ELEBRATO ELLIPTA

Mis à jour : Jeudi 14 Mai 2020
Famille du médicament :

Bronchodilatateur et corticoïde par voie inhalée

Médicament sous surveillance renforcée Ce médicament fait l’objet d’une surveillance supplémentaire afin de pouvoir identifier rapidement de nouvelles informations sur sa sécurité d’emploi.

Dans quel cas le médicament ELEBRATO ELLIPTA est-il prescrit ?

Ce médicament associe trois substances dont les mécanismes d'action sont différents :
  • un corticoïde (fluticasone) qui possède une activité anti-inflammatoire marquée sur les muqueuses, notamment celles des bronches ;

  • deux bronchodilatateurs de longue durée d'action qui luttent contre la contraction anormale des muscles de la paroi des bronches ; le bromure d'uméclidinium de la famille des anticholinergiques (atropiniques) et le vilantérol de la famille des bêta-2 stimulants, des substances apparentées à l'adrénaline.

Il est utilisé dans le traitement continu de la bronchite chronique de type obstructif (BPCO), c'est-à-dire associée à un rétrécissement du diamètre des bronches.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament ELEBRATO ELLIPTA

ELEBRATO ELLIPTA : poudre pour inhalation ; inhalateur multidose (30 doses)
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 30 % - Prix : 53,67 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament ELEBRATO ELLIPTA

p dose
Fluticasone furoate100 μg
Uméclidinium bromure74,2 μg
Vilantérol25 μg
Lactose+
Excipients : Lactose, Lactose monohydrate, Magnésium stéarate

Attention

Ce médicament doit être pris régulièrement. Il est prescrit lorsque la gène respiratoire persiste malgré l'utilisation plusieurs fois par jour d'un bronchodilatateur d'action rapide. Il n'est pas destiné au traitement d'un épisode aigu de bronchite chronique. Lorsque les doses habituellement efficaces deviennent insuffisantes ou que les difficultés respiratoires s'accentuent, consultez rapidement votre médecin.

Des précautions sont nécessaires en cas de troubles du rythme cardiaque, d'épilepsie, d'hyperthyroïdie, d'hypokaliémie, de diabète, de tuberculose, d'insuffisance hépatique, d'adénome de la prostate ou de glaucome à angle fermé.

L'apparition d'un trouble visuel impose un examen ophtalmologique.

Le risque de développer une infection pulmonaire (pneumonie) peut être augmenté en cas de traitement corticoïde inhalé ; en cas de fièvre, d'augmentation ou de coloration des expectorations, d'aggravation de la toux ou de l'essoufflement, prenez un avis médical sans tarder.

Attention : sportifSportif : ce médicament contient une substance susceptible de rendre positifs certains tests antidopage.

Interactions du médicament ELEBRATO ELLIPTA avec d'autres substances

Informez votre médecin si vous prenez un médicament susceptible de provoquer une hypokaliémie, un bêtabloquant ou un médicament contenant du cobicistat, du ritonavir ou du kétoconazole.

Fertilité, grossesse et allaitement

L'effet de ce médicament pendant la grossesse ou l'allaitement est mal connu : seul votre médecin peut évaluer le risque éventuel de son utilisation dans votre cas.

Mode d'emploi et posologie du médicament ELEBRATO ELLIPTA

Le couvercle de l'inhalateur doit être ouvert uniquement lorsque le patient est prêt à prendre une dose. Ne pas agiter l'inhalateur. Faire glisser le couvercle vers le bas jusqu'à entendre un « clic ». Le médicament est maintenant prêt à être inhalé et le compteur de dose affiche une dose en moins pour le confirmer. Expirer autant que possible. Placer l'inhalateur devant la bouche et serrer l'embout buccal entre les lèvres puis inspirer profondément et régulièrement pendant 3 à 4 secondes. Retirer l'embout buccal de la bouche avant d'expirer doucement.

Si le couvercle du dispositif est ouvert puis refermé sans inhaler le produit, la dose est perdue. Lorsque l'indicateur de doses arrive à 10, veiller à prévoir le renouvellement de l'inhalateur. Celui-ci ne peut plus être utilisé dès que l'indicateur de doses indique zéro.

L'inhalation doit être faite chaque jour au même moment de la journée. Le choix du moment de prise, matin ou soir, se fait en accord avec votre médecin.

L'embout buccal doit être nettoyé une fois par semaine avec un tissu sec et propre.

Bien utiliser l'inhalateur

Posologie usuelle :

Conseils

En cas d'oubli d'une prise, la dose suivante doit être prise à l'heure habituelle le lendemain.

Lisez attentivement la notice du médicament avant son emploi. N'hésitez pas à demander une démonstration du maniement de cet appareil à votre médecin ou à votre pharmacien.

La bronchite chronique s'accompagne souvent de toux : ne prenez jamais d'antitussif ou de fluidifiant bronchique sans l'avis de votre médecin. Les antalgiques opiacés et les somnifères sont également à éviter sans avis médical.

Il est conseillé de se rincer la bouche à l'eau après l'inhalation pour limiter le risque de candidose ou d'enrouement lié à l'utilisation de ce médicament.

L'inhalateur peut être gardé à température ambiante inférieure à 25 °C. S'il est conservé dans un réfrigérateur, il doit être sorti à température ambiante au moins une heure avant utilisation. L'inhalateur ne doit pas être conservé plus de 6 semaines après ouverture de sa barquette protectrice. Pensez à inscrire cette date d'ouverture sur l'inhalateur.

Effets indésirables possibles du médicament ELEBRATO ELLIPTA

Comme pour tout produit inhalé, l'utilisation de ce médicament peut provoquer une aggravation paradoxale des difficultés respiratoires : dans ce cas, ne poursuivez pas le traitement sans avis médical.

Fréquents (1 à 10 % des personnes) : infection des voies respiratoires, rhume, syndrome grippal, maux de tête, toux, douleur articulaire, mal de dos.

Peu fréquents (moins de 1 % des personnes) : candidose de la bouche ou de la gorge, douleur ou irritation de la gorge, tachycardie, palpitations,

En cas d'usage prolongé à forte dose de corticoïdes inhalés, des effets généraux peuvent très rarement apparaître : vision floue nécessitant un avis ophtalmologique (pour la recherche d'une cataracte ou d'un glaucome).

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

adénome de la prostate

Augmentation du volume de la prostate, glande située sous la vessie de l'homme. Cette augmentation de volume est bénigne, n'a aucun rapport avec un cancer, mais peut gêner le passage des urines dans le canal (urètre) qui traverse la glande.

Les symptômes qui font évoquer la présence d'un adénome de la prostate sont :
  • une difficulté à uriner (lenteur, faiblesse du jet) ;

  • le besoin de se lever plusieurs fois la nuit pour uriner ;

  • des envies d'uriner impérieuses et difficiles à contrôler.

Certains médicaments, les atropiniques notamment, peuvent avoir pour effet indésirable d'aggraver la gêne et peuvent conduire à un blocage total de l'évacuation de la vessie. Ils sont donc contre-indiqués ou doivent être utilisés prudemment chez les hommes présentant les symptômes décrits ci-dessus.

adrénaline

Hormone sécrétée par les glandes surrénales ; elle a des propriétés multiples : accélération du cœur, augmentation de la force des battements, contraction des vaisseaux (à l'exception des artères coronaires qu'elle dilate), relâchement des fibres musculaires des bronches et de l'intestin, dilatation de la pupille, etc.

Synonyme : épinéphrine.

anti-inflammatoire

Médicament qui lutte contre l'inflammation. Il peut être soit dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire stéroïdien), soit non dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire non stéroïdien ou AINS).

antitussif

Médicament qui lutte contre la toux. Les antitussifs les plus puissants contiennent de la codéine ou de la codéthyline.

atropinique

Médicament dont les effets sont proches de ceux de l'atropine. Les atropiniques luttent contre les spasmes et la diarrhée. Les effets indésirables des atropiniques sont les suivants : épaississement des sécrétions bronchiques, sécheresse de la bouche et des muqueuses, constipation, risque de blocage des urines et de crise de glaucome aigu chez les personnes prédisposées, troubles de l'accommodation, sensibilité anormale à la lumière par dilatation de la pupille. La prise de plusieurs médicaments atropiniques augmente le risque d'effets indésirables. En cas de surdosage ou d'ingestion accidentelle, peuvent apparaître également les signes suivants : peau rouge et chaude, fièvre, accélération de la respiration, baisse ou, au contraire, élévation de la tension artérielle, agitation, hallucinations, mauvaise coordination des mouvements. Prévenez d'urgence votre médecin ou, à défaut, appelez le 15, le 112 ou un service médical d'urgence.

Outre l'atropine et ses dérivés, d'autres médicaments présentent des effets atropiniques : les antidépresseurs imipraminiques, certains antihistaminiques, antispasmodiques, antiparkinsoniens et neuroleptiques.

bêtabloquant

Famille de médicaments utilisés essentiellement en cardiologie. Ils bloquent l'action de l'adrénaline (et d'autres hormones apparentées) sur le cœur, les vaisseaux et les bronches.

BPCO

Abréviation de bronchopneumopathie chronique obstructive. Maladie respiratoire se traduisant par une obstruction chronique et en général irréversible des bronches. Sa cause la plus fréquente est le tabac.

bronchite chronique

Maladie des bronches se traduisant par une toux, des difficultés respiratoires et des mucosités de plus en plus difficiles à évacuer. Ces troubles, le plus souvent dus au tabac, deviennent définitifs après une certaine période d'évolution.

candidose

Multiplication anormale d'une levure microscopique, Candida albicans le plus souvent. Il s'agit d'une complication fréquente et bénigne des traitements antibiotiques. Les principaux symptômes sont des troubles digestifs, une coloration marron ou noire de la langue, des taches blanches sur le palais ou la langue (muguet), des démangeaisons ou des brûlures de la vulve ou du gland.

cataracte

Opacification progressive du cristallin. Elle peut être due au vieillissement, à une maladie ou à l'usage prolongé de certains médicaments comme les corticoïdes.

corticoïde

Substance proche de la cortisone. Les corticoïdes naturels, nécessaires au fonctionnement de l'organisme, sont fabriqués par les glandes surrénales. Les corticoïdes de synthèse, dérivés chimiques de la cortisone, sont utilisés comme anti-inflammatoires puissants.

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

glaucome

Maladie caractérisée par l'augmentation de la pression des liquides contenus dans l'œil (hypertension intraoculaire).

Ce terme général recouvre deux affections totalement différentes :
  • Le glaucome à angle ouvert ou glaucome chronique est le plus fréquent ; il est généralement sans symptômes, dépisté par la mesure de la tension intraoculaire chez l'ophtalmologiste. Il ne provoque pas de crise aiguë, et le traitement repose essentiellement sur des collyres bêtabloquants. Les personnes atteintes d'un glaucome à angle ouvert ne doivent pas utiliser de dérivés de la cortisone sans avis ophtalmologique préalable.

  • Le glaucome à angle fermé ou glaucome aigu est plus rare. Entre les crises, la tension intraoculaire est normale. Mais l'usage intempestif de médicaments atropiniques (notamment en collyre) provoque une crise aiguë d'hypertension intraoculaire qui peut abîmer définitivement la rétine en quelques heures. C'est une urgence ophtalmologique qui se reconnaît à un œil brutalement rouge, horriblement douloureux, dur comme une bille de verre, et dont la vision devient floue.

L'angle dont il est question dans ces deux affections est l'angle irido-cornéen. C'est en effet entre l'iris et la cornée que se situe le système d'évacuation des liquides de l'œil. Un angle peu ouvert (fermé) expose à une obstruction totale du système d'évacuation. Cette obstruction peut survenir lorsque l'iris est ouvert au maximum (mydriase) sous l'effet d'un médicament atropinique : l'iris vient alors s'accoler à la cornée.

Les contre-indications des médicaments atropiniques ne concernent que les personnes ayant déjà fait des crises de glaucome à angle fermé, ou chez qui un ophtalmologiste a détecté ce risque. Celles qui souffrent d'un glaucome chronique à angle ouvert ne sont pas concernées par ces contre-indications.

hyperthyroïdie

Excès d'hormones thyroïdiennes se traduisant notamment par une accélération du cœur, une mauvaise tolérance à la chaleur, un amaigrissement et une fatigue chronique.

hypokaliémie

Baisse de la kaliémie (taux de potassium dans le sang) pouvant provoquer des troubles du rythme cardiaque. La prise régulière de laxatifs stimulants ou de certains diurétiques est fréquemment responsable d'hypokaliémie.

inhalation
  • Terme général désignant l'absorption par la bouche et le nez de substances gazeuses ou de particules en suspension qui diffusent dans les voies respiratoires après une inspiration profonde.

  • Mode d'administration de substances volatiles, en solution dans de l'eau chaude. Ces substances sont destinées à agir sur les voies respiratoires. Contrairement à l'aérosol, qui nécessite un appareillage électrique, l'inhalation se pratique d'une manière simple : en respirant les vapeurs d'une solution contenue dans un bol, la tête recouverte d'une serviette. Il existe en pharmacie des bols inhalateurs, peu onéreux, qui comportent un embout recouvrant la bouche et le nez.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

muqueuse

Tissu (membrane) qui tapisse les cavités et les conduits du corps communiquant avec l'extérieur (tube digestif, appareil respiratoire, voies urinaires, etc.).

palpitations

Perception anormale de battements cardiaques irréguliers.

tachycardie

Accélération du rythme des battements du cœur. Elle peut être due à une fièvre, à une hyperthyroïdie, à une maladie cardiaque, à l'action de certains médicaments, etc.

test antidopage

Les sportifs peuvent être soumis à des tests destinés à détecter la présence dans leurs urines de substances dopantes ou de leurs dérivés. Le Comité international olympique et le ministère de la Santé et des Sports tiennent à jour une liste des substances considérées comme dopantes. Ces substances sont très variées : hormones anabolisantes qui développent les muscles, excitants qui augmentent la vigilance, bêtabloquants qui ralentissent le cœur et, par exemple, permettent aux tireurs à l'arc de décocher leur flèche entre deux battements cardiaques, etc. Certains médicaments tels que les crèmes, les gouttes auriculaires, contiennent des substances considérées comme dopantes, mais la probabilité pour que ces substances passent dans le sang et soient retrouvées dans les urines est très faible. Dans le doute, l'éventualité d'une réaction positive est mentionnée pour chaque médicament lorsqu'une substance dopante est présente dans sa composition. Il appartient au sportif de décider avec son médecin s'il peut utiliser ou non un tel médicament.

trouble du rythme cardiaque

Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L'extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D'autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.

tuberculose

Maladie infectieuse due au bacille de Koch. Elle peut toucher tous les organes, notamment le poumon, l'os (mal de Pott), l'appareil urinaire ou génital, l'œil.