ZOSTAVAX

Mis à jour : Mardi 18 Juin 2019
Famille du médicament :

Vaccin : zona

Dans quel cas le médicament ZOSTAVAX est-il prescrit ?

C'est un vaccin composé de virus atténués : ceux-ci sont vivants, mais affaiblis, et ne peuvent pas provoquer la maladie. Il renforce les défenses immunitaires et de

Il est utilisé dans la prévention du zona et des douleurs post-zostériennes chez l'adulte de plus de 50 ans.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament ZOSTAVAX

ZOSTAVAX : suspension injectable ; flacon de poudre et seringue de solvant de 0,5 ml avec aiguille séparée
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 30 % - Prix : 122,38 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament ZOSTAVAX

p dose
Virus Varicelle-Zona vivants atténués (souche Oka/Merck)> 19400 unités
Excipients : Acide glutamique sel de Na, Caoutchouc naturel, Eau ppi, Gélatine hydrolysée, Néomycine, Phosphate de sodium, Potassium chlorure, Potassium phosphate, Saccharose, Sodium chlorure, Sodium hydroxyde, Urée

Contre-indications du médicament ZOSTAVAX

Ce vaccin ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Le virus présent dans ce vaccin est le même que celui qui provoque la varicelle, mais ce vaccin ne dois pas être utilisé pour protéger contre la varicelle chez l'enfant.

Comme pour tous les vaccins, des cas exceptionnels de réactions allergiques graves ont été constatés ; ce risque justifie la nécessité de réaliser la vaccination en milieu médical où un traitement d'urgence pourra être entrepris sans délai.

De la néomycine est utilisée pour fabriquer ce vaccin. Cette substance persiste en infime quantité dans la solution injectable. Des précautions sont nécessaires chez les personnes qui y sont allergiques.

Le virus présent dans ce vaccin est atténué mais vivant. Il existe un risque théorique qu'il puisse, de façon exceptionnelle, être transmis à une personne non immunisée dans l'entourage d'une personne qui vient d'être vaccinée.

Interactions du médicament ZOSTAVAX avec d'autres substances

Ce vaccin peut être injecté le même jour que le vaccin contre la grippe.

Les interactions éventuelles avec les traitements antiviraux utilisés dans le zona sont mal connues.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce vaccin n'a pas d'indication chez la femme de moins de 50 ans et est contre-indiqué en cas de grossesse.

Allaitement :

Cette vaccination est déconseillée pendant l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament ZOSTAVAX

L'injection est réalisée par voie sous-cutanée, de préférence dans le bras pour l'adulte.

Posologie usuelle :

  • Adulte de plus de 50 ans : 1 injection.

Conseils

Les réactions fébriles due à ce vaccin peuvent être combattues en prenant du paracétamol.

Pour garder son efficacité, ce médicament doit être conservé entre + 2 °C et + 8 °C (partie la plus froide du réfrigérateur). Toutefois, une rupture de la chaîne du froid pendant une durée limitée (quelques heures à température ambiante inférieure à 25 °C) ne devrait pas prêter à conséquence. En pratique, en cas de nécessité, un délai de quelques heures peut séparer l'achat du vaccin en pharmacie de son stockage au réfrigérateur ou de la vaccination.

Ce vaccin ne doit pas être congelé.

Effets indésirables possibles du médicament ZOSTAVAX

Très fréquents (de 1 à 10 % des cas) : douleur, rougeur, gonflement, démangeaisons au point d'injection.

Fréquents (de 0,1 à 1 % des cas) : maux de tête, douleur des extrémités, éruption cutanée, vésicules ressemblant à celles de la varicelle naturelle.

Fréqunce indéterminée : nausées, ganglions, réactions allergiques.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

déficit immunitaire

Incapacité des systèmes de défense de l'organisme à accomplir leurs fonctions ; elle est due à la baisse des globules blancs ou des anticorps (immunoglobulines). Les causes les plus fréquentes de déficit immunitaire sont les anomalies génétiques, les traitements des cancers (chimiothérapie ou radiothérapie) et le sida.

éruption cutanée

Apparition de boutons ou de plaques sur la peau. Ces lésions peuvent être dues à un aliment, à un médicament, et traduire une allergie ou un effet toxique. De nombreux virus peuvent également provoquer des éruptions de boutons : celles de la rubéole, de la roséole et de la rougeole sont les plus connues.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

traitement immunodépresseur

Traitement qui diminue les réactions immunitaires (réactions de défense de l'organisme contre les corps étrangers). La baisse de l'immunité est généralement l'objectif du traitement : prévention des rejets de greffe d'organe, traitement des maladies auto-immunes. Cependant, dans certains cas, l'effet immunodépresseur est une conséquence non souhaitée d'un traitement : la chimiothérapie anticancéreuse, destinée à détruire les cellules cancéreuses, affecte également les cellules normales du sang et fragilise les malades face aux infections. Cette fragilité justifie une surveillance médicale renforcée : prise de sang régulière, nécessité de signaler l'apparition de toute fièvre.

Synonyme : traitement immunosuppresseur.

tuberculose

Maladie infectieuse due au bacille de Koch. Elle peut toucher tous les organes, notamment le poumon, l'os (mal de Pott), l'appareil urinaire ou génital, l'œil.

vaccin

Solution injectable destinée à immuniser l'organisme contre un virus ou une bactérie.

Il existe plusieurs sortes de vaccins :
  • Les vaccins vivants atténués : le germe contenu dans le vaccin est vivant, mais incapable de provoquer la maladie (BCG, rougeole, rubéole, oreillons, etc.).

  • Les vaccins préparés à partir de fragments de germes tués : les parties les plus immunisantes du virus ou de la bactérie sont utilisées pour préparer le vaccin (vaccins contre la polio, contre les hépatites, etc.).

  • Les vaccins contenant des toxines neutralisées (inactivées) : dans le cas du tétanos, c'est une toxine sécrétée par le germe qui est responsable de la gravité de la maladie ; le vaccin permet l'immunisation contre cette toxine.

virus

Organisme microscopique qui pénètre dans les cellules de l'hôte, où il se reproduit. Beaucoup plus petits que les bactéries, les virus sont insensibles aux antibiotiques. Ils peuvent parfois être détruits par des substances antivirales.

voie
  • Chemin (voie d'administration) utilisé pour administrer les médicaments : voie orale, sublinguale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intradermique, transdermique.

  • Ensemble d'organes creux permettant le passage de l'air (voies respiratoires), des aliments (voies digestives), des urines (voies urinaires), de la bile (voies biliaires), etc.