PULMOSÉRUM

Mis à jour : Mardi 18 Février 2020
Famille du médicament :

Antitussif opiacé

Dans quel cas le médicament PULMOSÉRUM est-il prescrit ?

Ce médicament contient un antitussif opiacé (la codéine) et un expectorant. La codéine bloque le réflexe de la toux en agissant directement sur le cerveau.

Il est utilisé dans le traitement symptomatique des toux sèches et d'irritation chez l'adulte.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

Présentations du médicament PULMOSÉRUM

PULMOSÉRUM ADULTE : solution buvable (arôme caramel) ; flacon de 200 ml
Sur ordonnance (Liste I) - Non remboursé - Prix libre 

Les prix mentionnés ne tiennent pas compte des « honoraires de dispensation » du pharmacien.

Composition du médicament PULMOSÉRUM

p c à s
Codéine12 mg
Gaïacol75 mg
Saccharose1 g
Alcool à 95°710 mg
Excipients : Acide phosphorique concentré, Caramel, Eau purifiée, Éthanol, Glucose, Maltodextrine, Saccharose

Contre-indications du médicament PULMOSÉRUM

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
  • asthme,

  • insuffisance respiratoire,

  • personne connue comme étant métaboliseur ultrarapide (personne dont l'activité des enzymes impliquées dans le métabolisme de la codéine est excessive),

  • en association avec les médicaments contenant de l'oxybate de sodium,

  • enfant de moins de 12 ans,

  • allaitement.

Attention

Ce médicament n'est pas adapté au traitement de la toux grasse, qui est un mécanisme de défense normal de l'organisme permettant l'évacuation des mucosités présentes dans les bronches.

La toux est un symptôme qui peut révéler de nombreuses maladies : consultez votre médecin si elle persiste plus de quelques jours.

La codéine est transformée partiellement en morphine par une enzyme dans le foie. Chez certaines personnes (environ 7 % de la population blanche), cette enzyme est absente avec pour conséquence un moindre effet de la codéine. Chez d'autres (1 à 6 % des Européens, 29 % des Africains), l'activité de cette enzyme est augmentée avec pour conséquence un risque accru d'effets indésirables respiratoires graves. Si vous constatez des effets indésirables gênants (confusion mentale, difficulté à respirer), parlez-en rapidement à votre médecin.

L'utilisation de la codéine n'est pas recommandée chez les enfants âgés de 12 à 18 ans qui présentent des troubles respiratoires.

La prise prolongée à forte dose de codéine expose à un risque de dépendance.

Des précautions sont nécessaires en cas d'hypertension intracrânienne qui pourrait être aggravée.

Cette solution buvable contient du sucre (saccharose) en quantité notable.

Évitez la prise de boissons alcoolisées pendant le traitement.

Attention : conducteurCe médicament peut induire une somnolence, parfois intense chez certaines personnes. Cette somnolence peut être augmentée par la prise d'alcool ou d'autres médicaments sédatifs. La conduite et l'utilisation de machines dangereuses sont fortement déconseillées, surtout dans les heures qui suivent la prise du médicament.

Interactions du médicament PULMOSÉRUM avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé avec les médicaments contenant de l'oxybate de sodium (XYREM) : augmentation du risque de dépression respiratoire.

Il peut interagir avec les médicaments qui contiennent de la nalbuphine, de la buprénorphine, du nalméfène ou de la naltrexone : risque de diminution de l'effet antalgique

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez de la méthadone, d'autres médicaments sédatifs (tranquillisant, somnifère, antidépresseur, neuroleptique...), certains antalgiques (alfentanil, dihydrocodéine, fentanyl, hydromorphone, morphine, oxycodone, péthidine, tramadol...) ou un autre antitussif contenant du dextrométorphane, de la pholcodine, de la noscapine ou de l'éthylmorphine.

De plus, de nombreux médicaments antitussifs et antalgiques contiennent de la codéine. Leur prise conjointe expose à un risque de surdosage et à une augmentation des effets indésirables.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

L'utilisation de la codéine et de ses dérivés (codéthyline, pholcodine) ne doit être envisagée chez la femme enceinte qu'en cas de nécessité, en effet :
  • une insuffisance respiratoire peut survenir chez le nouveau-né d'une mère traitée par des doses élevées, même si le traitement est ponctuel mais précède de peu l'accouchement ;

  • un syndrome de sevrage, à l'inverse, peut concerner des nouveau-nés si leur mère reçoit un traitement régulier, même à faible dose.

Il est donc important de signaler à l'obstétricien la prise éventuelle de codéine ou d'un de ses dérivés, afin que ces risques puissent être prévenus par une surveillance et un éventuel traitement adapté.

Allaitement :

Le passage de la codéine dans le lait maternel est faible aux doses usuelles, mais des effets toxiques pour le nourrisson ont été observés dans de très rares cas. En conséquence, ce médicament est contre-indiqué pendant l'allaitement.

Mode d'emploi et posologie du médicament PULMOSÉRUM

Ce médicament doit être pris au moment où survient la toux, en respectant un intervalle d'au moins 6 heures entre les prises.

Posologie usuelle :

  • Adulte : 1 à 2 cuillères à soupe, 1 à 4 fois par jour. En cas d'insuffisance hépatique et chez la personne âgée, la posologie initiale est généralement réduite de moitié.

La durée du traitement ne doit pas dépasser quelques jours.

Conseils

Une toux nocturne aggravée par ce médicament peut être une toux allergique. Demandez conseil à votre médecin.

La cigarette est irritante pour les bronches et entretient la toux : évitez de fumer ou d'être exposé à la fumée des autres.

Des mesures simples permettent de calmer les toux sèches : boissons chaudes et humidification de l'air ambiant.

Effets indésirables possibles du médicament PULMOSÉRUM

Constipation, somnolence, nausées, vomissements, sensation de vertige et, plus rarement, bronchospasme, réaction allergique cutanée, ralentissement de la respiration. Ces effets indésirables sont ceux de la famille des opiacés ; ils sont généralement modérés aux doses recommandées.

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne.

LEXIQUE

alcool

Nom général désignant une famille de substances qui ont la propriété de pouvoir être mélangées à l'eau et aux corps gras. L'alcool le plus courant est l'alcool éthylique (éthanol), mais il existe de nombreux autres alcools : méthanol, butanol, etc. Le degré d'une solution alcoolique correspond au volume d'alcool pur présent dans 100 ml de solution, en sachant que 1 verre ballon de vin ou 1 demi de bière (25 cl) contiennent environ 8 g d'alcool.

Lorsque l'alcool est utilisé comme antiseptique, un dénaturant d'odeur désagréable lui est souvent ajouté pour éviter qu'il soit bu. Contrairement à une croyance répandue, l'alcool à 70o (ou même à 60o) est un meilleur antiseptique que l'alcool à 90o.

antalgique

Médicament qui agit contre la douleur. Les antalgiques agissent soit directement sur les centres de la douleur situés dans le cerveau, soit en bloquant la transmission de la douleur au cerveau.

Synonyme : analgésique.

antidépresseur

Médicament qui agit contre la dépression. Certains antidépresseurs sont également utilisés pour combattre les troubles obsessionnels compulsifs, l'anxiété généralisée, certaines douleurs rebelles, l'énurésie, etc.

En fonction de leur mode d'action et de leurs effets indésirables, les antidépresseurs sont divisés en différentes familles : les antidépresseurs imipraminiques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, les IMAO (sélectifs ou non sélectifs). Enfin, d'autres antidépresseurs n'appartiennent à aucune de ces familles, car ils possèdent des propriétés originales.

Le mode d'action des antidépresseurs comporte deux aspects principaux : le soulagement de la souffrance morale et la lutte contre l'inhibition qui enlève toute volonté d'action au déprimé. Il arrive qu'un décalage survienne entre ces deux effets : la souffrance morale peut persister, alors que la capacité d'action réapparaît. Pendant cette courte période, le risque suicidaire présent chez certains déprimés peut être accru. Le médecin en tient compte dans sa prescription (association éventuelle à un tranquillisant) et celle-ci doit être impérativement respectée.

antitussif

Médicament qui lutte contre la toux. Les antitussifs les plus puissants contiennent de la codéine ou de la codéthyline.

asthme

Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

bronchospasme

Contraction anormale des bronches entraînant une respiration difficile et souvent sifflante. Le bronchospasme est l'un des facteurs responsables de l'asthme.

codéine
Substance extraite du pavot (opium), utilisée pour ses propriétés sédatives sur le système nerveux central, notamment :
  • sur les centres nerveux de la toux (action antitussive),

  • sur les centres nerveux de la douleur (action antalgique).

Cette action sédative globale est malheureusement à l'origine d'une somnolence gênante, quand la codéine est prise à forte dose.

Par ailleurs, la parenté chimique avec la morphine expose à un risque de dépendance en cas de traitement prolongé à forte dose. La codéine reste néanmoins l'antitussif le plus efficace et un antalgique puissant, notamment en association avec le paracétamol.

dépendance

Besoin psychique ou physique entraîné par la prise de certaines substances naturelles ou médicamenteuses. Cet état peut s'accompagner, à l'arrêt des prises, de symptômes variés, regroupés sous le terme de syndrome de sevrage.

dépression respiratoire

Diminution, voire arrêt de la respiration, par inhibition des centres nerveux qui commandent les mouvements d'inspiration et d'expiration.

enzyme

Substance capable d'activer une réaction chimique spécifique.

expectorant

Médicament qui facilite l'élimination des mucosités (glaires) contenues dans les voies respiratoires.

hypertension intracrânienne

Excès de pression à l'intérieur de la boîte crânienne, dû à un hématome, un œdème, ou une tumeur du cerveau. Cette affection rare est diagnostiquée par un examen ophtalmologique du fond de l'œil. La douleur de l'hypertension intracrânienne, intense, permanente et durable, ne doit pas être confondue avec un banal mal de tête ou une migraine, qui cèdent généralement en quelques heures ou jours.

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance respiratoire

Incapacité des poumons à oxygéner correctement le sang et à éliminer le gaz carbonique en excès.

métabolisme

Ensemble des actions de transformation qu'effectue l'organisme, aboutissant à la création d'énergie ou à l'élaboration de substances diverses. On distingue l'anabolisme (métabolisme de fabrication) du catabolisme (métabolisme de dégradation).

neuroleptique

Famille de médicaments utilisés dans le traitement de certains troubles nerveux ou de symptômes divers : troubles digestifs, troubles de la ménopause, etc.

opiacé

Famille chimique qui englobe l'opium et ses dérivés. Outre les drogues telles que l'opium ou l'héroïne, la famille des opiacés comporte la morphine (antalgique puissant), la codéine (antitussif et antalgique) et de nombreuses autres substances.

posologie

Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

réaction allergique

Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

sédatif
  • Qui apaise, qui calme.

  • Médicament appartenant à différentes familles : anxiolytiques, hypnotiques, antalgiques, antitussifs, antiépileptiques, neuroleptiques, etc. mais aussi antidépresseurs, antihistaminiques H1, antihypertenseurs. Un sédatif peut être responsable de somnolence et augmenter les effets de l'alcool.

sucre

Terme général désignant différentes substances dont la plus répandue est le saccharose. D'autres sucres peuvent être contenus dans les médicaments : glucose, fructose, lactose, etc. Le glucose est le sucre utilisé par l'organisme ; il est le seul à circuler en quantité notable dans le sang.

Les édulcorants (faux sucre) sont autorisés chez les diabétiques ou les personnes suivant un régime, et sont très peu caloriques.

surdosage

La prise en quantité excessive d'un médicament expose à une augmentation de l'intensité des effets indésirables, voire à l'apparition d'effets indésirables particuliers.

Ce surdosage peut résulter d'une intoxication accidentelle, ou volontaire dans un but de suicide : il convient alors de consulter le centre antipoison de votre région (liste en annexe de l'ouvrage). Mais le plus souvent, le surdosage est la conséquence d'une erreur dans la compréhension de l'ordonnance, ou de la recherche d'une augmentation de l'efficacité par un dépassement de la posologie préconisée. Enfin, une automédication intempestive peut conduire à l'absorption en quantité excessive d'une même substance contenue dans des médicaments différents. Certains médicaments exposent plus particulièrement à ce risque, car ils sont considérés (à tort) comme anodins : vitamines A et D, aspirine, etc. L'arrêt ou la diminution des prises médicamenteuses permettent de faire disparaître les troubles liés à un surdosage.

symptôme

Trouble ressenti par une personne atteinte d'une maladie. Un même symptôme peut traduire des maladies différentes et une même maladie ne donne pas forcément les mêmes symptômes chez tous les malades.

syndrome de sevrage

Réaction due à la privation brutale d'une substance (médicament, toxique, alcool, etc.) à laquelle l'organisme a été habitué. Certains médicaments pris pendant la grossesse peuvent provoquer cette réaction chez le nouveau-né. Une forme particulière de syndrome de sevrage est le manque ressenti par les toxicomanes lorsqu'ils sont privés de drogue.

traitement symptomatique

Traitement qui supprime ou atténue les symptômes d'une maladie sans s'attaquer à sa cause.