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LISVY

Mis à jour : Lundi 03 Avril 2017

Patch contraceptif

03/04/2017 : ce médicament est en arrêt de commercialisation. Il n’est plus disponible en pharmacie ou ne le sera bientôt plus.

Si vous devez prendre ce médicament, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien qui pourront vous conseiller un autre traitement.

Le document ci-dessous représente la dernière fiche publiée par Vidal concernant ce médicament et ne préjuge en rien des évolutions ayant pu survenir postérieurement à cette publication.

Dans quel cas le médicament LISVY est-il prescrit ?

Ce dispositif transdermique (patch) est un contraceptif. Il contient un estrogène (éthinylestradiol) et un progestatif (gestodène), qui traversent la peau et passent progressivement dans la circulation sanguine. Il est minidosé (le dispositif délivre moins de 0,04 mg d'estrogène par 24 heures). Ce contraceptif doit rester appliqué sur la peau pendant 7 jours consécutifs, trois semaines par mois.

Présentations du médicament LISVY

LISVY : dispositif transdermique ; boîte de 3
Sur ordonnance (Liste I)
LISVY : dispositif transdermique ; boîte de 9
Sur ordonnance (Liste I)

Composition du médicament LISVY

p dispo
Gestodène/24 h60 μg
Éthinylestradiol/24 h13 μg

Contre-indications du médicament LISVY

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Avant de débuter la contraception hormonale, une consultation médicale est indispensable. Elle permet au médecin de rechercher les antécédents et facteurs de risque d'accidents thromboemboliques (tabac, anomalie de la coagulation sanguine...) afin de choisir une contraception adaptée. Par la suite, une consultation annuelle est habituellement recommandée.

Comme toutes les contraceptifs associant un estrogène et un dérivé de la progestérone, ce médicament augmente le risque d'accidents cardiovasculaires par formation d'un caillot dans une veine (phlébite, embolie pulmonaire) ou par obstruction d'une artère (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral). Le risque d'accidents thromboemboliques artériels, pouvant laisser des séquelles importantes, est le même pour toutes les contraceptifs hormonaux et est estimé à 2 à 4 cas pour 10 000 utilisatrices par an. Par ailleurs, le risque d'accidents thromboemboliques veineux (principalement phlébite) existe chez toutes les femmes, même sans contraceptif hormonal. Des études ont montré que le risque de phlébite augmente lors de la prise d'une contraception hormonale, davantage avec celle contenant du gestodène ou de désogestrel que sous contraceptifs contenant du lévonorgestrel. Le risque reste faible : 9 à 12 cas pour 10 000 femmes. Néanmoins, ces accidents thromboemboliques peuvent exceptionnellement être d'évolution fatale.

Des précautions sont nécessaires dans certaines situations : diabète, obésité, migraine, lupus érythémateux, maladies inflammatoires de l'intestin (maladie de Crohn...), lésion des valves cardiaques, trouble du rythme cardiaque, excès de cholestérol ou de triglycérides dans le sang, affection bénigne du sein ou de l'utérus, ictère (jaunisse) chronique ou survenu lors d'une grossesse, épilepsie, dépression, calcul biliaire, herpès gestationis, antécédents familiaux de cancer du sein ou d'accidents thromboemboliques.

Si vous avez plus de 35 ans et si vous fumez, le risque d'accidents thromboemboliques liés à la prise d'hormones augmente fortement. Un autre mode de contraception est préconisé.

Retirez le dispositif et consultez d'urgence votre médecin en cas d'apparition de l'un des symptômes suivants : maux de tête violents et inhabituels, troubles de la vision, élévation importante de la tension artérielle, douleur inhabituelle à la jambe ou au mollet, essoufflement, toux de survenue brutale, battements cardiaques irréguliers.

Un retard dans la pose du patch ou son décollement même partiel peuvent rendre la contraception inefficace.

La survenue d'un léger saignement entre les règles (spotting) est fréquente chez les femmes pendant les premiers mois d'utilisation d'une contraception hormonale. Si les saignements se prolongent après 3 mois ou s'ils apparaissent en cours de contraception, vous devez en informer votre médecin.

En cas d'alitement prolongé (opération chirurgicale, fracture de la jambe...), il peut être nécessaire d'interrompre votre contraception ; demandez conseil à votre médecin.

Interactions du médicament LISVY avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé avec les produits de phytothérapie contenant du millepertuis : risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet contraceptif.

L'efficacité contraceptive de ce patch peut être également diminué par certains antiépileptiques, certains traitements du sida et les médicaments contenant l'une des substances suivantes : griséofulvine, rifampicine, rifabutine, modafinil. Il est recommandé d'utiliser une autre méthode contraceptive (préservatif ou dispositif intra-utérin) pendant toute la durée du traitement et un cycle suivant.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez des médicaments contenant de la lamotrigine.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament n'a pas de raison d'être utilisé pendant la grossesse. Si une grossesse survient malgré la contraception, du fait d'un oubli ou d'un retard de pose du patch, retirez le immédiatement. La grossesse pourra être poursuivie normalement si vous le désirez.

Allaitement :

Les hormones contenues dans ce contraceptif passent dans le lait maternel : ne l'utilisez pas pendant l'allaitement sans avis médical.

Mode d'emploi et posologie du médicament LISVY

Appliquer le dispositif sur une des zones suivantes : abdomen, fesse, haut du bras.

Ne pas coller le dispositif :
  • sur les seins ;

  • sur de la peau mouillée ou graissée par l'application préalable d'une crème ou d'une huile ;

  • sur une lésion cutanée : plaie, grain de beauté... ;

  • sur une région soumise aux frottements des vêtements : ceinture, bretelle de soutien-gorge... ;

  • sur l'emplacement du précédent dispositif : utiliser alternativement 2 ou 3 régions de la peau différentes.

Pour appliquer le dispositif, ôter tout d'abord la feuille protectrice de couleur blanc laiteux de la face supérieure du dispositif transdermique. Retirer ensuite une des deux parties du film protecteur qui recouvre la face collante, appliquer le dispositf sur le peau et retirer la deuxième partie du film protecteur. Appuyer fermement sur le dispositif transdermique avec la paume de la main pendant 30 secondes et s'assurer que les bords adhèrent bien.

Pendant 3 semaines consécutives, un dispositif transdermique est appliqué chaque semaine. Le dispositif doit rester en place 7 jours consécutifs, puis est retiré et remplacé immédiatement par un nouveau dispositif à un jour fixe de la semaine. Le changement de dispositif peut avoir lieu à tout moment du jour de changement prévu.

Pendant la quatrième semaine, aucun dispositif n'est appliqué. L'interruption du traitement déclenche les règles. L'application d'un nouveau dispositif est reprise après les 7 jours d'arrêt, que les règles soient terminées ou non. Pour éviter un retard dans la reprise du traitement, préjudiciable à l'efficacité de la contraception, il est utile de noter le jour de l'application du premier dispositif : un nouveau dispositif est toujours appliqué le même jour de la semaine.

En cas de première contraception ou de reprise d'une contraception interrompue temporairement, appliquer le dispositif le premier jour des règles (premier jour du cycle).

En relais d'une pilule estroprogestative , le dispositif transdermique doit être appliqué de préférence le lendemain de la prise du dernier comprimé actif de la plaquette.

En relais d'une pilule microprogestative, d'un implant ou d'un dispositif intra-utérin contenant un progestatif, le dispositif doit être appliqué le lendemain du dernier comprimé ou le jour du retrait du l'implant ou du DIU. Une méthode contraceptive complémentaire (préservatifs) doit être utilisés pendant la première seamine du port du premier dispositif transdermique.

Après un accouchement ou une interruption de grossesse, suivre les indications du médecin.

Le respect de ces délais est important : une application trop tardive du dispositif peut nuire à l'efficacité de la contraception pour le nouveau cycle.

Conseils

Le sachet ne doit pas être jeté tout de suite. Il est recommandé de la conserver pour mettre le dispositif usagé avant de le jeter.

En cas de décollement du dispositif :
  • Si le dispositif est partiellement décollé pendant moins de 24 heures, tenter de le recoller à un autre endroit, ou utiliser un nouveau dispositif qui sera enlevé à la date prévue pour le retrait de celui qui s'est décollé.

  • Si le dispositif est décollé depuis plus de 24 heures, appliquer un nouveau dispositif pour une nouvelle période de 7 jours. Le jour de l'application de ce nouveau dispositif sera alors considéré comme le premier jour d'un nouveau cycle de 3 patchs. Un autre moyen de contraception (préservatif...) devra toutefois être utilisé jusqu'à la pose du deuxième dispositif de ce nouveau cycle.

En cas de retard dans la mise en place d'un dispositif :
  • Si le dispositif n'est pas mis en place le premier jour d'un cycle, la date de mise en place effective du dispositif sera considérée comme étant le nouveau "premier jour" du cycle. Un autre moyen de contraception (préservatif...) devra toutefois être utilisé jusqu'à la pose du deuxième dispositif.

  • Si le deuxième ou le troisième dispositif n'est pas mis en place au 8e ou au 15e jour du cycle, et que le retard est inférieur à 48 heures, appliquer un nouveau dispositif. Le dispositif suivant devra alors être mis en place à la date de changement initialement prévue. Aucun moyen contraceptif supplémentaire n'est nécessaire dans ce cas. Si le retard est supérieur à 48 heures, il est nécessaire de débuter un nouveau cycle de 3 dispositifs. Un autre moyen contraceptif devra alors être utilisé pendant la première semaine de ce nouveau cycle.

En cas d'oubli du retrait du dispositif à la fin de la troisième semaine, retirer le dispositif dès que l'oubli est constaté. Le cycle suivant doit être entamé le jour de changement initielement choisi, ce qui siginfie que la période sans dispositif est de moins d'une semaine.

Effets indésirables possibles du médicament LISVY

Effets, plus ou moins fréquents, n'empêchant pas la poursuite de la contraception : troubles digestifs, tension modérée des seins, jambes lourdes, diminution ou disparition des règles, règles douloureuses, prise de poids, acné, pousse excessive des poils, irritation oculaire par les lentilles de contact, inflammation ou candidose vaginale, modification de l'humeur ou de la libido, irritabilité, maux de tête banals.

Effets rares, mais nécessitant l'arrêt de cette contraception : taches sombres sur le visage, tension douloureuse des seins, migraine, troubles de la vision, augmentation importante des lipides dans le sang, réaction allergique, exacerbation d'un lupus érythémateux disséminé, d'une porphyrie ou d'une chorée, pancréatite, tumeur bénigne du foie, jaunisse, calcul de la vésicule biliaire.

Des accidents thromboemboliques veineux (phlébite, embolie pulmonaire...) ou artériels (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral) ont également été rapportés rarement chez les utilisatrices de contraceptifs oraux. Le risque de phlébite est environ deux fois plus élevé chez les femmes utilisant une pilule contenant du gestodène (progestatif présent dans ce contraceptif) par rapport à celle utilisant un contraceptif à base de lévonorgestrel (voir Attention).

Laboratoire 

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