MODOPAR

Mis à jour : Jeudi 14 Mai 2020
Famille du médicament :

Antiparkinsonien

Dans quel cas le médicament MODOPAR est-il prescrit ?

Ce médicament est un antiparkinsonien qui appartient à la famille des dopaminergiques. Il contient de la lévodopa (ou L-dopa) qui se transforme en dopamine dans l'organisme. Il vise ainsi à combler le déficit en dopamine dans certaines zones du cerveau, caractéristique de la maladie de Parkinson. Il agit principalement sur la rigidité musculaire et la réduction des tremblements de repos propres à cette affection. Le benzéramide stabilise l'effet de la lévodopa en empêchant sa dégradation en dehors du cerveau.

Il est utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament MODOPAR

MODOPAR 125 (100 mg/25 mg) cp séc p susp buv dispersible
MODOPAR 125 dispersible : comprimé sécable pour suspension buvable ; boîte de 60
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 5,72 €.
MODOPAR 62,5 (50 mg/12,5 mg) gél
MODOPAR 62,5 : gélule (bleu et gris) ; boîte de 60
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 3,06 €.
MODOPAR 125 (100 mg/25 mg) gél
MODOPAR 125 : gélule (bleu et rose) ; boîte de 60
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 5,18 €.
MODOPAR 250 (200 mg/50 mg) gél
MODOPAR 250 : gélule (bleu et caramel) ; boîte de 60
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 8,96 €.
MODOPAR LP 125 (100 mg/25 mg) gél LP
MODOPAR LP 125 : gélule à libération prolongée (bleu et vert) ; boîte de 60
Sur ordonnance (Liste I) - Remboursable à 65 % - Prix : 6,27 €.

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament MODOPAR

p cpp gélp gél
Lévodopa100 mg50 mg100 mg
Bensérazide25 mg12,5 mg25 mg
p gélp gél LP
Lévodopa200 mg100 mg
Bensérazide50 mg25 mg
Huile de ricin+
Excipient commun : Magnésium stéarate
Autres excipients (spécifiques à certaines formes) : Acide citrique, Amidon de maïs modifié, Cellulose microcristalline, Fer jaune oxyde, Fer oxyde, Gélatine, Hypromellose, Indigotine, Mannitol, Phosphate dicalcique anhydre, Povidone K 90, Ricin huile hydrogénée, Talc, Titane dioxyde

Contre-indications du médicament MODOPAR

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Des prises de sang sont prescrites régulièrement au cours du traitement pour vérifier le bon fonctionnement du foie et des reins et l'absence de diminution du nombre de cellules sanguines. Une surveillance médicale renforcée est nécessaire en cas d'hypotension orthostatique, d'excès de tension intraoculaire, de diabète, d'affection cardiaque (antécédent d'infarctus du myocarde, d'arythmie, d'angine de poitrine), d'ulcère de l'estomac ou du duodénum, de convulsions ou d'ostéomalacie.

N'interrompez jamais brutalement le traitement : risque de rigidité musculaire importante associée à de la fièvre et à des troubles psychiques. L'arrêt du traitement par la lévodopa demande un suivi médical.

Contactez votre médecin en cas de somnolence marquée ou survenant subitement au cours de la journée : une adaptation des doses, voire un arrêt du traitement, peut être nécessaire.

Comme les autres antiparkinsoniens dopaminergiques, ce médicament expose à un risque de troubles compulsifs du comportement : jeu pathologique, dépenses inappropriées et répétées, boulimie, augmentation importante de la libido. En cas de survenue de tels troubles, n'hésitez pas à en parler rapidement à votre médecin, sans honte ou culpabilité. Une modification du traitement pourra être envisagée.

Une utilisation inapropriée et abusive du médicament a été observée chez certains patients : prévenez sans tarder votre médecin si vous ressentez le besoin d'augmenter les doses.

Il existe un risque accru de mélanome chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Il n'a pas été établi si l'augmentation du risque est liée à la maladie elle-même ou aux médicaments utilisés. Il est recommandé de faire examiner votre peau régulièrement et de signaler rapidement à votre médecin toute changement de l'aspect d'un grain de beauté.

En cas d'intervention chirurgicale programmée, prévenez l'anesthésiste de la prise de ce médicament.

La lévodopa peut modifier les résultats de différents examens biologiques : pensez à signaler votre traitement au laboratoire d'analyses.

Les médicaments dopaminergiques peuvent, dans de rares cas, provoquer un endormissement soudain au cours de la journée sans signe annonciateur. La conduite automobile et l'utilisation de machines dangereuses sont déconseillées pendant le traitement. Elles sont contre-indiquées chez les personnes ayant eu une envie impérieuse de dormir sous traitement.

Interactions du médicament MODOPAR avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé :
  • aux médicaments contenant du métoclopramide, de la métopimazine, de l'alizapride ou de la réserpine : risque d'annulation de leurs effets ;

  • à la réserpine : risque de diminution de l'effet du médicament ;

  • aux IMAO non sélectifs : risque de crises hypertensives.

La prise conjointe de médicaments dopaminergiques et de neuroleptiques utilisés dans les troubles psychiques est généralement contre-indiquée, sauf dans le cas de la maladie de Parkinson. Le médecin en tient compte alors dans la posologie.

Informez votre médecin si vous prenez un antiacide, un antihypertenseur, un opiacé, un médicament contenant de la méthyldopa, de la spiramycine, de la dapoxétine, du fer ou de la sélégiline.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament est contre-indiqué pendant la grossesse. Une contraception efficace est nécessaire pendant le traitement. Si une grossesse survient pendant le traitement, consultez rapidement votre médecin.

Allaitement :

L'allaitement est contre-indiqué pendant le traitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament MODOPAR

La prise de ce médicament avec un repas riche en protéines peut réduire son effet. Il doit être pris de préférence 1/2 heure à 1 heure après les repas.

Les comprimés dispersibles sont plus spécialement destinés aux malades qui ont des difficultés à avaler les gélules. Ils doivent être dissous dans un quart ou un demi-verre d'eau. Le dépôt blanchâtre qui reste sur la paroi du verre, une fois les comprimés avalés, ne doit pas inquiéter.

Les gélules doivent être avalées entières sans être ouvertes ou croquées.

Posologie usuelle :

La posologie est strictement individuelle. Le passage des gélules à 125 mg aux comprimés à 125 mg se fait sans modification de la posologie. Le passage à la gélule à libération prolongée nécessite l'avis de votre médecin. La posologie minimale efficace est atteinte progressivement, par paliers. Cette progression permet de limiter l'apparition des effets indésirables. Lorsque cette dose est trop rapidement dépassée, des mouvements anormaux peuvent survenir.

Conseils

Dans le traitement de la maladie de Parkinson, il est important de respecter la posologie préconisée par le médecin, notamment les horaires de prises : un pilulier peut être utile.

Le maintien d'une activité physique régulière est recommandée.

Prenez contact avec une des associations destinées aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson : elles diffusent une information utile sur l'évolution de la maladie et sur ses traitements.

Effets indésirables possibles du médicament MODOPAR

En début de traitement : nausées, vomissements, diarrhée, constipation, bouche sèche ; une augmentation progressive de la posologie peut limiter ces effets.

Après un traitement prolongé, alternance de mouvements involontaires et de raideur invalidante. Ces troubles traduisent des fluctuations de l'activité de la lévodopa au long cours.

Troubles du rythme cardiaque, hypotension orthostatique, troubles du goût troubles psychiques, agitation, désorientation, dépression, anxiété, cauchemar, somnolence, envie impérieuse de dormir au cours de la journée, éruption cutanée, démangeaisons, anomalie de la numération formule sanguine, augmentation des transaminases.

Une coloration foncée des urines, de la sueur et de la salive peut également être observée.

Des cas d'addiction aux jeux d'argent, d'achats compulsifs et d'hypersexualité ainsi qu'une utilisation abusive compulsive du médicament ont aussi été rapportés (voir Attention).

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

antécédent

Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

antiparkinsonien

Médicament destiné à lutter contre les symptômes de la maladie de Parkinson. Les plus utilisés des antiparkinsoniens stimulent ou remplacent l'action de la dopamine sur des centres spécifiques du cerveau (dopaminergiques) ; d'autres bloquent l'action de l'acétylcholine (anticholinergiques) et sont surtout efficaces sur le tremblement et la rigidité musculaire. Ces derniers sont également utilisés pour corriger le syndrome parkinsonien induit par les neuroleptiques.

dopamine

Substance impliquée dans le métabolisme du cerveau. Un déficit en dopamine dans une région particulière du cerveau provoque la maladie de Parkinson. Certains médicaments apportent de la dopamine au cerveau (lévodopa) et sont utilisés pour traiter cette maladie ; d'autres stimulent les récepteurs à la dopamine : ils ont des effets sur la lactation et le fonctionnement du cerveau.

dopaminergique

Médicament qui reproduit les effets de la dopamine.

Les principaux médicaments dopaminergiques sont utilisés dans la maladie de Parkinson ou dans les troubles de l'érection. Ils ne doivent pas être associés aux neuroleptiques, qui risquent d'annuler leur effet.

duodénum

Partie de l'intestin dans laquelle pénètrent les aliments issus de l'estomac.

glaucome

Maladie caractérisée par l'augmentation de la pression des liquides contenus dans l'œil (hypertension intraoculaire).

Ce terme général recouvre deux affections totalement différentes :
  • Le glaucome à angle ouvert ou glaucome chronique est le plus fréquent ; il est généralement sans symptômes, dépisté par la mesure de la tension intraoculaire chez l'ophtalmologiste. Il ne provoque pas de crise aiguë, et le traitement repose essentiellement sur des collyres bêtabloquants. Les personnes atteintes d'un glaucome à angle ouvert ne doivent pas utiliser de dérivés de la cortisone sans avis ophtalmologique préalable.

  • Le glaucome à angle fermé ou glaucome aigu est plus rare. Entre les crises, la tension intraoculaire est normale. Mais l'usage intempestif de médicaments atropiniques (notamment en collyre) provoque une crise aiguë d'hypertension intraoculaire qui peut abîmer définitivement la rétine en quelques heures. C'est une urgence ophtalmologique qui se reconnaît à un œil brutalement rouge, horriblement douloureux, dur comme une bille de verre, et dont la vision devient floue.

L'angle dont il est question dans ces deux affections est l'angle irido-cornéen. C'est en effet entre l'iris et la cornée que se situe le système d'évacuation des liquides de l'œil. Un angle peu ouvert (fermé) expose à une obstruction totale du système d'évacuation. Cette obstruction peut survenir lorsque l'iris est ouvert au maximum (mydriase) sous l'effet d'un médicament atropinique : l'iris vient alors s'accoler à la cornée.

Les contre-indications des médicaments atropiniques ne concernent que les personnes ayant déjà fait des crises de glaucome à angle fermé, ou chez qui un ophtalmologiste a détecté ce risque. Celles qui souffrent d'un glaucome chronique à angle ouvert ne sont pas concernées par ces contre-indications.

hyperthyroïdie

Excès d'hormones thyroïdiennes se traduisant notamment par une accélération du cœur, une mauvaise tolérance à la chaleur, un amaigrissement et une fatigue chronique.

hypotension orthostatique

Baisse de la tension artérielle survenant lors du passage de la position allongée à la position debout. Due le plus souvent à des médicaments, l'hypotension orthostatique se traduit par des étourdissements avec risque de chute, notamment chez les personnes âgées. On peut prévenir ces troubles en évitant les changements de position brutaux : rester assis quelques instants au bord du lit avant de se mettre debout, se lever lentement d'un siège en gardant un appui avant de se déplacer.

Le port de bas de contention, qui empêche le sang de refluer vers les jambes en position debout, est également utilisé pour traiter l'hypotension orthostatique.

IMAO

Abréviation d'inhibiteur de la mono-amine-oxydase. Famille de médicaments utilisés en psychiatrie et en neurologie (dépression, maladie de Parkinson). Ces médicaments sont divisés en deux types : les IMAO non sélectifs, qui sont incompatibles avec de nombreux médicaments et même certains aliments, et les IMAO sélectifs (A ou B), pour lesquels ces inconvénients sont absents ou limités.

libération prolongée

Procédé de fabrication d'un médicament, qui permet une libération lente et progressive des substances actives dans l'organisme.

Abréviation : LP.

neuroleptique

Famille de médicaments utilisés dans le traitement de certains troubles nerveux ou de symptômes divers : troubles digestifs, troubles de la ménopause, etc.

numération formule sanguine

La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

Abréviation : NFS.

Parkinson (maladie de)

Affection chronique du système nerveux liée à l'altération de certaines cellules du cerveau et se traduisant par des troubles de la mobilité et parfois des tremblements.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

transaminases

Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

trouble du rythme cardiaque

Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L'extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D'autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.

ulcère

Lésion en creux de la peau, des muqueuses ou de la cornée.

  • Ulcère de jambe : plaie chronique due à une mauvaise circulation du sang.

  • Ulcère gastroduodénal : plaie localisée de la muqueuse de l'estomac ou du duodénum, due à un excès d'acidité et très souvent à la présence d'une bactérie (Helicobacter pylori). L'ulcère est favorisé par le stress, l'alcool, le tabagisme et la prise de certains médicaments (aspirine, AINS, etc.).