IMATINIB EG

Mis à jour : Mardi 18 Juin 2019
Famille du médicament :

Anticancéreux

Ce médicament est un générique de GLIVEC.

Dans quel cas le médicament IMATINIB EG est-il prescrit ?

Ce médicament est un anticancéreux qui appartient à la famille des inhibiteurs de tyrosine kinase. Il agit en bloquant une enzyme spécifique, appelée tyrosine kinase Bcr-Abl, responsable de la production accrue de globules blancs. Il permet ainsi que le nombre de globules blancs dans le sang redevienne normal. Il cible également d'autres tyrosine kinases impliquées dans d'autres cancers.

Il est utilisé dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique (LMC) et d'autres cancers du sang ou de la peau.

Présentations du médicament IMATINIB EG

IMATINIB EG 100 mg : comprimé (brun) ; boîte de 60
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte - Remboursable à 100 % - Prix : 483,89 €.
IMATINIB EG 400 mg : comprimé (brun) ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte - Remboursable à 100 % - Prix : 939,70 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament IMATINIB EG

p cpp cp
Imatinib100 mg400 mg
Excipients : Fer jaune oxyde, Fer rouge oxyde, Hypromellose, Opadry marron, Sodium stéarylfumarate, Talc

Attention

Un test de dépistage de l'hépatite B doit être systématiquement réalisé avant de débuter le traitement. En effet, ce médicament peut provoquer une inflammation très sévère ou une destruction du foie chez les patients porteurs du virus de l'hépatite B ; ces patients doivent faire l'objet d'une surveillance particulière tout au long du traitement et plusieurs mois après son arrêt.

Le traitement impose un contrôle régulier de la numération formule sanguine et des transaminases. Le suivi médical peut être renforcé en cas d'insuffisance hépatique, d'insuffisance rénale, de maladie cardiaque ou chez les patients traitéspar de la lévothyroxine après une ablation de la thyroïde.

Certains symptômes inhabituels doivent être signalés rapidement au médecin. Ils peuvent être le signe de complications potentiellement graves :
  • prise de poids rapide et inexpliquée ;

  • douleur d'estomac importante, sang dans les selles ou les urines, ou selles noires ;

  • saignements ou bleus sans raison évidente, signes d'infection (tels que fièvre, frissons, maux de gorge ou aphtes), pâleur ou faiblesse.

En cas d'utilisation chez l'enfant, un suivi de la croissance est recommandé lors des visites de contrôles.

Attention : conducteurConducteur : ce médicament peut provoquer parfois des étourdissements et des troubles de la vue.

Interactions du médicament IMATINIB EG avec d'autres substances

L'effet de ce médicament peut être augmenté par les inhibiteurs de protéases (indinavir, lopinavir, ritonavir, saquinavir, télaprévir, nelfinavir, bocéprévir), les médicaments contenant de kétoconazole, de l'itraconazole, de l'érythromycine ou de la clarithromycine. Il peut être diminué par les médicaments contenant de la dexaméthasone, de la phénytoïne, de la carbamazépine, de la rifampicine, du phénobarbital, de la fosphénytoïne, de la primidone ou un produit de phytothérapie contenant du millepertuis.

Demandez conseil à votre médecin traitant ou à votre pharmacien avant la prise de tout autre médicament.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament peut être responsable d'anomalies chez l'enfant à naître. Il ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue. Une contraception efficace est nécessaire pendant le traitement chez les femmes en âge de procréer.

Allaitement :

L'utilisation de ce médicament contre-indique l'allaitement

Mode d'emploi et posologie du médicament IMATINIB EG

Les comprimés doivent être avalés au cours d'un repas avec un grand verre d'eau afin de réduire le risque d'irritation de l'estomac et des intestins.

Pour les patients qui ne peuvent pas avaler les comprimés, il est possible de désagréger les comprimés dans un verre d'eau minérale ou de jus de pomme (approximativement 50 ml pour un comprimé à 100 mg et 200 ml pour un comprimé à 400 mg). La suspension ainsi obtenue doit être bue immédiatement après désagrégation complète du ou des comprimés.

Posologie usuelle :

La posologie dépend de la maladie traitée, de l'âge et de l'état général du patient. Elle ne doit pas dépasser 800 mg par jour.

Conseils

Il est recommandé de boire abondamment pendant le traitement.

Le traitement peut provoquer des nausées et des vomissements. Pour contribuer à les limiter vous pouvez faire des repas fréquents et peu abondants, en évitant la friture et les aliments gras ou fortement odorants.

L'efficacité du traitement est maximale si vous respectez strictement les doses et les modalités de prises.

Conditions particulières de délivrance :

Ce médicament est un médicament à prescription restreinte : il doit obligatoirement être prescrit pour la première fois à l'hôpital par un spécialiste en hématologie, en cancérologie, en gastro-entérologie ou en médecine interne. Les ordonnances de renouvellement peuvent être rédigées par un spécialiste en ville. Elles doivent être présentées au pharmacien accompagnées de la prescription hospitalière initiale, valable 6 mois.

Effets indésirables possibles du médicament IMATINIB EG

Très fréquents (plus de 10 % des patients : maux de tête, anomalie de la numération formule sanguine (baisse importante du nombre des plaquettes, des globules rouges et des globules blancs)

Fréquents (1 à 10 % des patients) : insomnie, sensations vertigineuses, fourmillements, troubles du goût ou de la sensibilité, gonflement des paupières, yeux rouges ou secs, vision trouble.

Peu fréquents (moins de 1 % des patients) : augmentation ou diminution de l'appétit, déshydratation, goutte, dépression, baisse de libido, anxiété, migraine, somnolence, malaise, troubles de la mémoire, tremblement, sciatique, irritation oculaire, vertiges, bourdonnements d'oreille, perte d'audition, infection des voies urinaires, respiratoires, nasales, digestives.

Rares (moins de 1 patient sur 1 000) : confusion des idées, convulsions.

Fréquence indéterminée : réaction allergique (choc).

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

cancer

Maladie due au développement anarchique et incontrôlable de certaines cellules de l'organisme. Ces cellules anormales, capables de se multiplier indéfiniment, peuvent envahir des organes ou des vaisseaux sanguins et lymphatiques, formant à distance de nouvelles tumeurs, appelées métastases. On classe les cancers en tumeurs solides (qui se développent à partir d'un organe visible) et en tumeurs liquidiennes, qui proviennent des cellules de la moelle osseuse (leucémies notamment).

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

leucémie

Cancer développé à partir de cellules de la moelle osseuse. Il en existe plusieurs variétés en fonction du type de cellules atteintes et du caractère aigu ou chronique de la maladie.

médicament à prescription restreinte
Terme regroupant certains médicaments susceptibles de poser des problèmes en matière de santé publique et dont la prescription obéit à des règles précises :
  • Médicament réservé à l'usage hospitalier : il ne peut être ni prescrit ni délivré en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à prescription initiale hospitalière : il doit être obligatoirement prescrit initialement à l'hôpital, mais la délivrance du médicament et les ordonnances de renouvellement peuvent être réalisées en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à surveillance particulière : pendant toute la durée du traitement, les malades traités par un médicament appartenant à cette catégorie doivent faire l'objet de soins particuliers (prises de sang, examens complémentaires, consultations plus fréquentes). Le renouvellement de l'ordonnance est subordonné au respect des règles de surveillance.

D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les médicaments d'exception et les stupéfiants (voir ces termes).

numération formule sanguine

La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

Abréviation : NFS.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

thyroïde

Glande située à la base du cou, qui sécrète des hormones riches en iode.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.