ESTRING

Mis à jour : Mardi 17 Septembre 2019
Famille du médicament :

Estrogène

Dans quel cas le médicament ESTRING est-il prescrit ?

Ce médicament est un anneau à insérer dans le vagin. Il permet un apport local de faibles dose d'estrogène.

Il est utilisé pour corriger les symptômes vaginaux dus à une carence en estrogènes chez la femme ménopausée (atrophie vaginale, démangeaisons vulvaires...).

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament ESTRING

ESTRING : anneau vaginal ; boîte de 1
Sur ordonnance (Liste II) - Non remboursé - Prix libre 

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament ESTRING

p anneau
Estradiol hémihydraté2 mg
Excipients : Baryum sulfate, Diméticone, Élastomère de silicone

Contre-indications du médicament ESTRING

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • accident thromboembolique veineux (phlébite, embolie pulmonaire...) ou artériel (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral) ancien ou survenant pendant le traitement ;

  • cancer hormonodépendant (cancer du sein ou de l'utérus par exemple) même guéri ;

  • prédisposition connue aux thromboses (déficit en protéine C ou en protéine S...) ;

  • saignement génital intermittent (l'origine de ce saignement doit être déterminée par des examens appropriés avant la mise en route du traitement) ;

  • hyperplasie de l'utérus non traitée ;

  • maladie du foie, grave ou récente ;

  • porphyrie.

Attention

Ce médicament ne convient pas au traitement des bouffées de chaleur de la ménopause, ni à la prévention de l'ostéoporose.

Un traitement prolongé par un estrogène impose une surveillance médicale régulière. Cette surveillance est particulièrement importante si vous souffrez d'hypertension artérielle, de diabète, d'obésité, d'otosclérose, d'excès de cholestérol, de triglycérides dans le sang, d'affection bénigne du sein ou de l'utérus, d'ictère (jaunisse) chronique ou survenu lors d'une grossesse, d'épilepsie, de migraine, d'asthme, de dépression, ou si des membres de votre famille ont des antécédents de cancer du sein ou d'accidents thromboemboliques.

Arrêtez la prise de ce médicament et consultez votre médecin en cas d'apparition de l'un des symptômes suivants : maux de tête violents et inhabituels, ictère (jaunisse), élévation importante de la tension artérielle.

Signalez à votre médecin la survenue de saignements vaginaux, de pertes vaginales anormales ou de gêne vaginale ; ces signes peuvent traduire une ulcération ou une infection et nécessiter l'arrêt du traitement.

Fertilité, grossesse et allaitement

Ce médicament n'a pas d'indication chez la femme enceinte. Lorsque la ménopause est confirmée, une grossesse est impossible, y compris en cas de réapparition des saignements génitaux.

Mode d'emploi et posologie du médicament ESTRING

Pour insérer l'anneau dans le vagin, choisir une position confortable. Pincer l'anneau entre 2 doigts et l'insérer dans le vagin en le poussant aussi loin que possible, vers le haut et vers l'arrière en direction du bas du dos.

Pour le retrait, choisir une position confortable et introduire un doigt dans le vagin. Le passer dans l'anneau et tirer l'anneau doucement vers le bas et vers l'avant.

Cet anneau peut ne pas être adapté à certaines femmes, en particulier celles dont le vagin est étroit à la suite d'une intervention chirurgicale ou d'une anomalie.

Posologie usuelle :

L'anneau est laissé en place 90 jours puis est remplacé selon les besoins. La durée maximale de traitement en continu ne doit pas dépasser 2 ans.

Conseils

Lisez attentivement la notice qui contient les instructions détaillées d'insertion et de retrait.

L'anneau doit rester en place pendant 3 mois sans interruption. S'il est expulsé accidentellement au cours de cette période, le rincer à l'eau froide, puis le réinsérer immédiatement.

De plus, certaines situations peuvent nécessiter le retrait ponctuel de l'anneau :
  • en cas de gêne ou avant un rapport sexuel,

  • en cas d'utilisation d'autres préparations vaginales,

  • en cas de constipation, avant d'aller aux toilettes, pour éviter une expulsion involontaire de l'anneau lors des efforts de défécation.

Effets indésirables possibles du médicament ESTRING

Fréquents : infection urinaire ou vaginale, gêne locale, douleurs abdominales, démangeaisons, sueurs.

Rares : ulécration vaginale.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

accident thromboembolique

Accident qui résulte de l'obstruction (embolie) d'un vaisseau sanguin par un caillot (thrombus).

Le vaisseau peut être une artère : il s'agit alors d'une embolie artérielle, qui provoque une ischémie (privation de sang oxygéné) dans la région que cette artère irriguait. Une ischémie grave aboutit à la mort des tissus privés d'oxygène : l'infarctus. Heureusement, dans de nombreux cas, une artère voisine permet d'éviter l'infarctus en apportant du sang oxygéné dans la région victime de l'ischémie.

Le cœur est irrigué par les artères coronaires qui ont la propriété d'être peu reliées entre elles, ce qui explique la gravité d'un accident thromboembolique coronarien : une partie du muscle cardiaque, le myocarde, est détruite (infarctus du myocarde).

L'obstruction d'une veine est moins grave, car les veines assurent le retour du sang chargé de gaz carbonique vers le cœur. L'obstruction d'une veine est généralement appelée thrombophlébite. La gravité d'une thrombophlébite, ou phlébite, tient à la possibilité pour un caillot de se détacher de la veine et d'être emporté par le sang veineux jusqu'au cœur. Après avoir traversé l'oreillette droite et le ventricule droit, ce caillot va pénétrer dans une artère pulmonaire et obstruer un vaisseau sanguin, provoquant une embolie pulmonaire et un infarctus pulmonaire.

accident vasculaire cérébral

Lésion du cerveau due à une hémorragie ou à l'obstruction brutale d'une artère. En fonction de l'importance de la lésion, les conséquences sont plus ou moins graves : malaise passager, paralysie, coma.

Abréviation : AVC.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

atrophie

Diminution du volume d'un organe ou d'un membre, due au vieillissement, à une maladie ou à un défaut d'irrigation sanguine.

cancer hormonodépendant

Cancer dont le développement est susceptible d'être stimulé par certaines hormones : cancer de la prostate, cancer du sein, cancer du corps de l'utérus. En revanche, le cancer du col de l'utérus n'est pas hormonodépendant et n'interdit pas l'usage des médicaments contenant des hormones.

carence

Déficit concernant habituellement des nutriments, des vitamines, des sels minéraux, etc. Une alimentation diversifiée est la meilleure prévention des carences.

cholestérol

Principale graisse circulant dans le sang. Elle est utilisée dans l'organisme comme matière première, notamment pour l'enveloppe des cellules et pour la synthèse des hormones stéroïdes. En excès, le cholestérol est éliminé dans la bile, mais il peut également s'accumuler dans les artères et former des plaques d'athérome.

dépression

Maladie associant le plus souvent un sentiment de fatigue, d'inutilité, de culpabilité, d'incapacité à accomplir les tâches quotidiennes. Une perte d'appétit et des troubles du sommeil sont fréquents. Les pulsions suicidaires sont l'un des signes de gravité de la dépression.

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

embolie

Obstruction d'une artère par un caillot ou une plaque d'athérome apportés par le courant sanguin. L'embolie pulmonaire est généralement due à un caillot formé dans une veine qui remonte vers le cœur et vient obstruer une artère pulmonaire.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

estrogène

Famille d'hormones stimulant les organes sexuels féminins (utérus et glandes mammaires essentiellement). On écrit aussi œstrogène.

hyperplasie

Développement exagéré d'un tissu ou d'un organe.

hypertension artérielle

Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

infarctus du myocarde

Destruction d'une partie du muscle cardiaque (myocarde), privé de sang par obstruction de ses artères.

ménopause

Arrêt progressif des cycles menstruels, qui survient chez la femme vers l'âge de 50 ans. La ménopause est due à une forte diminution de la sécrétion d'hormones par les ovaires. Elle peut également être la conséquence de l'ablation chirurgicale des ovaires ou d'un traitement médicamenteux.

migraine

Mal de tête particulier touchant généralement la moitié droite ou gauche de la tête, souvent associé à une crainte de la lumière et du bruit.

otosclérose

Variété d'otite chronique grave.

phlébite

Inflammation d'une veine profonde avec formation d'un caillot sanguin, touchant généralement les jambes. La gravité des phlébites est liée à la possibilité d'un déplacement du caillot qui peut migrer jusqu'au cœur et venir ensuite obstruer une artère des poumons (embolie pulmonaire). Une paraphlébite, ou phlébite superficielle, est l'inflammation d'une veine superficielle ; elle est beaucoup moins préoccupante.

porphyrie

Maladie héréditaire rare due à un trouble du métabolisme d'une substance appelée porphyrine.

symptôme

Trouble ressenti par une personne atteinte d'une maladie. Un même symptôme peut traduire des maladies différentes et une même maladie ne donne pas forcément les mêmes symptômes chez tous les malades.

thrombose

Formation d'un caillot dans une veine, une artère ou dans l'une des cavités du cœur.

triglycérides

Graisses circulant dans le sang. Elles proviennent essentiellement de l'assimilation des corps gras, des sucres et de l'alcool.