ORENCIA

Mis à jour : Mardi 16 Avril 2019
Famille du médicament :

Immunosuppresseur

Dans quel cas le médicament ORENCIA est-il prescrit ?

Ce médicament appartient à la famille des immunosuppresseurs. Il agit en modulant l'activation des lymphocytes T, des cellules de l'immunité qui ont un rôle dans le processus inflammatoire, notamment dans certains rhumatismes inflammatoires chroniques. Un ralentissement de la progression des lésions articulaires et une amélioration de la fonction physique ont été démontrés en cas de polyarthrite rhumatoïde..

Il est utilisé chez l'adulte dans le traitement :
  • de la polyarthrite rhumatoïde, en association avec le méthotrexate, en cas de réponse insuffisante à un traitement de fond classique, ou d'emblée dans les formes sévères et évolutives de la maladie ;

  • du rhumatisme psoriasique, seul ou en association avec le méthotrexate, en cas de réponse insuffisante à un autre traitement de fond.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament ORENCIA

ORENCIA 125 mg : solution injectable SC ; boîte de 4 seringues préremplies de 1 ml
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte, médicament d'exception - Remboursable à 65 % - Prix : 917,99 €.
ORENCIA 125 mg : solution injectable SC ; boîte de 4 stylos préremplis de 1 ml
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte, médicament d'exception - Remboursable à 65 % - Prix : 917,99 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament ORENCIA

p serp stylo
Abatacept125 mg125 mg
Excipients : Eau ppi, Phosphate disodique anhydre, Phosphate monosodique monohydrate, Poloxamère 188, Protéines de hamster, Saccharose

Contre-indications du médicament ORENCIA

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Des cas de réaction allergique potentiellement grave ont été observés lors de l'injection. Ce risque justifie de réaliser la première injection dans une structure de soins adaptée où un traitement d'urgence pourra être entrepris sans délai. La survenue d'une réaction allergique impose l'arrêt du traitement.

Ce médicament affecte le système immunitaire et peut réduire les défenses de l'organisme contre l'infection et le cancer. Son utilisation peut entraîner des infections graves (tuberculose, septicémie) et augmenter le risque de certains cancers (notamment cancer de la peau et lymphome). Avant de débuter le traitement, un dépistage de la tuberculose est nécessaire. Au cours du traitement, des prises de sang et des visites de contrôle régulières sont requises. Le suivi est renforcé en cas d'hépatite B .

Une vigilance particulière de votre part est également préconisée pendant le traitement. Vous devez consulter rapidement votre médecin en cas de :
  • signes d'infection (fièvre, mal de gorge, toux, brûlure en urinant...) ;

  • changement d'aspect d'un grain de beauté, apparition d'une lésion cutanée ;

  • faiblesse ou engourdissement dans les bras ou les jambes, perte visuelle, troubles de la pensée, de la parole ou de la mémoire.

Les informations de sécurité d'emploi à connaître sont reprises dans une carte de surveillance remise par le médecin au moment de l'initiation du traitement.

Attention : conducteurConducteur : ce médicament peut provoquer parfois des étourdissements et des troubles de la vue.

Interactions du médicament ORENCIA avec d'autres substances

Ce médicament peut interagir avec les autres immunosuppresseurs : augmentation du risque d'effets indésirables graves.

Aucun vaccin vivant ne doit être administré pendant le traitement et dans les 3 mois suivant son arrêt.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

L'effet de ce médicament pendant la grossesse est mal connu : son usage est déconseillé chez la femme enceinte. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu'à 14 semaines après son arrêt. Si vous avez un projet de grossesse, parlez-en avec votre médecin. Une modification du traitement peut être nécessaire.

Allaitement :

Les données disponibles ne permettent pas de savoir si ce médicament passe dans le lait maternel ; un choix est donc nécessaire entre l'allaitement et la prise du médicament. Cette décision devra être prise en accord avec votre médecin.

Mode d'emploi et posologie du médicament ORENCIA

La solution est injectée par voie sous-cutanée, en alternant les sites d'injection. Les injections peuvent être auto-administrées selon la méthode apprise par le médecin.

La seringue ou le stylo doivent être sortis du réfrigérateur 30 minutes avant l'injection afin que la solution soit à température ambiante au moment de l'injection.

Posologie usuelle :

  • Adulte : 1 injection à 125 mg, une fois par semaine.

Conseils

Ce médicament doit être conservé au réfrigérateur (entre + 2 °C et + 8 °C). Il ne doit pas être congelé.

Conditions particulières de délivrance :

Ce médicament est un médicament à prescription restreinte : il doit obligatoirement est prescrit pour la première fois à l'hôpital. La prescription initiale, valable un an, peut être renouvelée par un médecin de ville spécialiste en rhumatologie ou en médecine interne. La prescription doit être rédigée sur une ordonnance d'un modèle particulier (médicament d'exception) pour se faire rembourser.

Effets indésirables possibles du médicament ORENCIA

Très fréquents (plus de 10 % des patients) : rhume, sinusite, trachéite

Fréquents (1 à 10 % des patients) : fatigue, réaction au site d'injection, toux, bronchite, cystite, herpès labial ou génital, pneumonie, grippe, douleur abdominale, diarrhée, nausées, vomissements, digestion difficile, aphtes, hypertension artérielle, rougeur cutanée, augmentation des transaminases.

Peu fréquents (moins de 1 patients sur 100) : infections dentaires, infections des ongles et de la peau, otite, infections des reins, dépression, anxiété, insomnie, migraine, fourmillements, vertiges, palpitations, accalaration ou ralentissement du cœur, bouffée de chaleur, rougeur du visage, baisse de tension artérielle, conjonctivite, sècherese oculaire, baisse de la vision, brûlure d'estomac, essoufflement, respiration sifflante, aggravation d'une bronchite chronique, douleur articulaire, troubles des règles, chute de cheveux, démangeaisons, urticaire, psoriasis, acné, cancer cutané.

Rares (moins de 1 patient sur 1 000) : tuberculose, inflammation pelvienne, lymphome, anomalie de la numération formule sanguine.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

Plan de Gestion des Risques du médicament ORENCIA

Depuis 2005, certains médicaments font l'objet d'une surveillance spéciale destinée à évaluer, tout au long de leur commercialisation, les risques qu'ils pourraient entraîner. Ce système de surveillance est appelé Plan de gestion des risques (PGR).
Retrouvez les documents de réduction des risques mis en place dans le cadre du Plan de gestion des risques.

LEXIQUE

bronchite chronique

Maladie des bronches se traduisant par une toux, des difficultés respiratoires et des mucosités de plus en plus difficiles à évacuer. Ces troubles, le plus souvent dus au tabac, deviennent définitifs après une certaine période d'évolution.

cystite

Infection de la vessie se traduisant par des brûlures, des urines troubles et parfois sanglantes, et une envie fréquente d'uriner.

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

lymphome

Cancer développé à partir des cellules des ganglions lymphatiques ou de la rate ; on distingue deux entités différentes : la maladie de Hodgkin et les lymphomes dits « non hodgkiniens ».

médicament à prescription restreinte
Terme regroupant certains médicaments susceptibles de poser des problèmes en matière de santé publique et dont la prescription obéit à des règles précises :
  • Médicament réservé à l'usage hospitalier : il ne peut être ni prescrit ni délivré en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à prescription initiale hospitalière : il doit être obligatoirement prescrit initialement à l'hôpital, mais la délivrance du médicament et les ordonnances de renouvellement peuvent être réalisées en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à surveillance particulière : pendant toute la durée du traitement, les malades traités par un médicament appartenant à cette catégorie doivent faire l'objet de soins particuliers (prises de sang, examens complémentaires, consultations plus fréquentes). Le renouvellement de l'ordonnance est subordonné au respect des règles de surveillance.

D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les médicaments d'exception et les stupéfiants (voir ces termes).

médicament d'exception

Médicament particulièrement coûteux utilisé dans des cas très précis. Le médecin rédige sa prescription sur une ordonnance spéciale comportant 4 volets : 1 pour le patient, 2 pour l'Assurance maladie, 1 pour le pharmacien.

Le respect de cette procédure conditionne le remboursement par la Sécurité sociale.

D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les stupéfiants et les médicaments à prescription restreinte (voir ces termes).

numération formule sanguine

La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

Abréviation : NFS.

polyarthrite rhumatoïde

Rhumatisme inflammatoire responsable de lésions articulaires, touchant notamment les mains.

post-traumatique

Qui survient après un choc, un accident.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

SC

Abréviation de sous-cutanée. Voir ce terme.

septicémie

Infection générale grave due à l'invasion de germes dans le sang. Les premiers signes sont souvent une fièvre élevée accompagnée de frissons.

sous-cutanée (voie ou injection)

Injection pratiquée sous la peau désinfectée, pincée entre le pouce et l'index de la main qui ne tient pas la seringue. Il est préférable de ne pas piquer dans le pli formé par le pincement de la peau, mais juste sous celui-ci, en introduisant l'aiguille latéralement selon un angle de 45o. Cette technique d'injection, simple, peut être apprise par le malade (diabétique, personne sous anticoagulant, etc.) auprès de son médecin. Elle permet une diffusion lente et progressive de la substance active dans le sang.

Abréviation : SC.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

tuberculose

Maladie infectieuse due au bacille de Koch. Elle peut toucher tous les organes, notamment le poumon, l'os (mal de Pott), l'appareil urinaire ou génital, l'œil.

vaccin

Solution injectable destinée à immuniser l'organisme contre un virus ou une bactérie.

Il existe plusieurs sortes de vaccins :
  • Les vaccins vivants atténués : le germe contenu dans le vaccin est vivant, mais incapable de provoquer la maladie (BCG, rougeole, rubéole, oreillons, etc.).

  • Les vaccins préparés à partir de fragments de germes tués : les parties les plus immunisantes du virus ou de la bactérie sont utilisées pour préparer le vaccin (vaccins contre la polio, contre les hépatites, etc.).

  • Les vaccins contenant des toxines neutralisées (inactivées) : dans le cas du tétanos, c'est une toxine sécrétée par le germe qui est responsable de la gravité de la maladie ; le vaccin permet l'immunisation contre cette toxine.

voie
  • Chemin (voie d'administration) utilisé pour administrer les médicaments : voie orale, sublinguale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intradermique, transdermique.

  • Ensemble d'organes creux permettant le passage de l'air (voies respiratoires), des aliments (voies digestives), des urines (voies urinaires), de la bile (voies biliaires), etc.