DI-HYDAN

Mis à jour : Mardi 21 Mai 2019
Famille du médicament :

Antiépileptique

Dans quel cas le médicament DI-HYDAN est-il prescrit ?

Ce médicament appartient à la famille des anticonvulsivants non barbituriques.

Il est utilisé dans le traitement de certaines formes d'épilepsie, seul ou en association à un autre antiépileptique, ainsi que dans le traitement de certaines névralgies rebelles de la face.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament DI-HYDAN

DI-HYDAN 100 mg cp séc
DI-HYDAN 100 mg : comprimé sécable (blanc) ; boîte de 60
Sur ordonnance (Liste II) - Remboursable à 65 % - Prix : 11,18 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament DI-HYDAN

p cp
Phénytoïne100 mg
Amidon de blé (gluten)+
Excipients : Amidon de blé, Magnésium stéarate, Mannitol, Povidone

Contre-indications du médicament DI-HYDAN

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • allergie aux dérivés de l'hydantoïne ou au blé (autre que la maladie cœliaque),

  • en association avec les antiviraux contenant du daclatasvir, du dasabuvir, du lédipasvir, de l'ombitasvir + paritaprévir, de la rilpivirine, du télaprévir et les produits de phytothérapie contenant du millepertuis.

Attention

Ne modifiez ni n'interrompez jamais votre traitement antiépileptique sans l'avis de votre médecin : risque de réapparition des convulsions même si aucune crise n'est survenue depuis une longue période.

Ce médicament peut être responsable de malformations chez l'enfant à naître lorsqu'il est pris pendant la grossesse. Son utilisation chez la femme enceinte ne doit donc être envisagée qu'en cas d'absolue nécessité. Chez la femme en âge de procréer, une contraception efficace doit être suivie pendant tout le traitement et jusqu'à un mois après son arrêt.

Une augmentation du risque de dépression et de comportement suicidaire a été observée chez les patients traités par antiépileptiques. Les causes de cette augmentation ne sont pas connues et le risque ne peut être exclu avec ce médicament. La survenue d'idées morbides ou de signes de dépression (changement d'humeur, détachement affectif, difficultés de concentration...) doit être rapidement signalée à votre médecin. La vigilance de l'entourage s'impose.

La phénytoïne peut provoquer des réactions cutanées graves, le plus souvent lors des premières semaines de traitement. La survenue d'une éruption cutanée ou d'autres signes d'allergie (lésions des muqueuses, cloques, décollement de la peau...) nécessite un avis médical urgent.

Attention : conducteurLa conduite automobile et l'utilisation de machines dangereuses sont contre-indiquées chez les épileptiques lorsque les crises persistent malgré un traitement préventif. Par ailleurs, ce médicament peut être à l'origine de vertiges ou de troubles visuels.

Interactions du médicament DI-HYDAN avec d'autres substances

Ce médicament ne doit associé aux antiviraux contenant du daclatasvir, du dasabuvir, du lédipasvir, de l'ombitasvir + paritaprévir, de la rilpivirine, du télaprévir, ni aux produits de phytothérapie contenant du millepertuis : diminution de l'efficacité de ce médicament.

Il peut interagir avec les contraceptifs oraux (pilule) : risque d'inefficacité de la contraception.

Signalez tout autre traitement en cours à votre médecin ou à votre pharmacien.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament peut être responsable de malformations chez l'enfant à naître. En conséquence, il ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf en cas de réelle nécessité. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et durant le mois qui suit son arrêt. Un désir de grossesse nécessite, lorsque cela est possible, le remplacement de ce médicament par un autre antiépileptique.Si une grossesse survient sous traitement, consultez votre médecin. L'arrêt brutal de ce médicament expose à la réapparition de crises préjudiciables à la mère et à l'enfant à naître. Le médecin appréciera le risque éventuel lié à l'utilisation de ce médicament dans votre cas. Des examens particuliers permettent de vérifier l'absence d'anomalie chez l'enfant à naître.

Si le traitement est poursuivi jusqu'à l'accouchement, une supplémentation en vitamine K1 et D en fin de grossesse peut être nécessaire pour éviter des déficits chez le nouveau-né.

Allaitement :

Les données disponbles ne permettent pas de savoir si ce médicament passe dans le lait maternel : l'allaitement est déconseillé.

Mode d'emploi et posologie du médicament DI-HYDAN

Ce médicament peut être pris avec un peu d'eau. Chez les enfants de moins de 6 ans, les comprimés doivent être écrasés et mélangés à un aliment.

Posologie usuelle :

  • Adulte : 2 à 6 mg par kg et par jour, en 1 ou 2 prises, sans dépasser 5 à 6 comprimés par jour.

  • Enfant : 3 à 8 mg par kg et par jour, soit à titre indicatif :

    • enfant de 5 à 10 ans : 1 à 2 comprimés par jour,

    • enfant de moins de 5 ans : 1/2 comprimé, 2 fois par jour.

      Cette dose est ensuite adaptée par la médecin en fonction de l'efficacité du traitement.

Conseils

Afin d'éviter les oublis, il est recommandé de prendre ce médicament à heure fixe.

Veillez à ne pas manquer de ce médicament ; lors de vos déplacements, munissez-vous d'une réserve ou de votre ordonnance en cours de validité.

Effets indésirables possibles du médicament DI-HYDAN

Très fréquents (plus de 10 % des cas) : gonflement des gencives fréquent.

Fréquents (1 à 10 % des cas) : rougeur cutanée.

Rares : éruption cutanée grave (voir Attention), anomalie de la numération formule sanguine, ou du métabolisme du calcium justifiant des analyses de sang régulières ; certains de ces troubles peuvent être prévenus par la prise de vitamine D ou d'acide folique.

Fréquence indéterminée : nausées, vomissements, développement anormal des poils chez la femme, coloration brune du visage ou du cou, augmentation des transaminases.

Certains signes peuvent correspondre à un surdosage : troubles visuels, confusion des idées, vertige, mauvaise coordination des mouvements. Prenez contact avec votre médecin.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

allergie

Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

anticonvulsivant

Médicament utilisé pour traiter les convulsions et les différentes formes d'épilepsie. Les anticonvulsivants sont classés en barbituriques (phénobarbital) et non barbituriques, qui sont les plus utilisés actuellement.

barbiturique

Famille de puissants sédatifs apparentés au phénobarbital. Actuellement, les barbituriques sont surtout utilisés comme anticonvulsivants ou, à faible dose, comme tranquillisants.

contraceptif

Qui s'oppose à la conception : contraceptif oral (pilule), local (stérilet, spermicide, diaphragme et préservatif).

convulsions

Contractions involontaires limitées à quelques muscles ou généralisées à tout le corps. Elles sont dues à une souffrance ou à une stimulation excessive du cerveau : fièvre, intoxication, manque d'oxygène, lésion du cerveau. Les convulsions peuvent être dues à une crise d'épilepsie ou à une fièvre élevée chez le jeune enfant.

dépression

Maladie associant le plus souvent un sentiment de fatigue, d'inutilité, de culpabilité, d'incapacité à accomplir les tâches quotidiennes. Une perte d'appétit et des troubles du sommeil sont fréquents. Les pulsions suicidaires sont l'un des signes de gravité de la dépression.

épilepsie

Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

maladie cœliaque

Maladie du nourrisson et du jeune enfant liée à une intolérance au gluten contenu notamment dans la farine (pain, pâtes, etc.). Elle débute par une diarrhée aiguë avec des selles graisseuses. En l'absence de régime, elle risque d'évoluer vers une anémie, un retard de croissance et un retard mental. La guérison est fréquente à 6 ou 7 ans. Elle nécessite d'exclure le gluten du régime alimentaire.

métabolisme

Ensemble des actions de transformation qu'effectue l'organisme, aboutissant à la création d'énergie ou à l'élaboration de substances diverses. On distingue l'anabolisme (métabolisme de fabrication) du catabolisme (métabolisme de dégradation).

névralgie

Douleur due à un traumatisme, à une inflammation ou à une lésion nerveuse.

numération formule sanguine

La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

Abréviation : NFS.

traitement préventif

Traitement destiné à prévenir une maladie (synonyme : prophylaxie), ou à limiter la fréquence des crises ou des poussées dans une maladie chronique.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

vertige

Symptôme qui peut désigner une impression de perte d'équilibre (sens commun) ou, plus strictement, une sensation de rotation sur soi-même ou de l'environnement (sens médical).

vitamine

Substance indispensable à la croissance et au bon fonctionnement de l'organisme. Les besoins en vitamines sont normalement couverts par une alimentation variée. Dans les pays développés, seule la carence en vitamine D, chez le jeune enfant ou le vieillard peu exposés au soleil, justifie une supplémentation systématique. Un apport supérieur aux besoins, par des médicaments notamment, peut être à l'origine d'un surdosage et de troubles divers (vitamines A et D essentiellement).