RIVASTIGMINE BIOGARAN dispositif transdermique

Mis à jour : Mardi 17 Septembre 2019
Famille du médicament :

Antialzheimer

Ce médicament est un générique de EXELON dispositif transdemique.

Dans quel cas le médicament RIVASTIGMINE BIOGARAN dispositif transdermique est-il prescrit ?

Ce médicament se présente sous forme de dispositif transdermique (timbre). Il contient de la rivastigmine qui appartient à la famille des anticholinestérasiques ; celle-ci traverse la peau, gagne le sang et inhibe le fonctionnement d'une enzyme, la cholinestérase, qui elle-même dégrade l'acétylcholine. L'effet positif de ce médicament dans la maladie d'Alzheimer repose sur l'hypothèse d'un déficit cérébral en acétylcholine chez certains malades atteints de cette maladie, et sur des travaux scientifiques qui montrent que la rivastigmine améliore certaines fonctions cérébrales chez les malades.

Il est utilisé dans le traitement des formes légères à modérément sévères de la maladie d'Alzheimer.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament RIVASTIGMINE BIOGARAN dispositif transdermique

RIVASTIGMINE BIOGARAN 4,6 mg/24 h : dispositif transdermique de 5 cm2 ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte - Non remboursé - Prix libre 
RIVASTIGMINE BIOGARAN 9,5 mg/24 h : dispositif transdermique de 10 cm2 ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte - Non remboursé - Prix libre 

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament RIVASTIGMINE BIOGARAN dispositif transdermique

p dispp disp
Rivastigmine libérée/24 h4,6 mg9,5 mg
Excipients : Adhésif acrylate, Cire, Copolymère d'acrylates poly(butylméthacrylate-méthyl-méthacrylate), Encre noire, Film polyester, Film polyester fluoré, Matrice silicone adhésive, Noir de carbone, Résine

Contre-indications du médicament RIVASTIGMINE BIOGARAN dispositif transdermique

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • intolérance antérieure à ce médicament ou à une substance de la même famille (carbamates),

  • réaction cutanée locale intense (vésicules, rougeur, gonflement) au site d'application du dispositif transdermique.

Attention

Comme pour tous les médicaments utilisés chez les personnes souffrant de troubles importants de la mémoire ou du jugement, il est nécessaire qu'une aide à domicile surveille le traitement pour éviter les risques d'erreur. Des cas de surdosage ayant entraîné des effets indésirables graves ont été signalés : il faut veiller à ne pas mettre de nouveau timbre sans avoir retiré l'ancien et à ne pas utiliser simultanément plusieurs dispositifs transdermiques.

Des vomissements et des diarrhées sont possibles en début de traitement ; ces effets digestifs peuvent entraîner une perte en eau qui doit être prise en charge rapidement.

Une perte de poids régulière sous traitement doit être signalée au médecin.

Des précautions sont nécessaires chez les personnes qui souffrent d'épilepsie, de troubles du rythme cardiaque, d'ulcère de l'estomac ou du duodénum, de difficultés à uriner, d'asthme, de bronchite chronique ou d'insuffisance hépatique. Informez le médecin de tous vos antécédents avant la prescription.

Des réactions cutanées au site d'application peuvent survenir. Elles sont habituellement d'intensité modérée. Néanmoins, prévenez votre médecin si la réaction cutanée s'étend au delà du timbre, si elle s'accompagne d'un gonflement ou de vésicules ou si elle persiste plus de 48 heures après le retrait du timbre. Dans ces cas, le traitement doit être interrompu.

En cas d'intervention chirurgicale programmée, informez l'anesthésiste de la prise de ce traitement.

Attention : conducteurLa maladie d'Alzheimer contre-indique généralement la conduite automobile et le maniement des machines dangereuses.

Interactions du médicament RIVASTIGMINE BIOGARAN dispositif transdermique avec d'autres substances

Ce médicament peut interagir avec d'autres médicaments, notamment avec les autres traitements de la maladie d'Alzheimer, les médicaments favorisant les torsades de pointes et les bêtabloquants.

Fertilité, grossesse et allaitement

Dans le cas improbable d'une grossesse, ce médicament serait déconseillé et contre-indiquerait l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament RIVASTIGMINE BIOGARAN dispositif transdermique

Il ne faut utiliser qu’un seul timbre à la fois : assurez-vous d'avoir retirer le timbre usagé avant d’appliquer un dispositif neuf.

Appliquer le timbre sur une région sèche, pauvre en poils (dos, haut des bras ou du torse) et dépourvue de lésions cutanées. Libérer la surface adhésive et appliquer soigneusement le timbre en effectuant une pression sur toute sa surface. Changer d'emplacement régulièrement.

Il existe 2 dosages correspondant à 2 surfaces de timbre différentes : la quantité de rivastigmine qui passe dans le sang est proportionnelle à la surface du dispositif transdermique. Ne pas découper pas le dispositif transdermique.

Le traitement est débuté avec le dosage le plus faible. Si le médicament est bien toléré après une période de 4 semaines, il convient de passer au timbre le plus dosé.

Posologie usuelle :

  • Adulte : le timbre doit être gardé 24 heures, puis être remplacé.

Conseils

Pensez à vous laver les mains à l'eau et au savon après le retrait du timbre ; en cas de contact accidentel du timbre avec les yeux , rincez immédiatement avec beaucoup d'eau.

Ne laissez pas le dispositif transdermique neuf ou usagé à la portée des enfants. Pliez le timbre avant de le jeter.

Conditions particulières de prescription :

Ce médicament est un médicament à prescription restreinte : la prescription initiale ne peut être réalisée que par un médecin neurologue, psychiatre ou gériatre. Cette ordonnance initiale annuelle doit être présentée avec celles destinées aux renouvellements qui peuvent être rédigées par un autre médecin.

Effets indésirables possibles du médicament RIVASTIGMINE BIOGARAN dispositif transdermique

Réactions locales : rougeur et démangeaisons au site d'application, à ne pas confondre avec une réaction allergique (voir Attention).

Fréquents (1 à 10 % des cas) : fatigue, manque d'appétit, perte de poids, digestion difficile, douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhées, infection ou incontinence urinaire, maux de tête, malaise, étourdissement, anxiété, dépression, confusion des idées, agitation.

Peu fréquents (moins de 1 % des cas) : déshydratation, aggressivité, ralentissement du cœur, ulcère de l'estomac.

Fréquence indéterminée : hallucinations, impatience, cauchemars, convulsions, tremblements, somnolence, troubles du rythme cardiaque, pancréatite, hépatite, démangeaisons, éruption cutanée.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

Alzheimer (maladie d')

Maladie dégénérative du cerveau caractérisée par des troubles de la mémoire, des troubles du jugement, une désorientation dans le temps et dans l'espace. D'autres maladies peuvent présenter des symptômes proches (dépression, hypothyroïdie, etc.) et le diagnostic de maladie d'Alzheimer ne doit pas être porté à tort devant de banals troubles de la mémoire.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

anticholinestérasique

Substance qui s'oppose à la destruction de l'acétylcholine par une enzyme, la cholinestérase. En augmentant le taux d'acétylcholine, un anticholinestérasique (à faibles doses) a des effets comparables à ceux de l'acétylcholine, mais plus durables.

Des médicaments anticholinestérasiques sont utilisés dans le traitement de la myasthénie ou en cas d'atonie intestinale grave. L'emploi d'anticholinestérasiques dans la maladie d'Alzheimer est récent et repose sur l'hypothèse d'un déficit en acétylcholine dans le cerveau.

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

bêtabloquant

Famille de médicaments utilisés essentiellement en cardiologie. Ils bloquent l'action de l'adrénaline (et d'autres hormones apparentées) sur le cœur, les vaisseaux et les bronches.

bronchite chronique

Maladie des bronches se traduisant par une toux, des difficultés respiratoires et des mucosités de plus en plus difficiles à évacuer. Ces troubles, le plus souvent dus au tabac, deviennent définitifs après une certaine période d'évolution.

dispositif transdermique

Système, parfois appelé timbre ou patch, permettant l'absorption d'un médicament au travers de la peau : il assure la diffusion de la substance active vers les vaisseaux sanguins du derme. La substance circule ensuite dans le sang et peut agir comme si elle avait été avalée ou injectée. Ce dispositif permet d'éviter l'effet de premier passage hépatique.

duodénum

Partie de l'intestin dans laquelle pénètrent les aliments issus de l'estomac.

enzyme

Substance capable d'activer une réaction chimique spécifique.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

éruption cutanée

Apparition de boutons ou de plaques sur la peau. Ces lésions peuvent être dues à un aliment, à un médicament, et traduire une allergie ou un effet toxique. De nombreux virus peuvent également provoquer des éruptions de boutons : celles de la rubéole, de la roséole et de la rougeole sont les plus connues.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

intolérance

Effet indésirable, le plus souvent digestif, lors de la prise d'un médicament. L'irritation de l'estomac due à l'aspirine est une intolérance et non une allergie.

médicament à prescription restreinte
Terme regroupant certains médicaments susceptibles de poser des problèmes en matière de santé publique et dont la prescription obéit à des règles précises :
  • Médicament réservé à l'usage hospitalier : il ne peut être ni prescrit ni délivré en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à prescription initiale hospitalière : il doit être obligatoirement prescrit initialement à l'hôpital, mais la délivrance du médicament et les ordonnances de renouvellement peuvent être réalisées en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à surveillance particulière : pendant toute la durée du traitement, les malades traités par un médicament appartenant à cette catégorie doivent faire l'objet de soins particuliers (prises de sang, examens complémentaires, consultations plus fréquentes). Le renouvellement de l'ordonnance est subordonné au respect des règles de surveillance.

D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les médicaments d'exception et les stupéfiants (voir ces termes).

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

torsades de pointes

Trouble du rythme cardiaque grave, favorisé par :

  • une hypokaliémie ou des situations la favorisant : diarrhées importantes et prolongées, usage répété de laxatif stimulant, etc.,

  • un cœur trop lent,

  • une prédisposition visible sur l'électrocardiogramme,

  • la prise de certains médicaments.

Les principaux médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes sont les suivants : quinidine, hydroquinidine, disopyramide, amiodarone, sotalol, ibutilide, certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamemazine, dropéridol, flupentixol, fluphéenazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dompéridone, hydroxyzine, chloroquine, halofantrine, mizolastine, pentamidine, moxifloxacine, érythromycine (voie IV), spiramycine.

trouble du rythme cardiaque

Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L'extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D'autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.

ulcère

Lésion en creux de la peau, des muqueuses ou de la cornée.

  • Ulcère de jambe : plaie chronique due à une mauvaise circulation du sang.

  • Ulcère gastroduodénal : plaie localisée de la muqueuse de l'estomac ou du duodénum, due à un excès d'acidité et très souvent à la présence d'une bactérie (Helicobacter pylori). L'ulcère est favorisé par le stress, l'alcool, le tabagisme et la prise de certains médicaments (aspirine, AINS, etc.).