prendre le premier comprimé de la plaquette :
  • le jour suivant la prise du dernier comprimé actif, si le précédent contraceptif est une autre pilule estroprogestative ;

  • sans interruption et à n'importe quel moment du cycle, si le précédent contraceptif est une pilule progestative microdosée ;

  • le jour du retrait, si le précédent mode de contraception est un implant contraceptif ;

  • le jour prévu pour l'injection, dans le cas du relais d'une contraception par progestatif injectable.

Dans les cas où le précédent contraceptif ne contenait qu'un progestatif, une contraception locale complémentaire (préservatif par exemple) est nécessaire pendant les 7 premiers jours.

Après un accouchement ou une interruption de grossesse, suivre les indications du médecin.

Conseils

L'oubli d'un comprimé blanc (inactif) ne prête pas à conséquence. Il faut jeter le comprimé blanc non pris pour ne pas retarder la prise de la nouvelle plaquette

En cas d'oubli d'un comprimé rose : prendre immédiatement le comprimé oublié et continuer à l'heure habituelle pour les comprimés suivants (ce qui peut correspondre à la prise de 2 comprimés si l'oubli est découvert lors de la prise suivante). Si le retard est supérieur à 12 heures, l'efficacité de la contraception peut être diminuée. Une contraception complémentaire (par exemple, préservatifs) est nécessaire pendant les 7 jours suivants l'oubli. Si l'oubli a lieu pendant la première semaine du cycle et si un rapport sexuel a eu lieu dans les 7 jours qui ont précédé l'oubli, il existe un risque de grossesse ; en l'absence de règles à la fin de la plaquette, un test de grossesse est nécessaire avant de commencer une nouvelle plaquette. S'il reste moins de 7 comprimés sur la plaquette en cours au moment de l'oubli, la plaquette suivante doit être débutée sans interruption entre les deux plaquettes. Dans ce cas, il n'y aura pas de saignement avant la fin de la seconde plaquette. Des saignements de faible importance (spottings) sont cependant possibles.

En cas de vomissements survenant dans les 4 heures après la prise du comprimé (sans rapport avec la prise du contraceptif), prendre dès que possible un autre comprimé. Si ces troubles durent plus de 12 heures, la sécurité contraceptive n'est plus assurée et une méthode complémentaire doit être employée.

Il n'y a pas de danger à débuter une grossesse au cours du cycle qui suit l'arrêt volontaire du contraceptif oral.

Effets indésirables possibles du médicament BELARACONTINU

Plus ou moins fréquents et n'empêchant pas la poursuite du traitement : troubles digestifs, tension modérée des seins, jambes lourdes, diminution ou disparition des règles, règles douloureuses, prise de poids, acné, pousse excessive des poils, irritation oculaire par les lentilles de contact, inflammation ou candidose vaginale, modification de l'humeur ou de la libido, irritabilité, maux de tête banals.

Rares mais devant faire interrompre la prise de ce contraceptif : accident thromboembolique veineux (phlébite, embolie pulmonaire) ou artériel (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral),hypertension artérielle, jaunisse, taches sombres sur le visage, augmentation importante des lipides dans le sang, diabète, nodule ou tension douloureuse des seins, migraine, vertiges, troubles de la vision, aggravation d'une épilepsie, écoulement de lait, tumeur bénigne du foie.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

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