CLOZAPINE TEVA

Mis à jour : Mardi 21 Avril 2020
Famille du médicament :

Neuroleptique atypique

Ce médicament est un générique de LEPONEX

Dans quel cas le médicament CLOZAPINE TEVA est-il prescrit ?

Ce médicament est un neuroleptique dit atypique : certains de ses effets indésirables sont moins marqués que ceux des neuroleptiques classiques. Il a des propriétés antipsychotiques. Compte tenu des risques d'agranulocytose et d'atteinte cardiaque auxquels il expose, ce médicament est réservé à certains patients.

Il est utilisé dans le traitement :
  • de la schizophrénie, lorsque les autres traitements antipsychotiques sont restés inefficaces ou ont présenté des effets indésirables difficiles à supporter ;

  • de certains troubles psychiques au cours de la maladie de Parkinson, en cas d'échec des autres traitements.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament CLOZAPINE TEVA

CLOZAPINE TEVA 25 mg : comprimé sécable (jaune) ; boîte de 28
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte - Remboursable à 65 % - Prix : 3,49 €.
CLOZAPINE TEVA 100 mg : comprimé sécable (jaune) ; boîte de 14
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte - Remboursable à 65 % - Prix : 5,54 €.
CLOZAPINE TEVA 100 mg : comprimé sécable (jaune) ; boîte de 28
Sur ordonnance (Liste I), médicament à prescription restreinte - Remboursable à 65 % - Prix : 10,90 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament CLOZAPINE TEVA

p cpp cp
Clozapine25 mg100 mg
Lactose++
Excipients : Amidon de maïs, Lactose, Lactose monohydrate, Magnésium stéarate, Povidone K 30, Silice colloïdale anhydre, Talc

Contre-indications du médicament CLOZAPINE TEVA

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • antécédent de baisse anormale des globules blancs, quelle qu'en soit la cause, ou de maladie susceptible de provoquer une telle baisse ;

  • antécédent d'agranulocytose ou d'atteinte cardiaque liée à la prise de clozapine ;

  • situation empêchant des prises de sang régulières ;

  • maladie de la moelle osseuse ;

  • maladie grave des reins ou du cœur ;

  • insuffisance hépatique ou atteinte du foie accompagnée de nausées, de perte d'appétit ou de jaunisse ;

  • épilepsie non contrôlée par un traitement spécifique ;

  • psychose induite par l'alcool ou d'autres drogues ;

  • trouble grave de la vigilance, défaillance cardiorespiratoire ;

  • arrêt du transit intestinal ;

  • en association avec les médicaments connus pour exposer à un risque d'agranulocytose.

Attention

Ce médicament peut provoquer une baisse importante des globules blancs qui survient dans 5 cas pour 1000 ; ce risque justifie la nécessité d'une prise de sang avant le traitement, puis toutes les semaines pendant les 18 premières semaines du traitement puis au moins tous les mois par la suite et pendant les 4 semaines qui suivent l'arrêt du traitement. Le médecin mentionne sur l'ordonnance la date de la dernière prise de sang. Toute fièvre ou angine survenant sous traitement nécessite une prise de sang en urgence et un avis médical ; néanmoins, il est possible qu'une fièvre transitoire et sans conséquence survienne pendant les 3 premières semaines de traitement. Le médecin jugera alors de la conduite à tenir.

Une hypotension orthostatique peut survenir lors du traitement. Dans de très rares cas, elle peut entraîner une défaillance cardiaque ou respiratoire. Le risque est surtout important dans la période d'adaptation de la posologie ou en cas d'association avec une benzodiazépine.

L'utilisation de clozapine expose également à un risque d'atteinte du muscle cardiaque, parfois grave. En cas de douleur dans la poitrine, de battements cardiaques rapides ou irréguliers, d'essoufflement, de fatigue inexpliquée, ne poursuivez pas le traitement sans avoir pris l'avis votre médecin.

Une vigilance particulière est nécessaire en cas de diabète, d'adénome de la prostate ou de prédisposition au glaucome à angle fermé ou à la constipation.

Prévenez votre médecin en cas d'alitement prolongé qui pourrait augmenter le risque de formation de caillots sanguins (embolie pulmonaire, phlébite).

Évitez les boissons alcoolisées : augmentation du risque de somnolence.

Attention : conducteurCe médicament peut induire une somnolence, parfois intense chez certaines personnes. Cette somnolence peut être augmentée par la prise d'alcool ou d'autres médicaments sédatifs. La conduite et l'utilisation de machines dangereuses sont fortement déconseillées, surtout dans les heures qui suivent la prise du médicament.

Interactions du médicament CLOZAPINE TEVA avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé avec les neuroleptiques injectables d'action prolongée, certaines chimiothérapies anticancéreuses, les médicaments contenant de la carbamazépine (TÉGRÉTOL et ses génériques) ou de la pénicillamine (TROLOVOL) : augmentation du risque de toxicité sur les cellules sanguines.

Il peut interagir avec les inducteurs enzymatiques, les benzodiazépines, et les médicaments contenant du lithium, de la phénytoïne, de l'oméprazole, de la ciprofloxacine ou la fluvoxamine.

Informez par ailleurs votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez un médicament antihypertenseur, sédatif ou atropinique.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

L'effet de ce médicament pendant la grossesse est mal connu : seul votre médecin peut évaluer le risque éventuel de son utilisation dans votre cas.

Si ce médicament est pris en fin de grossesse, le nouveau-né devra faire l'objet d'une surveillance particulière.

Allaitement :

Ce médicament passe dans le lait maternel, l'allaitement est déconseillé pendant le traitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament CLOZAPINE TEVA

Les comprimés peuvent être pris pendant ou entre les repas, en une ou plusieurs prises. Habituellement, la prise du soir peut être plus importante pour atténuer la somnolence dans la journée.

Posologie usuelle :

Traitement de la schizophrénie : le traitement est instauré à faible dose. Il est augmenté progressivement par paliers de 25 à 50 mg. La posologie efficace est comprise entre 200 et 450 mg par jour, mais elle peut atteindre de plus fortes doses dans les cas les plus résistants. Une fois la maladie stabilisée, le traitement est diminué progressivement en recherchant une dose quotidienne compatible avec le maintien de l'efficacité du traitement. Lorsque la dose quotidienne ne dépasse pas 200 mg, le traitement peut être pris en une seule fois, le soir.

Traitement des troubles psychiques au cours de la maladie de Parkinson : la dose initiale est de 1/2 comprimé à 25 mg par jour. Elle est augmentée progressivement jusqu'à une dose habituellement comprise entre 25 et 37,5 mg par jour, en une prise le soir.

En dehors des cas d'effets indésirables graves, qui imposent un arrêt rapide du traitement, il est conseillé de diminuer progressivement la posologie si le traitement doit être interrompu.

Conseils

Dans le traitement des troubles psychiques, les neuroleptiques permettent de contrôler efficacement la maladie, mais une modification ou un arrêt intempestif du traitement expose à une rechute grave.

Une prise de poids peut être observée au cours du traitement. Une alimentation équilibrée, et si nécessaire les conseils d'un nutritionniste, peuvent prévenir et limiter ce phénomène.

Conditions particulières de prescription :

Ce médicament est un médicament à prescription restreinte : la prescription initiale ne peut être réalisée que par un médecin hospitalier neurologue, psychiatre ou gériatre. Cette ordonnance hospitalière, valable 12 mois, doit être présentée avec celle destinée aux renouvellements, rédigée elle aussi par un médecin spécialiste (mais pas obligatoirement à l'hôpital). Une surveillance particulière est obligatoire pendant le traitement : chaque ordonnance doit mentionner qu'une numération formule sanguine a été pratiquée et que son résultat a été pris en compte lors de la prescription.

Effets indésirables possibles du médicament CLOZAPINE TEVA

Baisse du nombre des globules blancs, généralement réversible (voir Attention), mais parfois aussi augmentation du nombre des globules blancs avec ou sans fièvre, modification du nombre de plaquettes sanguines.

Somnolence, fatigue, vertiges, maux de tête, convulsions, confusion des idées, agitation, délire, tremblement, rigidité musculaire, mouvements incessants des jambes, sécheresse de la bouche (ou au contraire hypersalivation), troubles de la vision, sudation excessive, hypotension orthostatique (ou plus rarement hypertension), accélération du cœur, malaises, arythmie, maladie cardiaque, ralentissement de la respiration, nausées, vomissements, perte d'appétit, constipation (exceptionnellement occlusion intestinale), prise de poids parfois importante, incontinence ou rétention urinaire, érection douloureuse et prolongée, révélation d'un diabète ou aggravation de celui-ci, anomalie des taux de lipides, réaction allergique, hépatite, augmentation des enzymes musculaires dans le sang (CPK).

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

adénome de la prostate

Augmentation du volume de la prostate, glande située sous la vessie de l'homme. Cette augmentation de volume est bénigne, n'a aucun rapport avec un cancer, mais peut gêner le passage des urines dans le canal (urètre) qui traverse la glande.

Les symptômes qui font évoquer la présence d'un adénome de la prostate sont :
  • une difficulté à uriner (lenteur, faiblesse du jet) ;

  • le besoin de se lever plusieurs fois la nuit pour uriner ;

  • des envies d'uriner impérieuses et difficiles à contrôler.

Certains médicaments, les atropiniques notamment, peuvent avoir pour effet indésirable d'aggraver la gêne et peuvent conduire à un blocage total de l'évacuation de la vessie. Ils sont donc contre-indiqués ou doivent être utilisés prudemment chez les hommes présentant les symptômes décrits ci-dessus.

agranulocytose

Disparition des globules blancs du sang. Cette affection grave empêche l'organisme de réagir contre les infections. Elle est due le plus souvent à la toxicité d'un médicament sur la moelle osseuse, où sont fabriqués les globules du sang.

alcool

Nom général désignant une famille de substances qui ont la propriété de pouvoir être mélangées à l'eau et aux corps gras. L'alcool le plus courant est l'alcool éthylique (éthanol), mais il existe de nombreux autres alcools : méthanol, butanol, etc. Le degré d'une solution alcoolique correspond au volume d'alcool pur présent dans 100 ml de solution, en sachant que 1 verre ballon de vin ou 1 demi de bière (25 cl) contiennent environ 8 g d'alcool.

Lorsque l'alcool est utilisé comme antiseptique, un dénaturant d'odeur désagréable lui est souvent ajouté pour éviter qu'il soit bu. Contrairement à une croyance répandue, l'alcool à 70o (ou même à 60o) est un meilleur antiseptique que l'alcool à 90o.

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

antihypertenseur

Médicament qui lutte contre l'excès de tension artérielle. Les principaux sont les bêtabloquants, les diurétiques, les inhibiteurs calciques, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les inhibiteurs de l'angiotensine II et les vasodilatateurs.

atropinique

Médicament dont les effets sont proches de ceux de l'atropine. Les atropiniques luttent contre les spasmes et la diarrhée. Les effets indésirables des atropiniques sont les suivants : épaississement des sécrétions bronchiques, sécheresse de la bouche et des muqueuses, constipation, risque de blocage des urines et de crise de glaucome aigu chez les personnes prédisposées, troubles de l'accommodation, sensibilité anormale à la lumière par dilatation de la pupille. La prise de plusieurs médicaments atropiniques augmente le risque d'effets indésirables. En cas de surdosage ou d'ingestion accidentelle, peuvent apparaître également les signes suivants : peau rouge et chaude, fièvre, accélération de la respiration, baisse ou, au contraire, élévation de la tension artérielle, agitation, hallucinations, mauvaise coordination des mouvements. Prévenez d'urgence votre médecin ou, à défaut, appelez le 15, le 112 ou un service médical d'urgence.

Outre l'atropine et ses dérivés, d'autres médicaments présentent des effets atropiniques : les antidépresseurs imipraminiques, certains antihistaminiques, antispasmodiques, antiparkinsoniens et neuroleptiques.

benzodiazépine

Famille de médicaments aux effets tranquillisants, sédatifs et anticonvulsivants. Ils favorisent la relaxation musculaire et l'endormissement. Pris à forte dose ou pendant une durée trop longue, ils entraînent une dépendance. Leur arrêt brutal expose à un syndrome de sevrage.

convulsions

Contractions involontaires limitées à quelques muscles ou généralisées à tout le corps. Elles sont dues à une souffrance ou à une stimulation excessive du cerveau : fièvre, intoxication, manque d'oxygène, lésion du cerveau. Les convulsions peuvent être dues à une crise d'épilepsie ou à une fièvre élevée chez le jeune enfant.

diabète

Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

embolie

Obstruction d'une artère par un caillot ou une plaque d'athérome apportés par le courant sanguin. L'embolie pulmonaire est généralement due à un caillot formé dans une veine qui remonte vers le cœur et vient obstruer une artère pulmonaire.

enzyme

Substance capable d'activer une réaction chimique spécifique.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

glaucome

Maladie caractérisée par l'augmentation de la pression des liquides contenus dans l'œil (hypertension intraoculaire).

Ce terme général recouvre deux affections totalement différentes :
  • Le glaucome à angle ouvert ou glaucome chronique est le plus fréquent ; il est généralement sans symptômes, dépisté par la mesure de la tension intraoculaire chez l'ophtalmologiste. Il ne provoque pas de crise aiguë, et le traitement repose essentiellement sur des collyres bêtabloquants. Les personnes atteintes d'un glaucome à angle ouvert ne doivent pas utiliser de dérivés de la cortisone sans avis ophtalmologique préalable.

  • Le glaucome à angle fermé ou glaucome aigu est plus rare. Entre les crises, la tension intraoculaire est normale. Mais l'usage intempestif de médicaments atropiniques (notamment en collyre) provoque une crise aiguë d'hypertension intraoculaire qui peut abîmer définitivement la rétine en quelques heures. C'est une urgence ophtalmologique qui se reconnaît à un œil brutalement rouge, horriblement douloureux, dur comme une bille de verre, et dont la vision devient floue.

L'angle dont il est question dans ces deux affections est l'angle irido-cornéen. C'est en effet entre l'iris et la cornée que se situe le système d'évacuation des liquides de l'œil. Un angle peu ouvert (fermé) expose à une obstruction totale du système d'évacuation. Cette obstruction peut survenir lorsque l'iris est ouvert au maximum (mydriase) sous l'effet d'un médicament atropinique : l'iris vient alors s'accoler à la cornée.

Les contre-indications des médicaments atropiniques ne concernent que les personnes ayant déjà fait des crises de glaucome à angle fermé, ou chez qui un ophtalmologiste a détecté ce risque. Celles qui souffrent d'un glaucome chronique à angle ouvert ne sont pas concernées par ces contre-indications.

globule blanc

Cellule présente dans le sang. Il en existe différents types : les polynucléaires neutrophiles, qui augmentent lors des infections ; les polynucléaires éosinophiles, dont le nombre est élevé chez les personnes allergiques ou en cas de parasitose ; les polynucléaires basophiles ; les lymphocytes et monocytes, dont le nombre s'élève en cas d'infection virale ou d'atteinte de la moelle osseuse.

hépatite

Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

hypotension orthostatique

Baisse de la tension artérielle survenant lors du passage de la position allongée à la position debout. Due le plus souvent à des médicaments, l'hypotension orthostatique se traduit par des étourdissements avec risque de chute, notamment chez les personnes âgées. On peut prévenir ces troubles en évitant les changements de position brutaux : rester assis quelques instants au bord du lit avant de se mettre debout, se lever lentement d'un siège en gardant un appui avant de se déplacer.

Le port de bas de contention, qui empêche le sang de refluer vers les jambes en position debout, est également utilisé pour traiter l'hypotension orthostatique.

inducteur enzymatique

Le foie, véritable usine chimique de l'organisme, assure l'élimination ou la destruction de nombreux médicaments.

Certaines substances stimulent les enzymes hépatiques qui assurent cette fonction d'élimination. Ces substances sont des inducteurs enzymatiques, et leur consommation peut diminuer la concentration sanguine des médicaments sensibles à leur action, diminuant, voire annulant, leur effet. Une augmentation de la posologie du médicament permet souvent de compenser l'effet de la prise conjointe d'un inducteur enzymatique, mais le risque d'inefficacité conduit parfois à déconseiller leur association. C'est le cas pour les contraceptifs oraux (« pilules »), qui peuvent perdre leur efficacité s'ils sont associés à la prise régulière d'un inducteur enzymatique.

Le risque est mentionné dans la rubrique Interactions médicamenteuses lorsqu'un médicament est susceptible de voir son action significativement modifiée par la prise d'un inducteur enzymatique.

Les principaux inducteurs enzymatiques sont généralement eux-mêmes des médicaments :
  • anti-épileptiques (anticonvulsivants) : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone ;

  • antituberculeux : rifabutine, rifampicine ;

  • antifongique : griséofulvine.

D'autres substances peuvent avoir un effet inducteur enzymatique :
  • le millepertuis, plante contenue dans certaines préparations ;

  • le tabac et l'alcool.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

médicament à prescription restreinte
Terme regroupant certains médicaments susceptibles de poser des problèmes en matière de santé publique et dont la prescription obéit à des règles précises :
  • Médicament réservé à l'usage hospitalier : il ne peut être ni prescrit ni délivré en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à prescription initiale hospitalière : il doit être obligatoirement prescrit initialement à l'hôpital, mais la délivrance du médicament et les ordonnances de renouvellement peuvent être réalisées en dehors de l'hôpital.

  • Médicament à surveillance particulière : pendant toute la durée du traitement, les malades traités par un médicament appartenant à cette catégorie doivent faire l'objet de soins particuliers (prises de sang, examens complémentaires, consultations plus fréquentes). Le renouvellement de l'ordonnance est subordonné au respect des règles de surveillance.

D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les médicaments d'exception et les stupéfiants (voir ces termes).

neuroleptique

Famille de médicaments utilisés dans le traitement de certains troubles nerveux ou de symptômes divers : troubles digestifs, troubles de la ménopause, etc.

numération formule sanguine

La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

Abréviation : NFS.

Parkinson (maladie de)

Affection chronique du système nerveux liée à l'altération de certaines cellules du cerveau et se traduisant par des troubles de la mobilité et parfois des tremblements.

phlébite

Inflammation d'une veine profonde avec formation d'un caillot sanguin, touchant généralement les jambes. La gravité des phlébites est liée à la possibilité d'un déplacement du caillot qui peut migrer jusqu'au cœur et venir ensuite obstruer une artère des poumons (embolie pulmonaire). Une paraphlébite, ou phlébite superficielle, est l'inflammation d'une veine superficielle ; elle est beaucoup moins préoccupante.

plaquettes

Petites cellules présentes dans le sang : elles participent à la formation des caillots.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

schizophrénie

Maladie psychique se manifestant par des épisodes d'hallucinations, de délire, de troubles de la pensée et du langage, voire d'agitation psychomotrice. Elle entraîne un repli sur soi et des difficultés relationnelles d'intensité variable, qui nécessitent le plus souvent un traitement neuroleptique.

sédatif
  • Qui apaise, qui calme.

  • Médicament appartenant à différentes familles : anxiolytiques, hypnotiques, antalgiques, antitussifs, antiépileptiques, neuroleptiques, etc. mais aussi antidépresseurs, antihistaminiques H1, antihypertenseurs. Un sédatif peut être responsable de somnolence et augmenter les effets de l'alcool.

vertige

Symptôme qui peut désigner une impression de perte d'équilibre (sens commun) ou, plus strictement, une sensation de rotation sur soi-même ou de l'environnement (sens médical).