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Peut-on cultiver et récolter ses propres plantes ?

Mis à jour : Lundi 20 Août 2012

Cultiver et récolter soi-même ses plantes afin de préparer des remèdes maison peut être source de satisfaction, à condition bien sûr de prendre des précautions et de respecter quelques règles en matière de cueillette, de séchage et de conservation notamment, au risque, sinon, de détériorer les plantes et d’en supprimer les propriétés thérapeutiques.

Quand et comment récolter les plantes médicinales ?

cueillette de plantes

La récolte des plantes requiert un certain nombre de précautions. Tout d’abord, il convient de ne récolter que les plantes saines et d’éliminer toute plante abîmée risquant de rendre toxique la préparation médicinale. Ensuite, il est recommandé de récolter les plantes par temps sec, non orageux, idéalement par une matinée ensoleillée, juste après la disparition de la rosée. Le calendrier de cueillette des plantes répond au rythme naturel de la vie végétale. Cueillies dans de bonnes conditions climatiques et au moment de leur pleine maturité, les plantes ont une teneur plus élevée en composants actifs.

Ne ramassez si possible que la partie de la plante nécessaire à la préparation du remède. Les conseils de cueillette peuvent varier selon les espèces. D’une façon générale :

  • Les fleurs doivent être cueillies lorsqu’elles commencent à s’ouvrir le matin, après évaporation de la rosée, mais avant le plein soleil.
  • Les graines sont récoltées bien sèches sur la plante. Il est parfois nécessaire de briser une capsule ou une gousse au-dessus d’un sac en papier pour récupérer les graines de certaines plantes. Pour d’autres espèces, il faut faire sécher l’enveloppe qui renferme les graines, puis la décortiquer.
  • Les feuilles, quant à elles, sont récoltées après évaporation de l’humidité de la nuit, au moment de leur plein développement et avant la floraison.
  • Les racines, les rhizomes, les tubercules et les bulbes sont à récolter à l’automne, lorsque les substances de réserve ont été emmagasinées avant l’hiver. Il faut les déterrer avec beaucoup de précaution et les secouer doucement afin de les débarrasser de la terre.
  • Les fruits doivent être cueillis à maturité si l’on souhaite les consommer sur-le-champ, ou un peu avant leur complète maturité lorsque l’on veut les faire sécher.

Comment sécher et conserver les plantes médicinales ?

L’opération de séchage requiert beaucoup de soins, car c’est d’elle que dépend principalement la préservation des composés chimiques de la plante, donc de ses propriétés thérapeutiques. Avant de sécher les plantes, il est souhaitable de les monder, c’est-à-dire d’éliminer toutes les substances étrangères, ainsi que les parties mortes ou altérées.

Il existe diverses méthodes de séchage, les plus courantes et les plus simples étant le séchage à l’air - conservez alors les plantes dans un endroit sec et chaud, comme un grenier par exemple - ou au four tiède. Ne faites pas sécher les plantes en plein soleil, car un excès de chaleur pourrait détruire leurs principes actifs. Étalez les plantes sur du papier journal, sur des claies, ou suspendez-les tête en bas.

Lorsqu’elles sont sèches, les plantes médicinales se conservent environ six mois dans des bocaux ou des pots bien hermétiques, dans un sac en papier kraft, ou dans une boîte en bois. L’humidité favorise les moisissures ainsi que la prolifération d’insectes nuisibles. Les bocaux de plantes doivent être gardés dans un endroit frais et sec, à l’abri de la lumière. Pensez à mettre des étiquettes avec le nom de la plante et la date de sa récolte. Au-delà d’un an, elles perdent leur arôme et une partie de leurs substances actives.

Récolte des plantes médicinales sauvages : les sept commandements

La récolte des plantes sauvages est réservée aux connaisseurs, car il n’est pas toujours facile de distinguer une espèce d’une autre. Par exemple, le séneçon de Jacob, très toxique pour le foie, est la copie conforme du millepertuis.

Dans tous les cas, il convient de respecter quelques règles.

  • Assurez-vous que la plante prélevée dans la nature n’est pas une espèce protégée.
  • Ne ramassez que les plantes bien identifiées, saines et sans flétrissures. En cas de doute, demandez conseil à votre pharmacien.
  • Avant toute cueillette, observez l’endroit où vit la plante, pour vous assurer de l’absence de pollution. Ne ramassez pas les plantes sur le bord des routes, ni celles poussant à proximité de champs qui pourraient avoir été contaminés par des pulvérisations chimiques.
  • Afin de favoriser la repousse de la plante, tâchez de ne pas en arracher les racines si elles ne vous intéressent pas.
  • Une fois cueillies, les plantes ne doivent pas être conservées dans des sachets plastiques, au risque de les voir pourrir rapidement. Elles peuvent en revanche être conservées un à deux jours dans le bac à légumes du réfrigérateur.
  • Si les plantes sont destinées à être utilisées fraîches sous forme d’infusion ou de décoction, ne les passez pas à l’eau pour les nettoyer, mais contentez-vous d’éliminer la terre et les parties flétries.
  • Si les plantes sont destinées à être consommées fraîches et crues, il convient en revanche de les laver en évitant toutefois de les faire tremper longtemps dans l’eau, certaines substances solubles comme les sucres, les sels, les minéraux et les vitamines risquant d’être perdues. Les tremper une dizaine de minutes dans une eau vinaigrée permet d’éliminer les « petites bêtes » telles que limaces, insectes, etc. Bien rincer ensuite.

Sources et références

  • Guide des plantes qui soignent, Vidal, 2010

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