AMIODARONE ARROW

Mis à jour : Mardi 17 Septembre 2019
Famille du médicament :

Antiarythmique

Ce médicament est un générique de CORDARONE

Dans quel cas le médicament AMIODARONE ARROW est-il prescrit ?

Ce médicament appartient à la classe III de la famille des antiarythmiques. Il ralentit le cœur et le fait battre plus régulièrement. Il contient de l'iode.

Il est utilisé dans la prévention et le traitement de certains troubles du rythme cardiaque.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament AMIODARONE ARROW

AMIODARONE ARROW 200 mg cp séc
AMIODARONE ARROW 200 mg : comprimé sécable ; boîte de 30
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 7,57 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament AMIODARONE ARROW

p cp
Amiodarone chlorhydrate200 mg
Lactose+
Excipients : Amidon de maïs, Amidon prégélatinisé, Lactose monohydrate, Magnésium stéarate, Povidone K 90, Silice colloïdale anhydre

Contre-indications du médicament AMIODARONE ARROW

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Ce médicament peut provoquer divers troubles : anomalie du fonctionnement de la thyroïde, inflammation du foie, altération pulmonaire. Des prises de sang régulières (bilan thyroïdien, dosage des transaminases) et une éventuelle radiographie des poumons permettent de dépister ces anomalies.

Pensez à signaler à votre médecin, lors des consultations pour le suivi du traitement, tout trouble nouvellement apparu tel que : essoufflement, toux sèche, fatigue inexpliquée, perte d'appétit, amaigrissement, douleurs musculaires.

La survenue d'un trouble de la vision ou d'une baisse de la vision nécessite un examen ophtalmologique rapide.

L'amiodarone peut entraîner une photosensibilisation : une exposition minime aux rayons ultraviolets peut être responsable de coups de soleil. Pendant le traitement, évitez de vous exposer au soleil ou appliquez un écran total.

En cas d'intervention chirurgicale programmée, prévenez l'anesthésiste de la prise de ce médicament.

Interactions du médicament AMIODARONE ARROW avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé aux autres médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes : risque de troubles du rythme cardiaque, parfois mortels.

Il peut interagir avec les médicaments contenant de l'halofantrine ou de la pentamidine.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez un anticoagulant oral, un digitalique, un bêtabloquant, un médicament susceptible de provoquer une hypokaliémie (diurétique hypokaliémiant, laxatifs stimulants, corticoïde, amphotéricine B) ou un médicament contenant une des substances suivantes : diltiazem, vérapamil, clonidine, guanfacine, ciclosporine, phénytoïne, rivastigmine, donézépil ou tacrine.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament est contre-indiqué à partir du 2e trimestre de la grossesse : risque d'anomalie de la glande thyroïde chez le nouveau-né.

Allaitement :

Ce médicament passe dans le lait maternel : l'allaitement est contre-indiqué.

Mode d'emploi et posologie du médicament AMIODARONE ARROW

Ce médicament présente une caractéristique particulière : son effet est long à apparaître (une semaine) et à disparaître (plusieurs semaines après un traitement prolongé). Il est donc fréquent que le médecin prescrive au début des posologies élevées pour obtenir un effet plus rapide. De même, un traitement discontinu est possible : pas de prise le samedi ni le dimanche par exemple.

Posologie usuelle :

Traitement d'entretien : 1/2 à 2 comprimés par jour, en une seule prise.

Effets indésirables possibles du médicament AMIODARONE ARROW

L'accumulation d'amiodarone dans la cornée peut, rarement, provoquer un dépôt susceptible d'entraîner des troubles visuels : halo coloré en lumière vive, brouillard visuel. Tous ces troubles disparaissent progressivement et complètement à l'arrêt du traitement. Très rarement, baisse de la vision, nécessitant l'arrêt du traitement.

Rougeurs par photosensibilisation (voir Attention) ; plus rarement, coloration grisâtre réversible de la peau, réaction allergique cutanée.

Anomalies du fonctionnement de la glande thyroïde (voir Attention).

Atteinte des poumons, pouvant se traduire par un essoufflement, une toux sèche et parfois une fatigue prononcée et une perte de poids. Un avis médical s'impose. Très rarement, crise d'asthme.

Ralentissement du cœur, bloc auriculoventriculaire.

Troubles digestifs bénins (nausées, vomissements, goût amer ou métallique), habituellement en début de traitement.

Tremblements, troubles du sommeil (cauchemars), maux de tête, engourdissement ou picotement dans les extrémités, faiblesse musculaire.

Augmentation des transaminases, jaunisse, hépatite.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

antiarythmique

Médicament indiqué dans les troubles du rythme cardiaque. La famille des antiarythmiques est divisée en classes I, II, III, IV en fonction du mode d'action de ces médicaments.

anticoagulant

Médicament qui empêche le sang de coaguler et qui prévient donc la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

Les anticoagulants sont utilisés pour traiter ou prévenir les phlébites, les embolies pulmonaires, certains infarctus. Ils permettent aussi d'empêcher la formation de caillots dans le cœur lors de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire ou en cas de valve cardiaque artificielle.

Il existe deux grand types d'anticoagulants :
  • les anticoagulants oraux, qui bloquent l'action de la vitamine K (antivitamine K, ou AVK) et dont l'efficacité est contrôlée par un dosage sanguin : l'INR (anciennement TP) ;

  • les anticoagulants injectables, dérivés de l'héparine, dont l'efficacité peut être contrôlée par le dosage sanguin de l'activité anti-Xa, le Temps de Howell (TH) ou le Temps de Cephalin Kaolin (TCK) suivant les produits utilisés. Un dosage régulier des plaquettes sanguines est nécessaire pendant toute la durée d'utilisation d'un dérivé de l'héparine.

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

bêtabloquant

Famille de médicaments utilisés essentiellement en cardiologie. Ils bloquent l'action de l'adrénaline (et d'autres hormones apparentées) sur le cœur, les vaisseaux et les bronches.

bloc auriculoventriculaire

Ralentissement ou blocage de la transmission de l'influx nerveux entre les oreillettes et les ventricules du cœur. Un bloc complet peut provoquer un ralentissement excessif du cœur et une perte de connaissance.

Les blocs auriculoventriculaires graves nécessitent la mise en place d'un pacemaker.

cornée

Partie centrale transparente de l'œil, qui recouvre la pupille et l'iris.

corticoïde

Substance proche de la cortisone. Les corticoïdes naturels, nécessaires au fonctionnement de l'organisme, sont fabriqués par les glandes surrénales. Les corticoïdes de synthèse, dérivés chimiques de la cortisone, sont utilisés comme anti-inflammatoires puissants.

digitalique

Famille de médicaments apparentés à la digitaline, substance issue de la digitale pourpre (plante commune). Les digitaliques, utilisés en cardiologie, ralentissent le cœur et renforcent ses contractions.

diurétique

Médicament permettant une élimination accrue d'eau par les reins. Le plus souvent, cette perte d'eau fait suite à la perte de sels provoquée par le médicament (salidiurétique).

Les diurétiques sont surtout utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle, alors que leur mécanisme d'action dans cette maladie est mal connu. Ils sont également prescrits dans l'insuffisance cardiaque aiguë ou chronique, les œdèmes et d'autres affections plus rares.

Ces médicaments provoquent une perte de sodium et de potassium (sauf pour certains d'entre eux appelés « épargneurs de potassium »). Leur prise prolongée nécessite donc un contrôle régulier du potassium sanguin, pour éviter les troubles cardiaques qui pourraient résulter d'une hypokaliémie (manque de potassium dans le sang). Le manque de sodium est une autre conséquence possible, mais plus rare aux posologies habituelles, de l'usage prolongé des diurétiques ; il se détecte également par une prise de sang.

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

hyperthyroïdie

Excès d'hormones thyroïdiennes se traduisant notamment par une accélération du cœur, une mauvaise tolérance à la chaleur, un amaigrissement et une fatigue chronique.

hypokaliémie

Baisse de la kaliémie (taux de potassium dans le sang) pouvant provoquer des troubles du rythme cardiaque. La prise régulière de laxatifs stimulants ou de certains diurétiques est fréquemment responsable d'hypokaliémie.

laxatif stimulant

Laxatif puissant mais irritant pour le tube digestif, responsable d'une perte de sels minéraux (potassium, etc.) par l'organisme. Son usage prolongé provoque une dépendance : il n'est plus possible d'aller à la selle sans médicament. À long terme, des lésions définitives de la paroi interne de l'intestin peuvent apparaître (maladie des laxatifs).

nouveau-né

Enfant de moins de un mois.

photosensibilisation

Sensibilité anormale de la peau à la lumière ou aux rayons ultraviolets, due à un médicament ou à une substance naturelle ou chimique.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

thyroïde

Glande située à la base du cou, qui sécrète des hormones riches en iode.

torsades de pointes

Trouble du rythme cardiaque grave, favorisé par :

  • une hypokaliémie ou des situations la favorisant : diarrhées importantes et prolongées, usage répété de laxatif stimulant, etc.,

  • un cœur trop lent,

  • une prédisposition visible sur l'électrocardiogramme,

  • la prise de certains médicaments.

Les principaux médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes sont les suivants : quinidine, hydroquinidine, disopyramide, amiodarone, sotalol, ibutilide, certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamemazine, dropéridol, flupentixol, fluphéenazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dompéridone, hydroxyzine, chloroquine, halofantrine, mizolastine, pentamidine, moxifloxacine, érythromycine (voie IV), spiramycine.

traitement d'entretien

Traitement destiné à conserver le bénéfice d'un traitement d'attaque. La dose la plus faible permettant de maintenir l'efficacité est recherchée pour limiter les effets indésirables.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

trouble du rythme cardiaque

Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L'extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D'autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.

troubles digestifs

Ensemble de symptômes traduisant une irritation ou un mauvais fonctionnement du tube digestif. Un ou plusieurs troubles peuvent être présents : nausées, vomissements, aérophagie, douleurs abdominales, brûlures d'estomac, ballonnements, flatulences, diarrhée ou constipation, etc. Les antibiotiques peuvent favoriser les candidoses, souvent responsables de troubles digestifs.

ultraviolet

Les rayons ultraviolets sont des radiations émises naturellement par le soleil ou artificiellement par certaines lampes. On distingue les UV A et les UV B. Les UV B, de courte longueur d'onde, sont arrêtés dans les couches les plus externes de la peau. Ils sont responsables de brûlures (coups de soleil). Les UV A, de longueur d'onde plus importante, pénètrent profondément et atteignent le derme. Ils induisent la pigmentation (bronzage). L'exposition intense et répétée aux UV cause un vieillissement prématuré de la peau et augmente le risque de cancer cutané.

Abréviation : UV.