DUORESP SPIROMAX

Mis à jour : Mardi 21 Avril 2020
Famille du médicament :

Bronchodilatateur et corticoïde par voie inhalée

Dans quel cas le médicament DUORESP SPIROMAX est-il prescrit ?

Ce médicament associe deux substances dont les mécanismes d'action sont différents :
  • un corticoïde (budésonide) qui possède une activité anti-inflammatoire marquée sur les muqueuses, notamment celles des bronches ;

  • un bronchodilatateur d'action prolongée (formotérol) qui lutte contre la contraction anormale des muscles de la paroi des bronches ; il est apparenté à une substance naturelle, l'adrénaline, mais, contrairement à cette substance, il a peu d'effet sur le cœur. Son effet débute en 1 à 3 minutes et persiste au moins 12 heures.

Il est utilisé dans :

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Présentations du médicament DUORESP SPIROMAX

DUORESP SPIROMAX 160/4,5 μg : poudre pour inhalation ; inhalateur multidose (120 doses) avec embout buccal
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 31,30 €.
DUORESP SPIROMAX 320/9 μg : poudre pour inhalation ; flacon doseur (120 doses) avec embout buccal
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 30,66 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament DUORESP SPIROMAX

p dosep dose
Budésonide160 μg 320 μg
Formotérol fumarate4,5 μg9 μg
Lactose5 mg10 mg
Excipients : Lactose, Lactose monohydrate

Attention

Pour soulager une crise d'asthme survenant sous traitement, vous devez toujours disposer soit d'un bronchodilatateur d'action rapide soit de ce médicament. Si le recours au traitement de secours est fréquent, il est fortement recommandé de prendre un avis médical. Une réévaluation du traitement de fond doit être envisagée.

Si vous êtes traité pour une bronchite chronique (BPCO), le risque de développer une infection pulmonaire (pneumonie) peut être augmenté ; en cas de fièvre, d'augmentation ou de coloration des expectorations, d'aggravation de la toux ou de l'essoufflement, prenez un avis médical rapide.

Une aggravation de l'asthme peut également traduire une infection des voies respiratoires : consultez votre médecin.

Des précautions sont nécessaires en cas de troubles du rythme cardiaque, d'insuffisance cardiaque grave, d'hypertension artérielle, d'hyperthyroïdie, d'hypokaliémie, de diabète, de tuberculose ou d'insuffisance hépatique.

Attention : sportifSportif : ce médicament contient une substance susceptible de rendre positifs certains tests antidopage.

Interactions du médicament DUORESP SPIROMAX avec d'autres substances

Informez votre médecin si vous prenez un bêtabloquant, un diurétique, un antidépresseur imipraminique, un neuroleptique, un médicament contenant de la digoxine, de la quinine, du disopyramide, du ritonavir, de l'itraconazole ou du kétoconazole.

Fertilité, grossesse et allaitement

L'effet de ce médicament pendant la grossesse ou l'allaitement est mal connu : seul votre médecin peut évaluer le risque éventuel de son utilisation dans votre cas.

Mode d'emploi et posologie du médicament DUORESP SPIROMAX

L'inhalateur est prêt à l'emploi après ouverture du capuchon. Il est auto-déclenché par l'inspiration. Tenir l'inhalateur avec son capuchon vers le bas et ouvrir le capuchon de l'embout buccal. Placer l'embout de l'appareil entre les lèvres. Inspirer à fond. L'inspiration doit être rapide et profonde. Essayer de garder l'air dans les poumons quelques secondes avant de les vider. Il est possible de percevoir un goût lié à la présence de lactose. Il ne faut jamais souffler dans l'appareil ni le mouiller. Refermer le capuchon après usage.

Le dispositif possède un indicateur de doses qui permet de connaître le nombre de bouffées restantes.

Bien utiliser l'inhalateur

Posologie usuelle :

Traitement de fond de l'asthme :

  • Adulte de plus de 18 ans : 1 à 4 inhalations à 160/4,5 μg ou 1 à 2 inhalations à 320/9 μg, 2 fois par jour. La dose efficace la plus faible possible est toujours recherchée. En cas de besoin, il est possible de réaliser « à la demande » des inhalations supplémentaires du dosage à 160/4,5 μg pour soulager une gène respiratoire. Toutefois, il ne faut pas dépasser 6 inhalations à 160/4,5 μg par jour sans avis médical.

Bronchite chronique obstructive (BPCO) :

  • Adulte de plus de 18 ans : 2 inhalations à 160/4,5 μg ou 1 inhalation à 320/9 μg, 2 fois par jour.

Conseils

Lisez attentivement la notice du médicament avant son emploi. N'hésitez pas à demander une démonstration du maniement de cet appareil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Il est conseillé de se rincer la bouche à l'eau après l'inhalation pour limiter le risque de candidose ou d'enrouement lié à l'utilisation de ce médicament.

L'embout buccal doit être nettoyé une fois par semaine avec un tissu sec et propre.

L'inhalateur ne doit pas être conservé plus de 4 mois après ouverture du sachet protecteur.

Effets indésirables possibles du médicament DUORESP SPIROMAX

Comme pour tout produit inhalé, l'utilisation de ce médicament peut provoquer une aggravation paradoxale des difficultés respiratoires : dans ce cas, ne poursuivez pas le traitement sans avis médical.

Fréquents (1 à 10 % des personnes) : candidose de la bouche et de la gorge, irritation de la gorge, toux, enrourement, maux de tête, palpitations, tremblements.

Peu fréquents (moins de 1 % des personnes) : anxiété, agressivité, agitation, troubles du sommeil, étourdissements, nausées, crampes, accélération du rythme cardiaque.

Rares (moins de 0,1 % des personnes) : réaction allergique, trouble du goût.

En cas d'usage prolongé à forte dose de corticoïdes inhalés, des effets généraux peuvent très rarement apparaître : fragilisation de la peau, bleus, amincissement des os, cataracte, glaucome. En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre trouble visuel, prenez un avis ophtalmologique.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

adrénaline

Hormone sécrétée par les glandes surrénales ; elle a des propriétés multiples : accélération du cœur, augmentation de la force des battements, contraction des vaisseaux (à l'exception des artères coronaires qu'elle dilate), relâchement des fibres musculaires des bronches et de l'intestin, dilatation de la pupille, etc.

Synonyme : épinéphrine.

antidépresseur imipraminique

Antidépresseur apparenté à l'imipramine (Tofranil). Bien que parmi les premiers découverts, ces antidépresseurs restent souvent les plus efficaces dans le traitement de la dépression. Leurs effets indésirables (sécheresse de la bouche, baisse de tension, constipation, sueurs, etc.) limitent malheureusement leur emploi.

anti-inflammatoire

Médicament qui lutte contre l'inflammation. Il peut être soit dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire stéroïdien), soit non dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire non stéroïdien ou AINS).

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

bêtabloquant

Famille de médicaments utilisés essentiellement en cardiologie. Ils bloquent l'action de l'adrénaline (et d'autres hormones apparentées) sur le cœur, les vaisseaux et les bronches.

BPCO

Abréviation de bronchopneumopathie chronique obstructive. Maladie respiratoire se traduisant par une obstruction chronique et en général irréversible des bronches. Sa cause la plus fréquente est le tabac.

candidose

Multiplication anormale d'une levure microscopique, Candida albicans le plus souvent. Il s'agit d'une complication fréquente et bénigne des traitements antibiotiques. Les principaux symptômes sont des troubles digestifs, une coloration marron ou noire de la langue, des taches blanches sur le palais ou la langue (muguet), des démangeaisons ou des brûlures de la vulve ou du gland.

cataracte

Opacification progressive du cristallin. Elle peut être due au vieillissement, à une maladie ou à l'usage prolongé de certains médicaments comme les corticoïdes.

corticoïde

Substance proche de la cortisone. Les corticoïdes naturels, nécessaires au fonctionnement de l'organisme, sont fabriqués par les glandes surrénales. Les corticoïdes de synthèse, dérivés chimiques de la cortisone, sont utilisés comme anti-inflammatoires puissants.

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

diurétique

Médicament permettant une élimination accrue d'eau par les reins. Le plus souvent, cette perte d'eau fait suite à la perte de sels provoquée par le médicament (salidiurétique).

Les diurétiques sont surtout utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle, alors que leur mécanisme d'action dans cette maladie est mal connu. Ils sont également prescrits dans l'insuffisance cardiaque aiguë ou chronique, les œdèmes et d'autres affections plus rares.

Ces médicaments provoquent une perte de sodium et de potassium (sauf pour certains d'entre eux appelés « épargneurs de potassium »). Leur prise prolongée nécessite donc un contrôle régulier du potassium sanguin, pour éviter les troubles cardiaques qui pourraient résulter d'une hypokaliémie (manque de potassium dans le sang). Le manque de sodium est une autre conséquence possible, mais plus rare aux posologies habituelles, de l'usage prolongé des diurétiques ; il se détecte également par une prise de sang.

glaucome

Maladie caractérisée par l'augmentation de la pression des liquides contenus dans l'œil (hypertension intraoculaire).

Ce terme général recouvre deux affections totalement différentes :
  • Le glaucome à angle ouvert ou glaucome chronique est le plus fréquent ; il est généralement sans symptômes, dépisté par la mesure de la tension intraoculaire chez l'ophtalmologiste. Il ne provoque pas de crise aiguë, et le traitement repose essentiellement sur des collyres bêtabloquants. Les personnes atteintes d'un glaucome à angle ouvert ne doivent pas utiliser de dérivés de la cortisone sans avis ophtalmologique préalable.

  • Le glaucome à angle fermé ou glaucome aigu est plus rare. Entre les crises, la tension intraoculaire est normale. Mais l'usage intempestif de médicaments atropiniques (notamment en collyre) provoque une crise aiguë d'hypertension intraoculaire qui peut abîmer définitivement la rétine en quelques heures. C'est une urgence ophtalmologique qui se reconnaît à un œil brutalement rouge, horriblement douloureux, dur comme une bille de verre, et dont la vision devient floue.

L'angle dont il est question dans ces deux affections est l'angle irido-cornéen. C'est en effet entre l'iris et la cornée que se situe le système d'évacuation des liquides de l'œil. Un angle peu ouvert (fermé) expose à une obstruction totale du système d'évacuation. Cette obstruction peut survenir lorsque l'iris est ouvert au maximum (mydriase) sous l'effet d'un médicament atropinique : l'iris vient alors s'accoler à la cornée.

Les contre-indications des médicaments atropiniques ne concernent que les personnes ayant déjà fait des crises de glaucome à angle fermé, ou chez qui un ophtalmologiste a détecté ce risque. Celles qui souffrent d'un glaucome chronique à angle ouvert ne sont pas concernées par ces contre-indications.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

hyperthyroïdie

Excès d'hormones thyroïdiennes se traduisant notamment par une accélération du cœur, une mauvaise tolérance à la chaleur, un amaigrissement et une fatigue chronique.

hypokaliémie

Baisse de la kaliémie (taux de potassium dans le sang) pouvant provoquer des troubles du rythme cardiaque. La prise régulière de laxatifs stimulants ou de certains diurétiques est fréquemment responsable d'hypokaliémie.

inhalation
  • Terme général désignant l'absorption par la bouche et le nez de substances gazeuses ou de particules en suspension qui diffusent dans les voies respiratoires après une inspiration profonde.

  • Mode d'administration de substances volatiles, en solution dans de l'eau chaude. Ces substances sont destinées à agir sur les voies respiratoires. Contrairement à l'aérosol, qui nécessite un appareillage électrique, l'inhalation se pratique d'une manière simple : en respirant les vapeurs d'une solution contenue dans un bol, la tête recouverte d'une serviette. Il existe en pharmacie des bols inhalateurs, peu onéreux, qui comportent un embout recouvrant la bouche et le nez.

insuffisance cardiaque

Incapacité du cœur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

muqueuse

Tissu (membrane) qui tapisse les cavités et les conduits du corps communiquant avec l'extérieur (tube digestif, appareil respiratoire, voies urinaires, etc.).

névralgie

Douleur due à un traumatisme, à une inflammation ou à une lésion nerveuse.

palpitations

Perception anormale de battements cardiaques irréguliers.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

test antidopage

Les sportifs peuvent être soumis à des tests destinés à détecter la présence dans leurs urines de substances dopantes ou de leurs dérivés. Le Comité international olympique et le ministère de la Santé et des Sports tiennent à jour une liste des substances considérées comme dopantes. Ces substances sont très variées : hormones anabolisantes qui développent les muscles, excitants qui augmentent la vigilance, bêtabloquants qui ralentissent le cœur et, par exemple, permettent aux tireurs à l'arc de décocher leur flèche entre deux battements cardiaques, etc. Certains médicaments tels que les crèmes, les gouttes auriculaires, contiennent des substances considérées comme dopantes, mais la probabilité pour que ces substances passent dans le sang et soient retrouvées dans les urines est très faible. Dans le doute, l'éventualité d'une réaction positive est mentionnée pour chaque médicament lorsqu'une substance dopante est présente dans sa composition. Il appartient au sportif de décider avec son médecin s'il peut utiliser ou non un tel médicament.

traitement de fond

Synonyme de traitement préventif, dans le cas des maladies évoluant par crises ou par poussées (asthme, migraine, rhumatismes, psoriasis, etc.). Des crises peuvent néanmoins survenir, qui ne doivent pas conduire à arrêter le traitement sans avis médical.

traitement symptomatique

Traitement qui supprime ou atténue les symptômes d'une maladie sans s'attaquer à sa cause.

trouble du rythme cardiaque

Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L'extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D'autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.

tuberculose

Maladie infectieuse due au bacille de Koch. Elle peut toucher tous les organes, notamment le poumon, l'os (mal de Pott), l'appareil urinaire ou génital, l'œil.