BIMATOPROST MYLAN PHARMA

Mis à jour : Mardi 21 Avril 2020
Famille du médicament :

Collyre antiglaucomateux

Ce médicament est un générique de LUMIGAN.

Dans quel cas le médicament BIMATOPROST MYLAN PHARMA est-il prescrit ?

Ce collyre a la propriété de diminuer la tension intraoculaire. Il appartient à la famille des prostaglandines.

Il est utilisé dans le traitement des maladies dues à un excès de tension intraoculaire, notamment du glaucome à angle ouvert.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament BIMATOPROST MYLAN PHARMA

BIMATOPROST MYLAN PHARMA 0,3 mg/ml : collyre ; flacon de 3 ml
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 5,55 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament BIMATOPROST MYLAN PHARMA

p ml
Bimatoprost0,3 mg
Benzalkonium chlorure+
Excipients : Acide chlorhydrique, Acide citrique monohydrate, Benzalkonium chlorure, Eau purifiée, Phosphate disodique heptahydrate, Sodium chlorure, Sodium hydroxyde

Contre-indications du médicament BIMATOPROST MYLAN PHARMA

Ce médicament ne doit pas être utilisé en cas d'allergie aux antiseptiques de la famille des ammoniums quaternaires (présence de benzalkonium).

Attention

Ce collyre peut modifier de façon définitive la couleur des yeux, de la peau des paupières ou des cils (qui deviennent plus foncés). Le préjudice est uniquement esthétique, sans conséquence connue sur la santé de l'œil. Il peut être gênant lorsque la coloration induite par le collyre n'est pas uniforme, ou lorsqu'un seul œil est traité.

Des contacts répétés du collyre avec la peau peuvent provoquer une augmentation de la pilosité aux zones de contact ; évitez que le collyre ne coule sur le visage.

Des précautions sont nécessaires en cas d'insuffisance respiratoire, d'insuffisance cardiaque, d'insuffisance hépatique ou d'insuffisance rénale (en l'absence d'études).

En raison de la présence de chlorure de benzalkonium, une surveillance renforcée peut être recommandée chez les personnes présentant une sécheresse oculaire ou une atteinte de la cornée.

Attention : conducteurConducteur : l'instillation de ce collyre peut provoquer une gêne visuelle transitoire.

Interactions du médicament BIMATOPROST MYLAN PHARMA avec d'autres substances

Certaines substances contenues dans des collyres différents peuvent donner lieu à des interactions médicamenteuses : dans le doute, et sauf indication contraire de votre médecin, respectez un intervalle minimal de 5 minutes entre deux instillations dans le même œil.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Les prostaglandines possèdent des effets potentiellement dangereux pendant la grossesse. Ce collyre ne doit être utilisé chez la femme enceinte qu'en cas d'absolue nécessité.

Allaitement :

Les données disponibles ne permettent pas de savoir si ce médicament passe dans le lait maternel ; un choix est donc nécessaire entre l'allaitement et l'utilisation de ce collyre. Cette décision devra être prise en accord avec votre médecin.

Mode d'emploi et posologie du médicament BIMATOPROST MYLAN PHARMA

Tirer la paupière inférieure vers le bas tout en regardant vers le haut et déposer une goutte de collyre entre la paupière et le globe oculaire (cul-de-sac conjonctival).

Veiller à ne pas mettre en contact l'embout du flacon avec l'œil ou les doigts pour éviter de contaminer le collyre avec les germes présents sur les paupières ou la peau.

Posologie usuelle :

  • Adulte de plus de 18 ans : 1 goutte par jour, le soir.

Conseils

L'application correcte du collyre peut nécessiter une aide. Il peut être recommandé de comprimer les voies lacrymales (angle interne de l'œil) après l'instillation, pour éviter un passage excessif du produit dans le sang : demander conseil à votre ophtalmologiste.

Les lentilles de contact souples doivent être ôtées avant l'instillation du collyre. Elles pourront être replacées après un délai de 15 minutes.

Le flacon ne doit pas être conservé plus de 4 semaines après une première utilisation.

Effets indésirables possibles du médicament BIMATOPROST MYLAN PHARMA

Réactions locales :
  • très fréquents (plus de 10 % des utilisateurs) : rougeur de l'œil, croissance des cils, démangeaisons oculaires ;

  • fréquents (de 1 à 10 % des utilisateurs) : allergie ou œdème oculaire, modification de la couleur des cils, de l'iris ou de la peau des paupières, larmoiement ou au contraire sécheresse oculaire, sensation de corps étranger, troubles de la vue, rougeur ou démangeaisons des paupières.

Autres troubles observés :
  • fréquents : maux de tête, hypertension, coloration de la peau autour de l'œil, augmentation des transaminases ;

  • peu fréquents : fatigue, sensation de vertiges, nausées, augmentation de la pilosité.

  • plus rarement : aggravation d'un asthme ou d'une bronchite chronique, essoufflement.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

ammonium quaternaire

Famille d'antiseptiques présents dans de nombreux médicaments d'usage local. Généralement bien supportés, ils peuvent cependant donner lieu à de rares allergies.

antiseptique

Substance qui détruit localement les bactéries, réduisant leur nombre et empêchant leur prolifération. Certains antiseptiques sont également actifs sur les champignons microscopiques et les virus.

cul-de-sac conjonctival

Espace formé lorsqu'on tire vers le bas la paupière inférieure, qui se décolle de l'œil et forme une cavité. C'est dans celle-ci que doivent être déposées les gouttes de collyre et les pommades ophtalmiques. Le médicament se répartit naturellement sur la totalité de l'œil. Il sera éliminé, comme les larmes, par le canal lacrymal, qui évacue les larmes vers le nez.

germe

Terme général qui désigne tous les organismes microscopiques susceptibles de provoquer une infection : bactéries, virus, parasites, champignons.

glaucome

Maladie caractérisée par l'augmentation de la pression des liquides contenus dans l'œil (hypertension intraoculaire).

Ce terme général recouvre deux affections totalement différentes :
  • Le glaucome à angle ouvert ou glaucome chronique est le plus fréquent ; il est généralement sans symptômes, dépisté par la mesure de la tension intraoculaire chez l'ophtalmologiste. Il ne provoque pas de crise aiguë, et le traitement repose essentiellement sur des collyres bêtabloquants. Les personnes atteintes d'un glaucome à angle ouvert ne doivent pas utiliser de dérivés de la cortisone sans avis ophtalmologique préalable.

  • Le glaucome à angle fermé ou glaucome aigu est plus rare. Entre les crises, la tension intraoculaire est normale. Mais l'usage intempestif de médicaments atropiniques (notamment en collyre) provoque une crise aiguë d'hypertension intraoculaire qui peut abîmer définitivement la rétine en quelques heures. C'est une urgence ophtalmologique qui se reconnaît à un œil brutalement rouge, horriblement douloureux, dur comme une bille de verre, et dont la vision devient floue.

L'angle dont il est question dans ces deux affections est l'angle irido-cornéen. C'est en effet entre l'iris et la cornée que se situe le système d'évacuation des liquides de l'œil. Un angle peu ouvert (fermé) expose à une obstruction totale du système d'évacuation. Cette obstruction peut survenir lorsque l'iris est ouvert au maximum (mydriase) sous l'effet d'un médicament atropinique : l'iris vient alors s'accoler à la cornée.

Les contre-indications des médicaments atropiniques ne concernent que les personnes ayant déjà fait des crises de glaucome à angle fermé, ou chez qui un ophtalmologiste a détecté ce risque. Celles qui souffrent d'un glaucome chronique à angle ouvert ne sont pas concernées par ces contre-indications.

insuffisance cardiaque

Incapacité du cœur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

insuffisance respiratoire

Incapacité des poumons à oxygéner correctement le sang et à éliminer le gaz carbonique en excès.

œdème

Accumulation d'eau ou de lymphe provoquant un gonflement localisé.

prostaglandines

Hormones produites par les cellules de nombreux organes (appareil génital, artères, bronches, reins, etc.). Elles agissent localement et ne passent pas dans le sang. Leur action est puissante et rapide. Elles sont impliquées dans de nombreux phénomènes inflammatoires.

tension intraoculaire

Tension (pression) des liquides contenus dans l'œil. Elle peut augmenter dans certaines maladies comme le glaucome.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

vertige

Symptôme qui peut désigner une impression de perte d'équilibre (sens commun) ou, plus strictement, une sensation de rotation sur soi-même ou de l'environnement (sens médical).