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Comment classer et reconnaître les plantes médicinales ?

Mis à jour : Vendredi 10 Août 2012

Certaines erreurs d’identification de plantes ont provoqué des accidents toxiques parfois graves ; ce fut le cas avec la badiane de Chine. Afin de garantir l’efficacité, mais aussi l’absence de toxicité d’un remède de phytothérapie, il est indispensable de pouvoir identifier rigoureusement la plante utilisée. Pour un nombre important de plantes médicinales, la Pharmacopée française contient, en plus du descriptif morphologique détaillé, un ensemble d’analyses permettant un contrôle de la qualité.

La dénomination scientifique des plantes médicinales

plantes

Selon les régions et les habitudes, une demi-douzaine ou plus d’appellations différentes peuvent désigner une même plante. A contrario, un même nom commun peut s’appliquer à quantité de plantes étrangères les unes aux autres. Ainsi, ce que l’on appelle communément citronnelle peut aussi bien désigner la mélisse, la verveine odorante ou une plante de l’océan Indien. L’usage des noms vernaculaires (c’est-à-dire propres à une région) est donc proscrit et la plante doit être nommée par un nom scientifique admis.

C’est le naturaliste suédois Carl Von Linné (1707-1778) qui a défini en 1753 la nomenclature permettant de caractériser chaque plante par deux noms latins (dénomination binominale). Le premier correspond au nom de genre, le second au nom d’espèce. Par exemple, Artemisia vulgaris (l’armoise commune) et Artemisia absinthium (l’absinthe) correspondent à deux espèces du genre Artemisia.

Le nom d’espèce est suivi par l’initiale du nom du premier botaniste à l’avoir décrite (L., pour Linné, par exemple). La sous-espèce ou la variété peuvent également être précisées. Enfin, la famille, spécification fondamentale, est généralement mentionnée.

L’OMS a publié un ouvrage, Accepted Scientific Names of Therapeutic Plants and Their Synonyms, qui fournit une liste normalisée des noms de plantes médicinales, utilisable partout dans le monde.

Un exemple de plante médicinale bien décrite
Nom français : matricaire, ou camomille allemande.
Nom scientifique : Matricaria recutita L.
Famille : Asteraceae.

L’identification botanique des plantes médicinales

Pour satisfaire aux exigences de la Pharmacopée française, les plantes médicinales doivent être identifiées grâce à une description à la fois macroscopique (visible à l’œil nu) et microscopique.

L’examen macroscopique et organoleptique des plantes médicinales

Cet examen consiste à observer l’ensemble des critères de la plante : la morphologie, la couleur, la saveur, mais aussi le degré de pureté (moisissures, éléments étrangers) et les altérations (humidité, traces d’utilisation de solvants).

Pour les racines, rhizomes ou écorces, l’examen s’oriente plus précisément sur l’aspect général, la cassure plus ou moins fibreuse ou l’aspect extérieur de l’écorce. Pour les tiges, l’examen porte sur la forme, la couleur, la présence ou l’absence de poils, l’implantation des feuilles, la présence de nœuds. Pour les feuilles, il convient de s’attarder sur la couleur, la forme générale, les nervures plus ou moins marquées, le bord de la feuille, la présence ou l’absence de duvet, la présence de pétiole (queue). Pour les baies et les graines, on examine la forme, la taille et la couleur. Enfin, pour les fleurs, les bractées (les feuilles modifiées qui se trouvent à la base des fleurs) et les pétales sont les éléments déterminants.

L’étude microscopique des plantes médicinales

L’examen anatomique sur des tranches fines de plantes n’est plus utilisé pour identifier une drogue végétale (la partie de la plante utilisée à des fins thérapeutiques). Des examens sur la drogue pulvérisée sont désormais intégrés dans les monographies (descriptions détaillées) de la Pharmacopée européenne.

L’identification chimique des plantes médicinales

L’identification chimique d’une drogue végétale consiste généralement à mettre en évidence des substances propres au monde végétal que la plante produit pour contrôler son environnement. Aux méthodes d’identification chimique s’ajoute la réalisation d’essais permettant de garantir la qualité des drogues végétales (teneur en eau et perte après séchage, résidus de produits phytosanitaires et de pesticides, contamination microbiologique et contamination par des métaux lourds, etc.). Enfin, la teneur de la drogue végétale en substances actives est mesurée, ce qui permet ensuite de fabriquer des produits dont la concentration en principes actifs est normalisée.

Tous ces essais utilisent maintenant des techniques modernes telles que la chromatographie sur couche mince (méthode physique séparant les différents constituants d’un mélange).

Sources et références

  • Guide des plantes qui soignent, Vidal, 2010

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